Ndla: Oui je sais, je suis en retard. Désolée j'ai eu des imprévus, plus la rentrée, toussa toussa…

Mais le chapitre est là.

Je n'aime pas faire ça mais je n'ai pas le choix: chère « Guest », je voudrais que tu m'écrives la même review qu'en anonyme mais avec un compte, afin que je puisse te répondre…Tes remarques sont intéressantes et je voudrais beaucoup y répondre. Mais pas en public, si tu vois ce que je veux dire!

Par contre, une chose concernant les lecteurs de cette fic je vais te répondre en note d'auteur: effectivement ni toi ni moi n'étions en 1880 avec les bandits et les shérifs. C'est pour cela que je m'inspire de ce dont je me souviens des westerns que j'ai pu voir: dans mon souvenir, ils n'avaient pas un langage spécialement châtié. Les protagonistes de cette histoire ne sont pas des bourgeois ou des aristocrates mais des gens du peuple, donc j'ai pensé qu'un parlé simple leur convenait.

Sinon j'ai supprimé ta review anonyme non pas parce que je ne supporte pas la critique mais parce que la majorité des choses que tu me reprochais ne concernait pas cette histoire mais d'autres, et surtout moi et ma personnalité. Je suis toute prête à entendre, et discuter et surtout me remettre en question et évoluer mais je préfèrerais que ce soit entre toi et moi, donc n'hésite pas à me contacter: je ne mords pas^^

Bella attendit l'heure la plus sombre, celle juste avant l'aube. Alors, elle s'habilla en silence et déposa son traversin dans son lit, en long et déposa dessus la lettre destinée à son père qu'elle avait longuement écrite durant la nuit à la lueur de sa bougie et elle recouvrit le tout de sa couverture.

Puis elle rassembla le baluchon qu'elle avait préparé, ainsi que tout l'argent qu'elle possédait et qu'elle glissa dans une pochette de cuir qu'elle coinça dans sa ceinture.

Elle descendit silencieusement, le cœur battant, son baluchon, d'où seule la tête de son Teddy émergeait , contre son cœur.

Arrivée sans dommage dans la cuisine elle se servit un verre de lait et glissa une pomme dans sa poche. Le ventre noué, elle ne put rien avaler mais elle emplit un panier d'osier de victuailles : farine, sucre, café, viande et poisson séchés, légumes secs et elle prit même le jambon qui séchait dans la buanderie attenante à la cuisine.

Enfin, sur la pointe des pieds elle sortit de la maison et se rendit à l'écurie.

Elle caressa Alec, le cheval de son père et lui donna une carotte, après quoi elle le sella et installa sur la selle des sacoches spéciales. Dans l'une des sacoches elle installa son baluchon contenant ses vêtements, bijoux et autres papiers d'identité, ainsi que ses livres préférés, sans oublier Teddy et dans l'autre elle vida les provisions contenues dans le panier.

Enfin, à la lueur de sa bougie elle chercha et trouva, endormit dans un coin, Peter, le chat des voisins que Bella considérait comme le sien. Elle ramassa le chat , le caressa et le mit prestement dans le panier (ndla : il s'agit d'un panier en osier avec un couvercle qui se rabat, style panier de pique nique) désormais vide. Le chat miaula un peu et Bella lui glissa un bon morceau de lard séché : le silence se fit.

Elle accrocha alors de son mieux le panier à l'arrière de la selle, puis détacha le cheval et le sortit dans la rue. Le moment le plus dangereux était arrivé et Bella, le cœur battant à tout rompre, retint son souffle.

Elle avait mit le chapeau de son père sur sa tête et enfilé un pantalon et une chemise lui appartenant, mais tout ceci était bien sur trop grand et elle savait qu'un passant la regardant attentivement la confondrait tout de suite.

Heureusement la rue était vide.

Elle alla alors détacher Charlotte, le cocker de son père, qui lui lécha les mains. La chienne dans les bras elle monta en selle, prit les rennes dans sa main droite, tout en tenant Charlotte de l'autre main et le cheval avança.

Elle s'obligea à traverser la ville à allure normale, mais dès qu'elle eut dépassé l'école elle lança le cheval plus rapidement, sans trop non plus, ne voulant pas le fatiguer.

Charlotte se tenait sagement contre elle mais, dans le panier, Peter miaulait son mécontentement.

Elle ne s'arrêta qu'en entrant dans la forêt. Elle laissa Charlotte trottiner et se soulager mais ne sortit pas le chat du panier, se contentant de lui donner un peu de poisson fumé.

Le cheval brouta et se reposa un moment puis elle repartit, Charlotte toujours sur son cœur.

Bella savait très bien qu'elle ne serait pas capable de retrouver la maison des Cullen toute seule mais elle savait se rendre au village indien, et de là elle se ferait conduire vers ce qu'elle considérait à présent comme sa maison.

Elle n'avait pas ,jusqu'à présent, réellement pensé à la réaction des Cullen quand elle allait revenir mais elle espérait très fort qu'ils allaient être heureux de sa venue.

Dans le cas d'Edward ça lui paraissait même certain.

Elle chevaucha plus longtemps qu'elle ne le pensait, et elle commençait à paniquer, ayant peur de s'être égarée quand elle vit la fumée à travers les arbres.

Elle descendit alors de cheval et termina le trajet à pieds.

Elle enleva son chapeau et s'avança dans le village. Il était encore très tôt et un fin crachin tombait, aussi il n'y avait personne dehors. Elle resta debout, indécise, se demandant si elle devait attendre ou réveiller quelqu'un.

Mais, heureusement, un homme sortit d'un tipi au bout de quelques minutes.

Soulagée, Bella reconnut Sam Uley.

Ce dernier resta interdit.

Il avait retrouvé sa femme et découvert sa fille la veille et n'avait pas dormit de la nuit, fêtant son retour parmi les siens, et trouver une jeune fille vêtue d'habits d'homme bien trop grands, un chien dans les bras, au petit jour, lui parut incroyable.

Mais elle s'avança vers lui en souriant et il reconnut Bella Swan.

Interloqué il lui demanda:

« Qu'est ce que tu fais là ?! »

« Je veux retourner chez les Cullen ! »

Il la dévisagea un moment, sous le choc Elle continua :

« Je veux vivre avec eux ! J'ai amené mes affaires ! »

Elle montra du doigt son cheval bien chargé. Sam se passa une main dans les cheveux:

« Mais …Ton père ? »

« Je lui ai laissé une lettre ! Je veux vraiment retrouver Edward ! Et…Les autres aussi! »

Bella avait rougit et Sam comprit, et se mit à rire :

« Je vois…Je pense que ça va créer de très gros problèmes mais on verra…Je vais demander à Leah de t'accompagner ! »

Bella sauta de joie, tandis que Charlotte se mettait à pourchasser les poules effrayées.

Elle réussit à récupérer sa chienne mais du coup pas mal de monde sortit pour voir d'où venait tout ce remue ménage. Seth la reconnut et comme Sam demeura surpris puis fut content de la voir.

Leah arriva, les yeux grands ouverts de surprise, mais amusée également.

Sautant sur un grand poney indien elle guida Bella dans la forêt.

Elle ne lui posa pas de questions et Bella lui en fut reconnaissante.

Le chat s'était endormit dans le panier et le trajet se déroula dans le silence.

Quand la maison fut en vue, le cœur de Bella se mit à battre à toute allure.

Elle remercia Leah qui fit demi tour et descendit de cheval.

Elle posa Charlotte au sol et attacha Alec à l'arbre le plus proche, les mains tremblantes.

Elle courut jusqu'à la porte et frappa, les mains moites .

La porte s'ouvrit sur Emmett, en chemise et pantalon, les bretelles sur les hanches , pieds nus, et une tasse de thé à la main.

Bella avait préparé dans sa tête tout un discours pour expliquer son retour mais elle ne fut pas capable de dire autre chose que :

« C'est moi… »

Emmett la fixa un long moment, sous le choc, puis sembla se réveiller, se fendit d'un immense sourire et cria :

« Edward ! Viens donc un peu voir ce que le vent a ramené ! »

Edward, depuis la veille, montait dans sa tête, mais aussi avec son frère, un plan pour se rendre en ville, réussir à parler à Bella et éventuellement la ramener avec eux.

La voir en face de lui paraissait tout simplement inimaginable…

Il resta muet et sans réaction un long moment.

Bella sentit les larmes lui monter aux yeux quand il lui dit finalement :

« Mais..Je devais venir te chercher… »

Elle sourit alors :

« Ben tu vois, pas la peine je suis là ! »

« Oui je vois… »

A ce moment là Esmée apparut derrière son fils, sans doute prévenue de l'arrivée de Bella par Emmett.

Elle aussi dévisagea Bella avec stupéfaction et Bella, gênée marmonna :

« Je, je suis revenue…Et, euh…J'ai amené des choses. Du sucre, j'ai amené du sucre… »

Esmée retrouva ses esprits et sourit à la jeune fille :

« Tu as bien fait. Le sucre ça peut toujours servir ! Allez, entre vite ! »

Mais Bella expliqua :

« J'ai mon chat dans le panier, je vais le chercher !

« Edward va s'en charger ! »

Elle donna une tape dans le dos d'Edward qui se secoua et sortit d'un pas mal assuré vers le cheval de Bella.

Esmée prit la jeune fille par les épaules et entra dans la cuisine avec elle.

Seul Emmett était là et il tendit à la jeune fille une tasse de thé, avant de monter, pour sans aucun doute prévenir les autres.

Edward rentra, le baluchon sous un bras, les sacoches en travers des épaules, le panier contenant Peter à la main et Charlotte sur ses talons.

Croulant sous le poids il s'adressa à la jeune fille :

« T'as pas prit que du sucre ! »

Mais il souriait et Bella lui prit le panier des mains, le posa à terre et l'ouvrit. Peter passa la tête hors du panier, regarda autour de lui, puis sortit prudemment, fit le tour de la pièce et lapa sans façon la soucoupe de lait qu'Esmée lui donna. Ensuite il s'étira et s'allongea en rond prêt de la cheminée pour terminer sa sieste interrompue. Les souris pouvaient bien attendre.

Une cavalcade se fit alors entendre dans les escaliers et les autres arrivèrent, en tenue de nuit.

Alice se jeta au cou de Bella, qui la réceptionna en riant.

Tout le monde était content de la voir. Les moments un peu gênant furent quand Bella salua Jasper et Jacob.

Mais Jasper paraissait vraiment content de la voir et Jake faisait visiblement contre mauvaise fortune bon cœur.

Rosalie la serra dans ses bras, les larmes aux yeux.

Puis Emmett monta son baluchon dans la chambre d'Alice, tandis que Bella sortait les provisions de la sacoche.

Esmée la remercia en riant.

Rantanplan descendit le dernier.

Il s'immobilisa en voyant Charlotte.

Cette dernière le fixa d'un air hautain et Rantanplan s'écrasa au sol, soumis.

Il rampa sous la table et n'en sortit plus, ne remarquant même pas la présence de Peter. Du reste, Rantanplan adorait les chats.

Le petit déjeuner se tint dans un joyeux brouhaha. Bella, assise entre Alice et Edward, son bras posé sur les épaules d'Alice qui la tenait de la même façon, mangea du porridge puis une pomme.

Elle parla avec les autres, expliquant son expédition et leur retraçant les grandes lignes de la lettre laissée à son père.

Elle avait posé sa main sur sa cuisse et très vite elle sentit les doigts d'Edward se lier aux siens sous la nappe.

Elle le regarda du coin de l'œil et vit qu'il souriait béatement.

Néanmoins, elle sentait que Carlisle devenait plus grave et elle termina son récit avec une grosse boule dans la gorge.

Ce fut Jasper qui parla :

« Bella, je connais suffisamment ton père pour te dire que ta lettre ne va pas le calmer…Il va agir, c'est évident !' »

Bella baissa la tête :

« Je ne veux pas vous attirer d'ennuis mais…Je voulais vraiment revenir… »

En prononçant ces mots elle ne put s'empêcher de regarder Edward, faisant rire tout le monde, sauf Jacob qui haussa les épaules et Edward qui lui sourit en retour, serrant sa main plus fort encore.

Carlisle prit le relais :

« Ton père ne sait pas venir jusqu'ici, par contre il connaît le chemin du village indien, tout comme toi, il est probable qu'il va aller là-bas et exiger de te voir ! »

Bella releva la tête :

« Alors je lui parlerai ! »

«Moi aussi ! »

Dit Edward, ce qui n'enthousiasma pas tellement les autres. Dubitative, Bella lui expliqua :

« Mon père risque de, euh…te prendre en grippe… »

« Alors on a qu'à aller à Port Angeles et se marier ! »

« Ce sera pire, aux yeux de mon père… »

Carlisle n'eut pas le temps d'intervenir, Alice le fit :

« Et de toutes façons, tu n'as pas de robe de mariée ! »

Cela détendit l'atmosphère et Bella, sans surprise, vit Jasper prendre la main d'Alice entre les siennes, ce qui fit grimacer un peu Carlisle mais sourire les autres.

Alice retira sa main et Jasper baissa la tête. Mais Bella vit Alice lancer un regard amusé à Jasper. Elle le faisait marcher, c'était évident.

Tandis que chez les Cullen on réfléchissait à la meilleure façon de protéger tout le monde, à Forks, Charlie Swan s'éveillait.

Il n'avait presque pas dormit quand sa fille avait disparu.

En arrivant au commissariat ce jour-là et en le trouvant vide, il ne comprit pas.

Il était parti en laissant Jasper Hale avec une jeune fille inconnue déguisée en garçon, et avait envoyé Bella amener des vêtements féminins.

Et plus personne à son retour…

Au tout début, il pensa que Jasper avait emmené sa fille pour l'épouser plus vite que prévu.

Il fulmina et alerta ses collègues, mais au bout de 2 jours il reçut une lettre du gang Cullen…

Ou il apprit que sa précieuse petite fille était retenue comme otage.

Il avait beau connaître la réputation de gentleman de Carlisle Cullen, il était terrifié à l'idée que sa fille soit violée, battue, maltraitée, voire tuée.

Heureusement, à ce moment là, le shérif adjoint de Port Angeles, Gareth Adamson, était arrivé et l'empêcha de commettre une bêtise en se rendant au village indien, commettre un massacre pour qu'on lui rende sa fille.

A la place, Charlie se rendit au point de rencontre notifié par Carlisle Cullen et échangea Sam Uley contre sa fille.

Entre temps, il avait apprit que Jasper Hale, pour une raison qu'il ne comprenait pas, était passé du côté des Cullen.

Il ne pouvait pas imaginer un instant qu'il puisse en être de même pour sa fille.

Il l'avait enfin récupérée et avait été rassuré par la visite chez le médecin : son enfant était indemne.

Aussi, le lendemain il se réveilla inhabituellement tard.

Il se leva et s'habilla, se rasa puis alla entrouvrir la porte de la chambre de Bella : il la distingua dans son lit et ne la dérangea pas : la pauvre devait récupérer elle aussi.

Il descendit à la cuisine, et, peu enclin à se préoccuper de ses provisions puisque c'était Maggie, la gouvernante qui gérait tout cela, il ne s'aperçut même pas que beaucoup de victuailles avaient disparu.

Il mangea et lu son journal.

Il remonta plusieurs fois voir si la jeune fille dormait encore : c'était le cas.

Ce n'est qu'à midi qu'il résolut de la réveiller.

Et il découvrit avec horreur le traversin, et la lettre…

« Cher papa,

Je vais très bien et je suis libre de mes décisions au moment ou je t'écris: je m'en vais.

Je t'aime beaucoup, énormément, même, mais je retourne vivre chez les Cullen.

Je sais que tu as toujours fait de ton mieux pour t'occuper de moi ainsi que Maggie, mais là-bas j'ai des frères et sœurs et une mère.

J'aime leur façon de vivre, leur vision de la vie. Ma place est avec eux.

Je ne veux pas que tu le prennes mal, comme un désamour de ma part ou autre: ce n'est pas ça du tout!

Je suis suffisamment grande pour savoir ce qui est le mieux pour moi, et ce que je veux, de toutes mes forces, c'est être heureuse à leurs côtés.

Je penserai souvent à toi mon petit papa, je t'enverrai de mes nouvelles.

Je t'embrasse très fort:

Ta fille qui t'aime, Bella

PS: je prends Charlotte, qui sera très heureuse avec nous, ainsi que Peter: préviens les voisins. »

Durant les jours précédents, ce qui avait empêché Charlie de commettre un massacre ou de faire n'importe quoi avait été la présence de Gareth. Hors, Gareth était reparti la veille…

Charlie Swan ne prit même pas la peine de réfléchir: il prit son arme, son fusil et couru à la grange pour découvrir que Bella était partie avec Alec.

Fou d'angoisse, il sella rapidement Aro, son autre cheval et partit vers le village indien, sans demander de renfort ni prévenir personne…

Pendant ce temps, à l'insu de Charlie Swan mais aussi de Bella, le gang Cullen se préparait à la prévisible arrivée du shérif.

Emmett, Esmée, Carlisle, Rosalie, Jacob et Sam discutaient de comment ils allaient gérer ce problème imprévu. Jasper avait été mit de côté, les Cullen n'ayant pas encore une confiance absolue en lui, quand à Edward il était collé à Bella et personne le lui demanda de se servir de ses neurones. Alice avait été chargée d'occuper Jasper. Rantanplan avait totalement oublié Jasper: il suivait pas à pas Charlotte, et quand il était fatigué il allait dormir collé à Peter.

Bella s'était changée et avait installé ses affaires dans la chambre d'Alice, asseyant notamment son Teddy Bear sur son oreiller.

Puis, en redescendant elle avait été attrapée par Edward qui l'avait serrée contre lui et faite virevolter.

Ils étaient allé marcher un peu dans la forêt, pour se retrouver tous les deux.

« Je n'arrive pas à croire que tu sois revenue! »

« Je ne pouvais pas rester loin »

Ils étaient étrangement intimidés. La veille, le baiser qu'Edward avait eu le courage d'initier était un baiser d'adieu dans sa tête. Le désespoir lui avait donné des ailes. Mais au moment ou il lui semblait qu'ils avaient du temps, sa gêne revenait.

Mais ils se prirent par la main et marchèrent un long moment.

« Tu es sur qu'on ne vas pas se perdre? »

S'inquiéta Bella. Edward en rit:

« Non, aucune chance, je connais la forêt aussi bien que ma maison et de plus, je sais pister »

« Tu as vraiment été élevé comme un indien! »

« Non, pas complètement, mais ma mère faisait l'école aux enfants indiens, j'y allais moi aussi et du coup mes amis m'ont eux aussi apprit pas mal de choses, toutes très utiles! »

« Oui, comme monter aux arbres! »

« Entre autre! »

Bella attendait qu'Edward l'embrasse. Et elle finit par comprendre qu'elle risquait d'attendre longtemps…

Elle lui lança alors un regard noir:

« Je me demande si tu es vraiment content que je sois revenue… »

Le jeune homme pila net, surpris:

« Bien sur que je suis ravi! Je te l'ai dit! »

« Oui mais tu ne le montres pas beaucoup… »

Elle releva un peu sa robe et s'éloigna d'Edward, affectant d'être vexée.

Edward lui couru après et la prit dans ses bras, l'adossa à un arbre et l'embrassa enfin.

Elle passa ses bras autour du cou du jeune homme et il la serra plus fort encore, tandis que leurs langues apprenaient à se connaitre intimement.

Ils s'embrassèrent longtemps, leurs mains fourrageant dans leurs cheveux, leurs cœurs battant à toute allure et leurs sens s'aiguisant.

Quand ils cessèrent leurs baisers, frigorifiés, ils repartirent vers la maison, main dans la main et Edward s'inquiéta:

« Je sais bien que vous avez rompu vos fiançailles mais je ne sais pas comment Jasper va prendre le fait qu'on soit ensemble… »

« Bah…Je pense qu'Alice et lui… »

Edward secoua la tête:

« Tu sais, ma sœur est une tête de pioche, elle risque de lui en faire baver pas mal… »

« Tu dis ça parce que tu n'as jamais vu ta sœur amoureuse… »

Edward sourit et secoua la tête:

« Mon père disait toujours qu'Alice finirait par épouser un indien, vu qu'elle se comportait toujours comme tel quand elle était gamine…Et finalement, elle semble être en train de tomber amoureuse d'un shérif blond aux yeux bleus… »

« Qui lui a tapé dessus… »

« Qui lui a tapé dessus! Je confirme: elle va d'abord lui en faire baver! »