Et voilà le second OS qui est une suite du premier! Je sais pas trop quoi dire si ce n'est que j'arrive pas à gérer Kosuke (là Eric ça va parce que... j'ai utilisé son côté blessé doooonc, c'pas trop dur...)

WARNING: Raiting extra M pour le vocabulaire et abus sexuel. C'est un peu dur, donc je préviens tout de suite que l'OS est sombre. Bonne lecture .w."


4 heures que je traine en ville sans but. Et quatre heures que je suis pris de nausée. C'est lamentable... Je me traine sur quelques mètres en faisant de mon mieux pour ne pas tomber et ensuite je m'assois là, au milieu de la rue, contre un mur ou sur un banc, juste pour éviter de me casser la gueule. Ou de m'évanouir. Putain. Mais qu'est-ce que je fous? Qu'est-ce qui me prend? Et pourquoi est-ce que je n'arrive pas à arrêter de penser à cette...chaleur? Tout m'attire dans l'incompréhension et le malaise. L'odeur de la nourriture, la douleur des vomissements et la douceur de ses lèvres. Mais... même pour me faire manger, c'était trop extrême. Il n'aurait jamais dû.

Je serre les dents et me relève, reprenant encore une fois ma route. Je n'ai plus envie de penser. J'en ai marre de toutes ces questions qui me pourrissent le cerveau.

« Eh! Fais gaffe! » Aboya un homme dans lequel je venais de taper.

Je levais la tête, le regard embrumé par la nausée et la respiration saccadée. Putain, j'avais juste l'impression de me trainer une carcasse et c'connard dans lequel je venais juste de rentrer à dû le remarquer au vu du regard dédaigneux qu'il me lance. C'bon, j'avais juste le teint blanc et l'air malade, j'étais pas une pute en chaleur non plus. Je recule d'un pas pour le contourner mais c'bouffon m'attrape le poignet pour m'arrêter. Putain! Ils se sont donné le mot aujourd'hui ou quoi?!

« Eh mais attends... J'te connais toi! »

Super, grande nouvelle! Maintenant lâche moi connard avant que j'ai le temps de me rappeler d'où j'pourrais te connaître.

« T'es le gosse qui trainait avec Hikawa! »

Je palis.

Je relève la tête vers ce homme imposant, aux épaules menaçantes et au regard supérieur, les sourcils froncés. Entendre le nom de mon ancienne « famille » déclenche en moi un nouveau haut de coeur. Je tire sur ma main pour qu'il me lâche, ce fut un échec.

« Mais oui, c'bien toi! » Il rit d'une voix menaçante, en rapprochant sa tête de la mienne. Je vois flou mais je sais au moins qu'il pue l'alcool.

« Lâche moi bâtard. » Je grommèle fébrilement.

« Tch! Ils t'ont pas appris le respect à Hikawa?! »

Il me pousse brusquement dans le torse, m'envoyant m'écraser le dos contre le mur le plus proche, sous les regards surpris de quelques passants. Je pousse un hoquet de douleur lorsque mes omoplates rencontre le mur. Putain, ça fait mal. Ma tête me tourne, j'ai la gerbe et un abrutit qui veut montrer qu'il peut cogner facilement contre un mec à moitié évanouit. Super. Mais quelle journée de merde... L'homme se poste devant moi, bras croisé sur son torse et me défie de sa hauteur. Je plante mes yeux fiévreux dans son regard de merde et me redresse lentement.

« J'ai pas de respect pour les porcs, connard. »
« Répète ça p'tite merde! »

Il m'attrape par le col de mon sweat, me secoue pour m'attirer à lui, une colère noire se dégageant de lui. Et... putain il pue. C'est dégueulasse, j'en ai encore plus envie de vomir. Mais pas question de me laisser faire, j'suis assez en forme pour savoir que même si j'risque des emmerdes, j'vais pas me laisser marcher dessus par un enfoiré dans son genre.

« Connard. »

Et pour terminer sur mes belles paroles, je lui crache à la gueule.

Sa réaction ne m'étonne pas, il m'assène un puissant coup de poing dans le ventre, me coupant immédiatement le souffle. Dans une expiration rauque, je perds ma respiration et me plie en deux, figé par l'attaque et comprimé par la douleur. Alors que je suis incapable de respirer, il me traine dans une petite ruelle sombre et me jette sur un tas d'ordures. Alors que j'arrive à happer finalement quelques soupçons d'air, je souris face à l'ironie de la situation. Je devrais finir par dormir dans les poubelles puisque je me démerde toujours pour atterrir dedans.

« On va voir si tu vas pas me respecter. » Me menace le colosse en me forçant à me mettre à genoux.

J'arrive à reprendre mon souffle mais soudain j'entends un bruit de fermeture éclaire qu'on baisse. Je crois comprendre...

« Paraît que le chien d'Hikawa fait tout ce qu'on lui dit non? » Il me relève la tête, saisissant mon menton dans ses doigts puant alors que son autre main dégage sa ceinture. « Alors t'as pas intérêt à désobéir. » Son ton est menaçant mais il ne m'effraye pas.

Étrangement, j'ai l'habitude de ce genre de traitements, alors je n'en suis pas effrayé. Mais mes hauts de coeurs s'accentuent lorsque je sens cet effluve d'alcool chatouiller mes narines. J'ai le regard flouté par la nausée, mais je parviens quand même à voir ce bâtard descendre sa braguette. Mes bras tremblent alors qu'il me prend l'arrière de la tête, tirant sur mes cheveux pour me forcer à la garder relevée. La suite fut évidente.

Et j'avais beau pousser sur ses hanches pour le faire reculer, essayer de me relever, il me maîtrisait complètement. Et me faisait gémir de dégoût alors qu'il m'enfonçait son membre au plus profond de ma gorge. Plusieurs fois je cru que j'allais m'évanouir, au fil des minutes qui passaient, mon corps secoué par des tremblements d'horreur alors que mes forces m'abandonnaient. Par principe, aucunes larmes ne quittent mon corps mais intérieurement, je hurlais. Ma tête, martelée par cette horreur, ne faisait que me tourner d'avantage. Et je priais juste pour lui gerber dessus. A ce porc. A cet enfoiré. Mais... si je me comportais bien, peut être que mon calvaire serait plus rapide? Je ne sais pas combien de temps ça a duré. Je me suis évanouis, la terre se dérobant sous mes pieds.

En fait, je sais même pas si je me suis évanouis. Mon corps m'a lâché. Je suis tombé au sol, ma tête le heurtant violemment, me procurant une nouvelle douleur. Mes bras pendaient devant moi, tandis que de ma vision floutée je voyais ce gros porc parfumé à l'alcool finir ce que ma bouche avait commencé. Quelques minutes plus tard, je sentais quelque chose de chaud éclabousser mon visage. Je ne comptais déjà plus le nombre de cracha de vomis que j'avais renvoyé.

Je crois qu'à peine deux minutes après avoir terminé sa petite affaire, l'homme était partit en ricanant, me laissant là, dans les ordures, couvert de sa semence, le regard brouillé, le souffle court et faible. Je tremblais. Putain je tremblais! C'est peut être mes tremblements qui ont finit par me faire perdre conscience. Complètement. Et je me perdis dans l'obscurité.

Eric.

Je laissais le froid m'envahir. Tout avait recommencé. Ce putain de monde de merde d'où j'avais été extirpé par un naïf, j'y étais revenu.

Eric!

Je sentais encore mon corps frissonner. Et bien qu'inconscient, la terre tournait encore sous moi.

ERIC!

Le cri me fit sursauter. J'ouvrais les yeux, paniqués. Kosuke était au dessus de moi.

« Eric! Est-ce que ça va? » Je tournais la tête. Totsuka était là aussi.

Il s'agenouillait à mes côtés alors que je tentais de remettre mes pensées en place. Que s'était-il passé? Une douleur lance à la tête me fit plisser les yeux, alors que je constatais qu'il faisait nuit. Super... Je tentais de me redresser, constatant avec horreur le regard fermé de Fujishima. Je me rappelais alors les évènements précédent... Merde. Il ne devait pas me voir. Je me retournais en hoquetant de surprise, essuyant mon visage dans mes manches et me roulant dans les ordures.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé?! » Totsuka posa une main sur mon épaule. « Viens je vais t'aider à te relever. »

Son ton était doux mais inquiet, remplit de pitié à mes yeux. Il caressa mon épaule, un geste qui se voulait rassurant. L'idée qu'il m'est découvert dans les ordures dans un si piteuse état me retourna l'estomac.

« NE ME TOUCHEZ PAS! » Je lui hurlais en m'enfonçant la tête dans mes mains, me collant un peu plus au sac de détritus sur lesquels j'étais couché.

Je serrais les dents. Bordel... Putain de bordel de merde! Comment avaient-ils osé! Osé resté ici! Qu'ils se cassent, qu'ils me laissent! Je suffoquais.

« Eric... »

J'entendis la voix de mon aîné se tordre de tristesse. Cassez-vous. Tous les deux, barrez-vous, laissé moi là, dans les ordures. Ne me regardez-pas...

« Viens avec nous, on va t'aider. » Reprit Totsuka.

Sa voix était rassurante. Celle qui berçait HOMRA. Je sentis dans mon dos sa main se rapprocher de moi encore une fois. Et un autre mouvement me fit comprendre que Kosuke venait de l'arrêter.

« Totsuka-san, je vais le ramener chez moi. »

Sa voix était calme. Jamais. Je ne veux pas voir son visage. J'ai... j'ai... j'ai honte.

« Mais Kosuke tes parents? Et puis il doit peut être voir un médecin... » S'inquiète le blond.
« Mes parents ne sont pas là de la semaine et s'il le demande, on ira voir un médecin, ne vous inquiétez pas Totsuka-san. » Il semblait des plus posé, sa voix douce et calme.

« Cassez-vous! » Leur hurlai-je, excédé.

Qu'ils se tirent putain! Que je puisse retomber dans l'inconscience tranquille et me réveiller demain matin dans les poubelles mais l'esprit plus calme. Car là, je sais que s'il se penche vers moi, s'il me tend sa main, s'il me propose son aide, je ne pourrais que désespérément me raccrocher à Kosuke. Et je ne veux pas. Pas après ce midi. Pas après qu'il m'est vu couvert de la semence d'un étranger. Je ne veux pas le voir et en même temps... Il est le seul qui pourra m'aider. J'ai besoin de lui... Mais il n'est pas question de céder.

Je me blottis un peu plus, ramenant mes jambes vers ma tête. Et je me serre en boule, autant que je le peux.

« Eric viens, on va chez moi. » Me souffle Fujishima à l'oreille, doucement, sans agressivité ou sècheresse. Il me rassure.

Et sans savoir pourquoi, alors que je me jurais de ne surtout pas me retourner, je me redressais enfin. Toujours tremblant. Je relevais la tête vers mes aînés, posant sur eux un regard absent. Je croise alors un regard inquiet, celui de Totsuka, et un regard compatissant... Celui de Kosuke. J'ai envie de lui arracher. Ne me regarde pas bordel! Pas comme ça!

Il me tend une main. Je l'attrape faiblement... Pourquoi j'accepte son aide putain?!

« Tu... Tu es d'accord Eric? Tu vas chez Kosuke? »

Je hoche positivement de la tête. Putain mais pourquoi?!

Et je me laisse faire lorsque mes aîné m'aident à me relever. Totsuka fait attention à ne pas laisser trainer ses mains trop longtemps et nous accompagnent jusqu'au bout de la ruelle. Fujishima glissa un peu plus ma main dans la sienne et la serre, délicatement mais surement. Je ne pourrais pas m'enfuir. De toute manière... Je n'en aurais jamais la force. Car sa main me réchauffe et me rassure. Merde... J'me suis laissé avoir. Je ne pourrais pas m'en aller. J'ai besoin de rester avec lui.

« On y va. Totsuka-san, on vous raccompagne à HOMRA? »

« Non non! Rentrez vite et donnez moi des nouvelles...» Il se pencha vers Kosuke pour lui murmurer quelque chose à l'oreille, que je n'entendis pas « N'hésite pas à m'appeler en cas de problème et préviens moi quand vous serez chez toi. »

Je vois le punk approuver de la tête et soudainement il se retourne vers moi pour m'entrainer à sa suite dans les rues froides de Shizume. Et je ne sais pas combien de temps on a marché. Combien de fois j'ai trébuchet pour ensuite le voir se retourner vers moi et me regarder simplement, sans émotions particulières dans le regard. Et je baissais la tête. J'en avais marre. Marre de me sentir ramassé par ce mec. Car c'est la deuxième fois qu'il me choppe inconscient dans des ordures. Pire que l'autre fois, cette fois-ci j'étais souillé par un autre. Bah tiens... Comme si un corps qui tremblait ne me suffisait pas, mes hauts de coeur revinrent alors que je me repassais en boucle les évènements de l'après-midi dans ma tête. Merde... j'allais encore gerber.

« On est presque arrivé. » Me signale Kosuke en resserrant sa main sur la mienne.

Le son de sa voix grave me tire de mes réflexions qui s'envolent, même si les émotions restent là. J'en ai marre... Tout devient trop... trop énorme! Ce midi chaotique où j'ai rien pigé aux raisons qui ont poussé Fujishima à me nourrir comme ça, mes émotions qui s'embrouillent, le fait que j'ai gerbé, puis vacillé en ville et finalement ça... Je sens ma respiration ralentir. Respirer me fait mal. J'en serre les dents, complètement écoeuré.

Quelques minutes plus tard et on était chez lui. Il m'a invité à entré, tranquillement, sans me poser de questions, sans rien dire de plus que les banalités qu'on dit quand on invite quelqu'un. Il m'a rapidement montré où était les toilettes, son ton éternellement calme, ce qui me rassurait et en même temps... m'anéantissait. Et ce fut pire lorsqu'il lâcha ma main.

« Viens, la salle de bain est par là. »

Sa voix ne m'atteint pas. Mes jambes fléchirent et je tombais à genoux. Et mes larmes coulèrent. A flot, sans que je ne couine, sans que je ne hoquète ni que je ne sanglote. Le silence s'installa. Et je ne faisais que pleurer.


Bon bah voilà, fin du deuxième OS. Je vous l'accorde, la fin est un vrais what the fuck. Je vais pas trop m'attarder sur cet OS parce que... je sais pas, il me dérange. Enfin, hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. .w.