Booth: Qu'est-ce qu'il y a ?
Max: L'autre jour je me baladais en ville avec les enfants avant de prendre l'avion et j'ai croisé une sœur à Christine.
Booth: Et?
Max: Et elle m'a reconnu. Je ne pensais pas qu'elle en serait capable après plus de 40 ans. Elle m'a demandé des nouvelles et Temperance est venue dans la conversation. Je n'ai plus pensé qu'on avait jamais rien dit à personne à propos d'elle ou de Russ et elle m'a demandé si elle pouvait les rencontrer.
Booth (qui était un peu perdu): Et qu'est-ce que je peux faire?
Max: Et bien, je voudrais savoir ce que tu en pense. Si je doit le dire à Temperance ou si je ne doit rien lui dire. Je sais qu'elle a beaucoup souffert à cause de nous et je n'ai pas envie qu'elle souffre encore plus.
Booth: Je suis désolé Max mais je ne peux rien dire pour elle.
Max: je sais Booth. C'est juste que tu es la personne qui l'a sortit de toute sa souffrance et je pense que je devais te le dire. Après tout ça te concerne aussi, ainsi que vos enfants.
Booth: J'apprécie le geste Max, vraiment. Mais je pense qu'il vaut mieux que tu lui parles tout seul, c'est de votre famille qu'il s'agit.
Max: Merci. Elle a vraiment eut de la chance de te rencontrer tu sais!
Booth (gonflant le torse): C'est ce que je me dis tous les jours!
Ils éclatèrent de rire et c'est à ce moment là que Temperance arriva avec Parker et Abigail.
Tempe: Qu'est-ce qu'il se passe ici?
Max/Booth: Rien ma chérie
Le fait qu'ils répondent en même temps n'arrangea rien à leur fou rire. Seule Abigail sembla comprendre la situation: elle se mit a sauter dans les bras de sa mère et à dire « clown » en les regardant.
Tempe: C'est tout à fait ça!
Après une journée riche en activité, notre petite famille se retrouva à l'auberge. Booth alla s'occuper des enfants, laissant Temperance avec son père.
Max: Temperance, je peux te parler s'il te plait?
Tempe: De quoi? C'est grave?
Max: Ce n'est pas grave … mais c'est assez important...
Il lui raconta la même chose qu'il avait dit à Booth plus tôt dans la journée. Elle restait là, immobile, elle ne disait rien.
Max: Ma chérie dit quelque chose s'il te plait.
Tempe (se levant): Je vais aider Seeley avec les enfants.
Sur ce elle se leva et monta à l'étage, laissant son père seul et désespéré. Après un repas très silencieux entre le père et la fille, tout le monde remonta dans sa chambre. Temperance alla se doucher, les larmes se mêlant à l'eau de la pomme de douche. Quand elle ressortit en peignoir, Booth était assis sur le lit, attendant de pouvoir parler avec elle. Il remarqua tout de suite qu'elle avait pleuré. Il se leva et la prit dans ses bras, ce qui fit redoubler ses pleurs.
Booth: Qu'est-ce qu'il se passe mon amour?
Tempe (s'écartant de lui): Rien, ça va...
Booth (gentiment): Vu dans quel état tu es ce n'est certainement pas rien.
Tempe: C'est mon père …
Elle lui expliqua tout ce que Max lui avait dit après le repas. Quand elle eut terminé, ils étaient tous les deux allongés sur le lit, lui la tenant dans ses bras et elle jouant avec les boutons de sa chemise.
Booth: Et comment elle s'appelle?
Tempe: Jane.
Booth: Et qu'est-ce que tu compte faire?
Tempe: Qu'est-ce que NOUS comptons faire!
Booth: Tempe, c'est ta famille, c'est à toi de voir...
Tempe (le regardant dans les yeux): C'est toi ma famille, avec Parker et Abi, que vous!
Booth: Et Max?
Tempe (se recouchant sur sa poitrine): Il revient dedans petit à petit.
Booth: C'est bien de lui laisser une chance …
Tempe: Alors qu'est-ce qu'on fait?
Booth: Tu veux vraiment savoir ce que je pense?
Tempe: Oui.
Booth: Je pense que tu devrais lui laisser une chance, que tu devrais aller la voir.
Tempe: Pourquoi?
Booth: Parce que c'est un point de repère pour savoir qui était ta mère...
Tempe: Et si ça ne colle pas entre nous?
Booth: Tant pis! Tu auras au moins essayé et tu ne t'en voudra pas d'avoir raté une occasion pareille. On ne te demande pas de devenir super copine avec elle, juste de bien vouloir lui donner une chance. Et tu sais, à mon avis elle sera aussi mal à l'aise que toi quand vous vous verrez.
Tempe (le regardant): Quand ON la verra. Tu ne peux pas me laisser faire ça toute seule, j'aurais besoin de toi …
Booth (voyant les yeux de sa femme se remplir de larmes): Je serais avec toi si tu en a besoin tu le sais très bien...
Elle l'embrassa et se recoucha près de lui, tombant de sommeil après toutes les activités et les émotions de la journée.
Le lendemain matin, la première chose qu'elle fit fut d'aller se jeter dans les bras de son père, lui assurant qu'elle irait la voir dès leur retour à Washington.
Max: Elle m'a donné son adresse, tiens.
Il lui tendit une carte de visite, elle hésita mais finalement elle la prit.
Tempe: Elle habite à Washington?
Max: Oui.
Tempe: Mais peut-être que je la connais, ou que je l'ai déjà vu …
Max: Peut-être. Mais tu peux être sûre d'une chose, si elle t'avait déjà vu, elle serait venue vers toi … tu ressembles tellement à ta mère …
Tempe (allant dans ses bras): Merci papa.
Max : Tu devrais aussi remercier Seeley, sans lui je ne pense pas que j'aurais eut le courage de t'en parler.
Tempe (souriant): Ne t'inquiète pas pour lui, il sera remercié en bonne et due forme.
Max: Oh je ne m'inquiète pas … apparemment tu sais y faire...
Tempe (repensant à l'irruption de Max dans leur cuisine) Papa !!
La fin de la semaine arriva bien trop vite au gout de Booth et sa famille, il fallait déjà rentrer. Ils rentrèrent chez eux, insouciants et heureux, ne sachant pas que leur vie allait tant changer … dans bien des domaines …
