Disclaimer: Glee appartient à la Fox and Mister Ryan Murphy. Seul quelque personnage que j'inventerai au fur et à mesure de l'histoire (ou pas) seront mien o/

Rating : M Je l'ai mis on ne sait jamais, si je lâche deux trois grossièretés ou que je décide d'ouvrir une maison close dans ma fiction, de prostituer les personnages et d'écrire des scènes hot ( amen!) au moins je suis tranquille ! :)

Principaux Pairings (de ce chapitre): Niff, Blaine/Nick, Blaine/Jeff

Précision sur la fanfiction: L'histoire commence quand Blaine est enfant, Kurt l'est aussi.

Certains personnages seront certainement un peu OOC par rapport à leur caractère original dans Glee.

+ Comme préciser dans la note de fin du premier chapitre, Devon Warbler et Blaine Anderson sont la même personne! Vous découvrirez au fil des chapitres de la fiction comme l'un devient l'autre.


Devon était profondément endormi et blotti dans ses couvertures qui n'étaient chauffées que par sa propre chaleur corporelle pour cause de chauffage défaillant, le seul qui arrivait à faire fonctionner l'appareil était Jeff, qui devait être à présent profondément endormi et certainement en train de ronfler. Enfin selon Nick, Jeff ronflait. Devon n'avait jamais remarqué et n'avait pas demandé à Nick comment il pouvait le savoir, il aurait eu pour seule réponse un mélange de voyelle et de consonne incompréhensible avec en supplément, un rouge pivoine sur les joues de son ami.

C'est alors qu'il sentit quelque chose ou plutôt quelqu'un lui donner des coups sur la tête." Toc toc ! Hey ! Réveilles-toi le débile !" Lorsqu'il ouvrit les yeux, Devon observa qu'un groupe d'individu encerclait le lit superposé du dortoir et le regardait en rigolant. Il se redressa prudemment dans son lit en regardant dans les yeux de celui qui lui avait donné des coups sur la tête quelques instants plutôt : Dave Karofsky.

"Hey le débile ! J'ai dit toc toc !"

Devon aurait tout simplement voulu lui dire que de eux deux, c'était certainement lui le débile mais ce n'était pas vraiment le moment et il n'était pas vraiment en bonne position pour s'enfuir après lui avoir fait la remarque. Alors il regarda Dave droit dans les yeux et décida de jouer à son jeu, plus vite Dave obtiendrait ce qu'il voudrait, plus vite lui et Nick pourrait se rendormir car il était certain qu'a cet instant précis son ami était réveillé, faisant semblant de ne pas l'être et écoutait dans les moindres détails la scène qui se passait dans le lit juste en dessous du sien.

Bon, Dave me fera surement dire que je suis un débile ou tentera de me terroriser en tapant sur le mur à côté de ma tête, pensa Devon, plus vite ça serait fait plus vite je pourrais dormir.

"Qui est là ?" Répondit prudemment Devon. Le sourire de satisfaction de Dave Karofsky était certainement l'une des choses que Devon détestait le plus au monde.

"Cela fait longtemps que tu as perdu tes parents hein le débile, très longtemps !" Dit-il en feignant un ton triste et compatissant. Mais cela faisait tout sauf rire Devon, cependant il ne donnerait pas satisfaction à Karofsky en lui montrant à quel point ça le touchait.

"Tu les entends tes parents, avec la musique là ? Laisse-moi rire ! Tu crois que c'est parce que tu vas leur jouer un air à la flûte qu'ils vont rappliquer ?!"

"Oui."

La réponse avait était dite d'une façon claire, nette, précise, ne laissant place au doute. Ce n'était pas un sujet sur lequel Devon plaisantait, surtout en plein milieu de la nuit. Il ne s'en cachait pas, il affirmait haut et fort qu'un jour il retrouverait ses parents. Peut-être pas en jouant un morceau de flûte comme Dave venait de le dire, mais il voulait écrire une musique pour ses parents et espérait secrètement qu'ils l'entendent.

Le silence se fit dans le dortoir. Dave Karofsky avait les sourcils froncés et les traits du visage déformés par la colère et l'incompréhension. Comment ce gamin peut-il croire que ses parents vont le retrouver avec de la musique ! Pensait-il. Il est vraiment débile ou comme mademoiselle Sylvester le laisse entendre, atteint de trouble psychologique important. De toute façon c'ést impossible, il raconte des conneries ! En essayant en plus de me les faire avaler, c'est carrément me prendre pour un con là !

"Non tu mens!" Dit le robuste garçon tout trace de moquerie disparue et un air menaçant sur le visage. Il se rapprocha dangereusement de Devon le regardant droit dans les yeux et claqua sa main contre le mur faisant sursauter le plus jeune. "Tu n'as aucune famille et tu n'entends rien ! Dis-le !"

Devon garda le silence, ne pouvant se résigner à dire de telle parole. Les acolytes de Karofsky se mirent à frapper sur le bois du lit en prononçant des "dis-le ! dis-le !" de plus en plus menaçant et oppressant. Dave regardait toujours Devon droit dans les yeux, son visage qui prenait les traits de la colère à mesure que les secondes passées et que Devon ne disait mot. C'est alors qu'un coup sur le bois du lit fut plus brutal que les autres et Nick sursauta, attirant l'attention de Dave.

Les yeux de Devon s'agrandirent de peur alors que Karofsky sourit sadiquement et leva sa main vers le lit de Nick pour attraper le garçon par le col de son pyjama. Il fallait agir vite où Karofsky se vengerait sur Nick plutôt que sur Devon juste pour lui faire regretter très amèrement de ne pas lui avoir obéi.

"Je n'entends rien !" prononça fort le garçon aux cheveux bouclés droit vers Karofsky.

Celui-ci s'arrêta dans son élan pour attraper Nick et baissa les yeux vers Devon. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres lorsqu'il croisa le regard de colère de Devon. Il abaissa sa main et s'éloigna du lit des deux garçons suivi par le reste de sa bande.

"Ouais, t'entend rien ! Bonne nuit le débile !"

Les garçons gloussèrent et quittèrent la chambre de Devon et Nick en claquant la porte, avec tout le bruit qu'il avait fait en tapant sur le bois du lit de toute façon, ils n'étaient plus à ça près.

"Je suis désolé Devon, tu n'avais pas à dire ça, je ... je sais que ça t'a blessé de le dire et c'est ma faute j'aurai du ... je-"

"Je vais bien Nick, laisse tombée ce sont juste des mots."

"Mais-"

"C'est ok Nick ! Recouchons-nous maintenant, je suis fatigué et j'ai mal au dos à cause des corvées."

Devon se rallongea dans son lit et tira les couvertures sur lui. Nick ne répondit rien, encore honteux d'avoir laissé Karofsky le terroriser et d'avoir dû laisser Devon prendre sa défense. Devon ne lui en voulait pas, c'était juste Karofsky qui était trop con. Qui avait-il de mal à croire que la musique pouvait toucher le coeur des gens ? Elle touchait bien le sien, alors pourquoi pas celui de ses parents ?

Personne ne comprenait qu'il croyait autant en la musique que certaines personnes pouvaient croire aux contes de fées.

Ou alors ce n'était pas normal? Mademoiselle Sylvester avait-elle raison lorsqu'elle lui disait qu'il était atteint de trouble psychologique ? Était-il le seul à ressentir et penser la musique comme cela ? C'est avec toutes ces questions sur le coeur que le garçon s'endormit, sous les rayons de la pleine lune qui passaient par la fenêtre cette nuit-là, espérant que demain lui apporterait peut-être enfin des réponses.


So this is what you meant
When you said that you were spent
And now it's time to build from the bottom of the pit, right to the top
Don't hold back.


La neige était tombée cette nuit-là sur New York et ses environs, recouvrant le jardin de l'orphelinat de Dalton d'une épaisse couche de neige vers laquelle les orphelins se ruèrent dès le réveil pour se chamailler, faire des bonhommes de neige, des batailles, ressemblant véritablement à une bataille plus qu'à un jeu d'enfant quand on voyait avec quelle violence Dave et sa bande balançaient des boules de neige sur les autres orphelins.

Devon admirait cette parade des imbéciles de l'orphelinat depuis l'intérieur. Il aurait bien voulu rejoindre Nick et Jeff qui s'étaient isolés bien plus loin pour éviter Karofsky et faire un bonhomme avec eux, qui n'aurait au bout du compte ressemblé à rien car lui et Jeff se serait servi des parties du corps du bonhomme comme armes dans une bataille de boule de neige.

Il n'était pas puni loin de là, il avait un rendez-vous avec une espèce de conseillère d'orientation où quelqu'un qui s'occupait de son dossier quelque chose comme ça, il ne savait pas vraiment en fait, la vieille Sylvester était venu le réveiller quatre heures avant l'heure du rendez-vous en rentrant en trombe dans le dortoir des garçons et en lui hurlant de se réveiller et d'aller se préparer pour ne pas être en retard.

Lorsque Devon lui signala que le réveiller quatre heures avant était un peu excessif, elle lui répondit tout naturellement "Si tu commences à faire une crise et à nous jouer le boléro de Ravel avec une fourchette et une cuillère il nous faudra bien quatre heures pour te ramener dans le monde réel et être à l'heure !" Une crise était le nom sympathique que Sylvester utilisé pour nommer les moments pendant lesquels Devon s'amusait à produire un semblant de musique avec ce qu'il avait dans les mains et qu'elle le surprenait en pleine action. En plus il n'avait jamais entendu le boléro de Ravel, comment était-il censé le jouer ?

Il était donc assis là à attendre dans le couloir glacial de l'orphelinat que le précédent orphelin sorte afin qu'il puisse rencontrer cette "conseillère". Devon ne voulait pas vraiment lui parler, Sylvester avait dû lui raconter qu'il était atteint de ces soi-disant troubles psychologiques, qu'il était perturbé comme elle l'avait tant de fois dit à tous les parents qui venaient pour adopter un enfant à l'orphelinat et elle allée surement lui parler comme à un débile. La seule chose qui poussait Devon à ne pas sécher l'entretien, c'était que cette femme venait de New York. Elle pourrait alors être ne serait-ce qu'un tout petit peu intéressante.

La porte s'ouvrit et l'orphelin qui en sortit ne remarqua même pas Devon courant droit vers la sortie pour rejoindre ses camarades dans la neige. Il va glisser sur la plaque de verglas pile devant la porte, pensa Devon, ce qui arriva évidemment. Devon entra dans le bureau et sentit immédiatement la chaleur de la pièce réchauffer ses membres glacés. Sylvester avait mis le chauffage pour faire bonne impression sur cette femme, mais quel lèche-botte !

Il s'avança et une jeune femme aux cheveux roux lui sourit et lui fit signe de prendre place dans le fauteuil en face du bureau.

"Bonjour, je suis mademoiselle Emma Pillsbury, je suis du service de protection des enfants de New York." Dit la jeune femme le sourire aux lèvres.

C'était donc ça, elle était du service de protection des enfants, pas étonnant que Sylvester la chouchoute et vu le sourire qu'elle avait elle ne devait surement pas être au courant de l'enfer dans lequel vivait les enfants de l'orphelinat de Dalton. Chouette, je vais devoir jouer les enfants heureux et épanouis ! pensa le jeune garçon. Elle ouvrit le dossier posé devant elle sur le bureau, Devon pouvait y voir une petite photo d'identité de lui accrochée au coin d'une des feuilles. Sa fiche de renseignements à n'en pas douter.

"Alors, Devon Warbler, sous la charge de l'orphelinat de Dalton ..."

La jeune femme rousse parcourut les papiers et continua de les feuilleter vérifiant que tout était en ordre pendant que l'attention de Devon fut attiré par le carillon à l'extérieur, il produisait un très joli son poussé par le vent. Son attention fut cependant attirée une nouvelle fois par mademoiselle Pillsbury qui s'était mis à produire une musique semblable au vent qui souffle avec ses lèvres. Intrigant, comment faisait-elle cela avec ses lèvres ?

"Alors Devon, depuis combien de temps es-tu ici ?"

"11 ans, 11 mois et 13 jours."

La jeune femme releva la tête et fronça légèrement les sourcils, intrigué par le garçon assis en face d'elle plus que par ses papiers.

"Je sais parce que j'ai compté." Ajouta Devon avec un sentiment de frustration.

"C'est très long, et-"

"Comment faites vous cela ?" Dit soudain l'enfant, oubliant complètement de quoi ils parlaient.

"Quoi donc ?" Lui demanda avec surprise la jeune femme.

Devon essaya de reproduire ce sifflement avec ses lèvres que mademoiselle Pillsbury effectuée quelques instants plus tôt, sans succès. La jeune femme le regarda en souriant lui indiquant que c'était le même son que le carillon de dehors et elle se mit à siffler devant le jeune garçon qui s'empressa de l'imiter réussissant presque à l'imiter à la perfection. Mademoiselle Pillsbury lui donna un sourire attendri.

"Voudrais-tu être placé dans une vraie famille Devon ?"

"J'ai déjà une famille mademoiselle."

"Oh euh oui, bien sûr que tu en as une, je veux dire tu as des parents mais tu ne vis pas avec eux."

"Pas encore non."

"Mais ... mais tu n'as pas de contact avec eux n'est ce pas?" Demanda t-elle intriguée.

"Si, enfin c'est ... compliqué."

Les sourcils de la jeune femme se froncèrent sous l'incompréhension, elle revérifia ses papiers et lui affirma qu'aucun contact n'avait était établie entre lui et ses parents "Il n'y a pas de contact téléphonique, pas de liaison par courrier entretenu, pas de visite." Elle ne le faisait pas exprès, mais chacune de ses remarques blessée Devon, dure réalité à laquelle faire face.

"Je ne veux pas être envoyé loin d'ici." lui répondit simplement Devon.

"Je comprends Devon, beaucoup d'enfants ne veulent pas quitter leur première maison, certain que leurs parents ne les retrouveront plus jamais alors mais-"

La jeune femme se stoppa dans son discours, voyant les larmes du jeune garçon assis en face d'elle coulées sur son beau visage.

"Je veillerai à ce que cela n'arrive pas Devon, d'accord ? Si tes parents te cherchent, ils sauront ou te trouver."

"Merci." Lui sourit sincèrement Devon reprenant contenance et se redressant dans le fauteuil.

"Je vais faire quelque chose pour toi Devon." Elle prit une petite carte en papier vierge posé sur le bureau et y griffonna quelque chose. "Si tu as besoin de me parler de quoi que ce soit, ceci est mon numéro, appelle-moi d'accord ?"

Devon hocha la tête et prit la carte des mains de la jeune femme pour la ranger précieusement dans sa poche.

"Pense à ce que je t'ai dit également, il y un monde entier au-delà de l'orphelinat, rempli d'un million de possibilités qui n'attendent que toi."

"Je sais mademoiselle."

Le sourire de Devon était celui d'un enfant rempli d'espoir et de rêves à accomplir. Mademoiselle Pillsbury était fascinée par cet enfant si fragile et qui paraissait pourtant si fort et mûr. Il sera surement l'une des plus belles rencontres de ma carrière, pensa la jeune femme. Ils se saluèrent et le jeune garçon quitta le bureau en refermant doucement la porte derrière lui.

De retour dans le couloir, Devon tomba sur Nick et Jeff qui l'attendaient devant la porte du bureau, blotti l'un contre l'autre pour se protéger du froid. Ils se sourirent et sans un mot se dirigèrent vers le dortoir des garçons. Arrivé dans la chambre, ils enlevèrent leur gros manteau et Jeff se dirigea vers le chauffage pour tenter de l'allumer. Après avoir finalement tapé plusieurs fois dedans à coup de pied le petit voyant rouge s'alluma et la chaleur commença tout doucement à chauffer la pièce.

Ils s'installèrent sur le lit de Devon en demi-cercle et le silence remplit de nouveau la chambre. Nick jouait avec les peluches de la couverture du lit, Jeff regardait Nick faire et Devon regardait dans le vide, il savait que ses deux amis attendaient qu'il lui raconte son entretien avec mademoiselle Pillsbury, Nick était passé dans son bureau plus tôt dans la matinée racontant en détail son entretien au repas du midi et Jeff avait séché l'entretien connaissant déjà la jeune femme et sachant très précisément pourquoi elle était là, celle-ci ne lui en avait d'ailleurs pas tenu rigueur. Elle savait que Jeff et les familles d'accueil ne faisaient pas bon ménage.

"Elle m'a demandé si je voulais une vraie famille."

"Tu as dit non j'espère ?" Lui répondit immédiatement Jeff, portant son attention sur Devon qui avait toujours le regard dans le vide.

"J'ai déjà des parents de toute façon, c'est pas pour en avoir des faux."

"J'ai refusé aussi." Dit Nick. "Etre ici avec vous me suffit."

"Moi aussi Nick, mais ça ne suffit pas à tout le monde." Ajouta Jeff.

Devon releva les yeux et croisa ceux chocolat de Jeff. On pouvait y voir toutes les fois ou il avait confié au blond ses envies de s'échapper d'ici une bonne fois pour toute, ses projets, ses rêves. Tout cela déferlait en lui en un instant et le sentiment d'être pris au piège, d'être en train d'étouffer ne l'avais jamais autant saisi. Jeff n'avait pas besoin de le dire haut et fort pour que Devon comprenne ce que son ami était en train d'insinuer.

"Je ne peux pas."

"Bon sang Devon ! Tu crois qu'elle va tenir sa promesse ?! Je les connais ces gens ! Ils te disent qu'ils t'aideront, que tout ira bien mais crois moi, rien ne va jamais bien ! Et quand tu as besoin d'eux, il n'y a personne."

"Et vous alors ?"

"Nous-"

"Tu n'as pas besoin de inquiéter pour nous !" Les coupa Nick, le garçon se rapprocha de son ami et prit ses mains dans les siennes. "Tu t'es toujours soucié de moi depuis qu'on est petit Devon et je t'en suis reconnaissant, vraiment ! Mais c'est ta vie dont il est question. Tu n'es pas fait pour rester entre ces murs, tu n'as pas ta place ici et même si moi et Jeff seront très tristes de te voir partir, on sait que ça te rendra heureux et c'est suffisant pour nous, n'est ce pas Jeff ?"

"J'aurai pas put dire mieux." Lui sourit le blond.

Les larmes coulèrent sur les joues du jeune garçon aux cheveux frisés. S'il choisissait de partir, il perdrait ses deux amis. Mais mademoiselle Pillsubry avait été la goutte qui avait fait déborder le vase. Si ses parents ne venaient pas à lui, alors ce serait lui qui viendrait à eux.

Devon se jeta dans les bras de ses deux amis et ensemble ils s'étreignent sur le lit.

"Tu protégeras Nick, hein Jeff ?"

"T'inquiète mec !"

"Je n'ai pas besoin qu'on prenne autant soin de moi !"

Le trio rigola chaleureusement, conscient de vivre leur dernier instant ensemble. Mais pas les derniers des derniers, Devon leur fit la promesse qu'un jour ils se réuniraient de nouveau. Mais en attendant.

"Jeff, de quoi j'ai besoin ?

"No stress Warbler ! J'ai tout ce qu'il te faut !"


It's time to begin, isn't it?
I get a little bit bigger but then I'll admit
I'm just the same as I was
Now don't you understand
I'm never changing who I am.


La lune était encore pleine cette nuit-là, les routes bordées de neige encore fraîche et le vent froid, mais pas glacial. Un orphelinat se dressait dans l'obscurité, entouré de grillages pour ne laissé passer aucun intrus ou animal sauvage qui rodait dans la forêt environnante, et un portail imposant bien fermé. Ce n'est pourtant pas ce qui a empêché un enfant de assez petite taille aux cheveux frisés de passer à travers toutes ces futiles défenses et d'atteindre la route de l'autre côté de la grille, cette route qui semblait s'étendre vers l'infini dans la nuit noire, vers des lieux inconnus. Le jeune garçon se retourna une dernière fois vers ce lieu où il avait habité toute sa vie mais qu'il ne considérait en rien comme sa maison.

Il put apercevoir deux autres garçons, un blond et un brun sur le palier de la porte de l'orphelinat derrière la grille. Ils lui sourirent et lui adressèrent un signe d'au revoir de la main que le jeune garçon s'empressa de leur rendre avant que ses deux amis ne ferment la lourde porte de l'orphelinat afin de monter se coucher pour ne pas se faire prendre par la gardienne de l'orphelinat.

Le garçon se détourna de l'imposant bâtiment et regarda droit devant lui. Je ne sais pas de qui je tiens ça, pensa alors le jeune garçon, mais je dois le faire c'est ce qui compte le plus pour moi. Il fit un premier pas sur le goudron, puis un autre et encore autre, jusqu'à ne plus s'arrêter. Le jeune garçon marchait à présent sur la route éclairé par les réverbères qui le mènerait jusqu'à son destin. Le pire, ou le meilleur.


Fin du chapitre 3 !

Grand tournant à venir dans l'histoire pour Devon :)

Questions ? Impressions ? - Review ! :D

Paroles de la chanson "It's time" de Imagine Dragons