Cette histoire a été écrite par ma filleule, Cécile. Et je souhaitais la partager avec vous. Bonne lecture.
Disclamer: Charmed ne m'appartient pas, ni ses personnages.
Chapitre huit
Très loin, dans son rêve peut-être, Prue entendit une sonnerie. Soudain, elle se réveilla en sursautant.
- Mon portable !
Elle se rua dans le couloir de l'entrée, saisit son sac et fourragea dedans. Poussant un cri de victoire, elle brandit le cellulaire et répondit :
- Andy ?
- Prue, je te réveille ?
- Oui, mais ce n'est pas grave. Mes sœurs et moi nous sommes endormies dans le grenier en cherchant une formule. Et Brian ? Il va bien ?
- Son état est stable mais il n'est toujours pas réveillé. Les médecins sont confiants, il est en quelque sorte en état de repos. Et toi ? Ça va ?
- Oui, et toi ?
- Ça va bien, merci.
Il y eut un silence. Puis :
- Je t'aime, Prue, dit Andy.
- Je t'aime, Andy, répondit la jeune femme.
Ils raccrochèrent en même temps, au moment où ses sœurs la rejoignaient.
- Je vais nous préparer du café, dit Piper. Après, on se change et on se remet au travail.
- On va passer un super mercredi, ronchonna Phoebe.
- Aller, Phoebe ! Encouragea Prue, demain soir au plus tard tout sera rentré dans l'ordre.
- Tout ? dit la cadette. Tu crois vraiment ? Ouais, moi je n'en suis pas sûre, tu oublies qu'Andy est revenu, Prue.
- Non, Phoebe, corrigea Prudence, je n'oublie pas Andy. Je l'ai inclus dans le retour à la normale.
- Mais…
- Phoebe, j'aime Andrew et je ne supporterais pas une nouvelle séparation, tu comprends ?
Phoebe scruta sa sœur d'un regard soucieux et répondit :
- Je ne comprends plus rien à ce qui se passe en ce moment. Alors je ne vois pas comment je pourrais comprendre que tu accepte qu'Andy partage notre quotidien en tant qu'innocent.
- Non, Andy n'est pas seulement un innocent. C'est ça que je veux que tu comprennes, Phoebe.
- Le café est prêt ! Appela Piper de la cuisine.
Prue et Phoebe la rejoignirent. Piper versait le liquide noir dans des bols. De la fumée embaumait la cuisine. Les trois sœurs s'assirent et sirotèrent leur café en faisant du bruit. Elles éclatèrent de rire. Elles avaient voulu toutes les trois détendre l'atmosphère de la même manière. Elles se prirent les mains et restèrent ainsi pendant un long moment. Ensuite, elles allèrent se doucher, s'habiller et reprirent leurs places dans le grenier. Prue et Phoebe étaient plongées dans leurs pensées quand Piper s'écria :
- Si on mettait nos idées en commun !
Elles se réunirent et regardèrent ce que chacune avait écrit.
- Ça colle parfaitement ! S'enthousiasma Prue. On prend les deux premières phrases de Phoebe, les deux de Piper et on finit par mes phrases ! Essayons !
Elles récitèrent :
« Que ce fantôme dévoré par la haine,
Et endurcit par le désir de vengeance,
S'en aille à jamais de ce monde,
Et vive jusqu'à la fin de ses jours,
Ce qu'il n'aurait pas dû vivre,
Le jour du Carnaval en mai 1949. »
- Cool, s'écria Piper. C'est parfait ! Maintenant on file à l'hôpital avec la formule. On sait jamais, d'ici qu'il y apparaisse.
Les sœurs prirent la voiture d'Andy et partirent.
Quand Prue, Piper et Phoebe entrèrent dans la chambre de Brian, elles furent choquées par la pâleur d'Andy ; visiblement, il était resté éveillé toute la nuit.
- Salut, dit-il aux sœurs.
Il se leva, fit la bise à Piper et Phoebe et embrassa Prue qui lui dit :
- Tu as besoin de repos, je vais t'emmener à la maison.
Ils sortirent de la chambre. Phoebe s'approcha de Brian et lui prit la main. A sa grande surprise, le jeune homme la serra faiblement. Elle s'écria :
- Piper ! Brian m'a serré la main.
- T'es sûre ?
- Certaine ! Appelle une infirmière !
Piper appuya sur la sonnette d'appel et une jeune femme ne tarda pas à entrer dans la chambre.
- Que se passe-t-il ?
- Il m'a serré la main, répéta Phoebe.
- Appelez-moi quand il est réveillé, dit l'infirmière en repartant.
Phoebe attendait impatiemment que Brian ouvre les yeux mais rien ne se passait. Soudain, elle le vit bouger les lèvres et dire dans un souffle :
- Prue…
La lueur qui s'était allumée dans le regard de la jeune femme s'éteignit. Elle lui lâcha la main et se recula. Piper la prit par les épaules :
- N'en veux pas à Prue.
- Si, répondit Phoebe.
Elle sortit de la chambre et s'assit sur un des fauteuils de la salle d'attente. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle en voulait à sa grande sœur, mais c'était plus fort qu'elle. Une larme roula sur sa joue. Piper la rejoignit et lui dit :
- Brian est bien réveillé, il veut te voir.
- Moi non.
- Tant pis.
Et sa sœur s'éloigna. Phoebe réfléchit et décida finalement de rejoindre Brian.
- Bonjour Phoebe, lui dit-il.
- Bonjour.
- Piper m'a dit pour…
- Je ne vous en veux pas Brian, vous vous étiez attaché à ma sœur et c'est normal.
- Mais tu…
- Oui, je reproche à Prue d'avoir joué avec tes sentiments sans se soucier de toi.
- Mais pourquoi ça te peine autant que ta sœur m'ai fait du mal ?
Phoebe rougit et baissa la tête. Brian comprit ce que ressentait la jeune femme à son égard. Il lui prit la main et la fit s'asseoir à côté de lui. Il lui souleva le menton et l'embrassa. Surprise, Phoebe se laissa faire et lui rendit son baiser. A ce moment, Piper fit irruption. Voyant la scène, elle dit :
- Bon je vous laisse.
Elle sortit. Phoebe et Brian ne s'étaient même pas aperçu de son entrée. Soudain, une lueur bleutée et scintillante illumina la pièce. Léo apparut, surprenant les deux amoureux qui se dégagèrent l'un de l'autre, gênés.
- Phoebe prépare toi à partir, appelle Piper, moi j'emmène Brian au Manoir après je reviens vous chercher.
Joignant l'acte à la parole, Léo emmena Brian tandis que Phoebe allait chercher sa sœur. Léo revint ils repartirent. Quand ils atterrirent dans la demeure victorienne, Prue les attendait entourée de Brian et Andy. Tous se rendirent au grenier. Les sœurs récitèrent une formule pour faire apparaître le fantôme. Quelques secondes plus tard, ils entendirent un cri de rage venant d'en bas.
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