Edward regrettait amèrement d'avoir insisté auprès de Seth et de Jasper pour que Charlie Swan soit ramené chez eux, plutôt qu'au camp indien.

En effet, il voulait que Bella passe du temps avec son père, pour pouvoir lui expliquer sa décision et surtout pour que le shérif se rende compte que sa fille allait vivre en famille et être heureuse.

Au début, ses plans avaient d'ailleurs fonctionné; pendant que Carlisle et Rosalie soignaient Alice le shérif Swan avait longuement parlé avec Bella et Jasper.

Edward avait trainé à proximité et il avait comprit, rien qu'au ton de Charlie Swan, qu'il allait céder. Il n'avait du reste pas tellement le choix…

Du coup, le repas avait été un peu plus détendu. Bella l'avait en grande partie préparé et tout le monde la félicita.

Son père, encore bougon, avait râlé :

« Pourquoi tu n'as jamais rien cuisiné de tel pour moi ? »

« Tu ne me l'as jamais demandé ! Maggie et toi vous m'avez toujours considérée comme une enfant, alors que je suis une jeune femme Ici au moins je »

Mais Esmée, se doutant que Bella allait blesser son père poussa un cri de joie en sortant un reste de gâteau du placard.

Mais une fois que le moment de se coucher arriva, Edward grogna amplement. Non content de partager son lit encore une fois avec Jasper et Rantanplan (ça, il commençait à en avoir l'habitude), il y avait en plus le shérif dans le lit une place, et Charlotte…

Le shérif ronflait, Jasper avait tendance à dormir les bras en croix et Charlotte se faufilait entre Edward et Jasper, revenant toujours quand Edward la repoussait (ndla : on la comprend un peu hein ?!).

Bref, Edward passait une nuit épouvantable, tout en sachant que sa Bella dormait dans la chambre d'à côté en compagnie d'Alice et de Peter. Jamais Edward n'avait été aussi jaloux d'un chat.

Son esprit divaguait un peu : si le shérif n'avait pas été là, il aurait demandé à sa sœur de lui laisser sa place et aurait pu « dormir » avec Bella.

Il contint un gémissement en pensant à ce qu'il avait envie de lui faire. Il rêvait de passer ses mains dans son corsage…Edward avait à la fois adoré et détesté son court séjour dans la chambre de Tanya. La jeune prostituée était belle et surtout très habile à faire jouir les hommes. Bien sur Edward s'était laissé faire, et avait prit du plaisir mais il avait aussi eu l'impression d'être un pantin entre les mains de la jeune fille et il savait déjà que ce n'était pas ce qu'il voulait.

Emmett était peu pudique et Edward en avait beaucoup apprit sur la jouissance conjugale de la bouche de son frère . Il se demandait d'ailleurs souvent comment réagirait Rosalie si elle savait qu'Edward était parfaitement au courant de ses petites habitudes sexuelles.

Elle aurait sans doute été furieuse et aurait massacré Emmett (avant de se jeter sur lui avec fougue, Edward était trop souvent à son gout tombé sur le couple en plein ébats dans la grange, tout comme il les entendait très (trop) souvent faire l'amour dans leur chambre la nuit).

Charlotte se glissa sur son torse et lui fit une léchouille dans le cou.

Edward grogna.

Rantanplan, Charlie et Jasper dormaient profondément.

Mais pas lui, ni Charlotte.

Il prit délicatement (Bella ne lui aurait jamais pardonné de ne pas traiter sa chienne comme une princesse) et, à tâtons, la déposa sur le torse de Jasper. Ce dernier soupira dans son sommeil mais ne bougea pas. Charlotte tourna sur elle-même, et, au grand soulagement d'Edward accepta Jasper en guise de matelas.

Edward se tourna sur le côté et réfléchit.

Le shérif Swan n'allait pas passer sa vie chez eux. La nuit suivante il serait parti, d'une manière ou d'une autre.

Donc, il pouvait s'arranger avec Alice, lui demander de lui laisser sa place et Bella était très réceptive à ses baisers, il était sur qu'elle accepterait de faire l'amour avec lui.

Edward se sentit bander en songeant à cela.

Comme s'il entendait ses pensées à propos de sa fille Charlie Swan ronfla plus fort et Edward sursauta.

Il se tourna à nouveau.

Il laissa ses pensées vagabonder. Tanya l'avait sucé et ça avait été le meilleur moment, mais il se demandait comment proposer cela à Bella.

Elle était timide et il se dit que le mieux serait sans doute de lui administrer ce traitement en premier lieu. Emmett lui avait affirmé que Rosalie devenait une tigresse quand il la léchait. Edward le croyait sans peine vu le plaisir que lui-même avait ressenti quand la jeune femme l'avait prit dans sa bouche.

Bref. Donc, le plus dur serait que ses parents ne se rendent compte de rien.

Bella se tairait, forcément, mais Alice ?

Il sursauta : si Bella et lui passaient la nuit ensemble…Alice irait rejoindre Jasper !

Edward sentit son pouls s'accélérer.

Sa petite sœur en train de s'envoyer en l'air dans son propre lit !

Emmett lui avait expliqué que lors de leur première fois les filles avaient souvent mal et pouvaient saigner.

Edward sentit ses poils se hérisser à la pensée d'Alice en train de souffrir, et saigner dans son propre lit.

Il était un fou inconscient de ne pas avoir pensé à ça plus tôt.

De plus il était suffisamment intime avec Jasper Hale pour savoir que ce dernier était tout autant gâté par la nature que lui-même. Il savait qu'il serait doux et gentil et tendre et patient et amoureux et tout ça avec Bella, mais comment savoir si Jasper n'allait pas sa transformer en monstre assoiffé de sexe ?

Décidant de se venger d'avance il balança un grand coup de pied dans le mollet de Jasper, qui se réveilla en sursaut et Edward fit semblant de dormir.

Jasper maugréa, repoussa Charlotte qui vint immédiatement se coller contre Edward et se tourna de l'autre côté. Sa respiration redevint régulière et Edward continua à gamberger.

Et si Bella criait ? Rosalie gémissait fort et Emmett grognait lorsqu'ils faisaient l'amour mais il était évident que c'était des cris de plaisir, si Bella avait mal elle crierait bien plus fort que ça et Edward savait qu'il verrait ses parents rappliquer.

Il sentit la sueur couler dans son dos et se tourna une fois de plus.

D'un autre coté, cela lui permettrait de surveiller Jasper puisque les deux chambres étaient collées.

Il ne se voyait pas vraiment dire à Bella : « Ecoute chérie, ça va te faire mal, mais ne crie pas parce que tout le monde dans la maison va t'entendre ! »

Bella s'enfuirait et elle aurait raison.

Edward se jura de demander à Emmett comment Rose et lui avaient fait pour la première fois de la jeune fille.

En effet, Edward n'avait entendu Rosalie crier de douleur (ou plutôt dans ce cas précis hurler à la mort) que lors de son accouchement.

Même juste après qu'Emmett l'ait ramenée Edward ne se souvenait que des gémissements de plaisir de la jeune fille.

Le jeune homme finit par s'endormir et fut réveillé le lendemain par Charlotte qui faisait des mamours alternativement à Jasper puis à Edward.

Mal réveillés, les deux jeunes garçons comprirent néanmoins qu'elle avait besoin de sortir.

Ils laissèrent Charlie dormir en compagnie de Rantanplan. Ce dernier, couché sur le dos dormait les pates repliées.

Jasper soutenait que ce chien était la réincarnation d'un échappé d'asile.

Jasper, Edward et Charlotte allèrent dehors et urinèrent contre les arbres. Un seul dans le cas des deux hommes, mais plusieurs pour Charlotte.

Ensuite, cette dernière se mit en devoir de courir (gracieusement) derrière les papillons.

Jasper et Edward allèrent dans la cuisine et se firent réchauffer du café.

Ils le burent en silence au début puis se mirent à parler.

Parmi les bénéfices de sa vie chez les Cullen, Jasper appréciait surtout d'avoir la compagnie de jeunes de son âge.

Ils évitèrent habilement le sujet de deux jeunes filles dans un premier temps.

« On va faire quoi de Charlie ? Le bougre ronfle ! »

Demanda Jasper.

« Ca t'a pas empêché de dormir ! Tu en as écrasé toute la nuit ! »

Jasper sourit mais Edward enchaina :

« Sinon je suis pour qu'on le ramène au village indien. Après tout mon père pense que le laisser moisir quelques temps dans un tipi lui fera du bien… »

« Ouais il y réfléchira à deux fois avant de revenir au campement ! »

Finalement, Edward, sans beaucoup de tact, amorça le sujet :

« Je sais bien que, hum, enfin…Alice et toi…C'est pas mon problème, mais bon , elle est vraiment très jeune donc j'espère que tu sais qu'il ne faut pas la toucher et »

Jasper l'interrompit :

« Elle a quelques semaines de plus que Bella, donc je suppose que tu n'as pas l'intention de toucher à elle non plus ! »

Le ton de Jasper était clairement moqueur et Edward rougit jusqu'à la racine des cheveux :

« Mais…C'est pas pareil ! »

« Ah bon, et en quoi ? »

« Mais, voyons Bella est plus grande, alors qu'Alice est petite et… »

« Edward…La seule différence c'est qu'Alice est ta sœur ! »

« Jasper, si…Enfin quand…Bref. Elles auront un bébé très rapidement, tu en as conscience ?! »

Jasper opina de la tête :

« J'aime bien les bébés ! »

« Ouais…Moi aussi. Maintenant visualise Alice et imagine là en train d'accoucher d'un bébé te ressemblant, je veux dire, avec ta carrure quoi ! »

D'un ton moins assuré, Jasper plaida pourtant :

« Rose a bien mit au monde Henry, qui a la stature d'Emmett ! »

« Oui mais Rose est plus grande qu'Alice, et pourtant tu l'aurais entendue hurler ! »

Jasper, définitivement pale, se tassa sur sa chaise :

« Ben alors quoi, je pourrai jamais coucher avec elle sous prétexte qu'elle est petite et moi très grand ? »

Edward avait bien envie de répondre que oui, en effet il ne pourrait jamais coucher avec elle mais il dit simplement :

« J'en pense surtout qu'elle risque de grandir encore, s'étoffer un peu quoi. On demandera à ma mère ce qu'elle en pense ! »

Pour changer un peu Jasper rougit :

« Ah non, pas Esmée !

« Bon alors à Rose ! »

« Je lui demanderai. Edward… »

« Oui ? »

« Tant que je touche pas à Alice tu touches pas à Bella… »

Edward soupira à fendre l'âme mais accepta :

« Je suis d'accord. Il faut attendre leurs 16 ans au moins… »

« Vendu ! »

Le reste de la famille ne tarda pas à se lever et tout le monde reprit ses activités habituelles.

Emmett, Jasper et Edward travaillaient d'arrache pied à la construction de la maison du jeune couple.

Carlisle reconduit Charlie Swan au camp indien.

Jacob s'était chargé de faire courir le bruit dans Forks que le shérif avait amené sa fille chez une tante, vers Seattle pour qu'elle se remette de son enlèvement. Cela leur donnait le temps de se retourner.

Charlie Swan se retrouva donc au point de départ : sous haute surveillance dans un tipi.

Cependant il savait désormais que sa fille était vraiment bien chez les Cullen. Il avait comprit tout seul que outre un amoureux elle avait trouvé une mère, et des frères et sœurs.

Charlie était fatigué et se sentait désabusé.

Même Charlotte s'était entichée d'Edward Cullen.

Déjà qu'avant elle adorait Jasper Hale, à présent elle passait sans cesse de l'un à l'autre, leur léchant les mains et jappant pour avoir des caresses tout en frétillant de l'arrière train.

Comme, en plus, elle avait désormais un amoureux canin en la personne de Rantanplan qui lui collait aux fesses honteusement et qu'elle s'était découvert une passion pour la chasse aux papillons, Charlotte était un chien particulièrement occupé…

Bref, il n'avait même pas demandé à récupérer sa chienne. Comprenant sans doute son désarroi, Rosalie lui avait dit qu'ils lui réservaient un des chiots de la première portée Charlotte /Rantanplan.

Cela n'avait pas vraiment consolé Charlie, qui craignait fort que le chiot ressemble à son père.

Il se laissa tomber dans le tipi, abattu.

Il ne savait pas ce qu'il allait faire. Vivre comme avant ne lui disait rien. Tout ce qu'il avait fait dans sa vie, c'était avant tout pour sa fille. Sans elle, à quoi bon continuer ?

Il n'était pas attaché mais savait très bien qu'il était surveillé, Sam le lui avait fermement expliqué.

Il n'avait même plus envie de s'enfuir.

Il releva la tête quand quelqu'un entra.

Et soupira en voyant Sue devant lui.

Il se tassa un peu, s'attendant à recevoir un savon mémorable.

Mais la jeune femme ne dit rien, se contentant de s'asseoir prêt de lui.

Elle avait amené un ouvrage avec elle et elle se mit à tresser un panier en silence. Charlie l'observa un moment puis se risqua à parler :

« On me fait surveiller par une femme maintenant ?! »

L'indienne lui sourit :

« Je ne suis pas ici pour vous surveiller. Je veux juste vous tenir compagnie, je pense que vous devez vous sentir très seul. »

Elle avait bien entendu touché en plein dans le mille et le shérif se tut, plus ému qu'il ne l'aurait voulu.

Il la regarda tresser. Elle était très habile et rapide et il avait du mal à voir les gestes précis qu'elle effectuait.

Elle travailla longtemps, il ne regarda pas sa montre mais au moins deux heures s'écoulèrent.

Quand il fit trop sombre elle posa son travail et sortit sans un mot.

Elle revint quelques instants plus tard avec deux assiettes de terre cuite contenant du lard et des pommes de terre. Charlie mangea en silence, un peu gêné. Il savait parfaitement que les indiens étaient très pauvres et il n'avait pas envie de prendre la nourriture de la bouche d'un enfant.

Il se promit de leur donner un peu d'argent, avant de partir.

Si on le relâchait un jour, bien sur.

Le tipi n'était plus éclairé que part un petite lampe à huile, la réplique de celle qui éclairait la chambre d'Edward Cullen la nuit. Charlie sentit la mélancolie monter.

Carlisle lui avait promit que rien n'allait se passer entre Bella et Edward. Il préférait le croire mais se doutait bien qu'un jour ou l'autre ça allait arriver.

Et il n'avait pas le sentiment de maitriser Edward comme il l'avait eu avec Jasper.

Il sursauta quand la main de Sue se posa sur sa joue.

Il leva les yeux vers elle et elle lui sourit dans la pénombre :

« Tu penses à ta fille ? »

« Oui… »

« Elle est une belle jeune fille. Elle te donnera de beaux petits enfants ! »

Charlie sentit son humeur se noircir davantage. Sue s'en rendit compte et lui demanda, étonnée :

« Tu n'as pas envie d'avoir un petit fils ?! »

« Mmmmhhhh… Si, mais…Non, en fait …Non. Bella est trop jeune ! »

Sue se mit à rire.

« Un fils donne autant de souci, au cas où tu penserais le contraire… »

« Je ne sais pas, je n'ai pas de fils… »

« Tu n'as pas envie d'en avoir un ? »

« Si. Mais je suis veuf. »

« Je suis veuve moi aussi. Et avoir un troisième enfant me ferait très plaisir »

Même Charlie Swan, doté d'autant d'intuition que Rantanplan, comprit le sous entendu et il rougit.

Il ne répondit pas, incapable d'articuler.

Mais il posa sa main sur celle de la jeune femme qui n'avait pas enlevé ses doigts de sa joue.

Il ferma les yeux et s'empara de ses doigts puis la tira vers lui.

Jamais, de toute sa vie, il n'aurait pensé avoir des rapports avec une indienne. Et pourtant il se rendit compte à quel point il la désirait.

Il la pressa contre lui, désormais haletant. Depuis la mort de sa femme, il n'avait eu que des rapports tarifés.

Et cette femme s'offrait à lui. Il savait bien que les indiennes n'étaient pas réputées pour utiliser des pessaires (ndla : en gros, ancêtres du diaphragme) mais la tête lui tournait subitement à l'idée de cette femme, plus jeune, et si belle, qui se proposait ouvertement de lui donner un enfant.

Il perdit pied totalement et releva la tête pour s'emparer de ses lèvres.

Elle parut surprise de son soudain empressement et il eut peur qu'elle se rétracte finalement mais elle passa ses bras autour de son cou.

Il les renversa alors tous les deux sur le côté, sur le lit de feuilles et de paille.

Il commença à la déshabiller à tâtons, ne voulant pas quitter sa bouche, de peur qu'elle ne veuille plus de lui si il lui laissait reprendre ses esprits. Et à présent l'avoir était tout ce qui lui importait.

Mais il fut rapidement rassuré : elle déboutonna sa chemise elle-même.

Il n'avait jamais été très doué pour déshabiller les femmes, et puis il était plus habitué aux corsets des danseuses de saloon qu'à la robe de toile que portait Sue, et ce fut elle qui la retira en riant.

Elle ne portait absolument rien sous sa robe, ce qui aurait sans aucun doute donné une crise cardiaque fulgurante au pasteur du village mais qui emplit Charlie Swan de félicitée. Sue avait des seins lourds, un ventre rond, des cuisses généreuses. Elle était l'icône de la femme, de la maternité.

Il ne demandait qu'à se perdre en elle.

Il reprit le baiser et caressa sa poitrine. Ses mamelons durcirent sous ses doigts et il ne put s'empêcher d'abandonner la bouche pour aller les téter. Sue le laissa faire en riant et passa ses mains dans ses cheveux en lui disant :

« Les blancs sont comme les hommes de chez nous : vous ne pouvez pas vous empêcher de redevenir de petits enfants devant les seins des femmes… »

Charlie approuva sans cesser de mordiller, sucer, téter alternativement chaque mamelon.

Puis il descendit plus bas et embrassa avec douceur le ventre doux et les hanches de la jeune femme.

Puis il revint vers sa bouche qu'il cueillit comme un fruit trop mur. Tandis qu'elle l'embrassait avec avidité elle défit sa ceinture et libéra son érection.

Il acheva de se déshabiller avec fébrilité et enfin les deux corps nus s'enlacèrent.

Du temps de son mariage Charlie avait apprit de sa femme de nombreux jeux amoureux mais il ne se sentait pas encore assez à l'aise avec Sue pour les mettre en pratique. Heureusement il lui sembla qu'il en était de même pour elle et ils se contentèrent de caresser leurs corps avec empressement, mais sans insister trop longtemps sur leurs zones génitales (ils savaient qu'lis y viendraient mais avaient tout leur temps). Et, enfin, il s'allongea sur elle et elle noua ses jambes autour de lui.

Il la pénétra facilement et s'enfonça en gémissant.

Elle cria quand il butta au fond d'elle et leurs bouches se joignirent à nouveau. Ses mouvements se firent plus rapides, plus forts et le plaisir monta, pour l'un comme pour l'autre.

Après son veuvage Charlie Swan aurait pu se remarier à de nombreuses reprises mais il ne l'avait jamais souhaité, parfaitement conscient que les femmes le courtisant voulaient surtout épouser un shérif ou bien un père pour leurs enfants (quand elles étaient veuves) mais qu'elles ne se préoccupaient pas de l'homme qu'il était.

Et là…C'était le contraire. Sue se donnait à lui malgré le fait qu'il soit blanc, qu'il soit shérif.

Elle donnait et recevait du plaisir, beaucoup de plaisir, avec naturel, avec simplicité.

Il poussa plus fort en elle. Elle était très mouillée, ouverte, et le rapport était d'autant plus facile et agréable.

Il gémit en enfouissant sa tête entre les seins tendus et dressés de sa partenaire et augmenta la cadence de ses coups de reins.

Le plaisir le fit gémir plus fort et elle ondula le bassin pour amplifier la friction sur son clitoris, sentant leur plaisir à tous les deux sur le point de basculer vers le point de non retour.

L'orgasme les cueillit presque en même temps et s'il se contenta de grogner puis de gémir son prénom, elle cria bien plus fort, sans doute assez pour être entendu de l'extérieur. Il en conçut une immense fierté et sourit béatement. Enfin, trempé et essoufflé il quitta à regret son corps et se laissa glisser sur le coté, sans la lâcher. Leurs corps en sueur étaient glissants mais ils s'agrippèrent l'un à l'autre.

Ils échangèrent des baisers, sans vraiment se parler.

Charlie avait peur qu'elle ne se relève pour faire un lavement vaginal, comme le faisaient les prostituées, mais elle resta tranquillement allongée avec lui.

Ils sombrèrent dans le sommeil enlacés et Charlie, enfin détendu et satisfait eut le temps de penser à deux choses avant de s'endormir :

Tout d'abord il était effectivement probable que la jeune indienne tombe enceinte. Sans doute pas cette fois-ci, mais elle semblait vraiment disposée à accepter une grossesse, et il découvrait à quel point il avait envie d'avoir un autre enfant. Et, le plus important : il avait drôlement hâte de voir la tête de sa fille quand elle apprendrait qu'elle allait avoir un petit frère…A moitié indien.

Et c'est sur un sourire béat qu'il s'endormit, la tête de Sue sur son torse.

ndla: j'avais promit un lemon pour ce chapitre...J'avais pas dit quel couple! C'est mon premier lemon Sue/ Charlie et j'ai bien aimé l'écrire!