Jack se réveilla à l'aube, trouvant Sam collée à lui, la tête sur son épaule. Il sourit et caressa son visage. Elle gémit mais il l'embrassa délicatement sur les lèvres. Il ne voulait pas qu'elle se lève si tôt, elle avait besoin de repos.
-"Dors ma puce, je vais courir un peu."
Sam le laissa partir et s'enroula dans la couette pour se rendormir. Il était rare qu'elle traîne au lit quand il se levait mais la fatigue avait gagné le combat ce matin-là. Quand Jack rentra plus tard, la maison était silencieuse. Il se doucha rapidement et entra dans sa chambre. La boule formée par la couette laissait deviner un corps humain enfoui. Il grimpa sur le lit avec précaution et chercha l'entrée du tunnel.
-"Alors la marmotte ? On se sent mieux ce matin ?" demanda-t-il, son souffle chaud caressant la peau du visage de Sam.
Elle ouvrit les yeux doucement et ne put s'empêcher de lui sourire. Il caressa délicatement les joues de Sam, effaçant toute trace de sommeil. Elle gémit de bien-être en s'étirant. Cet homme avait des vertus apaisantes.
-"Je n'avais pas dormi comme ça depuis des mois..." avoua-t-elle.
En réalité, depuis leur dernière nuit ensemble. Ils avaient dû se dire la même chose car ils approchèrent leurs visages en même temps, un geste instinctif. Le baiser qu'ils échangèrent à ce moment précis était d'une absolue perfection. Il était pur, chargé d'amour, débarrassé de toute pression. La juste démonstration de tendresse et d'affection d'un homme envers une femme. Quand ils se séparèrent, Jack put lire dans les yeux de Sam la portée de ses sentiments et ça le gonfla à bloc pour la journée.
-"Allez, lèves-toi ma puce, on va manger un morceau" dit Jack, quittant l'écrin moelleux.
Il descendit à la cuisine pendant que Sam ouvrait le tiroir de sa commode pour lui emprunter un t-shirt. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle trouva des affaires à elle dans ledit tiroir. Elle avait oublié qu'elle avait passé quelques jours chez lui et qu'elle avait jeté ses vêtements dans la corbeille de linge sale. Elle prit une douche rapide et enfila une tenue propre. Elle trouva Jack assis au salon, devant un café avec son journal.
-"Je me disais qu'on devrait aller faire quelques courses, non ?" proposa-t-il.
-"Moi je me disais que je devrais aller au SGC..."
-"Il est encore tôt. On va aller se balader et on ira voir Hank en début d'après-midi."
-"Tu vas me traîner au supermarché un samedi matin ? Là où tout le monde pourrait nous voir ?"
-"J'ai payé ta caution en quelque sorte, tu es à moi pour le week-end, je ne te lâche pas !" dit Jack en riant.
Il l'emmena en effet remplir son frigo. Jack lui avait pris la main dans la voiture et s'en saisit à nouveau dans le magasin.
-"Jack, tu es obligé de faire ça ?"
-"Quoi, tu as honte ?"
-"Qu'est-ce que tu vas imaginer ! C'est juste que je trouve ça risqué."
Jack arrêta de marcher pour la fixer.
-"Je te signale que je ne suis plus ton supérieur. Donc si je veux faire ça" il l'embrassa sur la bouche. "Je peux !"
Jack avait un grand sourire sur le visage suite à sa prestation. Sam avait un air ébahi sur le sien. Elle n'en revenait pas de l'assurance de Jack.
-"Bien entendu, ça n'est pas valable au SGC ou en tenue officielle !"
Sam lui sourit et continua d'avancer dans les rayons. Ils finirent leurs courses et rentrèrent chez Jack. Sam n'ayant pas de téléphone, puisqu'elle avait quitté la base sans passer par son casier, le SGC appela sur celui de Jack, dans l'espoir de la trouver.
-"Bonjour Harriman" dit Jack quand l'officier s'était présenté. "Oui, elle est à côté de moi, je vous la passe !"
Sam lui jeta un regard courroucé et prit le portable qu'il lui tendait.
-"Bonjour sergent. Je peux être là dans une vingtaine de minutes je pense" déclara-t-elle, tout en jetant un coup d'œil à Jack.
Il acquiesça, non sans un grand soupir de désespoir. Il rangea le reste des courses et attrapa ses clefs. Au moment où il se gara, Sam proposa de le retrouver chez lui en fin de journée.
-"Je reste avec toi. J'ai promis d'être là et cette épreuve fait partie de la promesse !"
Jack embrassa les doigts délicats de Sam dans sa main et la lâcha pour entrer dans l'ascenseur. Ils croisèrent beaucoup d'officiers et les coups d'œil se faisaient insistants jusqu'à ce que Jack écrase tout le monde avec son regard furieux. Tout le monde avait peur de lui depuis le premier jour et on le savait particulièrement chatouilleux en ce qui concernait le colonel Carter. Sam se sentait mal à l'aise à cause de ça mais se composa un visage neutre.
