Le lendemain matin, Temperance ne put s'empêcher de sourire en sentant le bras de Booth entourer sa taille. Ce geste simple lui avait manqué plus qu'elle ne l'aurait cru pendant leur trois mois de séparation. Il était là maintenant et c'était tout ce qui comptait. Comme pour se rassurer de sa présence elle se blottit encore plus près de son mari. Il répondit à son étreinte et l'attira au plus près de lui.

Tempe: Je t'aime.

Booth (l'embrassant): Moi aussi.

Tempe: Je suis très bien dans tes bras mais il faudrait peut-être se lever non?

Booth: Mmm tu crois? Moi je suis bien là...

Tempe (riant): Ça je n'en doute pas!

Booth (la chatouillant): Eh, c'est pas de ma faute ! A chaque fois que je te vois comme ça ça me … enfin tu vois quoi.

Tempe: Très bien même! T'as prévu quoi pour aujourd'hui?

Booth: Un piquenique dans un parc ce midi et j'ai une autre surprise pour cet après-midi...

Tempe (se levant): Bon ben moi je vais me doucher!

Booth (grand sourire): Attend moi …

Une heure plus tard, ils sortaient de l'auberge, un panier repas sous le bras, et se dirigèrent vers un parc.

Ils déjeunèrent en parlant de tout et de rien, de tout ce qu'il s'était passé a Washington pendant les trois derniers mois, de tout ce que Temperance avait vu pendant son « tour du monde ».

Booth: Quel pays tu as préféré?

Tempe: Je pense que c'est la France. Au moins ici les gens ne te suivent pas dans la rue quand tu sors, ils sont plus respectueux … Et c'est tellement beau!

Booth: Tu sais, grâce aux photos que tu as envoyé par mail Parker a eu une super note à son exposé.

Tempe (se rapprochant de Booth): J'ai vraiment hâte de les revoir. Et aussi Angela et tous les autres...

Booth: Crois-moi il y a quelqu'un que tu ne veux pas revoir et qui est là, je l'ai vu hier avant d'aller te rejoindre.

Tempe: Léa?

Booth: Léa.

Temperance se leva et alla s'asseoir en travers des genoux de son mari.

Tempe: Je suis là j'y reste!

Booth: J'y compte bien!

Il l'embrassa, jouant avec le bord de sa robe de lin blanc. Ils ne se lâchaient plus et les mains de Booth remontaient de plus en plus le long des cuisses de sa femme.

Tempe (sourire coquin): On rentre?

Booth: Mmm … Ce n'est pas l'envie qui m'en manque mais ma surprise va arriver ici dans pas longtemps.

Tempe (boudeuse): Pfff

Booth (riant): Nan mais je rêve! On dirait Parker qui n'a pas le jouet qu'il veut...

Tempe: C'est pas un jouet que je veux moi …

Booth: Si tu n'es pas sage tu n'aura pas de dessert!

Tempe: C'est pas drôle.

Booth (l'embrassant furtivement): Ça te dis de faire une petite sieste?

Tempe: Pourquoi?

Booth: Ma surprise va te demander beaucoup d'énergie …

Malgré ses protestations, Temperance sentit la fatigue accumulée descendre sur elle, et les massages de Booth sur ses épaules ne lui laissaient plus le choix: elle s'endormit dans les bras de son homme.

Au bout d'une petite demi-heure, la surprise arriva et s'installa sur la couverture étendue sur le sol, près de Booth. Temperance se réveilla petit à petit en entendant des voix qu'elle reconnaitrait entre mille: celles de ses enfants! Dès qu'il la vit ouvrir les yeux, Parker se jeta sur elle.

Parker: Maman !! C'est trop bien de te voir!

Il lui fit un gros câlin et la couvrit de bisous. Quand Abigail comprit ce qu'il se passait, elle se leva et courut jusqu'à sa mère et se jeta sur elle à son tour.

Abi: ma ma !!!

Tempe (la prenant dans ses bras): Ma puce ! Tu marches!

Abigail se mit à rire, d'un rire dont seuls les enfants en bas âge ont le secret. Elle essaya de « monter plus haut » sur sa mère mais trébucha et tomba la tête la première dans son décolleté.

Booth (relevant sa fille): Je suis désolé ma puce mais il n'y a que papa qui a le droit de faire ça.

Tempe: Seeley!

C'est à ce moment là qu'elle se rendit compte qu'une troisième personne les avait rejoint: son père. Elle se leva, tenant toujours Abi dans ses bras.

Tempe: Papa! Comment tu vas?

Avant qu'il n'ai eu le temps de répondre, Abi secouait sa tête et disait « papa » en regardant Booth.

Tempe (riant): Lui c'est ton papa à toi, et à Parker, et lui c'est mon papa à moi.

Devant le regard perdu de sa fille elle ne put s'empêcher de rire de plus belle.

Ils étaient restés dans le parc une bonne partie de l'après-midi, Parker racontant tout ce qu'il avait fait depuis qu'elle était partie, Abigail dormant dans ses bras, un sourire sur les lèvres. Lorsque le moment de partir arriva, le petit groupe rassembla ses affaires et se dirigea vers l'auberge. Non loin d'eux, les observant depuis un bon moment, Léa souriait.

Léa: Profitez bien de vos moments en famille … pendant que vous le pouvez encore.

Elle partit dans la direction opposée de notre petite famille, mettre son plan à exécution …