Le dernier chapitre se déroulait courant aout 1882.
3 octobre 1882
Rosalie, Emmett et Henry avaient aménagé chez eux la veille.
Emmett en était ravi mais Rose était épuisée. Sa grossesse arrivait à son terme et du coup ils continuèrent à aller manger avec les autres, Rosalie éprouvant de plus en plus de difficultés à se mouvoir.
Et puis, la nuit du 2 au 3, elle réveilla Emmett vers 4 heures du matin.
Il comprit aussitôt, ne serait-ce qu'à cause de la manière dont elle lui broyait l'épaule.
Elle avait mit plusieurs heures à accoucher pour Henry, et la douleur n'avait été insupportable que les deux dernières heures, mais là, la violence des contractions se fit atroce tout de suite.
Elle essaya bien d'arpenter sa cuisine toute neuve, afin de faciliter le travail, mais au bout d'une demi-heure à peine elle en fut réduite à se cramponner au dossier d'une chaise, accroupie, le souffle court et le ventre et les reins laminés par la douleur.
Emmett, un peu dépassé, tenta une idée:
« Tu pourrais peut- être t'examiner toi-même pour voir ou tu en es? »
La seule réponse qu'il obtint fut une tasse lancée dans sa direction et il jugea plus prudent d'aller chercher sa mère.
Comme pour la naissance de Henry, Carlisle ne put s'empêcher de pointer le bout de son nez lui aussi mais il fut reçu avec à peu prêt autant de gentillesse que l'avait été Emmett avec sa tasse qui ne l'avait raté que de peu.
Carlisle battit donc rapidement en retraire, du reste il savait que si son aide était vraiment nécessaire, Rose ne serait plus en état de s'y opposer.
Il rentra chez lui et, à la demande de sa femme, alla réveiller Alice.
« Alice…C'est papa…Rosalie va accoucher…Ta mère te demande! »
Alice, qui n'était pourtant pas spécialement du matin, se laissa aussitôt tomber du lit et s'habilla en toute hâte.
Bella, excitée comme une puce, l'accompagna.
Quand elles arrivèrent Bella ouvrit de grands yeux, mais Alice ne fut pas surprise…
Rosalie, donc le caractère affirmé n'était plus à démontrer en faisait pourtant une fois encore étalage:
Toujours accroupie au sol, mais désormais nue, elle refusait obstinément qu'Esmée l'examine, la menaçant avec un langage qui aurait fait rougir le plus vulgaire des conducteurs de diligence…
Ni Esmée ni Alice ne s'en formalisèrent mais Bella mit pudiquement les mains sur ses oreilles.
Les douleurs n'avaient commencé que depuis deux heures à peine quand Rosalie qui jusqu'à présent grognait et jurait entre ses dents, s'arqua brusquement et se mit à hurler.
Bella fit un bond de surprise mais Esmée s'empara d'une serviette propre et s'agenouilla devant sa belle fille, mettant ses mains entre les cuisses de celle-ci, tandis qu'Alice passait derrière et appuyait sur le bas du dos de Rosalie.
Emmett et Carlisle étaient, eux, assis dans la cuisine de la maison principale, sirotant leur boisson, du café noir pour le médecin, mais une gnole à tuer un cheval pour Emmett, qui ne vivait pas très bien l'attente…
Son père essayait de le calmer quand ils entendirent très distinctement, malgré la distance entre les deux maisons, le hurlement de Rosalie.
Jasper et Edward, eux, dormaient encore du sommeil du juste quand ils furent réveillés par le cri de Rosalie. Cri bientôt suivi par un autre, plus long et plus fort encore.
Jasper bondit hors du lit, totalement affolé, tandis qu'Edward éclairait à tâtons la lampe:
« Mais qu'est-ce qui se passe? Quelqu'un a du être attaqué par un ours? »
« Je pense plutôt que c'est Rose qui est en train d'avoir son bébé… »
A la lueur de la bougie, Edward vit Jasper pâlir.
Les deux hommes s'habillèrent et descendirent, après un dernier regard à Rantanplan, qui, allongé en travers du lit, ronflait comme un sonneur: les cris ne l'avaient même pas réveillé.
« Quand je pense qu'il est censé être un chien de garde… »
Marmonna Edward.
Dans la cuisine, ils trouvèrent Carlisle et Emmett.
Ce dernier était blême et paniquait:
« C'est pire que la première fois! »
« Oh non! Pas du tout! »
S'exclamèrent en même temps Edward et Carlisle.
Les cris suivirent encore, rapprochés.
Carlisle sourit et tapota l'épaule de son fils tout en lui resservant un généreux verre de tord-boyaux:
« A mon avis, c'est presque terminé! »
Emmett avala la moitié de son verre cul-sec, reprit son souffle et l'aurait sans doute terminé mais la porte s'ouvrit sur Bella:
« Emmett! Rose te demande! Elle dit que le bébé ne sortira pas tant qu'elle ne t'aura pas tué! »
« Mais… »
Edward ne laissa pas à son frère le temps de protester: il le prit par le bras et le tira dehors. Les deux frères disparurent dans l'aube naissante, Bella sur leurs talons.
Jasper se laissa tomber sur une chaise et prit le verre d'Emmett, qu'il finit avant de se resservir assez généreusement.
Emmett entra dans la cuisine, poussé par son frère qui repartit aussitôt.
Bella prit la relève et le tira par le bras jusqu'à Rosalie.
Celle-ci releva la tète quand la contraction se termina et vit son mari:
« Je te déteeeeeeeeste! C'est ta faute tout ça! »
Emmett, sur le signe de sa sœur, se plaça derrière Rosalie et cette dernière se laissa aller contre lui, tout en continuant à proférer des menaces entre ses dents.
Profitant que la contraction ait cessé, Esmée s'adressa très fermement à sa belle-fille:
« Bon, écoute moi chérie, quand ce bébé sera né, je te jure que tu pourras faires tout ce que tu voudras à Emmett, et même je te le tiendrai, mais pour le moment tu POUSSES, c'est comprit? »
Rose, hocha la tète en silence. Et elle poussa, une fois, puis une deuxième et Bella eut la surprise de voir le bébé sortir.
Bella n'avait assisté qu'à deux autres accouchements depuis la naissance du bébé d'Emily et aucun n'avait été aussi facile que celui que venait d'avoir Rosalie!
Esmée regarda l'enfant un bref instant, pour s'assurer qu'il allaite bien, puis elle le tendit à Rosalie qui s'en empara en souriant et pleurant de joie.
Bella et Alice se prirent les mains, pleurant de joie elles aussi.
Esmée coupa le cordon tandis qu'Emmett, lui aussi en larmes, regardait le nouveau venu et déclarait:
« C'est une petite fille! »
Rosalie regarda mieux et poussa un cri de joie:
« Oh oui! Une fille! Elle est tellement belle! »
Le bébé pleurait très vigoureusement, signe de sa bonne santé et dans la chambre à coté, Henry, que les hurlements de sa mère n'avaient pourtant pas réveillé se mit à crier et Bella alla vite le chercher.
Il avait presque 18 mois et il était adorable mais assez casse cou. Bella le prit dans ses bras et il lui sourit en babillant:
« Tu as une petite sœur! Viens la voir mon trésor! »
Elle l'amena à la cuisine et Henry ne sembla pas troublé par le sang à terre, il fixait sa sœur dans les bras de sa mère d'un air surpris.
Emmett le prit contre lui mais assez vite Esmée prit la parole:
« Ca saigne. Ca saigne trop il faut évacuer le placenta…Emmett, prend tes enfants et sors »
Le ton d'Esmée était sans appel et son fils obéit tout de suite.
« Rose, allonge toi…Alice, masse lui le ventre… »
Bella vit le sang couler entre les cuisses de la jeune mère et même elle savait qu'il y en avait bien trop…
La réaction d'Esmée le lui confirma:
« Bella va vite chercher Carlisle, qu'il vienne avec sa trousse, on va aussi avoir besoin d'Edward et Jasper! »
Bella courut comme une flèche vers la maison, les larmes coulant sur ses joues.
Carlisle n'eut besoin d'aucune explication, dès qu'il vit Bella il s'empara de la trousse qu'il avait préparé en cas de besoin et il courut vers la maison de son fils.
Jasper et Edward pressèrent Bella de questions:
« Elle saigne trop…Esmée dit que vous devez venir aussi »
Ils sortirent tous les 3 et Bella, entre deux sanglots, leur dit:
« Au fait, le bébé, c'est une fille! »
Ils arrivèrent devant la porte, et si les garçons hésitèrent sur le seuil, Bella entra avec un aplomb que Jasper ne lui avait jamais connu.
Carlisle, Esmée et Alice avaient déjà allongé la jeune fille sur la table de la cuisine et le bas de son corps était recouvert d'un drap blanc largement souillé de rouge. Elle était déjà inconsciente, et Jasper comprit en voyant le médecin tenir contre son visage un gros morceau de charpie à l'odeur caractéristique qu'il venait de l'endormir à l'éther.
Edward conserva une apparente froideur qu'il était bien loin de ressentir mais Jasper ne put rien faire pour empêcher les larmes de couler le long de ses joues.
Carlisle, d'une voix sure, distribua les rôles :
« Jasper, Edward, vous soulevez chacun une jambe et la maintenez repliée vers sa poitrine. Alice tu maintiens le tampon sur son visage, Esmée tu appuyes sur son ventre… Bella tu vas aider Emmett avec les enfants !»
Bella sortit de la cuisine sans insister et alla avec Emmett, qui pleurait, sa fille nouvellement née contre son cœur. Bella prit Henry dans ses bras et l'amusa de son mieux.
Rosalie continuait de saigner et Carlisle hâta le mouvement tout en ordonnant à Jasper de fermer les yeux.
Edward n'avait jamais assisté à une délivrance artificielle autrement que sur une vache, une jument ou une brebis, mais il savait de quoi il retournait, ses parents en parlant régulièrement entre eux, il savait que c'était là une des complications redoutées de l'accouchement.
Alice mouilla à nouveau d'éther le tampon de coton et l'appliqua fermement sur le visage de Rosalie, tout en lui parlant à l'oreille.
Esmée appuya sur l'abdomen de la jeune femme tandis que Carlisle enfonçait sa main droite dans le ventre de sa belle fille.
Edward ne tourna pas le regard ni ne cilla.
Il réussit à mettre sa peur de côté pour admirer le geste médical. Presque tout de suite son père sortit le placenta qu'il jeta dans une bassine. Esmée massa fermement le ventre de Rosalie et des gros caillots sanglants sortirent d'entre ses cuisses, puis ce fut terminé.
Edward vit ses parents se détendre et il sourit lui aussi.
« Hey Jazz, c'est bon, c'est fini, elle va s'en sortir ! »
Jasper eut un pale sourire, tout en gardant les yeux bien fermés.
Alice enleva le tampon d'éther et partit chercher une chemise de nuit.
Edward sortit avec Jasper.
Ce dernier était encore sous le choc.
Tandis que dans la cuisine le pire était passé et que les membres de la famille s'activaient à nettoyer Rose et à surveiller son réveil, Jasper craqua dans les bras de Bella.
Emmett tremblait de tous ses membres mais réussit à faire bonne figure pour son fils et à jouer avec lui tandis qu'Edward avait prit le bébé dans ses bras et l'admirait.
Bella tapotait le dos de Jasper qui essayait de contenir ses sanglots :
« Je ne te savais pas si émotif ! »
Mais elle-même, à présent que le pire était passé pleurait librement.
Ils virent alors passer Carlisle portant Rosalie encore endormie dans ses bras. Elle était vêtue d'une chemise de nuit blanche et entourée d'une couverture.
Emmett s'engouffra dans la chambre à la suite de son père.
Esmée entra dans le salon et vint étreindre Jasper.
« C'est terminé mon chéri, elle va bien, elle va se reposer et dans une semaine personne n'y pensera plus ! »
A tour de rôle ils entrèrent pour l'embrasser. Emmett et Carlisle restèrent à son chevet.
Ils avaient déposé le bébé contre elle, afin que ce soit la première chose qu'elle voit en se réveillant.
Jasper l'embrassa et ressortit aussitôt.
Alice le suivit dehors.
Tous deux respirèrent l'air frais à plein poumons. Alice, bien que choquée, était surtout soulagée.
Mais Jasper ne parvenait pas à se défaire de la peur qu'il avait ressentie.
« Jasper ? Tu es tout blanc… »
« Je ne veux pas qu'on ait des enfants, tu m'entends Alice ? Je ne peux pas supporter l'idée de te perdre… »
« Mais moi je veux un bébé un jour ! »
Jasper fit non de la tète mais Alice vint l'enlacer.
Elle se rappelait parfaitement le jour ou elle-même avait assisté à un accouchement. Cela l'avait marqué, au point que pendant longtemps elle n'avait pas voulu avoir un bébé.
Edward avait lui aussi besoin de faire tomber la pression.
Il avait prit sur lui et avait réussi à se détacher de l'événement pour garder son calme et être efficace mais à présent que tout allait bien il était décidé à souffler un bon coup.
Alors il embrassa Bella et vint chercher Jasper.
Ils allèrent au camp indien, avec 2 bouteilles de gnole.
Après avoir enrôlé Jacob, Embry, Quil et même Seth, ils burent à même le goulot, au bord de la rivière, en se détendant enfin.
Ils portèrent des toasts à Lilian, dite Lil, leur nouvelle nièce.
Jasper et Edward finirent par rentrer à la maison, tard le soir, saouls comme des barriques.
Ils furent très mal accueillis par Esmée et Alice, mais Carlisle rit et leur donna du café bien noir.
Bella arriva de chez Rosalie et regarda, médusée, son ex et nouveau fiancés rire comme des perdus en se tenant par le cou.
Alice l'informa de leur état et Bella, pinçant les lèvres, monta se coucher non sans avoir précisé à Edward qu'elle n'avait pas l'intention d'épouser un imbécile, ce qui, sur le coup, fit bien rire celui-ci.
Jasper finit par s'endormir par terre, devant le poêle et Edward s'allongea à ses cotés, ne s'estimant pas en état (à juste titre) de monter les escaliers.
Le réveil fut difficile, le lendemain.
Rosalie avait passé une bonne nuit, veillée par Emmett et Esmée.
La petite était belle et en pleine forme.
On ne pouvait pas en dire autant de ses oncles…
Attablés côte à côte, ils gémissaient dès que quelqu'un parlait.
Cela faisait rire Carlisle et même Alice, qui en avait vu d'autres avec ses frères et les indiens de la tribu, bien qu'elle ne soit pas contente de l'attitude de Jasper.
Emmett, venu manger, avait retrouvé sa bonne humeur et sa gouaille habituelles maintenant que sa femme était hors de danger et il plaisanta tout le long du repas, disant que lui aussi aurait bien prit une cuite pour se remettre de ses émotions.
Esmée était très mécontente mais elle comprenait malgré tout qu'ils aient eu besoin de décompresser.
Bella, elle, ne décolérait pas.
Elle n'adressa pas un regard ni une parole à Edward.
Le visage fermé, elle l'ignora totalement.
Jasper s'excusa auprès d'Alice et d'Esmée qui levèrent les yeux au ciel mais en rirent.
Mais Bella fit comme si elle n'entendait pas les paroles de son fiancé, qui commençait à regretter son attitude.
Après le repas Bella retourna auprès de Rosalie et consacra sa matinée à s'occuper de Lil et Henry.
Edward comprit qu'il s'était fourré dans le pétrin et demanda conseil à son père :
« Tu devrais lui offrir un cadeau. Et t'excuser mille fois s'il le faut. Pour ce que je sais du shérif Swan c'est un homme droit, qui ne s'est jamais saoulé, même s'il boit un peu de temps en temps. Bella n'a que cet exemple là, ne l'oublie pas ! »
Abattu, Edward sella son cheval, cacha ses mèches rousses sous un chapeau et se rendit à Port Angeles.
Il réfléchit durant le trajet et regretta de ne pas avoir demandé conseil à Alice mais finalement trouva son bonheur dans le plus grand magasin de Port Angeles et revint chez lui, 3 heures plus tard, le cœur plein d'espoir.
Il alla chercher Bella, qui était chez Rosalie et Emmett.
Alice y était également, comme les parents, et sa sœur l'informa, moqueuse, que Jasper dormait du sommeil du juste.
Edward, d'une voix douce, demanda à Bella de venir avec lui.
Mais cette dernière, plus fâchée et plus rancunière qu'il ne l'aurait pensé ne le regarda pas, jusqu'à ce qu'Esmée ne lui demande d'écouter au moins ce qu'Edward avait à lui dire.
Bella se leva alors et suivit de très mauvaise grâce son fiancé jusqu'à la grange.
Elle flatta le cou du cheval le plus proche pendant qu'Edward s'excusait.
Ce dernier était lui aussi assez agacé. Il ne voyait pas ce qu'il avait fait de mal.
Il ne buvait qu'exceptionnellement et il lui semblait que les circonstances de la veille excusaient grandement son comportement.
Il n'aimait pas le comportement de Bella, qu'il jugeait enfantin, mais il aimait trop la jeune fille pour s'emporter contre elle.
Mais quand Bella refusa de prendre le paquet qu'il lui tendait il s'énerva :
« Bon Bella, je commence à en avoir assez ! D'accord on a bu Jasper et moi, et tu n'aimes pas ça, mais j'ai le droit de décompresser un peu moi aussi, non ? On a juste passé du temps avec Jake, Quil, Embry et Seth ! On n'a pas fait de bêtises et »
« SETH ? Vous avez fait boire Seth ? Mais vous êtes idiots ou quoi ? Il a 14 ans ! »
« Mais non ! Il a juste bu un verre, peut-être deux, on n'est pas idiots ! »
(Ndla : Edward ment, en réalité Seth a picolé bien plus que ça ! Mais il se doute que si Bella apprend ça il sera encore plus dans les ennuis !)
Bella le regarda en face pour la première fois, l'air grave :
« L'alcool est une malédiction. Il transforme les hommes en animaux sans conscience et les tue à petit feu ! Ne compte pas sur moi pour accepter que tu boives ! »
Edward en resta la bouche ouverte puis lui demanda :
« Mais enfin, qui t'as dit ça ? »
« ROSALIE ! Au temps ou elle était mon institutrice ! On avait même des dessins de foie malades à cause de l'alcool ! Et le pasteur, le père de Jazz et Rose et le nouveau aussi, nous disait tout le temps d'éviter la boisson comme la peste ! JE NE VEUX PAS QUE TU SOIS MALADE ! »
Edward éclata alors de rire, ce qui ne fut pas du tout du gout de Bella qui passa devant lui, dans l'intention évidente de quitter la grange mais Edward l'attrapa pas le bras et la serra dans ses bras, un grand sourire sur le visage :
« Tu t'inquiètes pour moi alors ? C'est ça ?! »
« LACHE MOI ! »
« Certainement pas ! Tu es trop mignonne quand tu es en colère ! »
« EDWARD ! Je vais te mordre si tu ne me lâches pas tout de suite ! Et je le dirai à ta mère ! »
Habituellement ce genre de menace faisait effet même sur Alice mais Edward la serra encore un peu plus contre lui.
Bella gémit et sentit sa colère fondre comme neige au soleil quand les lèvres d'Edward se posèrent dans son cou. Il sortit la pointe de sa langue et gouta doucement la partie la plus douce du cou de la jeune fille.
Bella se mit à haleter et grogna :
« C'est complètement déloyal ce que tu fais ! »
« Je suis un hors la loi, tu te souviens ? Un bandit…Me tête a même été mise à prix par ton père… »
Bella abdiqua alors et empoigna d'une main ferme la chevelure de son fiancé et l'attira vers elle.
Elle plaqua sa bouche contre celle d'Edward qui l'embrassa alors avec fureur.
Le baiser était encore plus chaud et intense que d'habitude et Edward pensa furtivement qu'il comprenait désormais pourquoi Rose et Emmett semblaient prendre plaisir à se disputer…
Edward était excité depuis un moment déjà mais quand il sentit Bella se plaquer délibérément contre son érection et gémir dans sa bouche, il perdit tout contrôle sur ce qui était en train de se passer.
Il entraina la jeune fille au fond de la grange et elle ne protesta pas quand il la renversa dans la paille.
Ils avaient assez souvent flirté à cet endroit même et ils y avaient leurs habitudes mais Edward comprit très vite qu'ils allaient aller beaucoup plus loin ce jour-là.
Bella enleva elle-même sa robe et ses bottines et s'allongea dans la paille.
Edward avait lui aussi retiré ses bottes et sa chemise et ils reprirent leurs caresses habituelles.
Mais quand Edward s'attaqua à son corset, Bella le laissa faire, rougissante.
Elle se retrouva torse nu dans ses bras et n'eut pas le temps de réagir que déjà il faisait glisser son dernier sous vêtement le long de ses hanches.
Elle ferma les yeux très fort, essayant de maitriser sa pudeur de jeune fille.
Edward l'embrassait sans cesse, caressant ses seins avec passion.
Bella avait un peu de mal à gérer la situation mais lui, visiblement en maitrisait les codes…
Il se déshabilla totalement et quand il s'allongea sur elle, que leurs corps nus s'imbriquèrent elle eut un instant de panique.
Edward déposa une myriade de baisers sur ses seins et lui souffla à l'oreille :
« Ne t'en fais pas, je vais y aller doucement, tu n'auras pas mal ! »
« Je ne veux pas être enceinte ! »
« Je ne viendrai pas dedans… »
Elle ne comprit pas le sous entendu mais il avait l'air si sur de lui qu'elle se laissa aller au désir.
Ils avaient très souvent eu envie l'un de l'autre mais pour la première fois ils avaient conscience qu'ils allaient s'aimer physiquement…
Bella n'eut pas vraiment le temps d'avoir peur.
Leurs flirts avaient toujours le gout du danger et de l'interdit.
La porte de la grange était fermée mais n'importe qui pouvait l'ouvrir de l'extérieur.
Edward aurait préféré ne pas avoir à le faire mais il accéléra le mouvement.
D'une main douce à défaut d'être experte il caressa doucement le sexe de sa compagne qui gémit de honte et cacha son visage de son bras.
Edward le retira pour l'embrasser et elle se laissa aller dans la caresse.
Rapidement il présenta sa verge gonflée conte la fente étroite de la jeune fille.
Edward bénit pour une fois le sans gêne de son frère, qui l'avait prévenu de badigeonner son sexe de salive pour faciliter la pénétration.
Il poussa doucement et interrogea Bella avec angoisse :
« Ca va ? »
« Oui ça ne fait pas mal ! »
Il poussa alors plus fort et s'enfonça bien plus profondément.
Bella sursauta sous la douleur et Edward n'eut que le temps de poser sa main sur la bouche de la jeune fille pour étouffer son cri de douleur.
Des larmes apparurent dans ses yeux et il se répandit en excuses :
« Je suis désolé que tu ais mal ma chérie…La prochaine fois ça ira mieux…Essaye de te détendre ! »
Elle haleta mais noua ses jambes autour de lui quand il l'y encouragea, il s'enfonça alors en elle jusqu'au fond, et commença à aller et venir.
La douleur s'estompait doucement et Bella se décontracta un peu.
Edward avait vraiment eu l'intention d'éjaculer hors d'elle, mais bien sur il manquait d'expérience et de maitrise et il se laissa happer par le plaisir.
La jeune fille était douce, étroite et les sens d'Edward étaient en émois.
Les tensions de la dispute le rendait plus désireux encore, et Bella poussait des gémissements à la fois de surprise, de douleur et de plaisir qui eurent raison de la volonté du jeune homme : en quelques minutes il sentit son plaisir arriver et il accéléra ses mouvements, se libérant finalement avec volupté au fond de son ventre.
Il grogna en éjaculant puis se laissa aller sur Bella, avant de capturer les lèvres de la jeune fille pour un long baiser.
Il sortit enfin d'elle à regret et essuya doucement les quelques larmes qu'elle avait versé.
Bella n'avait bien sur pas comprit que son fiancé avait jouit en elle, mais l'attitude d'Edward la surprit : il avait la tête du chat qui venait d'avaler le canari, et arborait un sourire en coin gêné.
Bella, bien que déboussolée s'inquiéta :
« Quoi ?! »
« Tu aimes les bébés, n'est-ce pas ? »
