Draco n'alla pas courir avec Blaise ce matin là.
Ginny et lui se passèrent de petit déjeuner.
Ils ne s'en aperçurent même pas.
Plus d'une heure durant ils s'embrassèrent, sans même prononcer un mot.
Draco était incapable de réfléchir.
Enfin il embrassait Ginny, et s'était mille fois meilleur que tout ce qu'il avait imaginé.
Ses mains se perdaient dans les cheveux de la jeune fille, et il ne pouvait quitter ses lèvres, si douces, si fruitée.
Elle était faite pour lui.
Il l'avait installée à califourchon sur ses genoux et bien sur la proximité de son corps et l'intensité des baisers qu'ils échangeaient n'avait pas laissé sa virilité indifférente.
Lorsque Ginny avait senti son sexe tendu contre son pubis elle avait sursauté mais s'était aussitôt réinstallée contre lui.
Leurs corps fonctionnaient tous seuls.
Les mains de Draco se faufilèrent sous le pull de Ginny, qui gémit de plaisir lorsqu'elles rencontrèrent sa poitrine.
Elle leva les bras lorsqu'il fit passer son pull par-dessus sa tête.
Il hésita à lui enlever son soutien gorge, puis décida d'attendre.
Elle souleva le tee shirt de Draco, qui l'enleva aussitôt. Leurs poitrines se pressèrent l'une contre l'autre lorsqu'ils reprirent leur baiser.
La peau de Ginny était si douce que Draco croyait caresser de la soie.
Il fit courir ses mains le long des épaules de Ginny, puis tout au long de son dos, lui déclanchant des frissons. Arrivé à la ceinture du jean il fit glisser lentement ses mains vers la poitrine de la jeune fille qui gémit plus fort dans sa bouche lorsqu'il fit délicatement glisser un bonnet du soutien gorge pour caresser son sein.
Quittant sa bouche il fit courir ses lèvres le long du cou de sa petite amie, puis sur sa clavicule et enfin son sein dénudé, avant de prendre le mamelon dans sa bouche. Il commença à téter doucement et Ginny cria, enfonçant ses doigts dans les cheveux de Draco.
Elle le repoussa et dégrafa son soutien gorge.
Il regarda ses seins, encore plus beaux et plus ronds qu'il ne l'avait imaginé.
Ginny prit une de ses mains et la posa en coupe sur sa poitrine.
Il la renversa alors sur son lit et s'allongea sur elle.
Ils gémirent à l'unisson lorsque leurs bassins se frottèrent l'un contre l'autre.
Draco sentait le désir arriver à un point de non retour.
Avec toute la difficulté du monde il abandonna les lèvres de Ginny et se laissa glisser sur le sol en gémissant.
Ginny se dressa sur le lit en grognant de frustration.
« Quoi ? Draco, qu'est ce qui se passe ? »
Il s'assit par terre et la regarda :
« Il faut se calmer un peu là, bébé, sinon je vais te faire l'amour… »
Ginny se glissa à coté de lui sur le sol.
Haletant, ils reprirent leur souffle, assis l'un à coté de l'autre.
Draco prit la main de Ginny.
« Pourquoi ? pourquoi aujourd'hui ? Qu'est-ce qui t'a décidé ? »
Elle rit.
« Bah, j'attendais simplement que tu me dises que tu m'aimais… »
« Je te l'avais déjà dit. »
« Oui, mais… »
« Mais quoi ? »
« Mais tu es Draco Malfoy. Je voulais être sure que tu ne voulais pas simplement m'inscrire sur ton tableau de chasse…Pour moi il est hors de question que ma première fois se passe avec un gars qui veut juste baiser… »
« Tu es vierge, Ginny ? »
« te dérange ? »
« Non, ça ne me dérange pas, mais ça me fait un peu peur. Je t'aime, et je ne veux pas te faire mal. Je n'ai jamais couché avec une fille vierge, et j'ai tellement envie de toi que j'espère que j'arriverai à être doux. On a le temps, je veux profiter de chaque moment passé ensemble. On attendra que tu sois prête. »
« Tu sais, je suis prête, je ne serai pas là sinon .Tu as une réputation, je ne m'attendais pas à ce que tu veuilles patienter… »
« Bon, alors on va attendre que JE sois prêt, OK ? Parce que MOI je suis mort de trouille à l'idée de te faire mal… »
« Et bien, j'ai un peu peur moi aussi pour être tout à fait honnête ! »
Ils rirent ensemble et Ginny s'installa entre les jambes de Draco.
Il caressa doucement sa poitrine, puis embrassa son cou.
Ginny se dégagea :
« Si tu veux attendre, arrêtes de m'embrasser comme ça ! Parce que je pourrais bien avoir plus envie que peur, si tu vois ce que je veux dire ! »
Il ricana :
« Je vois très bien ! »
Ils se rhabillèrent à regret et quittèrent la chambre.
Ils descendirent dans le grand hall en se tenant par la main,
Draco se sentait heureux comme jamais il ne l'avait été. Il avait touché le gros lot.
Ils croisèrent plusieurs garçons qui lui jetèrent un regard noir, plein d'envie et de jalousie.
Il enlaça la taille de Ginny et l'embrassa langoureusement.
« Il va falloir que je fasse attention. J'ai l'impression que je n'étais pas tout seul sur le coup. Il y a certains de tes prétendants qui sont visiblement prêts à tout pour que je disparaisse de la scène… »
« Je n'ai pas de prétendants, Draco ! D'ailleurs je me demande bien ce que tu me trouves… »
Il la dévisagea, surpris. Visiblement elle pensait ce qu'elle avait dit. Elle ne se rendait absolument pas compte qu'elle était belle, sexy, et pour tout dire et pour parler franchement…bandante…
Il secoua la tête et la pressa contre lui.
« Je crois que c'est mieux pour moi que tu ne saches pas que tu pourrais avoir n'importe quel mec du Lycée dans ton lit si tu le voulais ! »
Elle leva les yeux au ciel.
Bon sang, encore un qui le regardait de travers…
Ils croisèrent Harry et Cho dans le hall. Ginny s'arrêta pour les embrasser, et Draco, pour la première fois de sa vie, serra la main de Harry.
Ils se sourirent, d'un petit sourire crispé, mais se sourirent.
Draco ne put s'empêcher de penser qu'il ferait vraiment n'importe quoi pour sa chérie.
Ginny lui reprit la main et le tira vers la bibliothèque.
« Tu cherches quelqu'un ? » demanda-t-il.
« Oui. Mon frère…Il vaut mieux que je lui parle avant qu'il nous voit et appelle mes parents »
Evidemment Hermione était dans la bibliothèque en train d'étudier.
Ron était à coté d'elle, en train de la regarder béatement.
Ils levèrent les yeux lorsque Ginny les interpella, et Draco vit Ron pâlir en les voyant se tenir par la main.
Ginny ne lui laissa pas le temps de parler.
« Ron, je suis venue pour te dire que Draco et moi nous sortons ensemble et que si ça ne te plait pas, je voudrais que au moins tu fasses l'effort de respecter le fait que je sois heureuse. Et je veux que tu me laisses prévenir papa et maman. »
Ron fixa Draco.
« OK Gin. J'espère que tu n'auras pas à le regretter. Parce que sinon…"
La menace était visiblement dirigée vers Draco.
« Non, Ron, elle n'aura pas à le regretter. Je l'aime, je veux son bonheur. »
Ron le fixait toujours.
« J'espère pour toi, mon vieux. »
Hermione fut plus pragmatique :
« N'en oublie pas pour autant tes devoirs de préfet en chef, Malfoy ! »
Les 3 autres éclatèrent de rire à ces paroles, et, pour la 1° fois, Draco espéra réussir à se faire une place dans la famille Weasley un jour.
Ils quittèrent la bibliothèque et Draco demanda à Ginny :
« Qu'est ce qu'on fait maintenant ? »
Celle-ci se dirigeait vers les cabines téléphoniques.
« On va prévenir nos parents. »
Il se rappela alors qu'elle n'avait pas de portable.
« Attend, Gin, on va aller dans ma chambre, ce sera plus facile, je peux bien te prêter mon téléphone pour que tu puisses apprendre la nouvelle à tes parents quand même… »
Ils montèrent, un peu anxieux.
Sur le pas de la porte, Ginny éclata de rire.
C'était nerveux bien entendu.
« Qu'est ce qui est si drôle ? »
« Et bien, je viens de réaliser que, techniquement, tu es le beau-frère d'Hermione !!! »
Ils eurent du mal à calmer leur fou rire.
« Gin, je ferais vraiment n'importe quoi pour toi… »
« Moi aussi. Et on va commencer tout de suite »
dit-elle en formant le numéro de chez elle sur le portable de Draco.
