Cette histoire a été écrite par ma filleule, Cécile. Et je souhaitais la partager avec vous. Bonne lecture.

Disclamer: Charmed ne m'appartient pas, ni ses personnages.


Chapitre sept

Escortées par Andy, les Halliwell se ruèrent dans l'immense salle à manger. Elles la traversèrent et, arrivées dans un couloir, furent déconfites.

- Bon, dit Piper, ici, il y a les toilettes des femmes et là celles des hommes. Il faut ouvrir toutes les autres portes.

Prue allait en ouvrir une quand un garçon sortit des cuisines et les interrogea :

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Savez-vous où est Brian ? demanda Phoebe.

- Pourquoi ? Il vous connaît ? Questionna le serveur.

- Croyez-vous vraiment qu'on le chercherait sinon ? S'emporta Piper.

- Excusez-moi, dit le jeune homme en rougissant. Mais voyez-vous, nous n'avons pas le droit de faire entrer n'importe…

- Ce n'est pas que vous nous ennuyez, coupa Phoebe, mais c'est très important nous devons le voir.

A ce moment, un cri de détresse retentit, suivi d'un fracas.

- C'est Brian, s'exclama Phoebe, il est en danger ! Conduisez nous à lui, et vite !

Le jeune passa devant et les guida jusqu'à la fameuse pièce. La porte avait volé en éclats et Phoebe hurla :

- Brian !

Le jeune homme était étendu par terre et ne bougeait plus. Piper s'accroupit près de lui et lui prit le pouls.

- Il respire mais il faut faire vite.

Prue avait déjà sortit son portable et composa le numéro de l'hôpital. Après avoir raccroché, elle dit d'une voix blanche :

- L'ambulance arrive.

Andy s'approcha de Prue :

- Si je comprends bien, Prudence, nous sommes en train de vivre ce que Phoebe a vu dans sa vision.

- Oui Andy, sauf que dans ses visions, Phoebe ne nous voit pas tout le temps arriver sur les lieux pour sauver les innocents. Elle peut voir la victime se faire attaquer par le démon et nous devons lui porter secours. Et…

Prue hésita.

- Et ? demanda Andy.

- Il peut arriver un jour où Phoebe verra l'une de nous mourir.

Andy l'embrassa.

- J'espère que ça n'arrivera jamais, dit-il. Et j'ai compris aussi que j'étais un innocent parmi tant d'autres.

- Non Andy, murmura Prue, pour moi tu es plus qu'un innocent.

- Ah ? murmura le jeune homme.

- Tu es surtout celui que j'aime et que j'aimerais toujours quoi qu'il arrive. Si jamais il t'arrivait quelque chose, je m'en voudrais toute ma vie, en particulier si c'était un démon qui te tuait.

Trois ou quatre hommes firent irruption. Ils se dirigèrent vers Brian et l'examinèrent. L'un d'eux remarqua une marque à son cou et dit :

- Savez-vous qui lui a fait ça ?

- Non, mentit Phoebe, quand nous sommes arrivés, il gisait sur le sol.

La jeune femme se sentait mal d'avoir caché la vérité mais elle ne pouvait pas dire « Oui, c'est un démon qui a attaqué cet homme et nous étions censées le sauver moi et mes sœurs ». Les infirmiers installèrent Brian sur une civière et l'emmenèrent tout en lui insufflant de l'air dans les poumons grâce à un masque. Andy et les sœurs les suivirent jusqu'à l'hôpital et restèrent près de lui pendant des heures lorsque Prue s'écria :

- Si on rentrait à la maison pour chercher un moyen de combattre ce fantôme du Carnaval ?!

- Tu as raison, Prue, admit Phoebe, pour l'instant nous sommes plutôt inactives pour des sorcières.

Andy se leva :

- Je reste ici et je vous appelle dès qu'il se réveille.

- Allons-y, dit Piper en s'emparant de son sac.

Les trois sœurs sortirent de la chambre quand Prue se ravisa :

- Andy, nous prenons ta voiture puisque nous n'avons pas la nôtre.

- Oui, tiens, prends les clefs, dit le jeune homme.

Prue s'empara du trousseau. Quand leurs mains s'effleurèrent, Andy serra la main de la jeune femme :

- Fais attention à toi, Prudence Halliwell.

- Merci d'être là Andy, dit celle-ci.

Et elle partit.

Arrivées chez elles, Prue, Piper et Phoebe gravirent les marches menant au grenier quatre à quatre. Phoebe se mit à la recherche de la page où était représenté le fantôme. A sa grande surprise, une formule permettant de chasser le démon de leur maison était rajouté.

- Eh ! Les filles venez voir ça, s'écria-t-elle.

Ses sœurs s'approchèrent. Piper fit la moue :

- Ah ! Oui, c'est vrai ! Avec ce que vous m'avez annoncé au P3 cet après-midi, j'avais oublié de vous dire que le démon était apparu dans la matinée. J'ai récité cette formule en attendant qu'on puisse le vaincre avec le Pouvoir des Trois.

- Bon, ben alors maintenant il faut inventer une formule pour faire partir définitivement cet affreux jojo. Mettons nous au travail, dit Prue. Je vais chercher des feuilles et des crayons et nous tenteront, chacune de nôtre côté de trouver un sort pour l'envoyer en Enfer.

Trois minutes plus tard, les trois sœurs gribouillaient, effaçaient et roulaient les feuilles en boule pour les jeter au fond du grenier. Phoebe s'énerva :

- Je ne trouve pas ! Ça n'existe pas les formules pour avoir de l'inspiration ? !

- J'en sais rien, marmonnèrent en chœur Prue et Piper.

Phoebe était allongée par terre, Piper agenouillée devant la petite table et Prue était affalée dans le fauteuil. L'une d'elles bailla, suivie de près par les deux autres. Prue regarda sa montre :

- Minuit et demi ! S'exclama-t-elle.

- Je sens qu'on est parties pour un nuit blanche, grogna Piper.

Les sœurs continuèrent d'écrire jusqu'au moment où, épuisées, elles s'endormirent toutes.


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