Wouah! Je viens de me rendre compte que le chapitre 4 a été posté en début d'année O_o ! ça veut dire que je suis en retard et qu'il faut que je m'active. Heureusement, ma période de Bac blanc est passé alors même si je vais avoir du boulot, je vais peut-être essayer de traduire plus rapidement. Pour ceux qui voudrait savoir où j'en suis, j'ai commencé la traduction du chapitre 8, ce qui veut dire que j'en suis à la moitié du texte déjà mit en ligne par l'auteur d'origine. Alors voilà, dès que j'ai fini de traduire les huitième chapitre, je balance le 6 et ensemble on va essayer de rattraper le rythme de l'original, OK ?

Bon, je vous souhaite tout de même une très bonne lecture et un bon gros cliff-hanger comme on les aime ! ENJOY !

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Tout sur toi

De nouveau, ce fut une des meilleures nuits de sa vie. Misaki se reposa suffisamment pour se lever aux aurores, et retrouver Usagi-san sous sa forme de peluche dans son lit, à coté de lui. En l'apercevant, la première réaction du plus jeune fut de sourire, mais les événements de la nuit passée lui revinrent promptement à l'esprit, et son visage se colora de rouge jusqu'aux oreilles.

- Usagi-san, espèce d'imbécile. – lâcha-t-il d'un ton de reproche.

- Hé. – lui répondit la peluche en se mettant debout sur la couette. En voyant ce qu'avait fait l'objet, qui était supposé être inanimé, Misaki paniqua tellement qu'aucun cri ne put sortir de sa bouche, tellement sa gorge était serrée.

- … Usagi-san ! – lâcha-t-il dans cri, qu'il essaya d'étouffer avec ses mains. – Tu parles vraiment !

Au départ, la peluche ne répondit pas. Il se contenta de se rassoir sur la couette en soupirant et décida de lui reparler de l'accord qu'ils avaient eu hier. – Misaki, tu te souviens que le pacte que nous avons fait hier disait que si nous nous embrassions, je pourrais parler ? – lui dit-il très calmement. En l'entendant, le brun se souvint de ça et comprit, son visage prenant progressivement une jolie couleur rouge tomate

- Mon Dieu … - fit le garçon en se couchant en position fœtale sur le lit. – C'est embêtant, ça.

- Tu crois ?

- Et … tu ne peux pas devenir humain ? – demanda-t-il en essayant de changer de sujet.

- ça, je t'ai dis que je me transformerait quand ce serait nécessaire. – fit-il, ennuyé.

- Oh. – Quand Misaki baissa son regard déçu, les deux s'observaient calmement, sans un bruit jusqu'à ce que Misaki ne rompe ce silence. – Tu sais quoi ?

- Quoi ?

- Je n'irais pas en cours aujourd'hui non plus. – lui annonça-t-il avec un calme impassible. Au début, Usagi-san ne répondit pas. Il se contenta de soupirer à nouveau avant de prendre une grande bouffée d'air.

- Je peux savoir pourquoi ?

- Je veux qu'on réessaie de trouver quelque chose sur toi et ton passé. – répondit le jeune en détournant le regard.

- … Merci. – fit-il dans un souffle avant de continuer rapidement. – Mais je n'ai vraiment pas envie que tu dénigres tes études pour moi.

- Je m'en fiche. – déclara Misaki. – De toute façon, mon frère ne peut plus payer les cours. – ajouta-t-il en se levant. – Allez, un petit-déjeuner, et on y va! – annonça-t-il. Usagi-san ne pouvait pas lui répondre, il savait que c'était un sujet qu'il ne pouvait pas aborder à la légère s'il ne trouvait pas le moment adéquat. C'était délicat.

Après avoir pris un solide petit-déjeuner comme seul Misaki savait les faire, juste avant de s'en aller, le garçon passa jeter un coup d'œil dans la chambre de son frère. Le lit y était aussi bien rangé et aussi impeccablement tiré que la veille. – Mmmh – lâcha Misaki, le visage inexpressif.

- Il y a un problème ? – demanda la peluche

- Non, aucun. – dit l'adolescent en lâchant un sourire satisfait. – Tout se passe comme je l'espérais. Allez, c'est parti.

XXXXXX

- Où allons-nous ? – demanda le lapin en peluche, caché dans le sac à dos de Misaki qui le tenait serré fort contre son torse.

- A la bibliothèque … - répondit Misaki.

- Pour ?

- Pour voir si on y trouve quelque chose. – compléta le plus jeune, très calme.

- Mais qu'est-ce que nous pourrions bien y trouver ? – lâcha Usagi-san – Nous ne savons même pas par où commencer !

- Fais-moi confiance. – chuchota Misaki en se penchant au-dessus de l'ouverture du sac.

Usagi-san, de ses yeux de plastique noir, observa un moment ceux d'un vert étincelant de Misaki avant de hocher la tête. – Je te fais confiance. – déclara-t-il d'un ton certain, avant que Misaki ne lui adresse un très joli sourire.

Une fois arrivé à la bibliothèque de la commune, ils ne purent s'empêcher d'admirer, en longeant le chemin qui accédait au bâtiment, d'admirer la taille de l'édifice, ses murs d'un blanc éclatant, avec des statues d'anges et d'animaux fantastiques qui décorait le lieu et faisait ressortir toute la majesté de ce lieu de connaissance et de sagesse. – Ah … - laissa échapper Misaki d'une vois pleine de nostalgie. – Elle n'a pas changée, elle est restée comme dans mes souvenirs.

- Ah. Tu es déjà venu ici ? – demanda le lapin et tournant la tête vers le jeune garçon.

- Oui, avec mon frère. Il me lisait des histoires et des contes dans le coin pour enfant. – se remémora-t-il d'une voix tendre.

- Il a l'air de beaucoup t'aimer. – fit remarquer Usagi-san.

- Oui, j'imagine.

Les deux se turent en entrant dans l'immense monument. Le lieu avait ses murs parsemés de vitraux tous aussi beau les uns que les autres, qui illuminait l'édifice dans un style emprunt à l'art gothique, ce qui donnait une indication quand à l'époque de sa construction. C'était quelque chose de sublime.

- On se croirait dans la basilique Saint-Denis. – commenta Usagi-san, émerveillé par la majesté de l'architecture interne de la bibliothèque.

- La basilique Saint- quoi ? – demanda Misaki, perdu dans les références culturelles de l'autre.

- Cherche le dans une encyclopédie, s'il te plait … - lâcha le lapin, excédé, et honteux que Misaki ne connaisse même pas ça.

Après être sorti de la partie documentation de la bibliothèque, Misaki se dirigea vers les archives qu'il commença à ouvrir. Ces derniers contenaient des livrets de familles, des vieux journaux, d'anciens magazines, des cartes postales, des photographies, etc, et le tout avait été enfoui sous tant de poussières que Misaki failli s'asphyxier tant l'air, gorgé de poussière, était devenu irrespirable. – Tu n'es pas obligé de continuer, tu sais.

- ça -Atcha- ça ne me dérange pas. – fit l'adolescent en sortant un vieux journal d'une des boîtes. La boîte lui glissa des mains et, aussitôt, un paquet d'affichettes empilées s'écroula et s'étala en vagues devant lui. Certaines s'ouvrirent en deux, révélant leur contenu.

Industrias : Sonrisas Dulces.

- Idoustras sonlisas dulches ? - fit Misaki en lisant le titre.

- Non, c'est « Industrias : sonrisas dulces ». – dit Usagi-san en lisant avec calme. – C'est de l'espagnol.

- Oh. Et ça veut dire quoi ?

- Industries : Doux sourires … le nom ressemble à celui d'une usine de jouets.

-Ah oui ? – fit-il, surpris. – Qu'est-ce que ça dit d'autre ?

- « Nueva familia de felpa llega a la ciudad » - lut-il avec un accent espagnol parfait. – Une nouvelle famille de peluche arrive en ville … je crois que c'est ça. Ça fait vraiment longtemps que je n'ai plus lu de l'espagnol. – déclara-t-il en riant légèrement.

- ça nous arrange ? – fit Misaki avec une moue.

- Je ne sais pas.

- Pourquoi est-ce que les affiches sont en espagnol ? – demanda Misaki, oubliant un moment l'horrible mémoire qu'avait Usagi-san.

-Tu sais, gamin, la langue espagnole s'est fortement étendue dans la région quand les immigrants sont arrivés. Ils ont « envahis » le territoire et, avec leur arrivée, les opportunités de ventes à l'étranger ont ouverts une des portes de la mondialisation. – expliqua Usagi-san d'un ton très fier

Misaki, en l'écoutant, abandonna son visage abasourdi. Il avait eu comme un shock, Usagi-san n'avait jamais autant parlé qu'en cet instant. Il secoua un peu la tête pour s'éclaircir les idées mais ce n'était pas des mots qui sortirent de sa bouche, c'était un rire franc et clair.

- Tu trouves ça drôle ? – fit remarquer Usagi-san, un peu indigné.

- Non. – s'exclama le jeune en se calmant – C'est juste génial ! – déclara le brun. Usagi-san ne sut pas quoi répondre. – Et puis, tu sais quoi, Usagi-san ? – l'appella-t-il. – Je crois qu'on a trouvé quelque chose. – fit-il en montrant du doigt le dessin d'un lapin en peluche, comme Usagi-san, sur un bord des affiches.

- Ces lapins, nous les avons vus dans un magasin, ils sont déjà en vente. – annonça Usagi-san, sceptique.

- Exactement ! – lança le brun, tout ému. – on a trouvé la source !

Au début, le lapin ne répondit pas. Il restait sceptique, les sourcils froncés. – Je ne peux pas croire que nous ayons trouvé quelque chose si rapidement. – marmonna-t-il, surpris. –ça ressemble à une blague … une mauvaise blague. – ajouta-t-il.

- Usagi-san, il faut continuer à chercher ! – l'appela Misaki.

- Ah, oui …

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En continuant à chercher, il trouvèrent et découvrirent que, bien sûr, la fabrique de jouets appartenait à une famille espagnole et a été vendue à une famille locale, qui avait pu profité de son brillant investissement dans une hausse considérable de la vente de jouet pendant le siècle dernier. – Et qui est l'heureuse famille ? – demanda Misaki en ouvrant un livret de famille.

- Misaki, cette histoire a plus de cinquante ans … Tu crois qu'il s'agit de celle-là ?

- Ah ah ! Il ne faut jamais douter de la bibliothèque au style gothique !

- Tu dis ça, mais tu viens d'apprendre le nom de l'architecture dans le livre que tu viens tout juste de feuilleter.

- Chut ! – fit une voix au fond de la salle.

- Ah – cria Misaki en trouvant quelque chose. De nouveau, il entendit un « chut » du fond de la salle qui lui demandait de baisser d'un ton. – je crois que j'ai trouvé quelque chose. – dit-il à voix basse.

- Illumine ma lanterne, veut-tu.

- Enfin, ce n'est pas vraiment à propos de cette famille. – dit-il en lisant le titre.

- Et alors ?

- C'est sur le fils d'un grand propriétaire qui a demandé à avoir un lapin en peluche spécial. – lut-il en tournant les pages.

- Spécial ? – demanda-t-il en haussant un sourcil.

- Uh-hum. Il est dit que les boutons de manchettes et les boutons … -Misaki laissa soudainement sa phrase en suspends et ouvrit grand les yeux.

- Misaki ? – demanda la peluche, avant que le brun ne lui saute dessus et ne lui fasse une peur bleue. – Que se passe-t-il ? – fit-il en essayant de retrouver son calme.

- Tes boutons de manchette ! Et tes boutons de veste ! – fit Misaki avec force. – Ils sont gravés. Qu'est-ce que tu dis de ça ?

Ils se mirent alors à lire le vieux livre avec beaucoup d'attention, jusqu'à découvrir la photographie d'un enfant aux cheveux et aux yeux noirs, qui tenait Usagi-san sous sa forme de peluche dans ses bras. Derrière lui se trouvait un homme en costume élégant mais la photo était déchirée au niveau de son buste et le visage de l'homme avait disparu.

- Qu'est-ce qu'il y a en bas de la photo ? – demanda Misaki en remarquant que la phrase était de nouveau écrite en espagnol.

- Ah. – fit le lapin.

- Qu'est-ce qui se passe, Usagi-san ? – demanda Misaki.

- Dis … - l'appela-t-il d'une voix éteinte. – Te souviens-tu du nom que j'ai utilisé pour me présenter à tes amis de la cafétéria ?

- Usami ?

- C'est cette famille. – déclara-t-il en lui montrant la photo du garçon avec la peluche.

- Non ?! – lâcha le jeune en regardant la photo. – Et ? Ce sont des membres de ta famille ?

- Je n'en ai pas la moindre idée. – annonça la peluche en haussant les épaules.

- P-peut-être qu'ils savent quelque chose sur toi. – proposa Misaki en souriant.

- Pour tout te dire, je ne pense pas que se soit la peine de continuer à chercher. – admit le lapin.

- Quoi ? Mais pourquoi ? – demanda-t-il, surpris.

- Je ne vois pas l'intérêt, tout simplement, de savoir nécessairement ce qui m'est arrivé. J'étais très bien, je n'ai jamais ressenti le besoin de connaître mon passé d'une manière ou d'une autre. – lui dit-il d'une voix ferme, avec la clarté nécessaire pour qu'elle se confonde avec celle que Misaki avait l'habitude d'entendre, quand il lui murmurait à son oreille, quand il caressait son cou. C'était trop. – Tout ce qui m'importe aujourd'hui, Misaki, c'est de connaître mon présent, le présent que je passe avec toi et ce que je vis en ce moment même. Ce n'est pas ton cas ?

Misaki ne répondit pas, la déclaration avait eu un très fort impact, si bien qu'il ne sut pas quoi dire ou quoi faire. Pendant un moment, il aurait pu jurer qu'il ne ressentait rien envers Usagi-san quand il était sous sa forme de peluche, mais en entendant sa voix, cette voix, ce fut plus que suffisant pour le mettre –émotionellement- à genoux. Misaki pouvait sentir à quel point les mots que prononçait Usagi-san suffisaient à le faire trembler, à quel point il s'affaiblissait au son de sa voix, à quel point … à quel point il mourrait de ne pas pouvoir le prendre dans ses bras.

- Misaki ? – l'appela Usagi-san en remarquant que l'adolescent ne lui répondait pas. Aussitôt, Misaki se releva brusquement, un tas de libres serrés contre son torse.

- J-je voulais juste savoir quelque chose sur toi ! – s'écria-t-il en s'empourprant. – C'est quelque chose de mal, hein ? – En l'entendant, Usagi-san ne put s'empêcher d'avoir des yeux ronds comme des assiettes. Quand Misaki se rendit compte de ce qu'il venait de dire, il s'enfui en courant entre les couloirs.

- Misaki ! – La peluche de lapin lui courut après.

Misaki pouvait sentir que ses yeux se remplissaient de larmes et qu'il commençait à pleurer. Il s'arrêta et tomba à genoux. Il était confus, pas à cause des réponses qu'il trouvait, après tout, elles venaient comme ça, mais il y réfléchissait avant. Non, il était confus à cause des questions qu'il se posait, il n'arrivait pas à croire qu'il se comportait comme ça, et encore moins qu'il puisse se sentir comme il se sentait. Ce n'est pas normal se dit-il une fois et encore une autre. Ses jambes tremblaient alors qu'il marchait lentement. Son cœur battait fort, ça lui faisait mal à la poitrine, il sentait que son visage était très chaud et que ses oreilles aussi, il avait honte de ce qu'il pensait.

Pourquoi est-ce que, quand Usagi-san est là, il faut que je sorte tout ce qui me passe par la tête ? – se demanda-t-il. – Pourquoi est-ce que je ne peux pas m'empêcher de lui dire ce qui me dérange ? Pourquoi ?

- Misaki ! – entendit-il derrière lui. Sans réfléchir, Misaki se remit à courir, sans remarquer qu'il venait de marcher sur le lacet défait de sa chaussure, qu'il avait glissé et qu'il tombait sur une immense étagère remplie de livres qui commença à osciller dangereusement et laissa tomber tous ses livres sur lui. – Misaki ! – s'écria Usagi-san avant de sauter sur Misaki.

Le garçon ferma les yeux avec force, attendant l'impact, mais rien n'arriva.

En ouvrant les yeux calmement, Misaki se rendit compte qu'Usagi-san se trouvait au-dessus de lui, sous sa forme humaine, tous les vieux livres sur son dos. En le voyant, ses yeux se mirent à pleurer plus rapidement qu'avant, alors Usagi-san lui caressa la joue avec tendresse même si ça ne fit qu'augmenté le débit de larme.

- Misaki … - l'appela-t-il. – Tu pleures, un des livres t'a fait mal ? – lui demanda-t-il, préoccupé.

- Usagi-san … espèce d'idiot … - s'exclama le garçon en se frottant les yeux. – Pourquoi t'es venu me protéger ? – lui demanda-t-il, la voix hachée.

- Et comment ne pas venir te protéger ? – lui répondit l'autre, agacé. – Je ne veux pas te quitter des yeux. – déclara-t-il en collant son front à celui de Misaki alors que ses mains quittaient le visage du jeune pour entremêler leurs doigts. – Je te l'ai déjà dis. Je ne permettrait pas qu'il t'arrive quoi que se soit.

- Imbécile … - dit-il en regardant Usagi-san se secouer un peu pour faire tomber les livres de son dos.

- Misaki.

- Imbécile. – répéta-t-il entre deux sanglots.

Au moment où Misaki se couvrait les yeux de honte, il sentit comme deux grandes mains chaudes entourer son visage. Cette chaleur qu'il désirait tant, il la ressentit à travers ses lèvres. Usagi-san l'embrassait une nouvelle fois. Inconsciemment, de manière quasi automatique, Misaki répondit timidement au baiser, il pouvait sentir ses mains s'accrocher aux épaules du plus âgé quand celui se proposa d'approfondir le baiser doucement et tendrement. Après avoir lutté dans ce baiser, Misaki accepta d'ouvrir sa bouche : il pouvait sentir la chaleur rentrer beaucoup plus rapidement, elle lui envahissait le corps entier.

- U-Usagi-san. – murmura-t-il, la voix hachée tant le baiser l'avait étourdi.

- Ah – lâcha le plus âgé en voyant son visage. – ça te plait, non ? – Misaki ne put pas répondre, de nouveau leurs bouches s'étaient unies effusivement, jusqu'à faire gémir l'adolescent.

Misaki sentait qu'il perdait toute conscience, c'était trop pour lui, il avait l'impression que son cœur s'était arrêté de battre, qu'il était sur le point d'exploser à n'importe quel moment. Il sentait que les larmes coulaient de ses yeux sans vouloir s'arrêter quand il lui semblait que tout l'air qu'il peinait à respirer, Usagi-san le lui volait dans ses caresses.
D'un coup, la chaleur disparut brusquement, comme la dernière fois. Pendant un moment, le jeune crut qu'Usagi-san s'était retransformé en peluche.

- ça suffit. – entendit-il dire la voix de l'homme.

- ça suffit ? Il est sérieux ? – pensa Misaki, indigné, les yeux grands ouverts.

- Je ne veux pas perdre le contrôle ici. – déclara Usagi-san une fois debout en époussetant son costume.

- U-Usagi-san … - L'appela Misaki, énervé, les sourcils froncés alors qu'Usagi-san l'aidait à se relever.

- Fatigué ? – lui demanda-t-il en ignorant son attitude.

Misaki ne répondit pas à la question, il se sentait trop offensé pour ça. Enfin, comment ne pas l'être quand il lui faisait avoir toutes ces sensations, qu'il le savait, qu'il en profitait, pour ensuite tout arrêter avec un simple « ça suffit »! A nouveau, Misaki s'étonna lui-même de sa réaction, et se rendit compte qu'il éprouvait un sentiment bien plus profond envers Usagi-san qu'une simple « joie de le voir ». Il suffisait de voir à quel point il se montrait séduit par l'homme pour s'en apercevoir.

Comment je pourrais lui parler de toute cette luxure que j'éprouve pour lui ? – pensa-t-il, en se dérangeant tout seul. Alors, il poussa un long soupir, si fort qu'Usagi-san fut surpris de sentir à quel point il était lourd. Qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? – Usagi-san, je veux rentrer à la maison.

En l'entendant, un sourire tordu naquit sur le visage d'Usagi-san, faisant rougir Misaki alors que le plus âgé lui attrapa le poignet pour le faire sortir de la bibliothèque. – Tu es sûr que tu ne veux pas passer la journée autre part ? – lui demanda l'argenté en se retournant pour voir le jeune homme qui l'accompagnait.

- Non … je veux rentrer à la maison.

- Très bien.

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Quand il entrèrent dans la maison, l'horloge de la cuisine affichait une heure de l'après-midi et l'appartement était vide comme d'habitude. Misaki longea la cuisine, pour se diriger vers le salon où Usagi-san le suivit, avant d'aller s'amuser avec les aimants collés au frigidaire. Il y avait aussi là un message écrit à la main, qu'il prit entre les siennes, et lut à une vitesse impressionnante en moins d'une minute. – Misaki – L'appela-t-il en se retournant, la feuille à la main.

- Ah, bien sur, tu dois avoir faim. – dit le jeune en se levant du sofa. – Qu'est-ce que tu veux manger ? Une cuisine plutôt traditionnelle ? Ou une autre plus occidentale ?

- A propos de ça …

-J'ai envie d'en faire une occidentale. – déclara-t-il en sortant une casserole avant de commencer à enfiler un tablier, ce qui fit perdre au plus âgé toute sa concentration en quelques secondes.

- Tu vas mettre ça ? – demanda-t-il, très sérieux.

- Bien sûr, sinon je vais me salir. – dit-il, un peu étonné.

- Oh, d'accord. – fit Usagi-san en s'asseyant à table pour observer Misaki avec attention. Il ne voulait rien perdre du spectacle, pour une raison inconnue, voir Misaki sous un tablier était quelque chose d'assez excitant. Et puis, il cuisinait pour lui. Il se serait presque cru dans un rêve.

Misaki, sentant les yeux de l'homme posés sur lui, décida de faire ce qu'il savait faire de mieux : cuisiner. Presque de mémoire, le brun prépara une de ses recettes italiennes préférées, qui fit se demander à Usagi-san, pourquoi le jeune ne choisissait pas d'en faire son métier, parce que le plat mettait vraiment l'eau à la bouche, la manière dont il avait été préparé, avec la délicatesse avec laquelle il voulait que Misaki le caresse. Voir le châtain préparer le déjeuner avec tant d'attention et d'amour, ça lui donnait vraiment faim. D'ailleurs, Usagi-san était affamé. De quoi, il n'en était pas sur, mais ce qui était sur, c'est qu'il l'était !

- C'est prêt. J'espère juste que c'est bien cuit. – fit Misaki en sortant le plat du four.

Une fois le plat mangé, qui n'avait même pas eu le temps de refroidir, Misaki marcha vers Usagi-san en retirant son tablier. – tu veux prendre quelque chose après le repas ? – lui demanda-t-il aimablement, apparemment pour rien puisque le plus l'âgé l'emprisonna dans ses bras et l'emmena avec lui sur le sofa du salon en face de la TV. Avant que Misaki ne s'en rende compte, ils s'embrassaient pour la deuxième fois de la journée, mais cette fois, c'était différent. Cette fois, il y avait quelque chose en plus qu'Usagi-san avait très bien pu distinguer.

Le désir.

Dans un gémissement, Misaki entoura effusivement le cou d'Usagi-san de ses bras, tout en sentant les mains de ce dernier parcourir sa peau nue sous sa chemise. Il pouvait sentir ses muscles se contracter sous la pression des doigts, et les différentes sensations que lui procurait la langue d'Usagi-san dans son cou. – A-ah. – lâcha le garçon.

-Misaki … - soupira l'homme blottit dans le cou du brun. Il ne pouvait plus résister, il le désirait tant. Il déboutonna la chemise de Misaki pour jouer avec ses tétons déjà durcis.

- Ah ! U-Usagi-san – lâcha le garçon dans un souffle, en réflexe à ce contact aussi nouveau qu'agréable. L'argenté le rendait fou, comme d'habitude c'était trop pour lui. Son cœur battait à en risquer d'exploser à tout moment alors que se larmes ne cessait de couler de ses yeux. Le plaisir … il y en avait trop. Au moment où Misaki put souffler un peu, Usagi-san en profita pour tracer une ligne sur son torse de sa langue, déposant des baisers papillons de ses clavicules jusqu'à son nombril et …

- MISAKI !? – résonna, depuis le hall, une voix qui glaça Misaki jusqu'aux os quand il comprit à qui cette voix si familière appartenait.

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Ah, le cliff-hanger ... C'est beau, c'est beau ... très cruel, mais c'est beau.
Allez les gens, je réponds à tout vos magnifiques commentaires ( Et si quelqu'un veut bien m'apprendre à utiliser twitter pour notifier les parutions, donner moi un moyen de vous contacter ... sinon je me créerai une page FB)

Yonokaze : Normalement, sur FT, hier est sorti "le combat des dragons slayer". Il faudrait que je le regarde celui-là, au moins celui-là ^^ Sinon, maintenant tu as ta réponse pour cette chute qui est encore plus brutale (à mon avis) que pour le chapitre 4. Et encore, tu n'as rien vu. Sinon, comme je le dis au début, j'essaierais de speeder un peu pour traduire, donc il faut que tu reste fidèle, hein ?

Mia-Zure : Oui, c'est beaauuuu, bien sur que c'est beau. Et là, on commence à arriver dans les limes. Là, ça dépends des avis, mais moi je trouve que c'est tout aussi beau. Pour les transformations, c'est un petit peu bizarre, mais c'est expliqué dans le chapitre 7, donc tu sauras pourquoi. En fait, pour Hiroki et Misaki, c'est juste que comme dans le manga Hiroki est le professeur de littérature de Misaki. Là, il ont un peu le même type de relation, et Hiroki le considère plus comme un petit frère qu'autre chose, si ce n'était pas compréhensible comme ça, je m'en excuse c'est totalement de ma faute, gomennasai (#T_T#).

Hello3 : Ha, je vous avais prévenu ! ^^ Désolée pour ça, mais je ne peut pas me permettre de trop changer les textes, sinon ce ne serait pas de la traduction mais du plagiat. Alors oui, toute ces émotions que vous ressentez en lisant ces textes, je les ais éprouvé moi aussi, et moi aussi j'ai eu envie de la tuer. Malheureusement, si je le faisais, je ne connaîtrais pas la fin, donc je me suis retenue. Ne t'inquiète pas, ils ne sont pas tous comme ça, et j'ai envie de dire heureusement.

Miyabie-Chan : Merci beaucoup à toi, ça fait plaisir d'avoir des commentaires comme ça. Maintenant que je tiens le bon bout, je ne le lâche pas, c'est pour ça qu'il faut que tu continue à me suivre. ^^

Yaoi's power : Tout d'abord, j'adore ton pseudo, même si c'est en anonyme ^^ Pour la traduction, ça m'arrive d'avoir du mal pour certaines phrase et vu que j'évite l'hispanisme le plus possible, je suis contente de voir que mes efforts sont autant récompensés. Par contre, comme je l'ai dit à Hello3, je ne peux absolument rien faire pour les chute trop brutale, ni même pour celle-là ^^

Hiriji-san : Oui oui, le concept de l'histoire est vraiment étrange au début, mais crois moi qu'elle va se préciser plus tard - autant qu'on puisse appeler ça se "préciser", bien sur. Mais en même temps, c'est ce qui m'a plu dans cette histoire, c'est vraiment à quel point elle est logique dans son irréalisme, et puis je me suis dit que ce serait bien que le public francophone la découvre, donc voilà !

Franchement, l'histoire n'en est pour l'instant qu'à son premier tiers, mais je suis heureuse de voir qu'elle ait autant de succès. Merci énormément à tous de me suivre et de m'encourager par votre présence - et vos coms - à continuer. Je vous embrasse tous mes sushis ... ou mes ramens au crabe, ou encore mes soupes miso . Quoiqu'il en soit, je vous nems tous ! (Paye ta vanne!)