Pour répondre à des questions récurrentes : à quel rythme je vais publier ? Une fois par semaine, deux si je peux. Combien de chapitre ? Je ne sais pas !

Cette histoire est bien une fic Bella/Edward ? Non ! Elle est d'un PDV extérieur et raconte l'histoire de tout le monde MAIS elle sera plus centrée sur Bella, donc Edward.

Je suis très heureuse de voir que le second chapitre a plu, lui aussi. Ce chapitre est un peu un chapitre de transition, mais on en apprend pas mal sur les personnages.

Bonne lecture !

Rosalie s'arrêta devant son frère et le fixa à la lueur de la lampe à huile qu'elle tenait à la main, avant de reporter son attention sur Edward et Jacob.

« Vous l'avez frappé ? »

Jacob lui dit :

« C'est une longue histoire, on te racontera ! »

Rosalie s'agenouilla et prit la tête en sang de son frère sur ses genoux :

« Jazz...Oh tu m'as manqué ! »

Jasper serra plus fort les paupières mais quand sa sœur lui caressa les cheveux puis enfouit sa tête contre lui il céda et murmura son prénom.

Les Cullen et Black les laissèrent à leurs retrouvailles et portèrent Bella Swan à l'intérieur.

Cette dernière, qui n'avait jamais vécu une telle situation, était totalement terrorisée. Mais Edward la posa sur une chaise et détacha son bâillon et ses liens.

Bella regarda autour d'elle.

Assis à table, deux hommes, un brun et un autre, blond et plus âgé, la regardaient avec étonnement mais sans méchanceté. Il y avait également un bébé dans la pièce.

Elle ravala ses larmes et fixa son attention sur le bébé : assis dans une chaise haute à côté de l'homme brun, il avait environ un an, il était de sexe indéterminé mais blond bouclé avec de grands yeux bleus.

Elle finit par reconnaitre l'homme brun : c'était Emmett Cullen.

Edward se laissa tomber sur une chaise à côté d'elle tandis qu'Alice s'asseyait de l'autre côté.

Black ressortit, sans doute pour surveiller Jasper.

L'homme blond s'adressa à Edward et Alice :

« Qui est cette jeune fille, les enfants ? »

Alice répondit :

« C'est la fille du shérif Swan ! »

Emmett sourit :

« Hé mais je te reconnais ! Tu es Bella, tu me faisais apprendre l'alphabet ! Tu as bien grandit ! »

Bella renifla mais ne répondit pas.

L'homme blond lui tendit un verre d'eau :

« Tu es Bella Swan ? »

Elle se contenta de hocher la tête.

« Excellent. L'enlèvement n'est pas l'activité que je préfère mais je reconnais que tu es une monnaie d'échange plus qu'intéressante ! »

« Ouais, on a pensé que elle contre Sam ça peut marcher ! »

Dit Edward Cullen.

« Tout à fait »

Répondit l'homme blond.

Bien que tenue à l'écart de ce genre de choses par son père, Bella en savait assez sur le gang Cullen pour comprendre que l'homme en face d'elle était sans aucun doute Carlisle Cullen, le chef du gang, et père d'Emmett et d'Edward, et visiblement d'Alice.

Il était connu pour avoir été médecin dans l'armée, mais avoir mal tourné suite aux guerres avec les indiens, prenant parti des tribus indiennes !

Il avait été un déserteur, puis un bandit.

Néanmoins, il ne manifestait aucune agressivité envers Bella et elle bu le verre d'eau.

Le bébé se mit à pleurnicher et Alice le prit immédiatement dans ses bras.

Edward chatouilla l'enfant sous le menton et Bella, retrouvant ses esprits petit à petit se risqua à demander :

« Qu'est ce que vous allez faire de moi ? »

Carlisle Cullen lui sourit :

« Rien. On va juste t'échanger contre un de nos amis en prison »

« Mais en attendant ? »

« Bah on pense que ça va aller vite mais en attendant tu vas rester là avec nous »

Elle fondit une fois de plus en larmes et Alice leva les yeux au ciel.

Carlisle tenta de réconforter la jeune fille :

« Considère toi comme une invité ! »

A cet instant une femme entra dans la pièce et alla vers Bella en larmes.

« Oh ma petite…Là, ne pleure plus, tout va bien se passer ! »

Elle la serra contre elle et un moment Bella crut que cette femme était elle aussi une otage mais en la regardant elle vit qu'elle ressemblait à Edward et comprit sans peine qu'elle était la femme de Carlisle.

Bella n'avait plus sa propre mère depuis des années et elle se laissa aller dans le giron maternel de la gentille dame.

La porte s'ouvrit à nouveau sur Black, trainant un Jasper qui n'avait plus que les mains entravées mais faisait preuve d'une évidente mauvaise grâce, Rosalie était sur leurs talons.

Bella ne savait plus qui regarder, de Rose ou de Jazz.

Rosalie lui sourit et vint l'enlacer :

« Tu m'as manquée Bella ! Je suis heureuse de te revoir ! Tu as vu mon bébé ? Il s'appelle Henry et il a un an ! »

Bella sourit, déroutée :

« Il est magnifique ! »

Le petit Henry s'était mit à crier dans les bras d'Alice en voyant sa mère.

Rosalie le prit, alla s'asseoir dans le grand fauteuil prêt de la fenêtre et commença à l'allaiter. Emmett se leva et s'agenouilla prêt de Rose, pour regarder l'enfant téter.

Bella regarda Jasper qui affichait un air perdu en regardant sa sœur et son bébé.

Elle ferma les yeux et se laissa aller. Edward n'eut que le temps de se lever pour la retenir alors qu'elle s'évanouissait.

Lorsque Bella retrouva ses esprits elle était allongée dans un lit, dans une pièce qu'elle ne connaissait pas. Elle se souleva sur un coude et vit celle qui devait être la femme de Carlisle Cullen.

« Tu es réveillée ! Tu te sens mieux ? »

Bella fit un petit signe de tête mais la mémoire lui revint et tout de suite des larmes coulèrent sur ses joues.

« Allons Bella, ne pleure pas comme ça, tout va bien ! »

« Ah ben non alors ! J'ai été enlevée ! Attachée, baillonnée et je veux voir mon père ! Je veux rentrer chez moi …Je… »

Les larmes l'étouffèrent tandis que la jeune femme l'enlaçait.

« Là ma chérie…Je sais ce que c'est ! »

« Je crois pas non ! »

« Oh mais si mon trésor ! J'ai été enlevée moi aussi »

Bella cessa de pleurer et la dévisagea. Si elle aussi avait été enlevée alors peut-être qu'elle pourrait les aider à fuit, Jasper et elle et…

Mais ses espoirs furent ruinés :

« J'ai été enlevée il y a très longtemps ! Ca fait 22 ans maintenant …J'avais 17 ans et je me rendais à la ville pour faire une course pour ma mère. Et un homme à cheval m'a rattrapée. Je l'avais déjà vu plusieurs fois en ville. Je l'avais trouvé très beau. Il m'a sourit et m'a demandé mon nom. Il m'a tendu un paquet. J'étais stupéfaite ! Je l'ai ouvert et j'ai trouvé ceci »

Elle sortit alors de son corsage une chaine en or ainsi qu'un camé en pendentif. Bella en resta stupéfaite mais la femme poursuivit son récit.

« Je ne comprenais pas, bien sur…Mais il m'a proposé de partir avec lui. Je ne savais pas quoi dire. J'étais une jeune fille rangée, j'étais institutrice…Il m'a attrapée par la taille et m'a fait monter sur son cheval. Je ne savais pas si je voulais aller avec lui mais je me suis laissée faire. On a chevauché longtemps et il m'a amenée dans un village indien. J'ai pleuré. Je ne savais pas ce que je faisais là, avec des sauvages ! Mais tout le monde a été gentil avec moi. Je voulais rentrer chez moi, au début. Je savais juste que l'homme s'appelait Carl. Il était gentil, doux, attentif. Il m'a , hum, initiée à pas mal de choses et au bout d'une semaine je n'ai plus du tout pensé à m'en aller ! J'ai vite comprit qu'il était Carlisle Cullen. Il était déjà un hors la loi à cette époque, un déserteur…Mais moi je ne voyais plus que l'homme merveilleux et amoureux qu'il est en réalité !9 mois plus tard j'ai eu Emmett, puis Edward, et enfin Alice. Crois moi, je n'ai jamais regretté qu'il m'ait amenée avec lui !»

« Mais…Ce sont des hors la loi ! Des bandits ! »

La jeune femme se mit à rire :

« D'un certain point de vue sans doute mais…Crois-tu que ce que font les blancs soit bien ? Voler les terres des Indiens, leur faire du mal, sincèrement Bella ?! »

La jeune fille ne répondit pas et la femme continua, d'un ton plus ferme :

« De toutes façons tu ne vas pas rester longtemps ici. Prends ça comme des vacances. »

« Comment vous vous appelez ? »

« Esmée. Tu peux m'appeler maman si tu veux. Je suis la mère biologique de 3 enfants mais Rose, Jacob, Sam, Seth et les autres m'appellent maman ! »

Bella n'osa pas demander qui étaient Sam et Seth. Mais elle demanda :

« Vois êtes une femme bandit vous aussi, comme Alice ? »

Esmée éclata de rire :

« Moi ? Oh non ! Je suis à présent sage femme Bella. J'aide les femmes de la réserve indienne à accoucher. Je ne manque pas de travail, crois moi. Et Rosalie et moi leur faisons l'école aussi. »

Bella réfléchit un moment :

« Mais…Comment ça se fait qu'Emmett ne savait pas lire ? »

Esmée éclata de rire :

« Oh mais il sait lire ! Depuis l'âge de 5 ans ! Il n'a simplement rien trouvé d'autre pour approcher Rosalie ! »

La porte s'ouvrit alors sur Alice.

Bella fut surprise : la jeune fille était vêtue d'une jolie chemise de nuit blanche ce qui lui donnait bien sur un air bien plus féminin que ses vêtements de garçon.

Elle portait un plateau qu'elle posa sur le lit à côté de Bella.

Il y avait un bol de soupe ainsi qu'une assiette de ragout et une pomme .

Bella avait pensé à se laisser mourir de faim pour protester contre son enlèvement mais l'odeur était si alléchante qu'elle renonça aussitôt et s'empara de la cuiller pour dévorer la soupe, puis le ragout.

Pendant ce temps Alice et Esmée parlait entre elles tout en fouillant dans l'armoire.

Finalement, alors que Bella croquait dans sa pomme, Esmée prit le plateau et quitta la pièce après leur avoir souhaité une bonne nuit.

Alice se tourna vers Bella :

« Tiens, mets donc ça ! »

Bella s'empara de la chemise de nuit blanche et, tournant le dos à Alice, elle quitta ses bottines, sa robe et son corset. Elle ne portait plus que son petit pantalon et sa chemisette (sous-vêtements de l'époque !) sur lesquels elle enfila la chemise de nuit.

« Je vais dormir ou ? »

« Ben ici avec moi ! »

Bella demeura silencieuse, les bras ballants.

« Quoi encore ? »

« Je…Je n'ai encore jamais dormit avec qui que ce soit ! J'ai l'habitude de dormir dans mon lit, dans ma chambre ! »

« T'est une princesse hein toi ? Tu vas pas encore pleurer ? Mais bon je ne fais pas pipi au lit alors viens te coucher je suis fatiguée moi ! »

Bella ne bougea pas.

« Ou est Jasper ? »

« Dans l'écurie. Edward dort avec lui pour le surveiller. Remarque si tu m'ennuies trop je demande à Emmett de t'amener là-bas toi aussi. Edward t'attachera toi aussi à l'auge des cochons comme ça il vous surveillera tous les deux ! »

Bella se dépêcha de s'allonger, tandis que de grosses larmes coulaient sur ses joues

Alice s'en aperçut et s'exclama :

« Et mais ne pleure pas ! Je plaisantais voyons ! Tu vas fondre à force ! »

Bella passa sa main sur ses joues et Alice attrapa ses doigts, subitment excitée :

« Hé ! Mais tu as une bague ?! Tu es fiancée ?! »

Bella et elle regardèrent la bague, faite d'un anneau d'or et d'un jolie perle blanche.

« Oui je suis fiancée »

« Oh ! Comment il s'appelle ? »

Bella sanglota un peu plus fort :

« C'est Jasper ! »

Alice ouvrit des yeux immenses :

« Non t'es sérieuse ? Tu es fiancée à ce fou furieux ? »

« Ben oui ! Et non ! »

« Oui quoi, non quoi ? »

« Oui je suis fiancée à Jasper et non c'est pas un fou furieux ! »

« Laisse moi deviner, c'est ton père qui a organisé vos fiançailles ? »

« Oui, comment tu le sais ? »

Alice se mit à ricaner :

« T'es trés prévisible, tu sais ! »

Bella remonta le drap du elle.

« Et il te plait ? T'as envie de te marier avec lui ? »

Bella eut l'air interloqué :

« Je ne sais pas, je ne me suis jamais posé la question ! »

« Il est gentil avec toi ? »

« Euh oui. Enfin il ne me parle pas souvent mais il m'offre une boite de bonbons toutes les semaines ! »

« Mmmhhh. Et il embrasse bien ? »

Bella se redressa :

« Je te demande pardon ?! »

« Est-ce qu'il embrasse bien ? »

Devait l'air choqué de Bella Alice s'exclama :

« Non ? Ne me dis pas que tu ne l'as jamais embrassé ? »

« Je…Le jour de nos fiançailles il ma donné un baiser sur la joue mais mon père est toujours avec nous alors… »

Alice partit dans un long fou rire et Bella, vexée, se tourna de l'autre côté.

Finalement Alice dit :

« Allez, on dort, bonne nuit ! »

Bella, furieuse et humiliée, ne jugea pas utile de répondre.

Dans l'écurie, l'ambiance était moins amusante.

Jasper était étendu sur la paille, le pied droit attaché à un poteau, la main droite reliée au pied de l'auge des cochons par une paire de menottes. Chaque fois qu'un cochon remuait, Jasper était le premier au courant.

Assis un peu plus loin, lui aussi dans la paille Edward était plongé dans un livre.

Jasper, épuisé et fort mécontent, bien qu'heureux malgré tout d'avoir retrouvé sa sœur et découvert son neveu réflechissait au meilleur moyen de s'échapper.

Il comprit très vite que vu la surveillance dont il faisait l'objet cela n'allait pas être facile, et que seul le temps, qui assouplirait sans doute l'attention du gang Cullen lui permettrait de s'évader.

Il pensait à Bella aussi, bien qu'il ait parfaitement vu qu'elle était bien traitée, en tous cas bien mieux que lui. Bella ne représentait pas un danger pour eux, contrairement à lui-même. Ceci dit, Esmée avait nettoyé ses blessures et lui avait donné à manger. Il l'avait même remerciée à mi-voix.

Il n'avait pas été frappé ni même menacé.

Carlisle Cullen lui avait parlé, et Jasper savait que désormais, tout comme Bella, il allait être une monnaie d'échange. Il allait falloir lui et Bella pour faire sortir de prison Sam Uley, qui avait tué le sherif de Port Angeles. En état de légitime défense, tout le monde le savait, mais un indien n'était jamais en état de légitime défense face à un blanc, dans l'esprit de la plupart des gens.

Bella et lui étaient fiancés depuis un mois, et il n'était pas certain de ses sentiments pour elle. Il l'avait connue enfant, et même s'il l'aimait beaucoup, il ressentait pour elle un amour fraternel. Charlie Swan avait tout organisé et Jasper n'avait pas eu d'opinion réelle là-dessus. Mais être marié (ce qui ne devait pas arriver avant une bonne année) lui permettrait de ne plus vivre seul, ce dont il avait plus qu'assez. La perspective de trouver Bella en rentrant le soir, ainsi qu'un bon repas était plaisante. Avec un peu de chance, elle lui ferait des garçons . Et puis aussi une fille, voire deux. C'était mignon, les petites filles Jasper n'avait rien contre le fait d'avoir plusieurs enfants. La solitude ne lui plaisait vraiment pas. Il se doutait que Charlie Swan vivrait avec eux, ce qui ne l'enchantait pas spécialement mais c'était la règle, il s'y ferait. Bella était une jolie jeune fille Intelligente, posée. Timide. Pas le genre à créer des ennuis. Le fait qu'il le considère comme sa petite sœur lui passerait, du moins il l'espérait. Mais il était cependant hors de question pour lui qu'elle souffre ou soit effrayée. Il se devait de la protéger.

Un cochon sursauta dans son sommeil, faisant remuer l'auge que Jasper reçut douloureusement dans l'épaule.

Il fixa Edward d'un air mauvais :

« J'ai envie de pisser ! »

« Qu'est ce que tu veux que ça me fasse ? »

« Je peux pas me pisser dessus ! »

« T'as qu'à viser le poteau plus loin. Même d'une main tu peux faire ça ! »

« Je suis pas un animal moi ! Amène moi dehors ! »

« Et tu veux pas que je te la tienne aussi ? »

Mais Edward se leva et lui entrava les jambes, puis lui attacha la main gauche (tout le monde savait que le sherif Hale était un tireur gaucher) dans le dos avant de l'amener à l'extèrieur.

Les deux hommes urinèrent de concert puis retournèrent dans la grange.

Finalement Edward souffla la lampe et ils restèrent silencieux un moment.

Puis Edward, l'obscurité aidant, lui demanda :

« T'as quel âge ? »

« 18 ans. Et toi ? »

« Pareil. J'en aurai 19 en juin »

Un moment passa puis la voix d'Edward s'éleva à nouveau :

« Et Bella, elle a quel âge ? »

« Pourquoi tu demandes ça ? »

« Juste comme ça, pour savoir. Elle pleure tout le temps, mais c'est pourtant plus un bébé… »

« Elle a 15 ans et demi, et elle pleure parce que tu l'as attachée, baillonée et enlevée ! »

« Ouais ouais je sais…Bon allez, dors ! »

« Et ta sœur, elle a quel âge ? »

« Pourquoi tu demandes ça ? »

« Juste comme ça, pour savoir. Il me semble qu'elle a un peu passé l'âge de se déguiser… »

« Elle aura 16 ans cet été »

Le silence tomba pour de bon entre eux et contrairement à ce qu'il avait pensé, Jasper dormit toute la nuit, comme un loir. (les cochons aussi, heureusement).