Eclaircissements: Oui des blancs qui vivaient ou militaient en faveur des indiens ça a existé. Pour cette histoire je m'inspire de la vie du vrai Billy the Kid qui lui, vivait non pas avec les Indiens mais avec les Mexicains (ce qui dans l'esprit de l'époque revenait au même…) donc oui des blancs vivant en bonne entente avec des Indiens ça se trouvait. De plus c'est Carlisle qui a commencé dans cette voie, je le dis d'ailleurs: il était médecin militaire et n'a pas supporté de voir comment les Indiens étaient traités. C'est depuis qu'il vit dans une maison au milieu de la (immense) réserve indienne. Il ne vit pas comme un indien mais avec eux, ce n'est pas pareil.

Pour ce qui est de Bella, laissez lui donc le temps d'être un peu plus combative, elle est encore sous le choc là!

Sinon ne me demandez pas ou je suis allée chercher ce que j'ai écrit dans ce chapitre. Je ne le sais pas moi-même. Mais sachez que j'ai hésité puis je me suis dit…Bah, allez, je suis plus à ça prêt^^

Par contre, s'il vous prend l'envie durant la lecture de ce chapitre d'aller faire trempette dans une rivière glacée, pendant le mois d'avril, à Forks, avec quelques Cullen, c'est tout à fait normal. C'est même fait pour ça. ..

Bella fut réveillé par le chant d'un coq

Elle rabattit en gémissant son oreiller sur sa tête, se promettant de parler à Mme Cope de son coq, qui lui paraissait bien plus gaillard que d'habitude. Mais elle se rappela aussitôt de l'endroit ou elle se trouvait et sortit la tête de l'oreiller

Elle vit tout de suite Alice, qui se frottait les yeux. Bella avait décidé de ne plus lui parler aussi elle se tourna de l'autre côté.

Alice sauta hors du lit et s'approcha de la coiffeuse.

Elle entreprit de se brosser les cheveux :

« Allez Bella, debout ! Si tu veux avoir un petit déjeuner il faut descendre avant que les gars n'aient tout dévoré ! »

De mauvaise grâce Bella sortit du lit et entreprit de faire un peu de toilette elle aussi.

Elle se savonna le visage et le cou, ainsi que les mains puis les pieds.

Elle se brossa les cheveux et se rinça la bouche avec du bicarbonate de soude.

Puis les deux jeunes filles s'habillèrent.

Alice tenta d'engager la conversation avec Bella mais celle-ci l'ignora et elle laissa tomber.

Elles firent le lit sans se regarder et descendirent.

Bella, comme la veille, portait une robe bleue, assez chic et Alice avait revêtu une jupe beige et un chemisier blanc.

Elle ressemblait à une vraie fille.

Elle s'accrocha au cou de sa mère pour la saluer, puis embrassa son père, son frère, Jacob et Rosalie.

Cette dernière préparait des crêpes tandis qu'Esmée langeait l'enfant.

Les hommes parlaient, seuls manquaient Jasper et Edward.

Alice se mit à aider Rose et Bella, bien que décidée à bouder, salua Rosalie et Esmée.

Elle hésita, puis s'assit à côté d'Emmett.

Il lui tapota l'épaule et Bella manqua en tomber de sa chaise :

« Bien dormit Bella ? Alice ne ronfle pas trop ? »

Pour la peine, Alice se retourna et lança une crêpe sur son frère, déclenchant les rires de celui-ci ainsi que ceux de Rosalie et de Jacob. Mais Esmée prit un air sévère :

« On ne joue pas avec la nourriture Alice ! pense à ceux qui ont faim ! »

« Pardon maman »

Murmura la jeune fille.

Chacun passa à table.

Le bébé fut installé dans sa chaise haute et Rosalie commença à lui donner du porridge.

Sur la table, du bacon, des pommes de terre, un grand pichet de café ainsi qu'une montagne de crêpes donnèrent à Bella très faim.

Mais Esmée empêcha son fils ainé de se servir :

« Va donc chercher Edward et Jasper nous ne mangerons pas sans eux. »

Il obéit et revint avec les deux jeunes hommes 5 minutes plus tard.

Aussitôt qu'ils entrèrent dans la pièce tout le monde se pinça le nez :

« Vous empestez ! »

Cria Alice.

Bella se recula, épouvantée par l'odeur.

« On pue le cochon ! »

Rigola Edward.

Jasper tirait une tête de 6 pieds de long mais il sourit à Bella :

« Ca va ? »

Elle hocha la tête :

« Oui, et toi ? »

« Oui, ça va aussi »

Alice se mit à rire :

« Quelle conversation passionnante. Vous ne vous embêterez pas quand vous serez mariés ! »

Bella et Jasper lui lancèrent un regard noir mais le reste de la table fut surpris.

Rosalie les dévisagea l'un après l'autre :

« Vous êtes fiancés ? »

« Oui »

« Confirma Jasper.

« Euh, félicitations »

Personne ne réagit.

Mais Rosalie enchaina :

« Et vous allez vous marier quand ? »

« On a pas fixé de date »

Dit Jasper entre ses dents.

Un silence passa, vite interrompu par Emmett :

« J'ai faim moi »

« Servez vous ! »

Lança alors Esmée.

Tout le monde se servit copieusement. Bella, comme la veille, trouva tout très bon. Habituellement, elle mangeait les repas concoctés par la gouvernante que son père avait embauchée, mais ce n'était pas aussi bon que ça.

Jasper dévora, lui aussi. Ca le changeait encore plus que Bella : soit il mangeait au saloon, soit il en était réduit à avaler sa propre cuisine…

Après le repas, tandis que Rosalie et Alice débarrassaient la table, Carlisle déclara :

« Après nous être occupés des bêtes, nous irons nous laver. Edward, tu passeras des vêtements à notre invité »

« Le dernier mot avait été prononcé d'un ton légèrement ironique et Jasper ne releva pas, mais Jacob et Emmett rirent en le regardant.

Esmée sourit :

« Nous aussi, n'est ce pas, les filles ? »

Jasper se retrouva à nouveau attaché à l'auge aux cochons tandis que les autres hommes trayaient les vaches, nettoyaient l'écurie et s'occupaient des cochons.

Puis ils s'éloignèrent de la maison, prenant un petit sentier.

Très vite, Jasper comprit qu'ils étaient en plein cœur de la forêt, et en plein cœur aussi de la vaste réserve indienne.

Il ne dit rien mais maugréa. Il n'était pas un champion de l'orientation et se douta qu'il aurait du mal à retrouver Forks, s'il arrivait à s'échapper.

Ils arrivèrent rapidement à la rivière et tous les hommes se déshabillèrent.

Jasper soupira et fit de même.

Jacob et Edward, une fois nus, entrèrent dans la rivière en criant et s'aspergeant.

Jasper risqua un orteil et gémit.

Edward se tourna vers lui et lui envoya une grosse gerbe d'eau en le traitant de poule mouillée.

Vexé, Jasper entra dans l'eau en grelottant.

Carlisle et Emmett les rejoignirent.

Edward se savonna, de l'eau jusqu'aux genoux, puis lança le morceau de savon à Jacob qui se lava aussi et le passa à Jasper.

Jasper se savonna rapidement, en tremblant.

Edward le regardait faire, un petit sourire en coin, et Jasper se douta qu'il allait lui envoyer une vacherie. Ce qui ne manqua pas :

« Dis donc mon pote, tu feras pas de mal à Bella avec ça ! Enfin on va dire que c'est le froid de la rivière, hein ! »

Rouge de honte, Jasper jeta un œil entre ses cuisses et jura : l'eau froide avait réduit la taille de son pénis.

Lançant un coup d'œil aux autres, il constata que c'était pareil pour eux.

Fixant Edward il répliqua :

« T'as vu l'asticot que tu as, pas étonnant que tu sois pas fiancé ! »

Emmett et Jacob éclatèrent de rire et Carlisle leur dit :

« On se calme les gars, on a des choses à faire alors ne perdons pas notre temps ! »

Ils plongèrent pour se rincer puis se firent sécher un moment, au soleil, assis sur de gros rochers.

Jasper, toujours nu et assis entre Edward et Jacob aussi nus que lui, ne put s'empêcher de constater que si bien entendu Jacob était le plus foncé de peau, Edward était encore plus blanc que lui-même. Sans doute parce qu'il était roux. En outre, les épaules et le dos du jeune homme, tout comme son visage, étaient parsemés de légères taches de rousseur, comme le visage d'Alice.

Jacob était très musclé, comme Emmett. Carlisle l'était également, autant qu'Edward.

Jasper, à vu de nez et ne voulant pas avoir l'air de mater les autres gars, estima que sa propre musculature équivalait celle d'Edward.

Ils se rhabillèrent et Jasper passa un pantalon gris et une chemise bleue appartenant à Edward. Ce dernier mit aussi des vêtements propres, comme les 3 autres.

Ils prirent le chemin du retour.

Carlisle leur dit :

« Esmée n'a pas mit le pot de fleurs sur la fenêtre, ça veut dire qu'elles n'ont pas terminé leur toilette, on va attendre dehors.

Jasper profitait de ne pas être attaché à quoi que ce soit, bien qu'il sente le regard des 4 autres sur lui en permanence.

Carlisle le regarda intensément :

« Bon, Jasper, nous allons envoyer une lettre au père de Bella, en demandant la liberté de Sam Uley, en échange de votre libération, à Bella et à toi. Elle et toi vous allez d'ailleurs lui écrire un mot, pour prouver que vous êtes en vie et allez bien »

Jasper hocha la tête.

Il vit alors arriver un jeune garçon.

Un indien. Agé d'environ 14 ans, il portait un pantalon noir et une veste sombre, mais marchait pieds nus. Il était accompagné d'un gros chien roux, de race très indéfinie qui avait l'air endormi.

Le garçon sourit et courut vers eux.

« Salut ! »

« Hey Seth ! »

Carlisle serra la main du garçon qui eut l'air ravi de cet honneur.

Il jeta un regard en biais à Jasper, qui avait épinglé son étoile de shérif que la chemise d'Edward (ce qui l'avait fait se sentir un tout petit peu mieux).

« C'est lui alors ? »

« Oui, c'est Jasper Hale en chair et en os ! »

Seth semblait assez impressionné par lui et Jasper soupira en songeant qu'il fallait un enfant pour avoir peur de lui. Il était censé représenter la loi, bon sang.

Alice sortit alors de la maison et serra Seth dans ses bras.

La jeune fille avait mit une robe rose pale à petites fleurs et Jasper ne put s'empêcher de la trouver ravissante.

Il se secoua et regarda le chien. Ce dernier, assis par terre, fixait les hautes branches.

Jasper suivit son regard : il aperçut des écureuils jouant en haut de l'arbre.

« Il est bizarre ton chien, il attend que les écureuils tombent ou quoi ? »

Seth, intimidé d'être apostrophé par un shérif, répondit :

« Il est gentil mais il est très bête mon chien Monsieur »

Le chien regarda alors Jasper.

Une espèce de lueur s'alluma alors dans le regard de la bête et il trottina vers le shérif.

Il posa ses deux pattes avant sur les cuisses du jeune homme et avant que ce dernier ne puisse réagir lui donna un grand coup de langue sur le visage. Puis il posa sa tête sur les genoux de Jasper, le regardant avec adoration.

Alice et les autres éclatèrent de rire et la jeune fille dit :

« Mon pauvre Rantanplan, on savait déjà que tu est un sombre crétin, mais en plus tu as mauvais gout ! »

Jasper se demandait bien ce qu'il avait fait pour engendrer une telle réaction d'amour.

Emmett se leva et tapa dans ses mains :

« Hey mais j'ai une idée ! On a qu'à attacher Jasper à Rantanplan ! Il ne risquera pas de s'enfuir, Rantanplan est terriblement paresseux, jamais il ne marchera jusqu'à Forks et si Jasper doit le porter il n'ira pas bien loin et en plus Rantanplan a peur des chevaux ! »

Jasper tenta de protester mais tout le monde sauf lui jugeant l'idée excellente il se retrouva immédiatement relié au chien par une chaine solide reliant le collier (en métal) de l'animal à la menotte (les siennes, en plus) enserrant son poignet droit.

Il était atterré. Rantanplan, lui, semblait vivre le plus beau jour de sa vie.

La chaine mesurait un mètre cinquante environ et Jasper vit ses espoirs de fuite s'envoler en fumée.

Ils entrèrent dans la maison.

Bella portait une robe appartenant sans doute à Rosalie, elle était bleu foncé avec des dentelles blanches.

A genoux, Esmée et Rosalie étaient en train de la raccourcir.

Carlisle sortit du papier et une plume et s'adressa à Bella :

« Comme je l'ai dit à Jasper, je vais écrire une lettre à ton père pour l'échange entre vous deux et Sam. Tu vas écrire un petit mot à ton père, pour qu'il sache que tu vas bien. Tiens, voilà une feuille et une plume »

Mais Bella repoussa tout ceci :

« Non ! »

Dit-elle avec mépris.

« Pardon ? »

« Demanda Carlisle, surpris par l'attitude de la jeune fille.

« Je refuse de collaborer à la libération d'un criminel »

Seul Edward réagit :

« Si tu l'écris pas tout de suite on t'abandonne dans la forêt ce soir ! »

« Je m'en moque »

Mentit Bella.

« Et il y a des loups ! »

Ajouta Edward.

Bella déglutit mais ne céda pas.

Esmée intervint :

« Bella, chérie, pense à ton père, il doit être tellement inquiet ! Écris-lui un petit mot, qu'il sache que tu vas bien ! »

Bella réfléchit puis s'empara de la plume et traça quelques lignes.

A peine eut-elle finit qu'Edward prit entre deux doigts une mèche de ses cheveux et la coupa.

Bella cria et se leva d'un bond. Jasper se leva en hurlant contre Edward mais Rantanplan, croyant à une scène de liesse collective, se dressa sur ses pattes arrière et se jeta sur Jasper avec fougue, le jeune homme se retrouva assis et léché avidement.

Même Bella se mit à rire…

Edward expliqua :

« On envoie une mèche de cheveux à ton père, pour prouver que t'es bien avec nous ! »

« Tu aurais pu me prévenir ! »

« T'aurais jamais été d'accord ! »

« Effectivement ! »

« Et alors j'aurais été obligé de te couper un doigt, à la place ! »

Edward plaisantait bien entendu mais Bella en resta la bouche ouverte. Jasper tenta de fulminer, ce qui n'était pas très facile avec le chien assis sur ses genoux en train de lui renifler le cou.

Néanmoins il prévint Edward :

« Si tu essayes de toucher à mes cheveux… »

Edward rigola :

« Tu préfères un doigt ? »

Esmée, sentant monter la colère de Jasper frappa dans ses mains :

« Bon, on va préparer le repas, tout le monde est de corvée de pluche ! »

Comme il était hors de question de donner un couteau à Jasper, il se retrouva à écraser de l'ail avec une fourchette.

Après le repas, composé de viande et de pommes de terre à la poêle, les hommes ressortirent.

Alice se joignit à eux.

Jasper, toujours attaché à Rantanplan, les regarda, la mort dans l'âme, s'exercer au tir.

Emmett, Carlisle, Jacob et Seth étaient terriblement doués et précis. Mais Edward était un tireur d'élite, de la trempe de Jasper. Quand à Alice, elle les battait tous haut la main. Puis Jacob et Seth s'en allèrent et les autres continuèrent à s'entrainer, tout en parlant bas. Jasper se doutait qu'ils préparaient un coup. Cela faisait des semaines que le gang Cullen n'avait pas attqué de banque, ils devaient commencer à se trouver à court d'argent.

Les bruits de tirs eurent un effet soporifique sur le chien, qui s'endormit profondément, la tête sur les pieds de Jasper.

Bella, à l'intérieur, parlait avec Rosalie.

Elles se racontèrent leur vie durant ces deux dernières années.

Esmée, occupée à coudre, les écoutait en souriant.

L'après-midi passa vite, et quand Esmée sortit pour nourrir les poules Bella baissa d'un ton :

« Rose, je ne peux pas comprendre pourquoi tu t'es enfuie comme ça avec un bandit ! »

Rosalie leva les yeux au ciel :

« Parce que j'ai su que c'était la bonne décision. Je ne l'ai jamais regrettée ! Je l'aime, il m'aime et Henry est un enfant merveilleux ! »

Bella, qui avait partagé le bain des autres filles le matin même, à faire trempette à tour de rôle dans la baignoire en zinc, et qui avait donc vue Rosalie nue, se risqua à lui demander :

« Euh, tu…Je…Je veux dire j'ai cru voir que tu as un petit ventre et…Je me demandais… »

Rosalie lui sourit :

« Je suis enceinte de 3 mois ! »

« Oh. Et bien…Félicitations ! »

« Je ne l'ai pas encore dit à Jasper, donc… »

« Oui je ne lui dirai rien, promit ! »

Quand le crépuscule tomba Bella sentit la mélancolie lui tomber père lui manquait. Sa maison aussi. Sa vie habituelle encore plus. Jasper était désormais attaché à un chien étrange. Mais bien qu'elle n'apprécie pas spécialement les chiens, Bella s'approcha de son fiancé. Immédiatement, Rantanplan se leva et grogna.

Jasper cria à Bella de reculer et dut caresser le chien pour qu'il se calme.

Visiblement, Rantanplan avait décidé que Jasper lui appartenait autant que lui-même appartenait à Jasper. Personne ne devait s'immiscer entre eux, surtout pas cette fille à l'air sournois et dangereux (ndla:dans l'esprit de Rantanplan, hein, il a tendance à très mal juger les gens, je rappelle qu'on parle d'un chien qui est en pamoison devant Joe Dalton, dans l'œuvre originale !).

Bella battit prudemment en retraite.

Elle s'aventura autour de la maison.

Mais presque aussitôt, alors qu'elle se croyait seule, Edward Cullen fut à ses côtés.

Elle ne le regarda pas et il ne lui adressa pas la parole. Mais il la surveillait.

Elle marcha simplement autour de la maison, comme si elle s'ennuyait. Mais elle notait l'emplacement de l'écurie et surtout les sentiers qui s'enfonçaient dans la forêt. Il y en avait trois et bien sur elle ne savait pas par ou ils étaient arrivés la veille. Logiquement, elle se dit que cela devait être le plus large, puisqu'ils avaient utilisé une charrette.

Elle aperçut aussi, un peu plus loin, une cabane de dimension plus modeste qui commençait à sortir de terre. Elle s'en approcha, Edward sur les talons.

Il lui dit, d'un ton nonchalant:

« C'est la maison d'Emmett et Rosalie. Ils y habiteront dès qu'elle sera terminée »

Bella ressentit brusquement une bouffée de jalousie. Rosalie avait un mari qui l'aimait. Pas un qui était avec elle parce que d'autres l'avaient décidé ainsi. Emmett l'adorait. Bella ne connaissait rien à l'amour physique mais même elle pouvait ressentir la passion qui était palpable entre eux. C'était troublant.

Bella , pour la première fois, se dit que peut-être que Rosalie avait bien fait de tout lâcher ainsi et de suivre son instinct. Edward la prit par le bras, la faisant sortir de sa rêverie:

« Allez, viens, on va manger! »

Ils entrèrent dans la salle principale

Jacob, Emmett et Alice étaient en train de mettre la table.

Jasper était assis prêt du feu , le chien vautré sur lui.

Bella ne put s'empêcher de sourire.

Carlisle et Seth jouaient aux dames.

Bella alla aider Esmée qui était affairée prêt de la marmite.

Ils mangèrent tous et Carlisle fut suffisamment gentil pour séparer Jasper du chien.

Emmett le sortit dehors le temps du repas, mais Rantanplan, désespéré par sa séparation avec Jasper, hurla à la mort, à tel point qu'il fallut le faire rentrer :il passa le repas sous la table, aux pieds d'un Jasper excédé qui se demandait s'il n'allait pas étrangler ce chien.

Bella, assise le plus loin possible de Jasper ,comprit que les Cullen évitaient qu'ils ne puissent se parler en privé, de peur sans doute qu'ils ne complotent pour s'évader.

Par contre, Bella était assise à côté de Jacob Black.

Ce dernier se montra poli et gentil.

Elle ne l'avait pas encore beaucoup vu depuis son enlèvement, Jacob étant absent presque toute l'après-midi mais elle fut très surprise qu' un indien puisse se montrer gentil.

Il lui servit de l'eau et lui coupa du pain. Il lui posa des questions sur sa vie en ville, sur l'école.

Bella répondit ,gênée au début puis heureuse d'avoir quelqu'un à qui parler.

Un peu plus loin, entre son frère et son père, Edward mangeait mais elle sentait son regard sur elle.

De par la conversation des autres durant le repas, elle comprit que Seth était allé poster la lettre pour son père. Il la recevrait probablement le sur lendemain.

Bella fut soulagée de cette nouvelle.

Elle n'osa pas demander ce qui se passerait si la libération de Sam était refusée. Elle avait déjà comprit que les Cullen ne l'abattrait pas froidement, pas plus que Jasper.

Mais le soir, allongée dans le lit à côté d'Alice, et bien qu'elle n'adresse la parole à la jeune fille que le plus rarement possible, elle se risqua à lui demander :

« Qu'est ce qui se passera si las autorités refusent de nous échanger contre Sam? »

Sans lever les yeux de son livre, Alice répondit :

« Ca n'arrivera pas, mais si ça arrivait quand même on te donnerait comme épouse à un indien »

Bella ne s'attendait vraiment pas à cette réponse et fixa Alice, pour savoir si c'était vrai ou pas.

Mais cette dernière demeura imperturbable.

Bella la secoua alors, sentant l'hystérie pointer:

« Mais tu vas arrêter de te moquer de moi? ! »

Alice sursauta :

« Hé ! Ca va !Je plaisantais ! J'en sais rien moi, on te relâchera de toutes façons j'imagine ! Mais t'en fais pas ils vous échangeront contre Sam ! »

Bella soupira et se recoucha, comptant les heures jusqu'au moment ou l'échange serait sans doute possible.

Elle ferma les yeux et s'endormit sans avoir pleuré, au soulagement d'Alice.

Dans la chambre à côté, les discussions allaient bon train. Edward ayant refusé de se coller une fois de plus à la surveillance nocturne de Jasper, et donc de dormir avec un shérif irascible, un chien pot de colle et des cochons bruyants, il avait tenté de refiler la surveillance à son frère.

Emmett se défila : Rosalie avait besoin de lui.

Carlisle se défila aussi et Jacob fut évincé : il en avait après les blancs dans le genre de Jasper et Jasper en avait après les indiens. Il était assez évident que la nuit risquait de mal se finir.

Du coup, Edward, Jasper, Jacob et Rantanplan se retrouvaient à dormir dans la chambre d'Edward.

Il y avait dans celle-ci un lit deux places et un lit une place. Jasper fut relégué dans le plus petit lit. Edward attacha le pied de Jasper aux barreaux et Rantanplan ne fut pas détaché de son poignet malgré les demandes presque suppliantes de Jasper.

Edward et Jacob se couchèrent côte à côte dans le grand lit.

Jasper, recroquevillé contre le mur, essaya de bouger Rantanplan qui prenait toute la place, mais sans y parvenir.

Jacob se moqua de lui :

« Au moins tu n'auras pas froid ! »

Le lendemain matin Jasper était un peu courbaturé mais il avait quand même réussit à dormir.

Ils descendirent tous les 3 pour uriner dehors et Jasper fut obligé de suivre le chien qui fit un bon nombre de pauses pipi dans les alentours, ce qui fit bien rire les deux autres.

Quand Bella descendit déjeuner avec Alice, elle fut très surprise de trouver une fleur sur son assiette.

Un joli pissenlit, encore couvert de rosée.

Elle lança un sourire à son fiancé et le remercia.

Mais Jasper ouvrit de grands yeux :

« Ce n'est pas moi qui ait posé la fleur sur ton assiette ! »

Bon, cette fic est désormais officiellement un crossover Twilight/Rantanplan. Je pense être la première, la seule et sans doute la dernière à avoir ce genre d'idée tordue ! Ceci dit, si ça vous parait trop nul dites le moi, je changerai le nom du chien. Mais rassurez-vous: il n'y aura pas de Lucky Luke, ni de Dalton!