Chapitre II : Arrivée chez les Weasley

La famille se Potter se dirigeait vers la maison des Weasley. Harry n'y avait jamais été, tout d'abord parce qu'il n'en avait jamais eu envie, mais aussi, et surtout, il n'avait aucune envie de voir les frères Weasley. Il se doutait fortement d'ailleurs, que c'était réciproque. Ses parents, eux, avaient déjà été invités précédemment et semblaient beaucoup apprécier la famille.

La voiture était invisible uniquement aux moldus. Son père lui avait expliqué que c'était le père Weasley qui avait inventé le système et qui l'avait monté sur la voiture familiale.

Alors qu'ils approchaient de la maison, Harry remarqua que quatre balais les suivaient. Harry n'eut aucun mal à les reconnaître. Ils étaient vêtus de longues capes noires et leurs visages étaient cachés par des masques… Et leur peau était verte… Petit détail qui aurait paru choquant pour n'importe qui, mais Harry n'était pas n'importe qui. Aussi, il comprit que la cause de ce changement de couleur était simplement du fait qu'ils étaient désillusionnés. Au cours de ses nombreuses années d'études avec Dumbledore, Harry avait entre autres apprit à contrôler son aura.

L'aura pouvait se révéler extrêmement puissante et très utile si on savait s'en servir correctement. Cela demandait un travail de longue haleine et difficile. Seulement quelques sorciers sur les îles britanniques savaient le maitriser parfaitement, dont Harry. Elle pouvait entre autres, permettre de sentir la présence d'autres sorciers autour de soi en captant leurs propres auras, mais aussi se dissimiler d'autres sorciers qui savaient la maitriser. En y combinant quelques sortilèges, elle pouvait effectuer maintes autres choses, notamment de découvrir les personnes désillusionnées par sortilèges ou par une cape d'invisibilité.

La voiture se posa délicatement sur l'allée devant un vieux bâtiment peu long mais relativement haut et qui semblait pouvoir s'écrouler à tout instant.

- C'est ça la maison Weasley ? demanda-t-il

- Oui chéri, lui répondit sa mère.

La maison était protégée par un sortilège qui permettait de cacher ce qu'il s'y passait et de faire comme si il n'y avait personne. Harry fit une grimace en voyant Ronald – vert – s'activer dehors.

Alors que ses parents sortaient de la voiture, Harry remarqua que les mangemorts s'étaient posés un peu plus loin. Harry se désillusionna puis sortit de la voiture par la porte ouverte par son père. Il s'approcha discrètement des mangemorts. Il réussit sans soucis à lancer des Avada kedavra sur les trois premiers qui n'avaient rien vu venir, mais le dernier eu le temps de placer un bouclier devant lui, brisé immédiatement par la puissance du sort d'Harry. Un dernier sort de mort et la quatrième était fini. Il transplana alors les corps par transplanage à une centaine de kilomètres de là, pour ne pas attirer l'attention des aurors s'ils venaient dans le coin. Entre deux transplanages il entendit sa mère hurler

- « HARRY JAMES POTTER VIENS ICI TOUT DE SUITE ! »

Alors il se dépêcha d'en finir puis revint. Harry n'avait jamais aimé tuer de personnes, mais il n'avait guère le choix, il n'était même pas possible de les laisser repartir, ils raconteraient tout à Voldemort – volontairement ou non, Voldemort avait le chic pour aller dénicher les souvenirs même enfouis profondément par un sortilège d'oubliette. Il se précipita vers la maison où le cherchaient du regard une dizaine de personnes. Arrivé à quelques mètres du groupe, il ôta sa désillusion. Il comprit quelques instants trop tard de son erreur en voyant le regard choqué de Granger. En effet la désillusion était un art assez difficile à pratiquer et il devait faire attention à conserver son image d'élève médiocre.

- Je suis là, désolé, dit-il en prenant un air gêné, envie pressante.

Tout le monde le regardait fixement, comme s'ils avaient vu un hippogriffe en tutu en train de danser un slow avec Malefoy. Les invités étaient nombreux, il y avait Hagrid – professeur à Poudlard et ami d'Harry –,McGonagall, Pomfresh, Chourave, Flitwick – les professeurs étaient nombreux, surement du fait que c'était les vacances, – Granger – la petite amie de Ronald – Fleur Delacour – La femme de Bill Weasley – Mondigus Fletcher, Tonks – la femme de Rémus et quelques autres personnes qu'Harry ne connaissait que de vu ou même pas du tout.

- Il y a un problème ? demanda-t-il

- Non aucun, chéri, répondit sa mère

Les conversations reprirent, chacun jetant plus ou moins des coups d'œil à Harry qui ne comprenait pas. Il se savait beau, riche et serpentard, mais ce n'était pas la première fois qu'ils le voyaient, surtout la fratrie Weasley. Ses parents lui présentèrent toutes les personnes présentes. Il dut même serrer la main de Ronald avec bien du mal. Il s'efforça – sans vraiment avoir de mal – à faire le méchant et prit un malin plaisir à saluer d'un ton froid et à se faire réprimander par sa mère.

- Mais enfin Harry, veux-tu arrêter ! On ne t'a pas élevé comme ça !

Une fois qu'il en eu finit de sa besogne, il s'échappa discrètement et entra dans la maison, ayant un grand besoin de calme. L'intérieur de la maison était tout aussi miteux que la maison elle-même. Le mobilier était rustique mais tout semblait extrêmement propre. La mère Weasley avait procédé à un nettoyage pour l'occasion. Il arriva dans le salon et s'affala sur un des canapés.

Soudain Ginny surgit de nulle part et s'affala elle aussi sur le canapé situé en face de celui d'Harry.

- Oh mais je t'en prie, fait comme chez toi, dit-elle avec sarcasme.

- C'est ce que je fais, répondit-il sur le même ton à contre cœur ; il n'aimait pas employer ce ton avec elle mais fierté serpentarde obligeait.

- Et si tu allais nous chercher à boire, ajouta-t-il pour couper court à toute réplique cinglante.

Elle se leva et sortit de la pièce. Puis revint quelques instants après avec deux bières au beurre et en tendit une à Harry.

- Merci Mini Weaslette

Il l'appelait comme ça souvent, voyant que la faisait rager d'avantage.

- Ne m'appelle pas comme ça je t'ai déjà dit !

- Je t'appelle comme je veux Mini Weaslette, répondit-il avec un sourire charmeur.

Elle se mordit la lèvre puis répliqua :

- Tu es particulièrement mal coiffé aujourd'hui.

- Oh non, je suis toujours comme ça.

- Mais là c'est pire.

Harry voyait très bien qu'elle cherchait à le provoquer pour se venger. Il voyait aussi cette lueur dans les yeux, lueur qu'il apercevait également quand elle le regardait à Poudlard. Il n'allait cependant certainement pas se faire avoir par une gryffondor, aussi, il se pencha vers elle et chuchota à son oreille :

- Et toi tu es aussi belle que d'habitude

Il la vit tourner au rouge vif. Il partit avec un sourire en coin. Pour l'aimer, ça il l'aimait. Il avait eu du mal à se le reconnaître. Aimer une Weasley ! Mais c'était comme une évidence. Il l'aimait pour ce qu'elle était. Il avait eu maintes occasions de l'observer, lors des repas, dans les couloirs, aux bals… C'était une fille intelligente, très bonne attrapeuse de quiddich, courageuse, et par-dessus tout, jolie. Mais Harry avait une mission lourde et risquée, il ne pouvait pas se faire des amis non mangemorts, et encore moins sortir avec quelqu'un, ça serait trop dangereux pour eux.

Il regagna le jardin où devait se tenir encore l'apéritif. Mais une nouvelle fois ce fut encore un calme plat et tous les regards qui l'accueillirent. Cependant quelque chose était différent, son père et principalement sa mère le regardait avec peine, avec douleur.

- Argh, pousse toi Potter, on n'a pas besoin de videur à la sortie de notre…, Mais Ginny s'interrompit en voyant ce qu'Harry voyait à présent. Sa tête fit plusieurs aller-retours entre Harry et le reste des invités.