Fraternité

Pour la première fois de sa vie, Misaki avait envie de devenir tout petit, tout petit petit, jusqu'à disparaître complètement. Les rares fois où il en avait eu envie, ça n'avait été « que pour un moment », mais là, l'éternité lui convenait parfaitement. Il voulait disparaître pour ne laisser aucune trace de lui, que se soit , quand et surtout pourquoi il voulait disparaître.

Le problème, c'était que, personnellement, Misaki était incapable d'oublier pourquoi. Comment pouvait-il oublier ? Le brun vivait en ce moment la scène la plus honteuse de toute sa vie. Même si on comptait la fois où, en troisième année de collège, après avoir perdu à un gage, il avait dû se teindre les cheveux en rose pendant la colo d'été et la teinture était restée plus de deux mois. Où même quand il était en première année de lycée, et qu'on avait caché son uniforme et sa serviette dans le vestiaire des filles pendant qu'il se douchait après un cours de sport. Rien, absolument rien n'était comparable à ce que pouvait ressentir Misaki en cet instant.

- MISAKI !? – résonna, depuis le hall, une voix qui glaça Misaki jusqu'aux os quand il comprit à qui cette voix si familière appartenait. Usagi-san, en l'entendant, fut le seul à pouvoir encore bouger même si son visage restait figé en état de choc. Lentement, il le va la tête jusqu'à pouvoir reconnaître la personne qu'il n'avait vu avant que sur des photos : Takahashi Takahiro. – Qu'est-ce qu'il se passe ici ? – demanda le nouveau venu. Il observa la scène : Misaki, couché sur le sofa, la chemise grande ouverte, montrait son torse à un inconnu assis au-dessus de lui, qui posait allègrement ses mains sur lui.

Pour Misaki, tout s'arrêta dans la seconde, sa vue s'obscurcit et il ne put plus bouger un seul muscle, tout ce qu'il put entendre paraissait être en écho.

- QU'EST-CE QUE TU CROIS FAIRE ?! – demanda Takahiro en soulevant Usagi-san par l'arrière de son col.

- Hey ! – répondit-il par réflexe.

- Quelles choses tu crois faire à mon petit frère ? – demanda-t-il, menaçant.

- je ne crois pas que ça te regarde. – déclara l'argenté en rajustant son veston.

- Ah oui ? – menaça Takahiro en attrapant le col de l'élégante chemise pour s'apprêter à le frapper. Même dans cet état de choc, Misaki n'était pas tout à fait dénué de ses fonctions. En voyant ce qu'allait faire son grand frère, il cligna des yeux, ses grands yeux verts, ce qui lui suffit pour reprendre raison et agir.

- NON ! NII-CHAN ! ARRÊTE ! – hurla Misaki en attrapant le bras de son frère.

- Misaki … ? – lâcha le brun, surpris.

- Misaki, va-t-en. Va dans ta chambre. – lui ordonna Usagi-san, faisant preuve de beaucoup de calme. Il ne pouvait plus supporter de voir Misaki en plein effondrement émotionnel, et encore plus si le jeune devait prendre sur lui-même pour conserver une certaine sagesse.

- Et qui es-tu pour lui parler comme ça ? – demanda Takahiro en prenant son frère par le bras pour ne pas qu'il s'en aille et il n'obéisse pas à l'ordre de l'inconnu.

- Eh bien, moi. – Répondit-il fièrement. Il prit l'autre bras de Misaki, et le tira à lui pour le séparer de Takahiro.

- Hein ?

Ça va mal. Ça va très mal. – pensa le jeune, paniqué.

- Misaki. – l'appela son grand frère avec une voix si glaciale qu'elle lui donna des sueurs froides. – Viens par ici. – D'un mouvement presque instinctif, Misaki fit un pas vers son frère, mais Usagi-san le retint.

- Montre-lui que tu m'aimes moi autant que lui. – susurra l'argenté à l'oreille du jeune.

- Misaki. – l'appela-t-il à nouveau.

Misaki commença à hyper ventiler. Les deux personnes qu'il aimait le plus au monde lui demandaient de faire un choix, c'était tout sauf possible.

Avec force, l'adolescent se dégagea, poussa Usagi-san pour se dégager le passage et courut jusqu'à sa chambre dont le claquement de la porte se fit entendre dans tout l'appartement. Takahiro et Usagi-san observèrent cette scène en silence.

Takahiro, toujours choqué, se retourna vers l'inconnu, les sourcils froncés, tandis que l'autre paraissait plutôt tranquille. – qu'est-ce que tu faisais à Misaki ? – lui demanda-t-il, menaçant.

- Je crois que c'est quelque chose qui se reconnaît tout de suite. – Commenta Usagi-san avec un calme que n'avait sûrement pas Takahiro.

- Enfoiré ! – lâcha le brun en attrapant une nouvelle fois le col de sa chemise. – T'es qui pour me parler comme ça.

- Usami Akihiko. – dit-il naturellement en attrapant la main du grand frère, qu'il serra jusqu'à ce que Takahiro le lâche enfin.

- Usami ? – lâcha-t-il surpris en secouant sa main douloureuse. - … de toute façon, je me fiche de savoir de quelle famille tu viens, Usami, mais je t'interdis de revoir Misaki. – déclara-t-il furieux alors qu'Usagi-san lâchait un soupir agacé. – SORS DE CHEZ MOI !

Cinq minutes de "connaissance" plus tard, Usagi-san se retrouvait assis sur un des bancs en bas de la résidence. – Bon … ça c'est mieux passé que ce à quoi je m'étais imaginé.

XXXXXX

Adossé à la porte de l'entrée, Takahiro ne pouvait pas s'empêcher de penser à ce qui venait de se passer devant ses yeux.

Misaki … avec un autre homme ? – pensa-t-il, incrédule. C'était quelque chose à laquelle il n'avait jamais pensé, en fait, il ne pouvait même pas s'imaginer son frère avec une petite amie. C'était quelque chose qui ne lui était jamais passé par l'esprit. – Mais … il doit bien y avoir une explication … - Avec cette idée en tête, il inspira un grand coup avant de se diriger vers la chambre de Misaki et de frapper doucement à la porte.

- Misaki. – l'appela-t-il avec douceur, mais le garçon ne répondit pas. – Tu sais, Misaki, je sais que tu te sens mal. – dit-il à travers la porte. – Mais tu n'as plus à t'inquiéter maintenant. – Affirma-t-il. – Cette homme ne viendra plus te faire de mal tant que je serais là. – A ces mots, la porte s'ouvrit d'un seul coup, faisant face-à-face au jeune.

- Qu'est-ceque tu as fait ? – lui demanda Misaki fortement en marchant dans l'appartement à la recherche de l'argenté.

- Je l'ai chassé d'ici à grands coups de pieds. – répondit-il avec la même force. – Il aurait pu te blesser.

-Et comment tu le sais ? – lui demanda-t-il en se retournant pour lui faire face. – Tu le connais, peut-être ? Vous avez essayé de parler au moins ? – attaqua-t-il.

- Il était allongé au-dessus de toi ! – répliqua le grand frère en colère.

- Et ça change la donne si, moi, j'étais d'accord ?! – s'écria Misaki, pleurant de rage.

En l'entendant Takahiro se tut. Il ne savait vraiment pas comment répondre à ça. Pour une certaine raison, il pensait que tout ce qu'il avait vu là-bas, tout se passait contre la volonté de Misaki. – Misaki. – l'appela-t-il en s'approchant du garçon et en le prenant par les épaules. – Mais tu … tu préfères les filles. Non ?

- Oui … - hésita-t-il en détournant le regard. – M-ma-mais je ressens aussi quelque chose pour U-Usagi-san. – répondit-il définitivement, le visage rouge jusqu'aux oreilles.

Alors Takahiro eut l'impression d'avoir reçu un coup, comme si on l'avait giflé le plus fort possible, comme si on lui avait donné un coup au ventre suffisamment fort pour lui couper la respiration. Il sentait que ses jambes étaient faibles, il ne pouvait plus les bouger. C'était comme si tout son sang avait arrêté de couler dans ses veines et qu'il stagnait dans ses pieds et son estomac était tellement serré qu'il arrivait même à sentir les gouttes de sueurs qui perlaient dans sa nuque. – Usagi-san ? – fit-il quand il put respirer à nouveau. – C'est comme ça que tu l'appelles ?

- O-oui. – déclara le jeune en sentant les mains de son frère trembler sur ses épaules.

Takahiro aurait voulu mourir. Rien, dans le monde entier, n'aurait pu être pire. Ou pas ? – Misaki. – l'appela-t-il. – Je t'interdis de le revoir.

- Hein ? – lâcha le jeune. – Et pourquoi ?

- Misaki. – il lui prit le visage pour mieux le voir. – Tu ne sais pas ce qu'il te veut, et s'il t'arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais. – dit-il en voyant que Misaki s'apprêtait à pleurer. – Je ne veux pas qu'il te fasse du mal.

Misaki attrapa les mains de son frère et les repoussa loin de lui pour lui faire face. – Tu ne m'avais jamais déçu jusqu'à maintenant. – déclara-t-il avant de courir dans sa chambre, laissant Takahiro complètement perplexe.

XXXXXX

Usagi-san marcha jusqu'au Misaki où Misaki l'avait trouvé. Il caressa le réverbère avec délicatesse et observa avec attention les chaînes des balançoire avant de soupirer tant elles étaient oxydées. – Comment en sommes-nous arrivés là ? – se demanda-t-il en embrassant le lieu du regard. Soudain, le lieu s'obscurcit et une trombe d'eau s'abattit, laissant Usagi-san trempé en plein milieu du parc.

- Usami-san ? – entendit-il derrière lui. Automatiquement, Usagi-san se retourna pour voir de qui il s'agissait, pensant que ce n'était évidemment pas Misaki parce qu'on l'avait appelé « Usami » et la vérité le surpris. Shinobu se tenait devant l'entrée, un parapluie dans une main et des sacs de courses dans l'autre, avec la même expression neutre que d'habitude. – Vous devriez vous protéger. – dit en partageant son parapluie. – Vous pourriez vous rendre malade … Misaki n'est pas avec vous ? – demanda-t-il en cherchant le mentionné du regard.

- Non. - répondit Usagi-san avec un ton mélancolique, que nota immédiatement le blond. - C'est gentil de ta part de te préoccuper de moi.

- Ce n'est rien. - fit-il dans un soupir - Vous vous êtes fâchés avec Misaki ?

- Pas exactement. - confia-t-il. - Mais je ne peux le voir avant un petit moment.

- Shinobu ne répondit pas, il ne fit qu'observer le plus âgé avec beaucoup de calme avant de dévier le regard en rougissant légèrement. - Vous voulez venir à la maison ?

Dans le salon, Miyagi fumait, et lisait un livre sûrement très vieux au vu de la couverture. Il était très concentré dans sa lecture mais cette concentration se brisa quand il entendit la porte s'ouvrir avec un « je suis rentré » d'une voix si familière.

- Ah, Shinobu-chin, tu as ramené mes documents. - lui demanda-t-il en le recevant, mais gela sur place quand il vit que le garçon ne venait pas seul, avec un homme trempé jusqu'aux os, des cheveux gris et très grand, qui inquiéta Miyagi. - Shinobu-chin, il y a quelqu'un derrière toi. - dit-il en attrapant un parapluie dans l'entrée qu'il plaça devant lui comme une lance.

- Oui, je sais. - affirma le blond. - C'est Usami-san. Tu te souviens de lui ? - demanda-t-il alors que le mentionné tirait ses cheveux mouillés en arrière pour dégager son visage.

- Oh. -lâcha-t-il en s'en rendant compte et baissa son parapluie. - Usami-san, quelle joie de vous voir … enfin je crois ?

- Moi de même. - répondit-il avec dignité.

- Bon, je vais aller ranger les courses. - déclara Shinobu en passant entre les deux hommes qui continuaient à se regarder.

- Pourquoi êtes-vous mouillé, Usami-san, si je puis me permettre ? - demanda Miyagi, un sourire forcé aux lèvres.

- Parce que j'étais sous la pluie. - répondit-il dans un sarcasme.

Miyagi poussa un soupir agacé. - Shinobu ne ramène pas quelqu'un qu'il trouve sous la pluie au hasard. - dit-il les sourcils froncés.

En l'entendant, Usagi-san soupira à son tour et pensa : tu veux vraiment savoir ?

- Ah … - lâcha l'argenté. - c'est une longue histoire. - admit-il

- Bon, j'ai une idée : je vous prête ma salle de bain pour que vous puissiez prendre une douche, je vous prête des vêtements secs et vous me racontez ce qui s'est passé, ça vous dis ? - dit le brun en tirant sur sa cigarette.

- D'accord. - lâcha-t-il en remarquant qu'il le conduisait jusqu'à la salle de bain au bout du couloir.

Quand Usagi-san sortit de la douche, ses vêtements avaient disparus. A la place, il y avait un pantalon noir, un t-shirt bleu clair et un boxer qui l'attendait devant le miroir de la salle de bain.

En sortant, il trouva Miyagi qui fumait tranquillement dans le salon et Shinobu à la cuisine qui préparait le repas. La pièce était silencieuse, mais d'une façon très agréable, les deux profitait de ce calme tranquillement et, pour un moment, Usagi-san fut jaloux d'eux. Il n'arrivait pas à y croire.

- Ah, Usami-san, asseyez vous ici. - fit Miyagi en désignant un fauteuil à coté de lui. - Cigarette ? - lui demanda-t-il en lui présentant son paquet.

Usagi-san ne répondit pas. Il se contenta de prendre une cigarette et de s'asseoir dans le fauteuil pour pousser un lourd soupir accompagné d'une dense fumée de tabac.

- Alors, pourquoi étiez-vous sous la pluie donc ? - demanda le brun sans détour, attirant l'attention du jeune derrière lui.

- Dites-moi, quel type de relation entretenez-vous tout les deux ? - demanda Usagi-san en guise de réponse.

- Quel est le rapport ? - demanda Miyagi, sans se rendre compte que Shinobu était venu juste derrière lui.

- S'il vous plait, répondez moi. - fit Usagi-san.

- Amoureuse. - lança Shinobu. Aussitôt Miyagi se retourna pour le voir avec des yeux ronds comme des assiettes.

- Shinobu-chin ! - fit-il en se levant du fauteuil, en colère.

- Ce n'est pas grave qu'il le sache … et puis, c'est le même type de relation que vous entretenez avec Misaki, non ? - demanda-t-il en tournant la tête vers l'argenté, qui se contenta d'acquiescer. - C'est bien ce que je pensais. - soupira le jeune. -Qu'est-ce qu'il s'est passé ? - demanda le blond en s'accoudant sur le dossier du fauteuil alors que Miyagi se rasseyait pour écouter l'histoire d'Usagi-san avec attention.

Usagi-san soupira. - La personne que Misaki ne voulait surtout par informer nous as vu ensemble et m'a jeté de la maison. - dit-il d'un trait.

- Hein ? - lâcha Shinobu.

- Le frère de Misaki. - déduit Miyagi.

- Oui … - admit-il en détournant le regard.

- Alors il vous a jeté pour avoir couché avec son frère ? - demanda le blond, faisant se retourner le brun de colère.

- Nous ne sommes même pas arrivé à ce stade. - commenta l'argenté qui ne pouvait plus s'enfuir de la conversation.

- Et maintenant il faut que vous vous mettiez le frère dans la poche, c'est ça?

- Shinobu, tu ne pourrais pas demander ça avec un peu plus de tact ? - le repris le gérant.

- Ne vous en faites pas. - déclara Usagi-san.

- C'est que, Miyagi, et si ça nous arrivait, à nous, qu'est-ce que tu ferais ? - demanda-t-il en prenant l'adulte par surprise.

Au début, le brun ne répondit jusqu'à ce qu'il lâche une bouffée de sa cigarette. - De un, c'est difficile qu'ils se doutent de quoi que se soit étant donné qu'on est officiellement colocataires toi et moi, de deux, tu parles à peine avec tes parents et de trois, ta sœur est en lune de miel. Alors je ne pense pas que ça nous arriverait. - dit-il, mais quand il vit que Shinobu n'avait aucune expression, il soupira. - Je ferais n'importe quoi pour te faire revenir auprès de moi. - Compléta-t-il. Shinobu rougit violemment et s'enfuit dans le coté cuisine. Après la fuite de Shinobu, Miyagi se tourna vers son invité pour continuer la conversation. - Et vous, que feriez-vous ? - lui demanda-t-il en souriant.

Usagi-san laissa trainer son regard dans la pièce pour trouver des idées. - Il faut d'abord que je fasse quelque chose. - déclara-il en regardant Miyagi dans les yeux. - Puis j'aurais besoin de votre aide.

XXXXXX

Il faisait nuit quand Misaki se réveilla. Il se changea et sortit doucement de sa chambre pour trouver l'appartement entièrement sombre. Nii-chan doit être en train de dormir. - pensa-t-il en marchant jusqu'à la porte d'entrée à pas de loup, comme il avait fait quand il s'en allait à La Pequeña Cafetera avec Usagi-san dans le sac. Il fallait qu'il s'en aille, tout son corps lui ordonnait de partir à la recherche d'Usagi-san et de le retrouver à tout prix, et de s'enfuir avec lui si c'était nécessaire. Et pourquoi pas ? Il voulait être avec lui, non ? Il était heureux avec lui, non ? Alors où était le problème ?

- Tu comptes aller quelque part ? - entendit-il derrière lui. Le châtain pivota sur lui-même pour se retrouver face à Takahiro, qui se trouvait juste derrière lui. - Tu resteras à la maison cette nuit, d'accord ? - dit-il en s'appuyant sur la porte pour éviter que Misaki ne puisse l'ouvrir. - Et puis, est-ce que tu sais pourquoi je suis rentré aussi tôt ?

- Je n'en sais rien. - annonça le plus jeune en évitant de croiser le regard de son frère.

- Le lycée m'a appelé, en me disant que tu avais séché … C'est la faute de cet homme, c'est ça ? - demanda-t-il, une pointe de colère dans la voix.

- Non ! - s'écria Misaki avec force. - Usagi-san n'a rien à voir avec ça ! En fait … - il laissa sa phrase en suspens, ce qui rendit Takahiro curieux.

- En fait quoi ?

- Usagi-san ne voulait pas que je rate les cours. – confia-t-il.

Takahiro ne répondit pas, il ne s'attendait pas à entendre ça, que ce bâtard se préoccupe des études de Misaki. - Alors pourquoi tu l'as fait ? - lui demanda-t-il.

- Parce que je sais très bien que tu ne peux pas le payer. - dit-il sans le regarder dans les yeux, ce qui surpris le grand frère. - J'ai réussi à trouver un travail avec lequel je voulais t'aider avec le problème économique que tu as … et puis j'ai rencontré Usagi-san. - confia-t-il à Takahiro. Pour dire vrai, le plus âgé ne s'attendait pas à ce genre d'histoire, plutôt quelque chose du genre « Usagi-san et moi, on couche ensemble depuis un moment … » C'est ce à quoi s'attendait Takahiro, personnellement, il s'attendait aussi à ce que son frère soit addict à quelque chose, qui ferait en sorte qu'il ne veuille se séparer de cet homme.

- Il … Il ne t'a pas touché plus que ça ? - lui demanda-t-il, préoccupé.

En l'entendant, Misaki vira au rouge instantanément, répondit un non sonore et courut de nouveau dans sa chambre. Seul dans le couloir, Takahiro en profita pour fermer la porte à clé, pour que Misaki ne puisse plus tenter de s'échapper.

Misaki s'était caché sous ses draps quand il entendit son portable sonner. Il regarda son message sous le drap.

Misaki, Usagi ou je sais
pa quoi est chz moi.
On se voit a la Pqñ dem1
Shinobu
ω`)

Misaki n'arrivait pas à y croire. Demain, il faudrait qu'il aille remercier Shinobu, il lui en devait une … vraiment. Après avoir lu le message, Misaki sentit que maintenant, il pouvait dormir en paix, mais ce n'était toujours pas bon, il ne pu donc pas accéder aux rêves dont il avait besoin. Cette chaleur qui le rendait fou … son absence le rendait anxieux, il se sentait mal à l'aise dans sa propre chambre. Il n'arrivait pas à y croire, ça le laissait perplexe.

Depuis quand suis-je devenu aussi dépendant de lui ? - se demanda-t-il, honteux.

Le châtain n'en pouvait plus. Il se leva en plein milieu de la nuit pour se diriger vers la porte qui donnait à la salle de bain, laissée ouverte, pour aller chercher les somnifères que son frère laissait dans les placards. Misaki lut précautionneusement la notice d'utilisation qui disait de prendre deux cachets si il avait plus de vingt-cinq ans et une seule s'il avait moins. Mais lui, il en avait dix-huit, alors combien devait-il en prendre ? En retournant la boîte dans tout les sens, il finit par se décider : il prit un cachet et en mordit un autre pour n'en prendre que la moitié. Une fois fait, il se recoucha et s'endormit profondément, mais il avait froid dans son lit.

XXXXXX

Ah, voilà,c'est la fin du gros cliff-hanger de ouf qu'il y avait. Par contre, je vous le dit tout e suite, ça ne va pas s'arranger comme ça: Vous pensiez que ça ne pouvait pas devenir plus bizarre encore ? ... Ah, pauvres jeunes gens naïfs ^^

Au fait, j'ai vu que peu d'entre vous m'avaient suivi sur Twitter. C'est dommage, j'avais créé ce compte pour vous. Si je vois que vraiment personne ne me suit, alors je laisserait tomber, c'est grave, mais si voulez quand même me suivre, c'est Arum_poste, ça n'a pas changé !

Allez, je réponds à vos commentaires :

Yonokaze: Non, les scans, c'est le mal (Dis celle qui ne s'améliore en anglais qu parce qu'elle lit les mangas non licenciés sur des sites anglais parc qu'elle a la flemme d'attendre qu'ils sortent en français.) Et comme tu vois, pour un fois que je n'ai pas posté le chapitre après une éternité. Enfin, je crois ... Voilà, j'espère que t'as aimé quand même. Et désolé pour les onigiris, en plus c'est meilleur! sumimasen ^^

Alika-Plume: Ne t'inquiète pas, je continuerais tant que quelqu'un sera là pour me témoigner un peu d'attention (autrement dit, tan que des gens viendront lire et, si possible, commenter.) Parce que rien n'est plus gratifiant que d'entendre dire que son travail est apprécié.

Hiriji-san: Ah, si tu savais! Le grand-frère sur protecteur, c'est un peu le boulot de notre Takahiro national, et crois moi qu'il a pas l'intension de démissionner tout de suite! Parce que s'il y avait pas quelque chose pour déranger l'amour de nos tourtereaux, ce serait quand même vachement moins drôle. Maintenant, je ne peux pas te dire si les prochains chapitres seront passionnants, c'est à toi de voir par toi-même et j'espère que tu continuera à suivre cette fic'. A la prochaine!

Manny Heatlook: Ah, si tu savais a quel point c'est pareil pour moi ! J'espère que ça va aussi bien pour toi aussi ! Besos 3

Xiaping: Merci énormément, ça fait vraiment plaisir de recevoir des commentaires de ce genre. J'espère de ton coté que tu continueras à me suivre, ça me ferait vraiment très plaisir ^^

Hello3: Tiens, toi aussi? C'est bizarre !^^ Non, mais disons que la présence de Takahiro, ça rajoute un petit peu de piment à leur histoire. Si je pousse la réflexion vraiment loin, on pourrait presque dire qu'il y a une référence à Roméo et Juliette, dont les parent refusent l'amour. Bon, là, c'est pas les parents, c'est le grand frère, mais ça y ressemble ... de loin ... en louchant ... bon, d'accord, il y a aucun rapport ! ^^ Enfin, j'espère que tu continueras à me suivre, comme tu le fais!

Miyabie-chan: Ouais, t'as vu, c'est chiant! ^^Ah ne t'inquiète pas, je suis en train de traduire le chapitre 9, et il ne clairement pas être le seul à nous-mettre des bâtons dans les roues! Je suis vraiment contente que tu t'ai décidé à me suivre jusqu'à la fin. Et ne t'inquiète pas, tel Usagi-san, je continuerais comme je le fais, à écrire en retard, à ne poster que tout les dix mois, et surtout à proposer une traduction qui se rapproche le plus de la langue française.

Je vous embrasse tous mes ramens aux crabe, mes sushis, mes soupes misos et mes onigiris, et je vous donne rendez-vous pour le prochaine épisode de "La Pequeña Cafetera" chapitre 7.
Le roi des pirates, ce sera moi ...

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...

Mince, je me suis trompé de dom, excusez ^^