My body is a cage.


Bleach appartient à Tite Kubo.

Kasai Olivia est mon OC.


Olivia grimaça des dents en tentant de se redresser, réfrénant un flot d'injures. Elle avait beau être constamment dopée aux analgésiques, cela ne l'empêchait pas de sentir les tiraillements des nombreuses entailles parsemant son corps. Comme si cela ne suffisait pas, cela ne l'aidait certainement pas à garder l'esprit clair: se concentrer sur les documents administratifs que les membres de sa Division lui ramenaient depuis quelques jours faisait appel à une attention surhumaine. Attention qu'elle n'arrivait presque jamais à solliciter, s'énervant rien que pour essayer de déchiffrer ce qu'était écrit sur le papier, ou s'endormant carrément dessus. Car oui, Olivia passait la plupart du temps à dormir sans se souvenir d'avoir même fermer les yeux, elle n'y pouvait rien. La petite équipe médicale qui s'occupait d'elle avait affirmé que c'était bon signe, que son corps récupérait étonnamment bien, qu'elle pourrait reprendre ses fonctions dans à peine une dizaine de jours. Pas que cela la réjouissait, de revenir dans ce bureau qu'elle partagerait bientôt de nouveau avec Hinamori, mais sérieusement, maintenant que toute la délégation a été passée aux mains tremblantes du Quatrième Siège, la Cinquième Division avait plus que jamais besoin d'ordre et d'une main de fer pour la diriger. Elle a surtout besoin d'un Capitaine, pensa Olivia. Elle n'était aucunement inquiète pour le bien-être de cette Division (qu'elle n'arrivait toujours pas à considérer comme véritablement la sienne, malgré sa relative intégration), mais tout le monde savait très bien qu'exercer dans un organisme bordélique ne profitait à personne: Olivia ne se souciant que d'elle-même, un tel désordre ne pouvait en aucun cas être toléré.

Se mordant la lèvre, la jeune femme essaya à nouveau de se relever, les bandages au niveau de sa taille tirant impitoyablement sur ses blessures, ou alors étaient-ce les blessures qui semblaient lui déchirer davantage la peau, elle n'aurait pas pu savoir. La rouquine était à bout de souffle lorsqu'elle réussit enfin à se hisser sur ses bras, son dos appuyé contre les coussins. Un fichier plein à craquer reposait sur sa table à chevet. Poussant un soupir exacerbé, Olivia s'empara paresseusement de la pile de papiers, consciente qu'elle ne pourrait pas se concentrer sur ces conneries dans son état. Enfin, c'était surtout qu'elle n'en avait aucune envie. Elle préférait tout de même essayer de ne pas être débordée de travail une fois qu'elle se serait remise de ses blessures. L'espoir fait vivre, se dit-elle en secouant légèrement la tête, feuilletant doucement son dossier : il était question de coups budgétaires relatifs aux derniers changements administratifs, quelque chose dans le genre, encore un de ces trucs qui lui faisait amèrement regretter la Seconde Division. Plus le temps passait et plus la vision d'Olivia s'embrumait, les lettres se transformaient en indéchiffrables taches d'encre, les chiffres paraissaient changer de place entre elles. Le Troisième Siège fronça les sourcils, et après une lutte acharnée, Olivia perdit toute patience et, furieuse et épuisée, elle envoya valser le dossier contre le mur… à un poil près d'Hitsugaya, venant juste de passer la porte. Ils se fixèrent un long moment en silence, chacun tentant de comprendre ce qui venait de se passer, incrédules devant leur étonnement mutuel. Finalement, le Capitaine haussa des sourcils et s'abaissa pour ramasser la paperasse éparpillée sur le sol. Olivia se redressa aussitôt, faisant signe de la main.

« Laissez ça là, je le reprendrais plus ta- »

Une vive douleur vint lui empoigner l'abdomen, et pendant une seconde, Olivia crut que l'Adjuchas était revenu, assignant un ultime poignard dans son ventre. Elle se laissa lourdement retomber sur le lit, serrant poings et dents, s'empêchant d'émettre ce qui aurait sérieusement pu être le cri de l'année. Clignant des yeux, la jeune femme réussit à reprendre peu à peu son souffle.

« T'as dû te rouvrir une plaie, je t'ai déjà dis de rester tranquille. »

La douleur lui avait presque fait oublier le Capitaine. Lentement, Olivia posa une main sur son ventre, comme si cela allait avoir un quelconque effet. Par peur d'aggraver encore plus ses blessures, elle se contenta de tourner ses yeux vers Hitsugaya, assis sur la chaise près du lit. Toute la paperasse était déjà posée sur sa table, ne semblant pas avoir pris au Capitaine beaucoup de temps à remettre en place. Derrière une expression qu'elle savait faussement agacée, Olivia crut reconnaître de l'inquiétude dans le regard émeraude du jeune homme. Elle avait beau adorer admirer ces yeux qui lui faisait l'effet d'oublier son propre nom, Olivia n'appréciait pas d'y voir cette lueur trouble. Elle essaya de sourire (pas très naturel le sourire, mais bon), s'apprêtant à dire quelque chose, mais elle s'arrêta en plein vol, remarquant du coin de l'œil la main du Capitaine posée sur la sienne, là où son Zanpakuto l'avait entaillé. Elle détourna presque immédiatement les yeux, l'air de n'avoir rien vu, toute douleur déjà oubliée.

« J'espère que vous n'avez pas cru que j'avais balancé ce truc sur vous. »

La main d'Hitsugaya vint se retirer doucement jusqu'à empoigner de nouveau le dossier. Il survola les pages, son visage dévoilant progressivement un sentiment d'horreur qu'Olivia ne pensa pas être totalement feint. Il a l'air de détester ces conneries encore plus que moi. Elle émit un léger rire, rire qu'elle étouffa dans l'instant tant son abdomen ne pouvait le supporter.

« Personne n'a envie de garder ça dans les mains très longtemps. » répondit-il en reposant le dossier débordant sur la table de chevet, le ton de sa voix s'étant changé en un soupir distant, comme si ses pensées erraient très loin de cette chambre d'hôpital. Olivia reposa lentement sa tête sur le côté intact de son visage, gardant le silence. Elle n'aimait pas demander aux gens ce qui n'allait pas, ne voyait pas de quel droit elle pouvait se permettre de demander, ni en quoi se devait-elle de demander. Elle-même ne supportait pas qu'on la presse, mais… Il est comme ça depuis l'attaque. Hitsugaya n'avait reçu que peu sinon aucune blessure lors de l'affrontement contre les Hollow, la seule s'étant fait sérieusement cassée la gueule étant Olivia. On lui avait informé que toutes ses entailles étaient parfaitement traitables, pourtant Hitsugaya continuait d'arborer cette même expression froide, lointaine et parfois même furieuse. Mais elle savait qu'il ne lui en voulait pas vraiment, enfin, elle espérait. Ce n'était tout de même pas sa faute si ces saloperies d'Adjuchas s'étaient introduits dans Soul Society. Au moins mon équipe n'a subi aucune perte. Certains avaient certainement quelques os cassés, mais ce n'était rien, ce n'était rien lorsqu'on a destiné sa vie au devoir de Shinigami, au devoir de périr pour la sécurité de ceux qui ne pouvaient se défendre… enfin, même si ce n'était pas exactement ce pourquoi Olivia avait choisi cette voie. J'ai un toit au-dessus de ma tête et je ne meurs pas de faim, c'est tout ce que je n'ai jamais voulu.

Pourtant, bien qu'il paraissait désormais plus lointain, Hitsugaya se montrait étrangement plus… proche d'elle. Ses visites étaient devenues journalières, il viendrait même parfois plusieurs fois par jour. Ben, Hinamori n'était pas dans ce compartiment de la Quatrième Division, mais Olivia imaginait qu'il devait également en profiter pour visiter son amie (ou peu importe ce qu'elle était). De plus, le Capitaine avait réellement l'air d'être préoccupé par sa guérison, et, ah, bien sûr, le tutoiement : Olivia avait quelque peu tiqué la première fois, surprise aussi bien que réjouie, intérieurement, cela va de soi. Mais désormais, le silence qui pesait entre eux la rendait plus agitée que jamais. Crever l'abcès ne semblait pas être la meilleure des solutions, mais Olivia était désespérée d'en trouver d'autres.

« Vous savez, les Adjuchas n'étaient pas-»

« La Cinquième Division va avoir un nouveau Capitaine dans quelques jours. »

Olivia resta bouche bée, coupée dans son envol. L'information mit un certain temps à être traitée. Puis vint la réalisation. Démeeeeeeeeent. La jeune femme ne pouvait s'empêcher de sourire, que ce fut de joie ou encore d'impatience. Elle allait enfin avoir la paix pour laquelle Soi Fon l'avait vendu. Olivia fit un grand effort pour sa voix ne devienne pas complètement hystérique.

« Oh. Hum. C'est une bonne nouvelle, pas vrai ? »

« Oui. »

Fronçant des sourcils, Olivia sentit toute son excitation s'envoler en une seconde. Elle se mordit la lèvre, toisant avec insistance le Capitaine aux cheveux argentés, tentant de le forcer à la regarder.

« Quoi ? C'est un enfoiré, c'est ça ? »

Le regard d'Hitsugaya vint brusquement rencontrer le sien, visiblement surpris. Soudain, il parut (sans grande surprise) nettement plus présent.

« Non… Je, c'est… Il s'agit d'Hirako Shinji, il fut Capitaine de la Cinquième avant Aizen, c'était d'ailleurs son Vice-Capitaine à l'époque » lâcha Hitsugaya, avant de détourner une fois de plus ses yeux. Il reprit aussitôt.

« C'est légèrement une longue histoire, tout sera expliqué à ta Division ainsi qu'à la Troisième et Neuvième, mais tu seras- »

« J'ai tout mon temps. »

Le jeune Capitaine la toisa un instant, semblant chercher quelque chose dans le regard de la rouquine, ou peut-être était-ce une tentative d'intimidation. Le Troisième Siège ne flancha pas pour autant, fixant obstinément Hitsugaya. Qui appréciait attendre d'être informée de quelque chose qu'on savait être déjà connue de tous ? Pas Olivia dans tous les cas. De plus, elle se complaisait dans l'idée qu'il était de son devoir d'être briffée sur la venue d'un nouveau (ou plutôt ancien apparemment) Capitaine, et ce avant que sa Division ne le soit. Bah oui hein, il devait bien y avoir quelques privilèges pour en avoir géré une pendant un moment qui lui parut bien trop long.

« Je vais bien- »

« D'accord. Mais arrête de m'interrompre. »

Alors Olivia écouta. Elle écouta comment Aizen avait poursuivi des expérimentations sur les anciens d'il y a cent ans, comment ceux-ci ont dû vivre cachés dans le Monde Réel, et comment ils refirent surface lors de la bataille à la Fausse Karakura en tant qu'alliés plus ou moins brouillés. Lorsqu'Hitsugaya eut terminé, Olivia ne sut pas vraiment quoi dire. C'est qu'il n'y a sûrement rien à dire. Tout revient à sa place.

« Hinamori sera sur pieds également lorsqu'Hirako reprendra ses fonctions, vous pourrez faire connaissance avec lui à ce moment-là » Il marqua un temps avant de reprendre « Et, pour les Adjuchas… »

Olivia s'immobilisa, plus vraiment certaine d'être si ravie que ça d'avoir réussi à faire parler le Capitaine. A sa surprise, ce dernier se tourna vers elle, l'air détendu et le regard apaisé. Olivia se demanda s'il pouvait réellement feindre un tel calme.

« Tu t'en es bien sortie. »

La jeune femme émit un court rire, reportant son attention sur sa main meurtrie. Elle l'ouvrit et la referma plusieurs fois, se souvenant avec, non de l'effroi, mais de l'ébahissement, de la vitesse à laquelle l'Adjuchas s'était propulsé sur elle. Les Menos l'avaient déjà bien épuisés, ces saloperies lentes mais si hautes, que lorsque les choses réellement sérieuses avaient débuté, Olivia s'était retrouvée dos contre terre, luttant contre un ennemi dont elle n'arrivait même plus à se souvenir. Tout s'était passé beaucoup trop rapidement, tout était trop confus dans son esprit. Elle se souvenait avoir senti sa peau être déchirée quelque part sur son corps, mais étrangement, cela n'avait pas semblé avoir beaucoup d'importance. Grader ces crocs acérés loin de sa gorge était étrangement été plus prioritaire pour se souvenait aussi que sa vision était devenue soudainement trouble, qu'elle avait soudainement eu sommeil. Et froid. Très froid. Elle se doutait bien pourquoi à présent.

« Si vous voulez dire que je suis revenue en un seul morceau, alors oui, je m'en suis plutôt bien sortie. », lui sourit-elle.

Hitsugaya esquissa une ombre de sourire. C'est suffisant pour l'instant, se dit Olivia en reposant sa tête contre l'oreiller. Elle se surprit à fermer les paupières à plusieurs reprises, la fatigue l'ayant décidemment rattrapé. Putains de médocs. Elle n'osait cependant pas penser à supporter ses blessures sans eux. Olivia crut se souvenir qu'elle était déjà à moitié endormie lorsqu'elle entendit la voix du jeune Capitaine.

« Repose-toi. Et arrête de bouger, à moins que tu veuilles rester ici pour toujours. »

Lâche-moi, pensa-t-elle après coup, trop épuisée pour parler.


Gravir cette colline ne lui avait pourtant pas paru être si impossible. Olivia s'était manifestement surestimée sur ce coup. Les rayons du soleil frappaient le Troisième Siège de manière impitoyable, rendant son expédition d'autant plus pénible. Elle pouvait parfois s'arrêter pendant une dizaine de minutes, reprenant son souffle tant bien que mal, même si jamais elle ne dépassait le trois à l'heure. Les médecins s'étant occupés d'elle lui avaient interdit de se surcharger physiquement, l'ayant ainsi écarté à toute mission en extérieur. Heureusement, cela ne devait pas durer. Enfin, Olivia n'en était plus tellement sûre désormais. Ses blessures semblaient réellement la freiner dans à peu près n'importe quelle activité, que ça soit pour s'habiller le matin, ou même descendre les escaliers : elle n'osait même pas imaginer ce que cela donnerait en plein champ de bataille. Alors pourquoi s'imposer de monter sur cette colline ? Je le sens.

Hirako Shinji avait débarqué le jour où elle fut autorisée à quitter la Quatrième Division. Il s'était avéré qu'Hinamori avait également été prescrite à quitter l'hôpital quelques jours auparavant. La nouvelle n'avait pas spécialement enthousiasmé Olivia, mais cela voulait dire qu'elle n'aurait plus à assurer le rôle de Vice-Capitaine. Et ça, c'était juste géant. Pour la peine, elle avait été presque ravie de revoir la jeune femme : celle-ci paraissait nettement plus en forme désormais, étant revenue avec une nouvelle coupe de cheveux. Elles n'eurent pas attendu bien longtemps avant l'arrivée d'Hirako. L'entretien non plus n'était pas très long, à la grande joie d'Olivia. De plus, on ne pouvait pas vraiment appeler cela un entretien : l'homme qui reprendrait désormais la direction de la Cinquième lui était apparue plutôt calme, et quelque peu je-m'en-foutiste. Cela ne dérangeait pas vraiment Olivia. Non, ce qui la faisait un peu flippée était qu'il soit du genre à délaisser son boulot sur ses subordonnés. A part ça, j'imagine qu'il fera l'affaire.

Rien de concret n'avait vraiment été dit, seulement de brèves présentations, et Hirako s'en était allé aussi vite que cela. Maintenant qu'elle y repensait, Hinamori n'avait pas été très bavarde. Pas vraiment distante, mais plutôt distraite. Olivia n'avait absolument aucune idée de ce qui devait se passer dans l'esprit de son Vice-Capitaine. Et vaut mieux ne pas demander.

J'y suis presque. Putain de colline. Ce qui lui avait semblé être une espèce de grondement s'était désormais tût, seule une fine brume glacée venait s'échapper de la grotte. Il sait que je suis là. A vrai dire, Olivia ne doutait pas que sa présence ait été révélée depuis bien longtemps. Posant une main sur la paroi de la caverne, la jeune femme fut surprise de la trouver si froide. Elle n'enleva pas sa paume pour autant.

« Il fait trop froid ici. »

Olivia continua de marcher, un pas après l'autre, sa vision commençant tout juste à s'ajuster à la pénombre ambiante : l'écho rendait impossible de connaître la provenance de la voix, mais il était là, alors peu importait. Quelque chose vint arrêter la progression de sa main contre la pierre glacée. Quelque chose de beaucoup moins froid.

« Ca me va très bien. » lui répondit-elle, discernant peu à peu les traits de son visage.

Hitsugaya semblait n'avoir aucun mal à se repérer dans cet endroit. Leurs mains restèrent un moment côte à côte, les yeux émeraude observant la jeune femme, bien qu'ils paraissaient inhabituellement distants, et ceux beaucoup plus sombres, qui dans cette obscurité ne semblaient plus vraiment couleur olive, tentant de deviner ce à quoi Hitsugaya pensait. Olivia crut reconnaître de la fatigue dans le regard du jeune Capitaine.

« Ce n'est pas la première fois que tu viens ici. »

Il ne répondit pas. Ce n'était pas une question après tout. Sa main vint recouvrir celle de la rouquine, ses doigts l'empoignant lentement pour venir la décoller du mur. Olivia se vit alors reconduire vers l'entrée de la grotte, suivant paresseusement le chemin qu'Hitsugaya empruntait.

« Je n'aime pas tellement le fait que je me sois habitué à la pénombre. »

Maintenant que la lumière du jour le lui permettait, Olivia put vraiment jeter un regard sur le jeune homme à la chevelure argentée : il affichait un maigre sourire, or ses yeux ne souriaient pas. Il regardait simplement en direction de la caverne, sa main tenant toujours celle d'Olivia. La jeune femme la serra légèrement, son regard ne quittant pas le visage d'Hitsugaya. Rien en elle ne souriait, tout était beaucoup trop décisif. Je ne veux pas faire ça. Pas encore. Mais c'était beaucoup trop tard, même son cerveau semblait faire écho à son cœur. Mon cœur

« Je ne sais pas si j'arriverais à te garder loin d'ici très longtemps. »

Il détourna alors rapidement sa tête vers elle, serrant sa main un peu plus fermement.

« Tu dois être la seule chose qui le puisse pourtant. »

Son autre main vint se poser sur la nuque d'Olivia, l'approchant doucement vers lui. Elle n'avait pas besoin d'y être attirée. Posant sa main libre sur le torse d'Hitsugaya, la jeune femme ferma légèrement les yeux, ses lèvres rencontrant avec empressement celles du Capitaine. Rester dans cette grotte l'avait manifestement refroidi, sa peau commençant à peine à se réchauffer sous la lumière du jour. Et contre la sienne également. Le cœur d'Olivia battait à s'en rompre, son esprit vidé de toute pensée autre celle qu'elle ne voulait rien d'autre que de rester aux côtés de cet homme. Quoi qu'il en coûte.

« Tu m'as appelé. » murmura-t-elle lorsqu'elle reprit son souffle. Elle n'était pas certaine de l'avoir trouvé grâce à son reiatsu, aussi terrifiant qu'il le soit. Tout ce qu'elle savait était que le chemin jusqu'à cet endroit obscur et froid lui avait paru évident.

« Et tu es venue. »

Hitsugaya effleura la cicatrice qu'Olivia portait sur la joue. Parmi toutes celles dont elle eut droit, celle-ci était la seule subsistante, une petite ligne blanche qu'on ne pouvait percevoir à moins d'être assez proche. Elle ne doutait cependant pas qu'il l'eut vu dans la grotte.

« J'en ai beaucoup d'autres. »

Posant ses mains autour de sa taille, Hitsugaya lui sourit. Un sourire sincère, emprunt d'amertume.

« Moi aussi. »