Cette histoire a été écrite par ma filleule, Cécile. Et je souhaitais la partager avec vous. Bonne lecture.
Disclamer: Charmed ne m'appartient pas, ni ses personnages.
Chapitre cinq
- Andy, murmura Prue d'une voix blanche.
Le jeune homme s'approcha d'elle et lui effleura doucement la joue de ses lèvres. Prue le regarda sans savoir quoi dire.
- Ça ne te fait pas plaisir de me voir, Prudence ?
- Si, mais…
- Je ne lui avais pas encore parlé de toi et de nos discussions sur Internet, intervint Phoebe.
- Quoi ? Mais je rêve ! s'écria Prue, retrouvant l'usage de la parole. Phoebe, tu es restée en contact avec celui que j'aimais plus que tout et tu ne m'as pas avertie de son retour ?
- J'avais peur de ta réaction et j'avais raison.
Prue se tourna vers Andy qui lui demanda :
- Pourquoi tu m'as quitté Prue ? Pourquoi je n'obtenais que des nouvelles de toi par l'intermédiaire de ta sœur ?
- Bon, je vais vous laisser, dit Phoebe en sortant du bureau.
Il y eut un vide. Que Prue coupa :
- Tu ne pourrais pas comprendre, Andy.
- C'est ce que tu me disais à l'époque où je suis revenu. Dis-moi la vérité, Prue, dit le jeune homme en lui prenant le bras.
- Je ne peux pas ! S'énerva Prue en se dégageant d'un geste brusque.
Les classeurs et documents qui se trouvaient sur le bureau de la jeune femme voltigèrent à travers la pièce. Andy se recula avec effroi. Prue n'avait pas touché les papiers et aucune fenêtre ni aucune porte n'était ouverte.
- Que s'est-il passé ?
Des larmes coulaient maintenant sur les joues de Prue.
- Voilà ce qu'il s'est passé ! cria-t-elle en agitant son bras en direction de la fenêtre qui s'ouvrit toute seule.
Désespérée, Prue se laissa tomber dans son fauteuil. Andy s'agenouilla près d'elle et la prit dans ses bras.
- Calme-toi, Prue. Je suis là pour avoir des explications et te comprendre, dit-il.
Prue regarda Andy.
- Je t'emmène déjeuner. Tu m'expliqueras tout.
Oubliant qu'elle devait normalement déjeuner avec Brian, Prue accepta l'invitation d'Andy.
***
Pendant ce temps, au Manoir, Piper attendait que Prue revienne pour partir au P3. Il était midi et demi. Piper ne devait pas laisser Brian seul au Manoir. Le démon du Carnaval risquait de faire irruption et si les sœurs n'étaient pas chez elles, il tuerait Brian. Ce dernier dit :
- Piper je crois que Prue ne viendra pas, j'ai été bête de me faire des illusions.
- Non, elle va arriver, ne vous inquiétez pas. Elle est peut-être prise dans les embouteillages.
- Prue m'a dit qu'elle avait une pause déjeuner d'une demi-heure, si elle n'est pas là c'est qu'elle a oublié ou…
Brian se tut. Il ne voulait pas admettre que sa pensée était probablement juste.
- Brian, Prue est incapable de faire du mal à quelqu'un. Je la connais trop bien.
Soudain, un bruit monstrueux de verre brisé se fit entendre. Piper et Brian se précipitèrent au salon. La jeune femme s'écria :
- Brian, éloignez vous, c'est le fantôme du Carnaval !
Trop tard, le démon se matérialisa près de Brian et le regarda intensément dans les yeux. Brian se mit à hurler :
- Non, pitié ! Ne me tuez pas !
Le fantôme dit d'une voix froide et sans vie :
- Jusqu'au dernier membre de ta famille, Johnson, je vous ferais vivre ce que tes ancêtres m'ont fait vivre le jour du Carnaval en mai 1969. Ils ont possédé mon âme, croyant que j'avais tué l'un des tiens. J'ai eu beau leur dire que je n'ai jamais pensé tuer quelqu'un. Je n'étais qu'un adolescent, j'avais dix-huit ans et je n'avais aucune raison de tuer. Et le fameux jour du Carnaval, ils m'ont entouré et brisé la nuque.
Après ces paroles, il prit entre ses mains le cou de Brian. Il s'apprêtait à le tuer quand brusquement, Piper le figea. Improvisant un sort pour le faire partir, elle récita :
« Que ce démon affreux,
Si fantomatique qu'il soit,
Disparaisse de ce lieu, euh…
Et qu'il ne revienne en cet endroit
Afin que nous puissions le vaincre. »
Le fantôme disparut comme la jeune femme l'avait souhaité. Brian souffla de soulagement.
- Vous m'avez sauvé la vie, Piper.
- Sauver les innocents fait partie de mon quotidien.
- Je ne suis qu'un innocent pour vous.
- Non, dit Piper, je me suis mal exprimée. Sur le moment où je vous sauve, vous n'êtes qu'un innocent, mais après vous redevenez un ami.
- Merci.
***
Phoebe était dans son bureau. Elle réfléchissait à la situation qu'elle avait provoquée. Prue était furieuse contre elle. La jeune femme venait de finir sa pause déjeuner et répondait à d'autres lettres. Elle leva la tête et vit Prue passer, suivie d'Andy. Tous deux s'arrêtèrent devant le bureau de Prue. Ils parlèrent quelques minutes et Andy se retourna pour partir. Prue le retint au dernier moment, elle lui parla. Phoebe ne savait pas ce que sa sœur avait dit au jeune homme, mais ses paroles durent avoir l'effet escompté apparemment. Andy se pencha vers Prue, l'embrassa et partit. Phoebe était stupéfaite par la scène qu'elle venait de voir. Prue entra dans son bureau. Phoebe continua son travail. Elle lisait, répondait aux lettres et enregistrait son travail sur disquette. Une pile de feuilles s'élevait au fur et à mesure. La jeune femme remarqua qu'elle répondait à cinq lettres toutes les demi-heures. Ce qu'elle estimait convenable pour une première journée de travail. Vers dix-sept heures, elle s'arrêta et commença à rédiger le rapport exigé par monsieur Carter. Elle finissait sa « rédaction » quand un coup frappé à la porte l'interrompit.
- Entrez !
Prue ouvrit le battant.
- Encore au travail ?
- Oui je rédige mon rapport de première journée.
- Ah. Et tu en es contente de ta première journée ?
- Dans quel sens ? demanda Phoebe.
- Celui que tu veux, dit la grande sœur.
- J'adore mon travail. Je me sens comme un poisson dans l'eau.
Il y eut un silence pesant. Prue le brisa :
- Phoebe, merci d'être restée en contact avec Andy.
- De rien. Mais j'ai juste une question à te poser. As-tu pensé à Brian ?
Prue ne répondit pas. Elle avait presque oublié la présence du jeune homme. La jeune femme était de nouveau heureuse grâce à sa sœur et à Andy. Elle devait annoncer à Brian que rien n'était possible entre eux.
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