Voila le deuxième chapitre :)

Chapitre 2.

La maison était construite dans un mode architectural anglais, un perron en marbre menant à une cour parsemée de gravillon couleur sable. De nombreuses roses ornaient les contours du jardin muni de nombreux parterres de fleurs champêtres.

Deux hommes vinrent perturber ce havre de paix, marchant vers la demeure. L'air décidé, ils allaient d'un pas précipité en direction de la grande porte d'entrée de bois. Avant de frapper, le plus jeune des deux se tourna vers son aîné :

_ Tsuzuki ? Tu crois vraiment qu'Akira Matsuda est mort dans cette maison ? Après-tout la pièce de la photo avait tout l'air d'un taudis.

_ C'est vrai, mais ne nous faisons pas de fausses idées ; les bâtiments comme celui-ci cache souvent beaucoup de choses.

Tsuzuki toqua à la porte et une petite tête blonde en sorti presque dans la foulée. Une jeune fille, pas plus âgée qu'Hisoka, blonde aux yeux noisette, portant un costume de soubrette vint les accueillir. Sans leur poser de questions, elle les invita à s'installer dans un salon de type Victorien. Une pure merveille architecturale ; de magnifiques fauteuils-clubs d'un cuir si bien entretenu qu'ils paraissaient neufs. Une cheminée de marbre d'un blanc éclatant faisant contraste avec les fauteuils en cuir qui viraient plutôt sur le noir. Des portraits de généraux anglais ornaient le dessus de cheminée ainsi que le mur, mais le plus majestueux était un grand lustre en cristal de bohème situé au cœur de la pièce, au-dessus des fauteuils en cuir, entre les deux shinigamis qui s'étaient installés en attendant leurs hôtes. Les deux hommes n'eurent pas à attendre longtemps car une femme, environs la cinquantaine, assez mince voire maigre, les cheveux noirs virant aux gris relevés en un chignon très serré, elle portait un tailleur blanc et rose pâle et des petits mocassins blancs. Elle accueillit ses invités d'un sourire forcé :

_ Bonjour monsieur, jeune homme ! Je me présente, je suis Lady Kyoko Ogawa, enchantée.

Sur ces mots, elle leur tendit la main d'un geste délicat, Hisoka leva les yeux au ciel : Lady Kyoko Ogawa, cette femme devait être une sacrée snob, il ressentait en elle de la prétention et même de l'orgueil, mais il fallait faire avec. En effet, elle serait leur patronne, le temps de l'enquête. L'adolescent jeta un œil vers la Lady, toujours la main inclinée vers eux, mais Hisoka baissa les yeux, il était hors de question de faire du baisemain à cette snobinarde qui les regardait de haut. Tsuzuki, ne se doutant pas se qu'attendait la femme, serra la main tendue avec un grand sourire :

_ Nous sommes ravis de faire votre connaissance, nous sommes les nouveaux domestiques, je me présente : Asato Tsuzuki et voici mon petit cousin Hisoka Kurosaki.

Lady Kyoko les observait d'un air dédaigneux, ignorant au point de départ qu'il ne s'agissait que de vulgaires domestiques. Malgré tout elle s'efforça de reprendre son sourire forcé.

_ Ah, vous êtes les nouveaux domestiques ! Très bien, comme vous êtes là, vous allez pouvoir commencer. Vous ! Monsieur Tsuzuki irez en cuisine.

Hisoka crut s'étouffer en entendant les mots Tsuzuki et cuisine. C'était impossible de mélanger les deux, son partenaire était vraiment nul lorsqu'il s'agissait de le mettre aux fourneaux, la seule chose qu'il savait faire niveau gastronomie était manger sinon il ne savait à peine faire la différence entre sel et poivre.

_ Désolé de contredire votre jugement madame, mais mon cousin n'y connaît absolument rien en cuisine alors le mettre au fourneau n'est peut-être pas une bonne idée…

_ Quant à vous, Monsieur Kurosaki, vous vous occuperez de la suite de mon fils, sir Daiki Ogawa. Ai-je été claire ?

_ Oui madame. Répondirent en chœurs les deux compères.

Un homme élégamment habillé entra dans la pièce, la tête haute, jetant un regard dédaigneux aux deux étrangers qui discutaient avec la maîtresse de maison. Il toussota quelque peu histoire de prévenir sa présence et s'exclama d'une voix grave et forte :

_ Je viens vous informer qu'il est là.

_ Oh ! Très bien, s'il vous plait Robert, conduisez ces jeunes gens à leurs fonctions. Je ne veux être dérangée sous aucun prétexte.

_ Bien madame.

Lady Kyoko sortit de la pièce passant devant le majordome sans lui adresser un seul regard, ce qui n'échappa pas aux deux shinigamis. L'homme les invita à le suivre à l'extérieur de la pièce. Il les conduisit dans un long et interminable couloir décoré de divers tableaux ou portraits de peintres anglais. Tsuzuki se décida de briser en premier le silence qui régnait.

_ La famille Ogawa a l'air beaucoup attachée à l'Angleterre…

_ Elle l'est pour la simple et bonne raison qu'elle est d'origine britannique. C'est le colonel Burns qui au début du XIXe siècle s'installa au Japon après s'être enrichi dans son pays d'origine, il fit construire cette somptueuse maison et se fit connaître dans la région. Le nom Burns fut imposé jusqu'à ce que Sir Fumihiro Burns, le père de Lady Kyoko, décidât en 1976, au mariage de sa fille, de prendre le nom de famille de son gendre, le futur Sir Hidemi Ogawa…

_ Je ne comprends pas : pourquoi avoir renoncer au nom de famille de toute une lignée ?

_ Vous savez Sir Fumihiro Burns avait connu la seconde guerre mondiale et forcément, tout le monde blâmait ce qui sonnait américain ou anglais, à cause des tragédies de Hiroshima et Nagasaki. Sir Fumihiro avait été rejeté par la population à cause de ce nom de famille qui rappelait à ces gens, les proches qui étaient morts dans d'atroces souffrances. Sir Fumihiro a constaté que la « dynastie » Burns avait fait son temps. Malheureusement Lady Kyoko n'approuve pas du tout la volonté de son père, elle se sent en quelque sorte, un peu bâtarde. Ah, si elle n'était pas aussi snob !

Le silence régna pendant de longues minutes semblant interminables pour Tsuzuki qui mourrait d'envie de poser d'autres questions mais devant la froideur du visage du majordome, il s'abstint. Leurs pas semblaient résonner dans toute la maison, il n'y avait aucun bruit autour d'eux et cette sensation de « trop » calme faisait frissonner le plus jeune du trio ce qui n'échappa pas à Tsuzuki qui le surveillait du coin de l'œil. Soudain Robert s'arrêta brusquement au point de faire sursauter les deux shinigamis.

_ Monsieur Tsuzuki, sur votre droite se trouve la réserve et sur votre gauche les cuisines, Monsieur Giuseppe Bacchi le chef cuisinier vous dira ce qu'il y aura à faire, il va de soi que vous devez lui obéir au doigt et à l'œil.

_ Bien Monsieur.

_ Une dernière chose : Monsieur Bacchi est Italien et très susceptible, si vous voulez restez-en un seul morceau, je vous conseille de ne pas le contredire et surtout ne pas le reprendre. Malgré de nombreux efforts, il ne parle pas très bien Japonais.

Tsuzuki profita que le majordome ait le dos tourné pour faire la moue, un chef cuistot Italien se vexant lorsque quelqu'un lui fait une remarque, très peu pour lui. D'autant plus qu'il ne le laisserait jamais faire sa spécialité : les fameux spaghettis à la sauce à la crème et au gorgonzola. Il se décida enfin à rentrer dans la pièce laissant seul Robert et Hisoka qui reprirent leur route jusqu'à ce qu'à nouveau le domestique s'arrête brusquement face à une porte qu'il ouvrit précipitamment.


Hisoka dû fermer les yeux à cause du changement furtif de luminosité, le couloir était sombre dépourvu de fenêtres mais la chambre était au contraire peut être trop éclairé. En plus des nombreuses fenêtres qui recouvraient les murs donnant sur l'extérieur, la chambre était d'un blanc immaculé avec quelques pointes de bleu au niveau du lit des rideaux et des objets de décoration. Hisoka haussa un sourcil se demandant quel genre de personne pouvait supporter ce genre de chambre limite éblouissante. Voyant l'expression du plus jeune, Robert toussota légèrement pour rappeler sa présence auprès d'Hisoka qui oublia ses critiques pour se concentrer sur la mission.

_ Sir Ogawa fils apprécie énormément les grandes pièces lumineuses comme vous avez pu le remarquer.

_ Je vois ça en effet…

_ Hum dans cette malle se trouve votre... Uniforme. Navré mais vous attendrez qu'on vous en fasse un à votre taille, quelqu'un viendra dans la journée prendre vos mensurations. En attendant vous devrez… Hum portez ceci.

Désignant d'un coup tête la malle, Robert fit signe au plus jeune d'ouvrir le coffre en bois. Retirant un costume blanc et bleu, Hisoka afficha une mine surprise ne sachant plus où se mettre.

_ Oh non… Oh non… Il est hors de question que je porte cette chose !


Pendant ce temps, Tsuzuki venait d'enfiler tant bien que mal son sarreau qu'il trouvait beaucoup trop petit pour lui. Lorsqu'il était rentré dans la cuisine, à sa grande surprise, personne ne l'avait accueilli, pas parce que le personnel était occupé à ses fonctions, non il n'y avait personne, pas même un rat. Le brun essaya de signaler sa présence en se raclant la gorge, mais personne ne vint à sa rencontre. Il fit une deuxième tentative plus forte s'enfonçant un peu plus dans la cuisine. À sa grande surprise, un homme surgit de nulle part se dressa devant Tsuzuki et le fixa de ses grands yeux bleus globuleux.

_ Ma qu'est ce que tou fiches ici toi ? C'est-interdit au… ge… gens… Enfin des personnes come tu.

_ Euh… C'est que je suis…

_ Bah dimmi qui tou es ! Tou as perdu ta langue, Malheureux !

_ Je suis Asato Tsuzuki, je suis nouveau et j'ai été nommé pour vous aider en cuisine.

_ Ma tou pouvais pas le dire plus tôt ! Que c'est empê… Embé… Empètant… No c'est pas ça…

_ Embêtant voulez dire.

_ Ah ma cosa figlio di patate ! Stupido ! Io suis capable de me reprendre tout seul.

_ Toutes mes excuses, je ne savais pas.

_ Tou sauras la prochaine fois, stupido. Bon alors t'étais quoi, avant ? Chef ? ½ Chef ?

_ Non en fait je…

_ 1er Commis ?

_ Non…

_ Balayeur ?

_ Non plus… Je…

_ Alors quoi !?

_ Je n'ai jamais travaillé en cuisine. J'ai été nommé par erreur si je puis dire.

_ Je vois. Alors vous balayerez, m'apporterez les ingrédientes, nettoierez après mon passage. Suis- je clair ?

_ Oui Monsieur. Très.

_ Alors enfilez votre sarreau, et vous éplucherez le tas de pomme de terre pendant que io préparera le Tiramisu de Lady Kyoko.

_ Woah un Tiirrramisouu, je pourrais en avoir un bout, dites !

_ Un Ti-ra-mi-su, ma que c'est ag… Aga… Cant ces gens qui parlent avec un accent.

Sur ces dernières paroles, le chef cuisinier laissa Tsuzuki seul afin qu'il puisse enfiler son sarreau.


Hisoka balança la robe au majordome ressentant au plus profond de lui la colère du domestique. Si le jeune avait réussi à contrôler son don d'empathie avec les gens qu'il côtoyait, il n'en était pas le cas des personnes normales. Le mépris de Robert lui donnait envie de vomir, mais son orgueil étant beaucoup plus fort, il réussit à se calmer.

_ Vous vous fichez de moi, je ne suis pas du tout une fille, il est hors de question que je porte une robe qui plus est à volants et je ne sais quels froufrous.

_ Essayez de comprendre, Sir Daiki Ogawa est sur le point de se marier avec Mademoiselle Kaori Miura mais il a tenté de tromper sa future femme en… Faisant la cour aux servantes. Bien entendu, pour éviter tout scandale, nous avons renvoyé tous les domestiques de sexe féminin, sauf une : Hanna, ma fille plus précisément. Et étant donné qu'il n'y avait que des femmes au service de l'héritier Ogawa…

Comprenant que son combat était perdu d'avance, Hisoka capitula et décida qu'il valait mieux pour lui de mettre la robe sinon il sentirait le mépris du majordome le transpercer dans tout son être. Mais jetant un coup d'œil dans la direction du majordome, l'empathe remarqua que Robert restait toujours immobile, ne semblant pas comprendre que sa présence gênait le jeune homme qui avait beau se racler la gorge mais rien n'y faisait, le domestique restait à sa place.

_ S'il vous plait, est-ce qu'il y aurait une pièce où je pourrais me changer, ou si vous pouviez partir deux voire cinq minutes ? Ça m'arrangerait.

_ C'est impossible, ma position m'interdit de vous laisser seul, mais si vous voulez vous changer en toute intimité, il y a le paravent derrière vous.


« Des patates… Des patates… Toujours des patates… Mais pourquoi des patates ? »

C'étaient les phrases que Tsuzuki ruminait depuis qu'il avait commencé à éplucher les pommes de terres. Bacchi étant occupé à son Tiramisu, Tsuzuki était seul face à la montagne de patates, comme il disait si bien, se dressant devant lui. Le shinigami se demandait ce que pouvait faire son partenaire, pensant que sa situation ne pouvait être pire que la sienne.

Mais il se trompait.


Robert avait attendu de longues minutes que le jeune homme se décide enfin à sortir du paravent. Mais commençant à s'impatienter, il passa son bras derrière le paravent recherchant celui de l'adolescent qu'il trouva sans difficulté. Hisoka tenta de se cacher tant il avait honte de porter une robe. Pourtant celle-ci lui allait à ravir, d'un blanc immaculé assorti à la pièce lui arrivant au-dessus des genoux, des collants en lycra de la même couleur, des chaussures imitation Charles IX bleus pâles, munie de nombreux nœuds et broderies du même bleu que les chaussures.

_ Monsieur Kurosaki, il me semble que vous avez oublié quelque chose.

L'interpellé haussa un sourcil, il était sûr de n'avoir rien laissé, il avait tout accroché, noué tous les nœuds, bouclé ses chaussures. Il ne voyait pas ce qu'il avait pu oublier.

_ Le serre-tête bleu qui est posé sur la malle.

_ Ah non ! Il est hors de question que je porte quelque chose en plus et surtout pas un serre-tête avec un petit nœud.

_ Oh si vous allez le mettre !


En cuisine, Tsuzuki essayait désespérément de positiver, après tout il aurait pu se retrouver à éplucher une montagne d'oignons. Oui, les patates ne représentaient pas grand-chose comparées à la torture qu'est l'épluchage d'oignons : les yeux rougis et gonflés par les sécrétions acides du légume, les larmes qui coulent le long des joues. Le shinigami se sentait en partie soulagé de n'avoir que des pommes de terre à peler, mais par le roi Enma, pourquoi y en avait-il autant ? Pour lui, ça faisait une éternité que l'on lui avait confié cette tâche et il n'avait pas épluché le quart du tas de patates. Découragé il s'accorda une pause qu'il envisageait méritée, se levait du tabouret sur lequel il était assis et fit une visite intégrale de l'immense cuisine du chef Bacchi. Des placards au frigo, du four aux tiroirs, tout y passa. Tsuzuki ne cherchait pas quelque chose en particulier, le simple fait de voir des aliments le rendait de meilleur humeur. Il avait en effet, l'habitude, depuis plus de soixante-dix ans de regarder tout ce qui se trouvait dans les cuisines de la cafétéria de l'Enma Cho lorsqu'il se faisait réprimander par Tatsumi ou le directeur.

Soudain quelque chose attira son attention, une odeur délicieuse lui chatouillait agréablement les narines et le conduisait vers un endroit qu'il n'avait pas eu l'occasion de farfouiller : les fourneaux de la partie droite de la cuisine. Pourquoi n'y avait-il pas fourré son nez plus tôt, cet arôme était tout simplement divin. Il connaissait ce parfum comme personne et pour causes, il s'agissait d'un de ses nombreux desserts favoris : la crème au chocolat. Il ne fut donc pas surpris en constatant qu'il avait raison. La surprise ne fut pas non plus au rendez-vous lorsqu'il entendit son ventre réclamer. Ne voulant pas contrarier son estomac, il saisit une cuiller dans le tiroir le plus proche et se rapprocha de la casserole comme le prédateur s'approche de sa proie sans défenses. Après tout, rien ne l'empêchait de déguster une simple cuillérée, cela ne se verrait pas du tout. Ainsi il prit un maximum de chocolat dans son malheureux récipient et le porta à sa bouche. Par le roi Enma, que c'était bon, le parfum du cacao, la douceur du lait… Le shinigami savourait chaque surface du dessert mais selon lui, il manquait quelque chose de très important, d'indispensable à la préparation d'une bonne crème au chocolat. Tsuzuki, le plus grand adorateur de pâtisserie et autres desserts trouvait celle-ci un peu amère. Cela manquait de sucre, il n'y en avait trop peu voire pas du tout. Mais Tsuzuki ne voulant pas faillir à sa réputation, s'empara d'un sucrier. Il laissa s'écouler les cristaux de sucre dans la casserole, satisfait de sa « bonne action ». C'est donc avec le cœur léger qu'il goûta une deuxième fois à la crème qu'il recracha automatiquement. C'était encore pire que la première fois, un goût infâme avait remplacé le goût amer. Le shinigami jeta un œil au sucrier et constata avec horreur qu'il avait confondu le sucre avec du sel. Ce qui expliquait la mixture écœurante qu'il venait de créer. Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Mis à part la couleur blanchâtre, il n'y avait pas beaucoup de similitude entre les deux ingrédients. Il voulait à tout pris arranger son erreur et se dit que la meilleure manière de réparer sa bêtise était de refaire une autre crème au chocolat en mettant cette fois du sucre au lieu du sel. Mais avant de faire quoi que se soit, une main crochue agrippa son épaule et le força à se retourner. Le shinigami se retrouva face au chef cuisinier aussi rouge qu'une écrevisse. Avait-t-il vu ce qu'avait commis le jeune homme ? Si tel était le cas, la mission était fichue. Lui et son partenaire seraient renvoyés et ne pourraient plus s'infiltrer dans la maison pour savoir ce qu'y faisait le corps d'Akira Matsuda. Il s'agenouilla tant qu'il put au sol en marmonnant de nombreuses excuses.

_ Je suis désolé, je vous jure, je voulais pas faire ça ! S'il vous plait, ne me renvoyer pas ou du moins si vous voulez me virer, laissez mon cousin en dehors de tout ça, s'il vous plait !

_ Ma vas tou arrêter de bra…Brail…Brailler, tou me cries dans les oreilles, malheureux ! Et pouis, c'est pas parce que tou as touché à ma crème que tou vas te faire virer. Si ça ne tenait qu'à moué, tou serais à la porte depouis longtemps.

_ C'est vrai ? Merci beaucoup Monsieur Bacchi, vous ne le regretterez pas. Je vais travailler dur pour me rattraper, je vais…

_ Ah mais tou me fatigue à parler tout le temps, file prendre ta pause ! Io n'ai plous besoin de tu ! Et io vais porter ma crème à sir Burns. Io souis sûr qu'il va l'a-do-rer, comme toujours.

Hélas, le cuisinier ignorait ce qu'avait fait son employé. Celui-ci essaya désespérément de retenir le chef tant qu'il put, mais rien n'y fit. Bacchi avait pénétré le salon dans lequel ce trouvait Sir Fumihiro Burns.

À suivre...