Pour moi ce chapitre est celui que j'aime le moins, je le trouve presque bâclé. Après c'est mon opinion, j'attends la votre. :)

Chapitre 1

Tout était calme à l'Enma Cho, depuis quelque temps, la société n'avait été convoquée que pour quelques missions qui s'étaient accomplies en quelques jours. Mais depuis quelques semaines, seuls les papiers et les dossiers envahissaient les bureaux des employés lassés de cette routine journalière. Malgré l'ennui, qui régnait dans le lieu de travail des dieux de la mort, deux de ces fonctionnaires immortels se chamaillaient comme un couple, oubliant leurs collègues qui les observaient attentivement. L'un de deux, semblant le plus âgé, pleurnichait comme un enfant de quatre ans, tandis que l'autre, le plus jeune, ayant l'air d'un adolescent, croisait ses bras contre sa poitrine, fixait son aîné froidement de ses grands yeux verts. À ce moment, les employés de l'Enma Cho se demandaient qui, de ces deux hommes, étaient le plus jeune. Le plus âgé stoppa ses larmes et s'agenouilla devant son cadet qui se renfrogna.

_ S'il te plait Hisoka, je te demanderai rien d'autre !

_ Ah non ! tu t'es assez empiffrer comme ça et en plus tu n'as rien fais de la matinée à part dormir !

_ Mais Hisoka !

Le plus vieux se releva et s'approcha de son cadet, quelques mèches brunes retombant sur ses yeux violets larmoyants, il s'approcha lentement du visage de l'adolescent qui sentait le rouge monter au niveau des joues. Avec cet air candide, le brun, malgré le fait qu'il restait un homme, était horriblement séduisant. Il avait de magnifiques yeux violets envoûtants, des traits fins sans pour autant tomber dans l'androgynie de fines lèvres rosés, incitant au baiser. Son torse, bien que caché par sa chemise, était finement musclé, ses courbes étaient particulièrement bien dessinées, ses fesses étaient rebondies et galbées. Se rendant compte de la partie qu'il regardait, Hisoka releva nerveusement la tête, plus rouge que jamais. Son compagnon quant à lui n'avait pas remarqué la gêne du plus jeune et continuait à le taquiner afin d'obtenir ce qu'il désirait en se rapprochant de l'adolescent encore plus près jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'à quelques centimètres de son visage frêle. Hisoka, ne sachant plus où se mettre se contentait de murmurer :

_ Tsuzuki… Je…

_ Hisoka ! Il faut que je te dise quelque chose.

_ Hum… Ce n'est pas… Le meilleur endroit…

_ Peu importe ! Le lieu n'a aucune importance. Ce que je voulais te dire, c'est que… Tu as oublié…

_ Qu'est ce que j'ai… Oublié ?

_ Ce que tu as oublié c'est…

_ C'est ?

_ C'est… De rédiger ton dossier à Tatsumi ! Le voilà justement !

En effet, le secrétaire entra dans la pièce, ce qui incita les employés qui étaient restés regarder leurs collègues se chamailler, à se remettre au travail. Comprenant que l'homme était venu le réprimander à propos du dossier non rédiger, Hisoka essaya de regagner son bureau discrètement. Malheureusement, le secrétaire l'avait tout de même repéré et le rattrapa par l'épaule :

_ Kurosaki, il me semble ne pas avoir reçu le dossier que je vous avais demandé de rédiger, vous savez pourtant que je n'aime pas les retards comme vous avez pu le constater avec votre partenaire.

Tsuzuki, remarquant qu'on parlait de lui, s'approcha de ses compagnons ignorant le regard noir que lui lançait l'adolescent.

_ C'est justement ce partenaire qui m'a empêché de faire ce que vous m'aviez demandé.

_ Cafteur !

_ Tiens donc, qu'est ce qu'il a encore fait ?

_ Je crois que c'est à lui de nous le dire, Tatsumi.

Le concerné, gêné, s'agenouilla sur le sol et tripota ses doigts à la manière d'un enfant à qui l'on avait demandé de raconter comment il avait joué au ballon dans le salon et cassé par la même occasion un vase de grande valeur.

_ Bah… en fait il y avait des réductions dans une pâtisserie où j'ai l'habitude d'aller, alors forcément, il y avait du monde et j'ai fait la queue pendant deux heures… Alors du coup, quand je suis rentré, Hisoka, qui avait remarqué mon absence – d'ailleurs je ne sais pas comment il a fait – m'a enguirlandé.

L'adolescent, blasé de la naïveté de son partenaire, jeta un coup d œil du côté de Tatsumi qui, comme à son habitude, était resté imperturbable. Il se contenta de fixer Tsuzuki comme s'il réfléchissait à quelque chose.

_ Des pâtisseries tu dis ? Heureux hasard, Konoe est un peu flagada et je suis pratiquement sûr qu'un bon dessert lui fera le plus grand bien.

_ Mais… Mais… Tatsumi !

Le pauvre Tsuzuki s'agenouilla comme il put devant son supérieur, malheureusement pour lui, le secrétaire l'ignora et se dirigea vers la sortie manquant d'écraser son ancien compagnon, toujours à terre. Hisoka, blasé du comportement de son partenaire, suivit l'homme qui venait de partir. Il fut très vite suivi par un Tsuzuki plus qu'excité.

_ Eh Hisoka ! Tu crois que je pourrais récupérer au moins un de mes gâteaux ?

_ Je n'en sais rien, mais n'ais pas de faux espoirs ! Tatsumi est assez sadique pour ne pas en laisser une seule miette.

_ Tu sais, derrière ses lunettes de secrétaire, se cache quelqu'un de très gentil et très tendre.

_ Ah ? Comment ça ?

Le jeune homme ne répondit pas, il se contenta de fixer le sol et d'accélérer le pas. Hisoka s'arrêta de marcher et regarda Tsuzuki partir. Il comprenait où son partenaire voulait en venir, mais il aurait souhaité que le brun lui fasse assez confiance pour pouvoir lui dire. Surtout que depuis quelques mois, les deux compères avaient mis au point un système qui permettait à Hisoka de ne pas ressentir les émotions de personnes en qui il avait le plus confiance. Donc le jeune garçon ne pouvait utiliser son don d'empathie sur Tsuzuki. Pensif, Hisoka poursuivit sa marche jusqu'au bureau de Konoe. Pour une fois, le bureau était ouvert et lorsque l'adolescent s'arrêta devant l'embrasure de la porte, il surprit un Tsuzuki, genoux sur le sol en train de supplier un Tatsumi imperturbable et un Konoe désespéré du comportement puéril de son employé. Devant ce spectacle désolant, le jeune garçon se frotta les yeux nerveusement en remettant, par la même occasion, quelques mèches châtaines à leur place. Comment Tsuzuki pouvait être aussi gamin malgré son âge proche du centenaire ?

Le concerné ayant remarqué la présence de son partenaire, se redressa et se réfugia derrière l'adolescent.

_ Hisoka ! Protège-moi, ils veulent manger mes gâteaux !

_ Tu penses vraiment qu'à ton estomac espèce de goinfre !

Le secrétaire s'approcha calmement des deux compères, déposant d'un geste diplomate sa main sur l'épaule du plus jeune.

_ Allons, allons Kurosaki. Ne vous fâchez pas contre ce pauvre Tsuzuki, venez plutôt prendre une part de ce gâteau qu'il nous a si gentiment rapporté.

_ Mais… Tatsumi...

Le dit Tatsumi n'écoutant pas Tsuzuki, invita l'adolescent à s'asseoir pour manger le dessert sous les yeux du propriétaire de la pâtisserie. Konoe, quant à lui, avait déjà terminé sa part et regardait, impassible ses employés, se quereller au sujet de gâteau, qu'il trouvait néanmoins délicieux.

Malgré la main ferme qui lui tenait l'épaule, Hisoka n'avait pas la moindre envie de perdre son temps à s'empiffrer de dessert. Il se leva et partit du bureau, faignant claquer la porte. Son partenaire observait la scène perplexe avant de se tourner vers le secrétaire.

_ Tatsumi ? Qu'est ce qu'il a Hisoka ?

_ Et bien c'est vrai qu'en ce moment, il est assez angoissé.

_ Bon et bien, je prends sa part.

Joignant le geste à la parole, Tsuzuki se jeta sur le gâteau, mais son supérieur avait prévu le coup et s'était emparé du bien avant que son ex-coéquipier ne l'atteigne.

_ Watari est à la limite du surmenage en ce moment, un bon dessert ne lui ferait pas de mal.

_ Surmenage ? Il ne fait que rester enfermé dans son labo, il ne travaille même pas.

_ Justement, lui au moins reste dans son bureau au lieu d'aller chez les humains pendant les heures de travail.

_ Tatsumi ! Pourquoi, t'es si méchant avec moi !?

_ Tu le sais très bien Tsuzuki.

Sur ces mots, le secrétaire sortit à son tour du bureau laissant Tsuzuki seul avec Konoe. Alors que le brun allait s'en aller, son supérieur l'interpella :

_ Tsuzuki, fermez la porte et venez vous asseoir en face je vous prie !

Le concerné, intrigué par ce qu'allait lui demander son supérieur, obéit et s'installa face à Konoe.

_ Je vous écoute.

_ J'aimerai vous parler de la prochaine mission.

_ Mais d'habitude vous nous en parlez pendant les réunions ; pourquoi ici et maintenant ?

_ Parce que cette mission est un peu particulière. Elle doit absolument rester secrète. Toute personne, n'étant pas concernée, ne doit savoir.

_ Et je suppose que vous voulez m'envoyer avec Hisoka sur le terrain ?

_ Exactement.

_ Alors, de quoi s'agit-il ?

_ Kazumi Fujiwara, 32 ans, morte égorgée, son âme est en quelque sorte, portée disparue, le reste… Je vous laisse le commenter.

Le directeur présenta une photo de la personne en question. À sa vue, Tsuzuki aurait eu envie de vomir, Il n'y avait quasiment que du sang et en plein milieu, une jeune femme, environs la trentaine, les bras disposés en croix, les yeux fermés. Elle avait une plaie béante au niveau du cœur. Konoe prit une grande bouffée d'air frais avant de reprendre :

_ Nous avons également un cas semblable : Akira Matsuda, 17 ans, mort dans les mêmes circonstances.

Il disposa la photo du cadavre du jeune homme sur le bureau, face à son employé. À la différence de la femme qui se trouvait dans la rue, le corps de l'adolescent était situé dans une pièce délabrée.

_ Nous nous sommes renseignés et le lieu du crime est une des pièces de la résidence de la famille Ogawa. Tsuzuki, vous et Hisoka irez dans la maison, vous faisant passer pour des nouveaux domestiques et vous découvrirez ce que faisait le corps d'Akira Matsuda. Et n'oubliez pas de me ramener un souvenir. Ai-je été clair ?

Tsuzuki confirma d'un signe de tête et sortit de la pièce perplexe, cela faisait des mois qu'il n'était pas parti en mission avec Hisoka ou plutôt cela faisait des mois qu'il n'était pas parti en mission tout court. Le pire était que celle-ci avait l'air plus sérieuse que les autres pour qu'elle reste secrète. Le brun voulu retourner à son bureau mais rencontra son partenaire en route.

_ Tu devrais aller voir Konoe, il veut te parler.

_ Si c'est à propos de la mission, je suis au courant. Tatsumi m'a raconté.

_ Et bien, il ne nous reste plus qu'à partir.

_ Tatsumi m'a dit que pour ne pas éveiller les soupçons que nous étions censé partir en stage à cause de notre manque de travail ces derniers temps -je ne vais pas préciser pourquoi-. Alors si on te demande, essaye de jouer le jeu.

_ Très bien. Allons-y !

_ Tsuzuki ?

_ Oui ?

_ A ton avis, pourquoi cette mission doit rester « secrète » comme ils disent, nous ne sommes pas des espions à ce que je sache.

_ Je pense que si on avait laissé dire, certain shinigamis auraient sûrement été jaloux, en raison du fait qu'il n'y ait pas eu beaucoup de missions dernièrement, certains seraient prêts à tout pour pouvoir descendre chez les humains.

_ Dans ce cas, pourquoi nous avoir envoyé ? C'est pas du tout notre secteur !

_ Aucune idée. En plus c'est dans la région Kansaï, le secteur de Watari. Pourquoi il a même pas pris la peine de s'occuper de cette mission au lieu de rester enfermé dans son laboratoire, l'animal.

_ Il avait sûrement quelque chose d'important à faire, n'a pas pu descendre sur le terrain et t'a légué la mission.

_ Watari ? Quelque chose d'important à faire ? Il est encore pire que moi, la seule chose qu'il fait dans son labo, c'est un mixer-cafétière multifonctions.

_ Enfin bref, allons y. Plus vite nous y serons, plus vite nous aurons des réponses.

À suivre...