Crédits: fanfic originale de Manny Heatlook et manga de Shungiku Nakamura
Monsieur Lapin
Quelle en était la raison ? D'où aurait pu provenir cette chaleur quasi humaine ? Et le fait d'être seul au réveil lui faisait encore plus peur. Misaki ne savais pas quoi penser. Est-ce que quelqu'un pourrait se cacher dans la chambre ? Est-ce qu'il devrait appeler la police ? Il ne put pas choisir pour la bonne raison qu'il était déjà tard, et qu'il faudrait qu'il se présente à la cafétéria. En courant, Misaki attrapa son uniforme, son portefeuille et d'autres choses qui traînaient sur son lit pour les mettre dans le sac qu'il emmenait au travail. Il y arriva, oui, mais mort de fatigue. Quand il entra dans le café, la première personne qu'il vit fut Shinobu, toujours à la caisse, qui paraissait avoir conservé la même expression sérieuse depuis ce matin. –Je suis désolé d'être en retard !- dit-il en s'arrêtant devant la caisse.
Shinobu ne répondit pas, se contentant d'observer Misaki de bas en haut pour finir par un soupir
- Ce n'est pas à moi que tu dois t'excuser, tu sais ?- dit le blond à l'autre avec beaucoup de calme – Ce n'est pas moi le chef.
- Oh- fit Misaki.- Il a raison, ce que je peux être bête …
- Par contre, je te recommande d'aller t'habiller rapidement, avant que Miyagi t'aperçoive sans ton uniforme, et qu'il te rappelle que, si tu te souviens bien, c'est lui le boss.- dit Shinobu en buvant un peu du thé qu'il avait à coté de lui – Bien sur, les casiers sont derrière – compléta-t-il en désignant du doigt un coin derrière lui, où il y avait la porte de la cuisine et une autre avec marqué « entrée réservée au personnel » dessus.
Misaki, sans rien dire, inspira profondément pour marcher rapidement jusqu'à la porte du personnel, qu'il ouvrit sans frapper, et y trouva un homme brun aux yeux cafés, visiblement plus âgé que lui, qui arrangeait le ruban de son uniforme. Celui-ci, se rendant compte qu'il n'était plus seul, leva la tête vers celle du garçon. Misaki, en le voyant, ne put pas s'empêcher d'être nerveux, tellement cet homme avait quelque chose d'intimidant, comme s'il se parfumait à la peur. Le plus âgé regarda avec un peu plus d'attention le garçon qui serrait son sac contre sa poitrine c'était l'image même de la nervosité. – Bonjour. – lança le plus âgé sans savoir quoi dire d'autre.
Misaki hésita, il dut inspirer fortement pour répondre. – Ah, euh-… Bonjour.
- Tu es nouveau ici ? – demanda-t-il en le regardant un peu mieux.
- O-Oui. Enchanté.
- De même. Je m'appelle Kamijou Hiroki –se présenta-t-il courtoisement- Et toi ?
- Ta-Takahashi Misaki.
- Heureux de te rencontrer –dit-il avec un sourire forcé – J'espère que nous nous entendrons bien.
- Pareillement.
Le silence, après ça, fut assez incommode, et les deux détournait le regard sans savoir quoi se dire d'autre. C'était difficile : Misaki n'était pas le type de personne qui se faisait rapidement des amis, et Hiroki encore moins. Sans savoir quoi faire d'autre, Misaki se dirigea vers le casier dont son uniforme contenait le numéro et, tournant le dos à Hiroki, commença à se changer. Le châtain se reconcentra sur son nœud en voyant que le jeune n'avait pas non plus l'intention de continuer la conversation.
Misaki commença à sortir les affaires de son sac pour les ranger dans son casier. Un déodorant, des habits de rechange « au cas où … », le chargeur de son téléphone portable, un bento (qu'il a fait lui-même), une brosse à cheveux et Usagi-san. USAGI-SAN !? Misaki laissa échapper un petit cri aigu qui attira l'attention de son collègue. – Qu'est-ce qui se passe ? – demanda Hiroki en se retournant.
-N-non, rien. – dit Misaki sans se retourner, serrant le lapin fort contre sa poitrine. Comment ça se fait qu'Usagi-san soit là ? Comment ça se fait que je ne m'en sois PAS rendu compte ? Oh, la honte ! – En regardant autour de lui pour vérifier que personne ne le voyait, il rangea Usagi-san dans le casier. – Tu ne bouges pas d'ici, ok ? – demanda-t-il inutilement à la peluche – Ce ne sera pas long, je vais seulement aller travailler.
Après ça, Misaki s'apprêtait à sortir une fois la porte de son casier fermée, mais la voix d'Hiroki l'arrêta dans son mouvement. – Tu es serveur ?
- Eh bien, oui – répondit Misaki, dérouté – Ce n'est pas le bon uniforme ? – Pourquoi ?
- Oh, pour rien. – Lâcha Hiroki.
Misaki, un peu dérangé par la question, fit pour aller travailler, mais il se cogna contre le torse de quelqu'un et leva la tête pour savoir qui l'avait empêché de passer. Deux yeux bleus calmes le regardaient en souriant. Ses cheveux noirs et sa grande taille laissait Misaki littéralement dans l'ombre – Salut. – salua le brun.
- Sa-salut. – répondit Misaki.
- Tu es nouveau ? – demanda-t-il, intéressé – Je m'appelle Kusama Nowaki, j'espère qu'on va bien s'entendre. Comment tu t'appelles ?
- Takahashi Misaki – répondit-il nerveusement.
- Il est serveur ? – demanda Nowaki à Hiroki.
- Je crois, oui. – dit le châtain tranquillement.
- Oh – laissa échapper le brun
- Pour quoi ? – demanda Misaki – Qu'est-ce que ça fait que je sois serveur ?
- Rien, Misaki-kun ! – dit le brun – On voulait juste savoir.
- Je ne comprends rien – dit le garçon. Plus personne ne lui dit rien, ensuite. Nowaki traversa la salle pour aller se changer tranquillement et Hiroki en sortit, laissant Misaki en pleine réflexion.
Misaki s'apprêta à suivre son collègue dehors quand il heurta un autre torse, celui de Miyagi cette fois-ci. Qui portait un costume. – Salut ! – salua-t-il joyeusement – Ah, Misaki-chan ! Je te cherchais ! – dit l'homme en le prenant par l'épaule et en sortant de la salle. – Ah, Nowaki, accorde-moi une faveur ! – s'exclama Miyagi avant de sortir complètement, alors que Misaki gardait un sourcil levé, un peu choqué, en répétant silencieusement le 'chan'.
- Oui ? – demanda l'interpelé en souriant.
- C'est très probable que ceux qui sont venus hier soir reviennent aujourd'hui. Dans ce cas, je te demande de te charger d'eux et, s'il-te-plait, sans casse, c'est possible ?
- Bien sur, je les maintiendrais sous contrôle. – dit-il avant de les laisser s'éloigner.
- Ça veut dire quoi, ça ? – demanda Misaki une fois qu'ils se furent éloignés des casiers.
- Rien d'important, ça arrive tout les jours. – déclara Miyagi assez calmement.
- D'accord …
Miyagi, au lieu d'amener Misaki à la caisse enregistreuse où il aurait dû commencer en tant que serveur aidé de Shinobu, le conduit à la cuisine. – Misaki – Il parla calmement pour s'assurer d'avoir toute l'attention du garçon. – Dis-moi, tu sais cuisiner ?
- Oui. – répondit-il avec curiosité – Pourquoi ?
- Ah, excuse-moi, je sais que tu voulais être serveur, Misaki-chan, mais, dernièrement, notre cuisinier est parti. Alors, est-ce que tu pourrais t'occuper des repas le temps qu'on trouve un cuisinier professionnel ? – lui demanda-t-il, plus comme une faveur que comme un ordre, en tendant à Misaki la partie supérieure de l'uniforme de cuisinier.
- Bien sur que je le peux. – répondit Misaki en prenant l'uniforme.
- Génial ! – s'exclama le plus âgé en lui ébouriffant les cheveux. – Ah, je viens de m'en rappeler, si tu entends qu'il y a un problème ou quoi que soit d'autre en dehors de la cuisine, ne sort pas. Compris ?
- Oui, mais … - il ne put pas poser sa question car Miyagi partit très vite.
Une fois seul, Misaki s'occupa à examiner la cuisine, voir où étaient les assiettes, les ingrédients, les différents ustensiles, etc. Il parvint à tout regarder en seulement vingt minutes avant qu'un client n'arrive le garçon connaissait déjà la cuisine. Il entendit la voix d'Hiroki. – Hé ! une part de quiche lorraine ! – dit-il avec le papier de la commande dans la main. Misaki attrapa le menu, qui indiquait les ingrédients du plat. Il n'était pas un grand amateur de lecture, mais s'il lisait bien quelque chose, c'était les recettes de cuisine, et Misaki était capable de cuisiner ce que les commandes lui demandaient en ne regardant que sur le menu.
Pour le premier jour, ou du moins, la première nuit de Misaki, il n'y avait aucun problème avec la nourriture, et Miyagi pouvait même entendre les clients commenter : « C'est délicieux ! »
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- Misaki-chan ! – appela Miyagi en entrant dans la cuisine avec un sourire jusqu'aux oreilles – Tu es surprenant – s'exclama-t-il en prenant le jeune par les épaules – Les clients adorent ta cuisine ! – dit-il en prenant en compte que cette nuit avait été financièrement géniale.
- C'est vrai ? – demanda le garçon, les yeux brillant pendant que ses oreilles chauffaient à en devenir rouges. Pour son premier boulot, un boulot sérieux, il s'en sortait plutôt bien.
-Bien sur ! Et puis … - continua Miyagi assez ému – Demain, tu pourras nous aider à créer un nouveau menu. Qu'est-ce que tu en penses ?
-C-c'est vrai ? – lâche de nouveau le garçon, mais cette fois-ci avec un ton complètement différent : celui de la surprise. Il pouvait sentir son visage avoir perdu sa couleur rouge grâce à la surprise.
-Bien sur ! – dit le plus âgé – Mais bon, pour l'instant je vais te laisser, tu peux partir.
-Ah ! – fit Misaki pour attirer l'attention de son patron – Au-aucun de vous n'a encore diné, non ? – demanda-t-il en rougissant. – Parce que je pourrais vous faire à manger avant que tout le monde s'en aille.
- Oh ! – lâcha le plus âgé avec un sourire – C'est vrai ? – demanda-t-il avec un sourire moqueur. – Si ça ne te dérange pas, je crois que ça les enchanterait
- Bien sur que ça ne me dérange pas ! Dites-leur juste que je leur prépare de quoi diner. – dit le garçon en sortant les ingrédients et commença à tout préparer.
Tous réunis sur deux tables qu'ils avaient rapprochées, Misaki amena un petit banquet qui valait bien une journée entière de travail. – WOHA ! – laissa échapper Nowaki en voyant l'apparence des plats. – Tout à l'air très bon, Misaki-kun. – dit-il en se servant. Hiroki ne tarda pas à l'imiter pendant que Miyagi servait Shinobu.
- J'espère que ça va vous plaire. – annonça Misaki en prenant dans le grand plat.
Et qu'est-ce que c'était bon ! Ses collègues ne pouvait pas s'empêcher de lâcher un 'Mmh' en dégustant le plat cuisiné. – C'est super bon ! – dit Nowaki, ému, en savourant son plat avec plaisir – ça fait des années que je n'ai pas mangé aussi bien.
- Bien sur que ça l'est ! – s'exclama Miyagi. – T'en dis quoi Shinobu ?
-C'est très bon. – répondit-il sans montrer aucune émotion, mais ça fit seulement rire Misaki : Shinobu s'était déjà resservi trois fois.
- Et toi, qu'est-ce que tu en penses, Kamijou ? – demanda Miyagi à son employé
-C'est pas mauvais. – En l'entendant, le sourire de Misaki s'éteignit en quelques secondes.
Oh, bon, c'est pas comme si je l'obligeais à manger ce que je prépare.
Après le merveilleux diner qu'ils avaient partagé, Misaki se prépara à s'en aller et remit soigneusement Usagi-san dans son sac. – C'est l'heure de rentrer à la maison, Usagi-san, j'ai eu une très bonne journée … Je te raconterais tout quand on sera à la maison. – dit le garçon en enlaçant la pelucha avec beaucoup de tendresse. A ce moment, il entendit un bruit étrange, comme si on cassait des assiettes. Il se souvint qu'on lui avait fait quelques allusions à propos de conflits, surement entre gens bourrés, mais ça ne pouvait pas arriver à de telles extrémité, non ?… La première chose à laquelle Misaki pensa fut l'ordre que lui avait donné Miyagi.
« Ah, je viens de m'en rappeler, si tu entends qu'il y a un problème ou quoi que soit d'autre en dehors de la cuisine, ne sort pas. Compris ? »
Qu'est-ce qu'il devait faire. Son patron lui avait demandé de ne rien faire, mais il ne pouvait quand même pas laisser la situation comme ça, non ? Avec précaution, Misaki entrouvrit la porte pour voir Hiroki et Nowaki, aux coté de Miyagi, qui gardait un regard calme face aux hommes en noirs qui n'avaient pas vraiment l'air très agréables. – Vous avez quelque chose à faire dans ma cafétéria ? leur demanda-t-il.
-Je crois que vous savez très bien pourquoi nous sommes venus ? – dit celui qui se trouvait au milieu – A propos d'hier-
-Mon employé ne faisait que son travail en maintenant le contrôle des choses dans ma cafétéria. – l'interrompit Miyagi alors que Nowaki se plaça devant lui pour le couvrir. – C'est votre collègue qui à d'abord commencé une bagarre et je ne permettrais pas qu'on trouble la paix dans mon établissement.
-Oui … je voulais m'excuser à sa place … - dit l'homme en costume noir – Je comprends l'attitude de mes hommes. – finit-il en jetant un coup d'œil à ses subordonnés qui étaient légèrement derrière lui. Le leader, qui avait entamé la conversation avec Miyagi, commença à regarder autour de lui, les jolies tables, la décoration, l'uniforme des serveurs … Et ce qui semblait être un garçon caché derrière la porte de la cuisine … L'homme en costume sourit quand il vit l'expression incertaine du garçon et se tourna vers Miyagi – D'accord, je m'en vais, mais ne croyez pas que ça va se terminer comme ça. – lui dit-il, une pointe de colère dans la voix, avant de s'en aller avec ses collègues.
Puis, une fois que la porte fut fermée, les trois hommes qui étaient dans le vestibule lâchèrent un soupir de soulagement qui résonna dans la salle vide. – Je suis bien content qu'ils soient partis. – déclara Shinobu en sortant de derrière le comptoir où il s'était caché.
- Moi aussi. – lui dit Miyagi en ébouriffant ses cheveux blonds, une once de soulagement dans la voix
- C'étaient qui ? – demanda Misaki en en tenant fermement son sac contre son torse.
- Ah, Misaki-kun. – lâcha Nowaki – Désolé si on t'a fais peur – dit-il en s'approchant du garçon pour le prendre par les épaules. En voyant ça, Shinobu et Miyagi échangèrent un regard avant de s'adresser à Misaki.
-Ne t'inquiète pas. - Dit le gérant – Nowaki, Hiroki et moi, on se charge d'eux. Toi et Shinobu, contentez-vous de vous cachez chaque fois qu'ils viennent, d'accord ?
- Mais … on ne devrait pas appeler la police ? – demanda le jeune
-Ils ne nous croient pas – répondit Shinobu en posant une main sur l'épaule de Misaki.
La réponse qu'il entendit fit baisser sa tête à Misaki. Comment ça se fait que la police ne s'occupe pas de ça ? En vérité, il était vraiment déçu. – Bon, je rentre chez moi, il se fait tard.
-Bien sur, mais fait attention, d'accord ? – lui dit Miyagi, préoccupé.
-Si tu veux, je peux t'accompagner jusqu'à chez toi … C'est dangereux à cette heure de la nuit. – proposa Nowaki en s'approchant du jeune.
- Oh, non, c'est bon, ne t'inquiète pas. – dit Misaki en sortant – On se voit demain.
Une fois seul tout les quatre, Hiroki parla – J'espère qu'il ne va pas arrêter de travailler à cause de ça.
Tous les autres se tournèrent vers lui en grimaçant à cause du commentaire. – Ne parle pas de malheur. – fit Shinobu en le regardant sérieusement.
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Misaki, seul dans la rue, ne lâchait pas son sac, qu'il maintenait tout contre lui à cause de l'habitant qu'on trouvait dedans : sombre, humble et silencieux. – J-je ne vais pas abandonner la cafétéria. – murmura-t-il à Usagi-san qu'on pouvait voir dans le sac ouvert. – Je sais que c'est un peu dangereux, mais l'endroit est cool et les employés aussi … Tu ne trouves pas ? – demanda-t-il comme s'il défendait son opinion. Pendant un moment, il observa les yeux noirs d'Usagi-san qui reflétaient la lumière des lampadaires, puis soupira et parla à nouveau – je suis désolé …
- Héhé, le garçon parle tout seul ? – fit une voix qui donna la chair de poule à Misaki.
-On s'en fiche – répondit une autre voix – il est mignon et ça vaut le coup.
-T'as raison.
-Qui est là ? – cria Misaki en tremblant.
-N'ai pas peur – dit un homme qui sortit de l'obscurité, suivit par les autres. Ils portaient un costume … non, c'était les hommes qui étaient entrés dans la cafétéria. – Viens, on ne te fera rien. – assura le leader.
- N- non … - lâcha le garçon en reculant
Les trois hommes ricanèrent. – On voulait juste discuter avec toi. – dit-il en tendant la main vers le plus jeune. Misaki, terrorisé, se retourna pour s'enfuir mais se cogna contre le torse d'un autre de ces hommes en costume. – Où crois-tu aller ? – demanda-t-il d'une voix séductrice en le prenant dans ses bras alors que le sac tombait par terre.
- NON ! – hurla Misaki - LÂCHE-MOI !
- N'est-il pas mignon ? – demanda le leader en passant un doigt sous son menton pour mieux voir son visage.
-On peut rester avec lui ? – demanda un des subordonnés qui bâillonnait Misaki de sa main.
- Pas maintenant. – dit le leader. – Je veux être le premier.
Misaki, les joues mouillées de larmes, fut encore plus terrorisé et il vit que le leader approchait un couteau à cran d'arrêt de plus en plus vers lui. – Alors, c'est la fin, n'est-ce pas ? – pensa Misaki en fermant les yeux avec force.
-EY ! – entendit-on derrière le leader.
Automatiquement, les hommes en noirs se retournèrent pour voir d'où venait la voix. Un homme, assez grand, vêtu comme s'il allait à une soirée mondaine, les cheveux gris-argenté et un regard lilas pénétrant. Misaki, les yeux ouverts comme des soucoupes, reconnut l'habit que portait l'homme. Il ne pouvait pas y croire. Sans rien dire, du moins autre chose que des jurons, les deux subordonnés se chargèrent du nouveau venu, mais celui-ci les mit hors d'état en seulement deux coups, et s'adressa au leader qui soutenait toujours Misaki – Lâche-le. – ordonna l'argenté.
- Viens le chercher – répondit l'autre en le menaçant de son couteau.
Celui qui était bien habillé, se lança avec une détermination qui surprit Misaki, dans l'idée que l'homme lâche Misaki pour pouvoir se défendre, mais la contre-attaque fut arrêtée bien avant que le couteau de bouge. L'homme en noir, dont les mains avaient été attrapées par l'argenté, ne savait pas quoi faire, alors, d'une manière surprenante, l'autre lui agrippa le bras et le fit passer sur son dos avant de le jeter violemment par terre. Misaki, que la peur faisait trembler, n'arrivait toujours pas à y croire. Le plus âgé s'approcha alors du jeune garçon et l'aida à se relever, puisqu'il était tombé. – Misaki … - l'appela le gris – Tu vas bien ?
Misaki plongea ses yeux dans les siens sans rien dire, il pouvait sentir son visage rougir et ses larmes couler sur ses joues une nouvelle fois, mouillant entièrement son visage – Usagi-san ! – lâcha-t-il dans un sanglot alors qu'il se réfugia contre le torse ferme de l'homme – Si tu savais à quel point j'ai eu peur !
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Hello3: Ben, la voilà. J'espère que ça t'as autant plus que le premier chap'. Merci du com'
Mia: Merci, mais c'est l'auteur original qu'il faut remercier. Je lui transmettrai, ne t'inquiète pas, mais merci du com'
Metherland: Je suis contente que ça t'ait plu. Et, d'après moi, la suite est encore meilleure. Merci du com'
Elphyra: Mais comment tu sais? T'as lu la suite? Ou alors tu as des pouvoirs de divination ... Par contre pour Miyagi et Shinobu, l'auteur ne le dit pas explicitement, mais je les soupconne d'être ensemble, en effet. Comme pour Hiroki et Nowaki, rien n'est véritablement explicite au niveau des autres couples. Je pourrais toujours lui demander ! En tout cas, merci d'avoir commenté !
