Bonjour à tous!
Eh ben, pour une fois, j'ai réussi à poster le chapitre en UN mois ! Vous vous rendez compte ? Un seul petit mois! Mais bon, comme bonne nouvelle n'arrive jamais seule, j'ai l'obligation de vous dire que ça ne va pas être possible tout le temps. Déjà parce que je ne suis pas en vacances pendant deux mois (j'ai réussi à obtenir un boulot d'été) donc je ne vais pas pouvoir traduire tout le temps. Et aussi parce que petit à petit, on est en train de rattraper le rythme de publication en espagnol. Et le problème c'est que non seulement je n'aurais plus la possibilité de traduire quand je veux et avoir des chapitres en avance, mais aussi parce qu'il y a des petits indices dans chaque chapitre pour la suite de l'histoire que je pourrais mal interpréter en traduisant, et donc changer l'histoire. Et c'est quelque chose qui me gênerait assez. Donc je préférerais avoir un peu de marge pour bien comprendre l'histoire, j'espère que vous comprendrez ça ! ^^

Au fait, j'ai eu quelques problèmes de traduction cette fois. Pourquoi? Parce que le mot pour parler du bureau (la pièce) et le bureau (le meuble) est différents en espagnol et en anglais, mais est le même en français. Donc, pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un secrétaire, c'est également un meuble de travail - un bureau - dont la planche peut s'ouvrir et se fermer et qui est recouverte de tiroirs plus ou moins secrets - pour la petite anecdote, c'était un meuble utilisés dans l'ancien temps quand les amants non mariés se transmettaient des messages.

Voilà, j'espère que vous allez apprécier ce chapitre aussi ! ^^

* Junjou Romantica*

Des oreilles blanches

Shinobu prenait son petit-déjeuner avec le regard le plus perdu qu'il avait connu dans toute sa vie. D'ailleurs, même la vitesse avec laquelle il mangeait sa tartine avait diminuée quand ses yeux s'était concentrés sur la personne qui buvait son café en face de lui : Usagi-san.

L'argenté lisait buvait son café à petites gorgées en lisant tranquillement le journal du matin jusqu'à ce qu'il se rende compte que le jeune l'observait intensément. – J'ai quelque chose sur le visage ou quoi que ce soit ? – demanda-t-il en fronçant les sourcils.

- Lapin … - soupira Shinobu sans le quitter du regard.

- Hein ?!

- Usami-san. – lâcha-t-il avec force en se levant brusquement. – Tu es un lapin.- Au départ, Usagi-san fronça encore plus les sourcils sans comprendre jusqu'à ce qu'il se décide à imiter l'adolescent et poser les mains sur sa tête.

Des oreilles.

De grandes oreilles blanches de lapin. Usagi-san resta un moment comme gelé quand il comprit ce à quoi l'adolescent, qui s'était arrêté en plein petit-déjeuner, faisait référence. – Ah … je peux l'expliquer. – fit le plus âgé en se levant quand il vit que Shinobu s'approchait de lui.

- Ce sont des vraies ? – demanda le blond.

- Euh … - il détourna rapidement le regard. – Non.

- Fais chier. – lança-t-il en touchant l'autre du doigt, les sourcils froncés.

- Shinobu-chin, qu'est-ce que je t'ai dis à propos de parler à tes ainés ? – Miyagi entra dans la cuisine en serrant sa cravate. Quand il jeta un coup d'œil vers les autres, il resta bouche bée, un sourire nerveux coincé sur ses lèvres. – Je peux savoir ce qu'il se passe ici ? – demanda-t-il en observant Shinobu tirer les deux oreilles blanches qui sortaient du crâne d'Usagi-san.

- Alors … - soupira Miyagi, Shinobu à ses cotés et Usagi-san devant lui, sans pour autant qu'ils ne se regardent l'un l'autre. – Usami-san, s'il-te-plait, explique-toi.

- Euh … - lâcha l'argenté en se rendant compte qu'il était obligé de dire la vérité. – C'est une longue histoire. – Commenta-t-il. Ses oreilles firent un léger mouvement, faible, mais suffisant pour donner des sueurs froides à Miyagi et faire se lever Shinobu.

- On a tout notre temps. – dirent-ils en même temps.

XXXXXX

Misaki se sentait sur le point de mourir. Pourquoi ? Tout d'abord parce qu'il n'avait pas assez bien dormi. Bien qu'il ait prit des somnifères la nuit dernière, suffisamment pour laisser son frère dans le coma pendant deux jours, lui n'avait pas réussi à bien dormir. Ensuite parce qu'il se sentait fatigué et très angoissé. Bien qu'il sache qu'Usagi-san était en sécurité chez Shinobu, il était préoccupé. Il ne savait pas combien de temps l'homme pouvait rester dans sa forme humaine, étant donné que quand Misaki se réveillait, Usagi-san était toujours dans sa forme de peluche, jamais humain … Voilà ce qui avait maintenu le brun réveillé toute la nuit.

Quand sonnèrent les huit heures du matin à l'horloge du salon, Misaki se prépara à aller travailler au café. Il enfila un jeans, boutonna une chemise dont la couleur verte faisait ressortir celle de ces yeux, empoigna son sac à dos et fourra un morceau de pain entre ses dents.

En arrivant à la porte, il remarqua avec surprise que son frère l'avait également fermé à clef. Il se souvenait qu'il y avait deux clefs pour fermer la porte. Celle qui fermait de l'extérieur, celle que Misaki avait et celle qui fermait de l'intérieur, que ni l'un ni l'autre n'utilisait jamais … mais où était-elle ? Misaki se rendit compte qu'il n'y avait qu'une seule possibilité. Il se dirigea vers la chambre de son frère où il le retrouva profondément endormi. En embrassant la salle du regard, il remarqua que les clefs se trouvaient sur le bureau de son frère. Il les attrapa, ouvrit la porte et les laissa sur la table de l'entrée.

Le châtain se mit alors à courir comme si sa vie en dépendait, il avait l'impression que s'il n'arrivait pas, alors tout serait fini. Il sentait, non, il souffrait de l'absence du plus âgé. Tout était si confus … En se rendant compte de ses pensées, il ralentit et regarda ses chaussures : Il n'arrivait pas à saisir pourquoi il lui semblait nécessaire d'être à coté d'Usagi-san. C'était à cause de cette chaleur ? Parce que c'était la première fois qu'une personne autre que son frère lui exprimait de l'amour ? De l'amour ? C'était ça ? Le jeune fronça les sourcils, c'était le genre de chose qui l'énervait, d'être parfaitement conscient de ne pas avoir ne serait-ce qu'une idée sur ce qui était en train de se passer. Il ne savait pas pourquoi il n'arrivait pas à cacher l'influence d'Usagi-san dans sa vie, il ne savait pas pourquoi il sentait qu'il avait envie, ou même besoin de cette chaleur que seul l'autre homme était capable de lui donner, il ne savait pas si tout cela n'était pas rien qu'un compromis envers lui.

On aurait dit que la vie s'amusait avec lui. C'était injuste. De toute façon, la vie avait toujours été injuste avec lui. Pour ce qui était arrivé à ses parents, pour l'éducation qu'il avait reçu de Takahiro et le fait qu'il se sente coupable d'avoir empêché son frère d'aller à l'université, pour leur problème financier. A chaque fois qu'il s'était passé quelque chose de bien, une mauvaise surprise leur était tombée dessus. Cette fois-ci, il avait été séparé d'Usagi-san.

- C'est injuste. – lâcha le jeune homme, tout en se rendant compte qu'il avait atteint La Pequeña. En rentrant dans le restaurant, il faillit rentrer dans un des ses collègues, Shinobu, qui paraissait plus tendu que d'habitude. – Salut. – salua Misaki calmement. – Usag-Usami-san ne t'as pas causé trop de problèmes ?

Shinobu se retourna vers lui avec une moue étrange sur le visage, faisant lever un sourcil au châtain. – Il est différent de d'habitude. – commenta-t-il avant de voir un tic nerveux secouer brièvement le visage de Misaki.

- Comment … ?

- Il est derrière, si tu veux le voir. – dit-il en pointant l'entrée du personnel du doigt. Sans même lui dire merci, Misaki se précipita jusqu'aux casiers pour retrouver l'argenté. Quand il ouvrit la porte, Usagi-san lui tournait le dos en fumant tranquillement.

- U-Usagi-san. – l'appela-t-il. En entendant ça, l'autre se retourna. De manière quasi-instinctive, les deux s'unir dans une étreinte passionnée. Misaki pouvait sentir clairement qu'Usagi-san inhalait fortement l'odeur de son cou et la saveur de sa peau.

- Misaki … -soupira l'adulte.

Le châtain se sépara de lui pour mieux le voir, il était se sentait préoccupé pour lui, mais aussi honteux pour ce qui s'était passé chez lui. La honte le …

- Usagi-san ? –lâcha Misaki en remarquant les deux superbes oreilles blanches qu'arborait le plus âgé sur sa tête.

- Oh, ça. – fit Usagi-san – Ne t'inquiète pas, elles s'en iront quand …

-Attend. – l'interrompit le jeune. – Comment ça se fait que tu n'es toujours pas sous ta forme de lapin ? – demanda-t-il – et ou est-ce que –

Il arrêta de parler, leurs lèvres s'étaient rencontrés désespérément, ça le rendait fou. Misaki pouvait sentir ses jambes trembler, il avait l'impression qu'il pouvait tomber à n'importe quel moment si Usagi-san ne l'aidait pas à se tenir aux casiers. Leur cœurs battaient si fort qu'Usagi-san pouvait les entendre battre à l'unisson, il pouvait sentir comment Misaki cherchait à réduire la distance entre eux à la manière dont il avait fermement serré ses bras autour de son cou, il pouvait voir avec quelle liberté le châtain le laissait l'embrasser. C'était ça qui l'excitait le plus chez lui, suffisamment pour être prêt à terminer ce qu'ils avaient commencé dans l'appartement.

- Euh, Usagi-san. – parvint à dire Misaki. – Explique-moi. – demanda-t-il.

- C'est simple. – dit-il tranquillement en sentant que le jeune posait sa tête sur son épaule. – Avant de partir de chez toi, j'ai fait bien plus que t'embrasser, non ? – lui dit-il en le regardant dans les yeux.

Misaki sentit alors que son visage rougissait par le simple fait d'avoir mentionné ce qui en définitive était vraiment très gênant. – Uhm, Usagi-san. – soupira-t-il en laissant tomber sa tête contre l'épaule de l'autre après avoir remarqué que les oreilles avaient disparues. – Alors …

- Alors quoi ? – fit le plus âgé un peu plus détendu.

- Si tu ne m'embrasses pas, tu deviendras un lapin ? – demanda-t-il sans le voir.

Usagi-san s'apprêtait à répondre quand il sentit que Misaki s'était crispé. Il s'attendait peut-être un oui insensible et intéressé. L'argenté ne put s'empêcher de sourire face à la réaction du garçon. Il trouvait ça adorable qu'il puisse être si touché par ce genre de chose, c'était comme s'il lui avait demandé s'il l'aimait vraiment.

- Misaki, ça n'est pas évident ? – Usagi-san prit le plus jeune par les épaules pour pouvoir le voir un peu mieux, et il se retrouva devant le visage devenu rouge de Misaki qui essayait de retenir ses larmes, malheureusement pour lui il en avait versé et pas qu'une. – Misaki.- commença-t-il en posant ses mains sur ses joues. – Tu me plais, bien plus que tu ne le penses.

Maintenant, il aurait pu mourir. Misaki s'attendait presque à ce que son cœur s'arrête de battre à n'importe quel moment, tellement il le sentait battre fort dans sa poitrine. Il sentait que les larmes avaient fini par couler sur ses joues sans pouvoir s'arrêter.

- Usami-san, je sais que vous aimeriez bien manger Misaki pour le gouter, mais il faut quand même qu'il aille travailler. – annonça Shinobu, appuyé contre l'encadrement de la porte, alors que Misaki, surpris, était occupé à faire une mini crise cardiaque.

XXXXXX

- En fait, c'est plutôt dangereux que je retourne chez Misaki. – confia Usagi-san à Miyagi, assis devant lui sur une des tables de la terrasse de la Pequeña, un café chacun.

- C'est pour ça que tu veux faire ça ? – demanda Miyagi en avalant une bonne gorgée de café brulant.

- Oui.

- Tu n'emmène pas Misaki-chan avec toi ? – lui demanda-t-il, préoccupé.

- N… Non, peut-être la prochaine fois. – dit Usagi-san en détournant le regard. – Je ne suis pas sur de ce qui pourrait arriver.

- Si tu veux je peux t'accompagner, moi. – entendirent-ils derrière eux. Automatiquement, Usagi-san se retourna pour savoir qui avait parlé et tomba nez à nez avec le jeune serveur châtain.

- Hiroki. – lâcha Miyagi. – Tu ne sais pas que c'est grossier d'écouter les conversations des autres ? – le réprimanda-t-il avant que l'intéressé ne lui fasse un sourire moqueur.

- D'accord. – fit Usagi-san. – Bien sur, pourquoi pas.

- Génial. – s'exclama le serveur. – Et on irait où ?

Un quart d'heure après, Usagi-san lisait en ayant jeté son dévolu sur les pages jaunes, en attendant qu'Hiroki finisse son tour.

- Alors … tu vas te balader avec Hiroki-san ? – demanda Misaki en s'asseyant à coté du plus âgé.

- Uh um. – fit l'argenté sans se retourner. – Pourquoi ?

- Oh, pour rien. Et … je peux savoir où est-ce que vous allez ? – demanda-t-il en se rapprochant plus.

Usagi-san quitta le livre des yeux avant de se retourner pour voir le garçon qui avait sa moue préoccupée devenue habituelle sur le visage.

-Où que j'aille, je te promets que je retournerais auprès de toi. – lui dit-il en caressant sa joue qui rougissait.

- Usami-san ! – entendit-on au loin. – Je suis prêt, allons y ! – cria Hiroki. Usagi-san se sépara alors de Misaki, le laissant seul attablé à la terrasse de la cafétéria.

- Je rêve ou il vient d'éviter ma question ? – s'exclama Misaki alors que Shinobu s'asseyait à coté de lui.

- Miyagi me fait ça, lui-aussi. – déclara-t-il en faisant sursauter le châtain.

- Oh, mon dieu, arrête ça. – lâcha-t-il en portant une main à sa poitrine.

XXXXXX

- Dis-moi que c'est une blague. – s'exclama le châtain en rejoignant l'argenté dont il suivit le regard.

- Non. – répondit-il tranquillement. Les deux se trouvaient devant un énorme manoir dont le portail en fer forgé noir et or arborait un énorme U sur le dessus.

- Hé, je ne savais pas qu'on irait voir ta famille. – dit le châtain, un peu nerveux.

- Je ne suis pas sur qu'elle le soit, c'est pour ça que je suis venu. – lui expliqua-t-il.

- Alors, pourquoi tu n'y es pas allé avec Takahashi-kun ?

- Tu le sauras bientôt. – dit-il en appuyant sur la sonnette.

Pendant un moment, rien ne se passa, ni un mouvement, ni même un bruit après qu'ils aient fait sonner le discret timbre qui dura près d'une seconde et demie.

- Peut-être que si on réappuyait -

- En quoi puis-je vous être utile ? – demanda une voix masculine depuis le haut-parleur, sonore et grave, interrompant Hiroki.

- Bonjour, je suis venu voir . – répondit Usagi-san très calmement en empoignant par le bras un Hiroki qui cherchait à fuir.

- Qui le demande ? – demanda-t-il ensuite, d'un ton qui montrait clairement sa mauvaise humeur.

- Usami Akihiko.

- … - la voix se tut pendant un petit moment. – Un moment, s'il-vous-plait.

Hiroki était sur le point de manifester son mécontentement quand l'énorme grille s'ouvrit devant eux pour les laisser entrer et, sans hésitation aucune, Usagi-san entra dans la résidence comme si c'était la sienne.

- Oi, Usami-san ! – l'appela Hiroki en remarquant qu'il y avait des caméras de sécurité et des gardes de chaque coté du jardin. – Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. – lui chuchota-t-il.

- Si ça ne l'était pas, nous le saurons tout de suite. – répondit-il sans même lui adresser un regard.

- Hein ? – Au moment où le châtain s'apprêtait à répondre, les portes de l'entrée de la résidence s'ouvrirent, laissant voir un majordome aussi sérieux que son costume était noir se tenir près de la porte.

- Akihiko-sama. – fit-il après avoir observé Usagi-san de haut en bas.

- Oui. – répondit l'argenté.

- Entrez, s'il-vous-plait. – dit-il en faisant un pas sur le coté pour le laisser passer.

Usagi-san passa la porte principale avec dignité, alors qu'Hiroki, qui le suivait lentement, observait se qui se passait autour de lui avec un maximum de détail. Il lui sembla même que le majordome l'observait avec attention.

- Attendez ici. Usami-sama arrivera dans quelques minutes. – Annonça le majordome après avoir conduit Usagi-san et Hiroki dans un bureau très élégant, rempli de livres et meublé de fauteuils et d'un secrétaire qui imposait le respect avant de les laisser seuls.

- Je suis nerveux. – lâcha le châtain, ce qui fit se retourner le plus âgé de manière automatique vers lui.

- Pourquoi ?

Soudain, les portes s'ouvrirent violemment, laissant voir un homme d'une cinquantaine d'année, peut-être plus, dont les cheveux d'un noir de jais étaient parsemés de quelques cheveux blancs, et qui portait un costume chocolat foncé assortis à ses yeux. – Toi ! – lâcha-t-il en pointant Usagi-san du doigt. – Où est-ce que tu étais passé pendant ces dernières décennies ? – lui demanda-t-il, au bord de l'hystérie, en le prenant par les épaules.

Usagi-san, en entendant cette question et en voyant les yeux de cet homme visité par d'anciens souvenirs, posa lui aussi ses mains sur les épaules de l'autre et lui demanda :

- Alors, tu sais qui je suis ?

- Hein ? – firent Hiroki et le brun en même temps.

- Tu ne te souviens de rien ? – demanda l'homme en costume.

- A propos de quoi ?

XXXXXX

- Mon nom est Usami Fuyuhiko. – Commença-t-il une fois que les trois hommes se soient assis autour d'un café. – Toi et moi, nous nous connaissons depuis ma naissance. – expliqua-t-il.

- Je ne crois pas que se soit possible. – déclara Hiroki un peu nerveux. – Vous, enfin, je veux dire, Akihiko-san est bien plus jeune que vous.

- Eh bien non. – dit l'homme calmement. – Akihiko doit avoir à peu près soixante-quinze ans. – déclara-t-il, ce qui laissa Hiroki bouche bée et Usagi-san avec des yeux grand comme des roues de carrosse.

Ce dernier éclata d'un rire nerveux. – Non, je dois avoir vingt-huit ou vingt-neuf ans.

- Tu n'es même pas sûr de savoir si tu as vingt-huit ou vingt-neuf ans. – répliqua Fuyuhiko en buvant une gorgée de café. – Et je ne parle pas des pouvoirs surnaturels dont tu connais l'existence sans savoir pourquoi tu les détiens. Pour dire vrai, ça tombe bien, non ?

- Qui suis-je ? – lui demanda-t-il, maintenant sûr que l'homme ne pouvait lui dire que la vérité.

Hiroki ne savait pas trop ce qui était en train de se passer. Tout ce qu'il faisait, c'était rester assis et écouter, il ne pouvait rien faire d'autre de toute façon.

- Tu es né en 1937 et en 1966 tu as disparu. – lui expliqua l'homme en costume. – J'avais huit ans à l'époque. Au fait, tu es mon oncle.

- Ton oncle …

- C'est le jour où tu as disparu que sont apparus le lapin blanc et le lapin noir. – ajouta-t-il, ce qui eut le mérite de prendre l'argenté de court.

- Noir ? Pour ce que j'en sais, je me transforme en lapin blanc, alors qui est le lapin noir ?

- Mon deuxième oncle. – répondit-il aussitôt.

- Il a disparu lui-aussi ? – demanda Hiroki, que le thème de la discussion commençait à intéresser.

- Oui.

- Pour commencer, pourquoi ont-ils disparu tout les deux ? – demanda le châtain avant que l'argenté ne le demande.

- Pour ce que mon père m'a raconté, les deux frères ont mis le Fabricant de jouet en colère. – narra l'homme avec nostalgie. Pour un peu, on aurait pu croire qu'il racontait un conte de fées.

- Le Fabricant de jouet ? – lâcha Usagi-san. – J'ai déjà entendu ça quelque part - se dit-il mais le simple fait d'essayer de se souvenir de quoi que ce soit étais quelque chose de tout à fait inutile.

- Donc – continua Hiroki. – Comme ils ont mit le Fabricant de jouet en colère, celui-ci les a maudits, ou quelque chose comme ça ?

- C'est ça. – annonça l'homme comme s'il c'était agit de quelque chose de parfaitement normal, d'un fait dont il pouvait de se rappeler de mémoire.

- Mais, si tout ce que tu dis est vrai … - commença Usagi-san. – As-tu une preuve de ce que tu avances ? – demanda-t-il, menaçant.

- Bien sur. – dit-il en prenant une photo sur un meuble à coté de lui. – Tiens !

Quand l'argenté prit la photo entre les mains, lui et Hiroki l'examinèrent attentivement. Et c'est alors qu'Usagi-san reconnut la photo, c'était la même que celle qu'il avait trouvé à la bibliothèque avec Misaki. Le garçon assis sur le fauteuil, un lapin en peluche dans les bras et, juste à coté de lui, Usagi-san souriant pour la photo dans sa véritable forme.

- Cette photo a été prise lors de mon huitième anniversaire, le jour où tu as disparu. – lui expliqua Fuyuhiko. – Mais, à la fin de la journée, toi et mon oncle êtes revenus nous voir et vous aviez tout les deux l'apparence de lapins en peluche.

- Tu n'en sais pas plus ? – lui demanda-t-il en lui redonnant la photo.

- Juste à propos de mon oncle Haruhiko. – dit-il avant que l'autre ne le regarde sans trop comprendre. – Ton frère, le lapin noir.

- Ah – laissa-t-il échapper. – Sais-tu où est-il maintenant ?

- Je l'ignore, mais je sais qu'il n'est pas souvent sous sa forme de lapin. – lui assura-t-il. – Pourquoi ne resterais-tu pas jusqu'à ce qu'il revienne. – lui offrit-il.

Au début, Usagi-san ne répondit pas alors qu'Hiroki l'observait, étonné par l'invitation qui ne lui était, évidemment, pas destiné. – D'accord, en fait, j'aurais besoin de trouver un endroit où rester un moment, mais j'aimerais faire quelque chose avant ça. – déclara-t-il en se levant.

- Très bien. – dit Fuyuhiko en se levant aussi. – Je vais te donner ce dont tu peux avoir besoin, alors, un portable, un peu d'argent et … tu te souviens de comment conduire ?

- Oui, merci. – dit-il en recevant des clés de voiture. – On y va.

Hiroki le suivit sans hésiter, tout avait été si confus. Tant d'information qui arrivait d'un coup le troublait un peu. Et c'était pareil pour Usagi-san.

Quand ils sortirent du manoir, une voiture de sport rouge les attendait sur l'allée, les portes grandes ouvertes.

- Votre voiture, Monsieur. – annonça le majordome à Usagi-san.

- Merci. – dit-il d'un ton monotone pendant qu'Hiroki ne lâchait toujours pas son expression étonnée.

- Où allons-nous ? – demanda le châtain une fois attaché dans la voiture.

- A la Pequeña. – annonça Usagi-san très sérieusement.

- Eh, tu te sens bien ?

Usagi-san ne répondit pas tout de suite, son cerveau ne pouvait juste pas lui répondre, étant donné qu'il n'était préoccupé que par une question bien précise, une question qui envahissait son esprit au fur et à mesure qu'il y pensait :

Pourquoi est-ce que je ne rappelle de rien ?

* Junjou Romantica *

Pauvre Usagi-san, ça doit être dur de ne se rappeler de rien !

Allez, je réponds à vos commentaires !

Xiaping : J'ai été fan de One Piece, tout comme j'ai été fan de Naruto, mais je les ai laissé tomber pour la même raison : C'est beaucoup trop long ... ça ne m'empêche pas de m'en souvenir ou de me lire un chapitre de temps en temps. Par contre, au niveau de JR et de la relation entre Misaki et Takahiro, je suis dans le regret de t'avouer que ça va s'empirer, notre grand frère est beaucoup trop protecteur. Mais bon, ils vont se réconcilier, alors continue de suivre ^^

Yonokaze : Ouais, sauf quand ils sortent trop lentement. D'ailleurs, je commence à me dire si je ne pourrais pas commencer à acheter JR en français plutôt que de les lire en anglais, vu la vitesse à laquelle ça avance. Parce que même en anglais, JR et SH sortent 3 chapitres par an, c'est dire ! Et là, tu l'as vu, ce n'est pas si cruelle comme fin, si ? Moi je la trouve très sympa !Et toi aussi, je te trouve très sympa, faudrait qu'on se rencontre, un jour ou un autre ! ^^ Et continue à suivre

Miyabie-Chan : Tu sais, ton commentaire m'a fait un peu bizarre. Pas parce qu'il étais pas bien, mais plutôt parce que tu es la première personne que je vois qui écris "ça" au lieu de "sa" . En général c'est l'inverse. Mais ça ne veut pas dire que ça ne m'a pas fait plaisir, bien au contraire ! Pour Takahiro, c'est vrai que ça doit faire un choc, mais ça va aussi bien l'embêter (non, je ne dirais rien ^^). Et puis pour Shinobu, la réponse est donné dans le chapitre 6 : il fait ça parce qu'il fait un analogie avec son propre couple ! Et c'est vrai que c'est particulièrement mignon ^^ Merci de ton encouragement et j'espère te répondre pour le prochain chapitre !

Mia-zure : Ahaha , nope, Takahiro ne connais pas Usagi ! Mais c'est vrai que la fin du chapitre dernier étais assez violente. Ne t'inquiète surtout pas, il y en aura d'autres ! Non, c'est pas moi la sadique, c'est l'auteur originale. Si si, je vous jure ! Et puis, ça va s'améliorer en suivant, alors je compte sur toi pour continuer à suivre !