Disclaimer: Glee appartient à la Fox and Mister Ryan Murphy.
Rating : M ! L'histoire sera en deux arcs, l'un ne justifiant pas un rating M contrairement à l'autre, il suffit d'être patient c'est justifié ;)
Principaux Pairings (de ce chapitre): Blaine/Puck, Blaintana, Pucktana
Précision sur la fanfiction: L'histoire commence quand Blaine est enfant, Kurt l'est aussi.
Certains personnages seront certainement un peu OOC par rapport à leur caractère original dans Glee.
+ Comme préciser dans la note de fin du premier chapitre, Devon Warbler et Blaine Anderson sont la même personne! Vous découvrirez au fil des chapitres de la fiction comme l'un devient l'autre.
Note : Apparition de Kurt prévu très prochainement ;)
Il y avait dans les couloirs d'un blancs immaculés semblables à ceux d'un hôpital, un jeune garçon qui marchait sans vraiment savoir où il se trouvait ni ou il allait. Ses pas étaient simplement guidés par la musique, une légère est douce musique qui semblait provenir de l'une des chambres de cet hôpital onirique.
Le jeune garçon passa devant l'une de ses chambres et lorsqu'il tourna la tête pour observer ce qui s'y trouvait, il se retrouva face à une nurserie ou quelques dizaines de bébés, peut-être même plus, étaient couchés dans des landaus alignés les uns à côté d'autres et pleuraient sans cesse. Le jeune garçon entra dans la pièce, fasciné par un petit carrousel qui produisait de la musique. Celui-ci se trouvait près d'un des landaus et lorsqu'il s'en approcha, il put constater que le bébé qui était dans ce landau, était le seul à ne pas pleurer. La musique semblait l'apaiser et le plonger dans un profond sommeil.
Le carrousel s'arrêta de produire de la musique, puis repris mais ce n'était plus le même carrousel qui fonctionnait. La musique semblait plus lointaine à présent. Le jeune garçon continua son chemin, cherchant à savoir d'où provenait de nouveau la douce musique qui s'intensifiait à mesure qu'il avançait dans les couloirs blancs. Il se retrouva face à la porte d'une chambre. Il tendit doucement la main vers la poignée hésitant un instant à l'ouvrir, ayant une légère appréhension de ce qu'il trouverait dans cette pièce. Il l'ouvrit cependant et il fut ébloui par la lumière qui émanait de la pièce.
Celle-ci diminua progressivement et le jeune garçon put alors distinguer des formes à l'intérieur de la pièce dans laquelle il entra. Un lit, quelques meubles, des appareils médicaux typiques de ceux des hôpitaux et sur la commode se trouvée un petit carrousel qui tournait sur lui-même. C'était lui qui produisait l'apaisante musique que le jeune garçon avait l'impression de connaitre depuis toujours. Où est-ce qu'il l'avait déjà entendu ?
Son regard se posa alors sur une autre forme qui se trouvait dans la pièce, près de la fenêtre dos à lui, une femme a en jugé par ses longs cheveux noirs. Elle semblait absorbée par le paysage derrière la fenêtre de sa chambre et le jeune garçon n'était même pas sûr qu'elle ait remarqué sa présence. C'est alors que le petit carrousel s'arrêta de jouer la douce musique et bientôt, la sérénité de l'endroit fut perturbé par des bruits de fond tout sauf mélodieux.
Le bruit des voitures, des klaxons, de la population qui marche, parle. Le jeune garçon ne comprenait pas d'où ces bruits venaient, ils étaient partout autour de lui alors qu'il n'y avait rien à part lui et cette mystérieuse femme. Alors que le jeune garçon commençait à voir le paysage se brouiller autour de lui, la mystérieuse femme se retourna progressivement sur lui, il n'eut cependant pas l'occasion de voir son visage, tout était déjà flou autour de lui et le blanc immaculés de la chambre fut remplacé par l'obscurité.
Lorsque Devon ouvrit les yeux, la première chose qu'il aperçut fut un petit carillon accroché au rétroviseur d'un véhicule, mais il n'avait absolument aucune idée de l'endroit ou il était. Il prit progressivement conscience du bruit des voitures et des klaxons autour de lui. Comme dans mon rêve, pensa-t-il. Cependant les bruits étaient amenuisés par le fait qu'il semblait se trouver dans le coffre d'un camion.
Il se releva et observa autour de lui. Il avait dormi dans un coin du camion, enveloppé confortablement dans un tas de couvertures et autour de lui se trouvait tout un tas de pneu et matériaux pour réparer les voitures. Le grincement d'une poignée qu'on tourne attira alors son attention, la porte du coffre du camion avait été ouverte, il n'y avait personne à l'avant de la voiture, le conducteur était surement déjà descendu de son véhicule. Devon s'approcha de la grande porte du coffre et la souleva d'un seul coup, celle-ci rebondissant un peu au-dessus de sa tête.
Le choc fut plutôt rude entre le presque silence de l'intérieur du camion et l'extérieur sur lequel Devon avait maintenant une pleine vue. Et quelle vue !
Un soleil déjà haut dans le ciel se reflétait sur d'énormes vitres des mètres au-dessus du sol, constituant d'imposants gratte-ciel s'élançant vers le ciel, il y en avait partout. Plus bas sur la terre ferme, des centaines, peut-être des milliers de voitures s'entassaient comme elles pouvaient sur de grandes routes serpentant un peu partout au loin. Des milliers de gens se pressaient dans les rues, tous différents les uns des autres, Devon n'avait jamais vu autant de monde de sa vie. De grandes télés comme il n'en avait jamais vu non plus était accroché sur certains grattes ciel et diffusait toutes sortes de publicités et de photos pour toutes sortes de produits. Il avait déjà entendu parler de cet endroit, Jeff l'appelait Times Square, un des grands centres de la ville de New York.
Cela voulait dire qu'il avait réussi, il était arrivé à New York.
Il observa alors tout ce qui se trouvait autour de lui. Le camion semblait être garé en plein milieu d'un marché dans lequel les gens s'agglutinaient et se pressaient pour faire leurs courses. Les gens de cette ville étaient-ils tout le temps aussi pressés? Ils semblaient faire tout à une vitesse incroyable comme s'ils luttaient contre le temps et que de chaque seconde dépendait leur vie. Il remarqua la présence d'un homme avec une casquette de baseball juste devant la porte du camion qui semblait en pleine conversation téléphonique. "Je ne sais pas ce qu'il faisait là-bas, il marchait tout seul alors je me suis arrêté et lorsque je lui ai demandé ce qu'il faisait tout seul à marcher ici en plein milieu de la nuit il m'a répondu qu'il suivait la musique ! J'avais l'impression d'entendre mon gamin quand il a dit ça."
Ah oui maintenant ça lui revenait, cet homme avait eu la gentillesse de le ramasser sur la route quelques heures plus tôt et de l'amener jusqu'à New York. Devon connaissait la route bien sûr, il avait retenu toutes les indications de Jeff pour arriver ici et il avait un très bon sens de l'orientation, mais si cet homme ne l'avait pas trouvé, il se serait certainement écroulé quelque part au bord de la route tellement il était fatigué.
L'homme à la casquette de baseball et la salopette de réparateur automobile referma son portable et s'avança vers Devon, lui tendant une carte en papier.
"J'ai appelé cette mademoiselle Pillsbuy de la protection des enfants pour qu'elle s'occupe de toi gamin, elle va venir te chercher ici dans une petite heure d'accord ?"
Devon reprit la carte de mademoiselle Pillsbury. Il descendit du camion, aidé par le réparateur automobile et celui-ci lui tendit alors un billet de 20 dollars.
"Prends le et garde le précieusement ! Vu le nombre de chapardeur qui traîne ici tu te le ferais prendre en un rien de temps ! Si jamais mademoiselle Pillsbury n'est pas là dans une heure, tu reviens me voir et on la rappellera. J'en ai pour un moment à décharger tous ces pneus ici de toute façon."
"Merci beaucoup pour votre aide monsieur ...," Devon aperçu un nom brodé sur sa salopette, "Hummel !"
"Appelle-moi Burt, gamin ! Et toi comment tu t'appelles ?"
"Je m'appelle Devon."
"Et bien ne te perd pas Devon ! Reste dans le coin pour que mademoiselle Pillsbury te trouve surtout !"
Burt lui tapota l'épaule et monta dans le camion pour décharger les pneus. Il semblait assez pressé, surement un planning de livraison chargé. Devon décida de ne pas embêter l'homme plus longtemps, il en avait déjà fait beaucoup pour lui alors qu'il ne le connaissait même pas. Il décida, puisqu'il était là pour au moins une bonne heure, de jouer les touristes et de visiter un peu. Ce n'est pas comme s'il en avait tous les jours l'occasion.
New York, concrete jungle where dreams are made of
There's nothing you can't do
Now you're in New York
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Le jeune garçon arpentait les allées s'émerveillant presque devant tout ce qu'il voyait. Il n'avait jamais vu autant de nourriture et on pourrait même préciser de nourriture aussi appétissante, ce qu'on servait à Dalton n'était de un, pas adapté à des enfants en pleine croissance et de deux, pas appétissant du tout ! Rien que de ce souvenir du bouillon que la cuisinière servait donnait à Devon une envie de vomir, mais quand on a faim on ne faisait pas la fine bouche.
Des stands de fruits et légumes aux stands de viandes fraîches des vendeurs de vêtements ambulants à ceux de chaussures, l'endroit était animé par toutes sortes de bruits plus incroyables les uns que les autres, des bruits que Devon n'avait jamais entendus. Il retrouva parmi tous ces bruits celui du carillon, semblable à celui dans le jardin de l'orphelinat, mais ce n'était pas encore le même son, Devon percevait une légère nuance. C'était peut-être le seul que le jeune garçon reconnaissait au milieu de ce tout nouvel environnement.
Devon avançait et avançait à travers le marché, observant les gens autour de lui et suivant simplement le mouvement sans vraiment savoir où cela le mènerait, il finit par déboucher sur une grande rue piétonne qui partait vers le coeur de la ville. Continuant sur sa route, le jeune garçon marcha sans vraiment s'en rendre compte sur des grilles métalliques à même le sol, et lorsqu'un puissant grondement sonore s'échappa de sous ses pieds il fut vraiment surpris. Cela doit être le métro, pensa-t-il. Il ne l'avait jamais pris mais il trouvait que le son que produisait l'engin donnait un très bon rythme. 1,2, 1-2-3 !
Plus loin dans le paysage de la vapeur d'une usine s'échappa en quantité impressionnante dans le ciel produisant un puissant pschit en fond sonore. Les klaxons des voitures prises dans la circulation, le bruit des chaussures et des talons claquant sur le sol, une planche de skate qui roule, des couverts en plastique porté par le vent qui se cogne contre le béton, le sifflet des agents de circulation, les chiens qui aboient, les portes automatiques qui raclent le sol, le klaxon des vélos, l'alarme des pompiers et des voitures de police, le bruit des pelleteuses en marche et des grues. Devon s'était hissé sur une petite structure en béton qui permettait de surplomber quelque peu le paysage et il ne savait plus ou donner de la tête.
Il y avait tellement de nouveau bruit qu'il n'avait jamais perçu à l'orphelinat, c'était tellement ... bruyant ! Il y avait tellement de rythme différent, de sons opposés, graves, aigus, si seulement ils pouvaient s'accorder tous ensemble au bon moment, dans un enchaînement travaillé et recherché, cela pourrait donner quelque chose comme ... de la musique ! Devon voulait enregistrer tous ces bruits, trouver un moyen de tous les reproduire et crée cet enchaînement miracle.
Mais il n'avait aucun moyen de le faire et Plongé dans ses songes, le jeune garçon laissa filer d'entre ses doigts la carte de mademoiselle Pillsbury qu'il n'avait pas encore rangé dans sa poche depuis que Burt lui avait rendu.
Ramené brusquement à la réalité, le jeune garçon courut après la carte qui filait on ne sait ou porté par le vent à travers la ville et elle termina son chemin dans une bouche à égout à même le sol, définitivement hors de porter du garçon. Devon fit alors le tour de lui-même, observant les lieux où il se trouvait et se rendit compte qu'il n'avait absolument aucune idée d'où il était. Le marché dans lequel Burt l'avait déposé et où l'attendait mademoiselle Pillsbury n'était même plus à portée de vue.
Il se mit à marcher rapidement vers ce qu'il lui semblait être le chemin qu'il avait emprunté plus tôt, espérant ne pas encore plus se perdre dans cette ville totalement inconnue. Il traversa une rue et manqua de se faire écraser par une voiture qui pila nette devant lui. Il était bousculé par les gens sur le trottoir dans tous les sens, il tenta de reconnaître un gratte-ciel qu'il avait vu du marché plus tôt et qui lui indiquerait ou aller mais sans succès, il ne reconnaissait aucun nom sur les panneaux et le bruit des voitures qui klaxonnait et klaxonnait en devenait oppressant! Mais comment Jeff avait-il fait pour s'orienter ici ! L'avait-il même fait un jour ? Peut-être errait-il sans but dans les rues de la grosse pomme s'en se souciait d'où il allait, ça serait bien son genre !
Il finit par arriver sur une place ou ce qui semblait être une imposante imitation de l'arc de triomphe parisienne se trouvait, Washington square park.
Un groupe de jeunes filles s'exerçaient à la corde à sauter et à toutes sortes d'autres gymnastiques, des personnes âgées discuter vivement entre elles sur des bancs, mais ce qui attira l'attention de Devon fut cette personne hissé sur une bordure en béton près d'un arbre qui chantait et produisait une merveilleuse musique qui n'avait en aucun cas besoin d'être arrangée, pas comme l'enchaînement de bruit anodin que le garçon frisé avait perçu plus tôt. Cet objet que le jeune garçon porter en bandoulière autour de lui et qu'il grattait avec ses doigts était une pure merveille.
Devon s'approcha plus près et observa plus attentivement le garçon qui était assez bronzé et avec une coupe de cheveux bizarre. L'étui de son instrument était ouvert à ses pieds et on pouvait y voir dedans quelques pièces jeter par les passants. Le garçon a la coupe de cheveux étrange fini son morceau et fit un clin d'oeil à un groupe de jeune fille qui le regardait jouer un peu plus loin. Devon s'avança vers lui et déposa le billet de 20 dollars que Burt lui avait donné plus tôt dans l'étui au pied du garçon. Celui-ci croisa le regard de Devon quand il releva la tête et lui sourit en remerciement.
"Ok citoyen tu as payé, tu choisis ton morceau! Une préférence ?"
Devon ne dit pas un mot, regardant simplement le garçon positionner ses doigts sur l'instrument attendant surement qu'il lui donne le titre d'une musique à jouer. Mais Devon ne savait pas quoi dire car il n'avait aucune idée de quoi dire. Le garçon prit alors la décision à sa place.
"Ok mec, ça sera celle- là alors."
Le garçon jeta un regard assez confus à Devon avant de commencer à jouer une chanson assez douce avec son instrument. Simplement en grattant et en pinçant les cordes ce garçon faisait de la musique, c'était assez inattendu pour Devon. Il était complètement fasciné par cet objet magique que le garçon tenait entre ses mains, il regardait ces doigts agile se déplacer sur les cordes et produire de merveilleux sons. S'il les touchaient à son tour, est ce que cela ferait également de la musique ?
Poussé par la curiosité, Devon tendit la main vers l'instrument. Alors qu'il était sur le point de le toucher, le garçon à la coupe de cheveux étrange recula vivement de Devon, un air confus sur le visage.
"Hey mec touche pas à ça ! Je peux pas jouer si t'est tout près de moi comme ça et personne touche à ma guitare t'a compris ?! Beth c'est ma chérie il n'y a que moi qui la touche ! Allez c'est bon j'ai fini de jouer pour aujourd'hui alors va retrouver ta mère !"
"Je sais pas où elle est."
"Ouais ba c'est con pour toi, la police se pointe vers 18h ici, tu n'auras qu'à aller leur dire que t'est paumé, ils te renverront d'où tu viens."
"Je n'ai pas envie de retourner là-bas."
"Euh, ok t'est bizarre. Déjà cette journée a été bien naze, avec toi pour finir le tout j'ai tiré le gros lot aujourd'hui ! Bon allez je me casse."
Le garçon rangea son instrument dans son étui ses affaires dans son sac et se dirigea vers une des sorties du parc. Devon se retrouva de nouveau seul, le soleil commençait à se coucher derrière l'horizon et l'obscurité à tomber. Il n'avait toujours aucune idée d'où il se trouvait et si ça continuait il aller passer la nuit dehors, chose que Jeff lui avait impérativement interdit de faire à New York, pas à son âge. Il n'avait pas d'autre choix que de suivre le garçon qui jouait de la musique, peu importe ou il allait c'était un enfant comme lui, il devait surement aller dans un endroit sûr. De plus le mystère autour de son instrument était trop grand pour ne pas être résolu, Devon n'avait même pas eu l'occasion de gratter les cordes.
Il retrouva rapidement la trace du garçon et le suivit à travers les rues de New York. Celui-ci avait de suite remarqué sa présence et jetait des coups d'oeil contrarié vers Devon. Il s'arrêta près d'une voiture se retournant brusquement sur Devon qui s'arrêta pile devant lui.
"Mais putain mec c'est quoi ton problème ?!"
"Je ... Je n'ai nulle part ou aller." répondit nerveusement Devon devant le ton menaçant du garçon.
"Ah ouais? Et ben tu vois écrit hôtel sur mon front ?! Ou gardien d'enfants ?! Débrouille toi c'est New York ici, chacun sa merde !"
Devon haussa simplement les épaules et baissa la tête, regardant ses pieds et se demandant dans quelle situation il s'était encore fourré. Si ce garçon ne l'aidait pas, de n'importe quelle façon, que pourrait-il faire ? Retournait à l'orphelinat ? Il en était hors de question. Maintenant qu'il s'était échappé de cette prison, il comptait bien profiter de sa liberté, mais à quel prix ?
Devon repris espoir quand le garçon à l'étrange coupe de cheveux soupira de résignation.
"Combien t'as de pognon sur toi ? Un peu, beaucoup ? Combien ?"
Devon sortit de sa poche quelques billets que Jeff et Nick lui avaient donnés avant de partir de l'orphelinat. Le regard du garçon en face de lui s'illumina et il sourit au frisé.
"Hey mec, tu penses à ce que je pense ?"
"Euh, non ?"
"On va pouvoir se payer une bonne pizza avec ça ! Finalement ma journée n'est pas si pourrie. Allez viens c'est par là !"
One hand in the air for the big city
Street lights, big dreams, all looking pretty
No place in the world that can compared.
Peu de temps après, pizza et boisson en main, ils discutèrent un peu sur la route et Devon apprit que le garçon à l'étrange coupe de cheveux s'appelait alors Noah Puckerman mais qu'il exigeait qu'on l'appelle Puck. Devon ne fit aucun commentaire à ce sujet. Il apprit également que tout comme lui Puck n'avait pas de parents. Enfin n'en avais plus. Son père il ne l'avait jamais connu mais selon sa mère c'était un ivrogne et celle-ci s'était enfui avec un drogué dès qu'elle en avait eu l'occasion laissant tout de son ancienne vie derrière elle, cela comprenait également son fils.
"Il en avait rien à foutre de moi, je peux te dire que je suis très bien sans eux."
Comment pouvait-on être mieux sans ses parents ? Devon avait toujours voulu les connaitre et Puck lui voulait simplement les oublier. Ses parents étaient-ils aussi dans le genre de ceux de Puck ? Mais il l'aurait surement abandonné dans la rue plutôt que dans un orphelinat alors non ? Devon sortit de ces songes lorsqu'il fut brusquement tiré sur le côté par Puck qui l'entraîna à travers un trou dans le grillage.
"Allez mec suis-moi c'est là qu'on va ! J'habite avec Schuester depuis des années !"
"C'est qui Schuester ?"
"Un type impressionnant ! Enfin il est lourd des fois, il s'occupe des enfants paumés du coin et se prend un peu pour notre père. Son nom complet c'est William Schuester mais comme tout le monde dans notre petite communauté, ce n'est pas son vrai nom. Il m'a pris avec lui et m'a filé Beth qu'il a acheté il y a un bout de temps, enfin volé plutôt, et il m'a filé sa place à Washington square park ! Quand t'y pense mes parents m'ont jamais rien refilé, contrairement à Schuester. Il dit qu'on sera tous des grosses vedettes un jour ! Alors je suis cool avec lui. Mais rêve pas je ne suis pas aussi sympa avec tout le monde ! Tu avais juste l'air là complètement paumé et tu m'as fait penser à San' quand on l'a trouvé. Enfin, si t'est dans le même genre je sens que je vais encore m'en prendre plein à la gueule."
Puck avait débité ses dernières paroles rapidement et nerveusement, comme s'il avait peur de se laisser aller et qu'on voit ses points faibles, si toutefois il en avait. Ce William Schuester semblait en être un, Devon avait hâte et en même temps appréhendait quelque peu de rencontrer cet homme qui semblait inspirer le respect à un gars comme Puck.
Celui-ci tapa à une lourde porte en fer avec son poing et on entendit un autre garçon de l'autre côté de l'imposante porte hurlait un "C'est quoi le mot de passe ?" et Puck lui répondre "C'est Puck espèce d'abruti ouvre cette porte où je te casse la gueule !" La porte s'ouvrit immédiatement sur un jeune garçon avec une casquette de rappeur qui laissa passer Puck et regarda étrangement Devon. Il referma la porte derrière eux et repassa devant Devon qui s'était arrêté au seuil.
Devon n'avait jamais rien vu de pareil, ou si, mais seulement dans les films que Mme Thompson leur passait quelquefois, dans ces extraits de pièce de théâtre. Il se trouvait au deuxième étage d'une salle de théâtre gigantesque, surplombant la scène qui se trouvait plus bas. Cet étage était plongé dans l'obscurité mais la scène plus bas parfaitement éclairée, elle était aménagée de façon à ressembler au salon d'une maison, des tables, des vieux canapés, Devon aperçut d'autres enfants courant un peu partout à travers les rangées de siège, d'autre assis au bord de la scène grattant le même instrument que celui de Puck
. Devon n'eu pas le temps d'observer plus longtemps la magnifique vue qui s'imposait à lui car Puck lui demanda de le suivre. Ils descendirent alors l'escalier sur le côté, jonché d'emballage de nourriture et de toute sorte d'autre chose assez ... enfin c'était clairement un endroit où vivez un groupe d'enfants et d'ado.
"Ok Devon, ici c'est notre maison alors fais gaffe c'est assez spécial comme endroit, attends toi à tout et n'importe quoi."
Devon suivit Puck à travers le labyrinthe qu'avaient construit les autres enfants à travers le théâtre. Certains se trouvaient dans des renfoncements, guitare à la main et le regardait passer d'une façon assez particulière, on aurait dit qu'il était sur une autre planète, certains dormaient sur des canapés usagés, d'autres se trouvaient plus en hauteur en équilibre et se balancer un ballon que l'on pouvait facilement se prendre dans la tête si on ne s'abaissait pas au bon moment. C'était mal connaitre Devon s'il voulait l'assommer, il était entraîné à la survie dans ce genre d'endroit depuis toujours avec son expérience à Dalton.
Puck en profita sur le chemin pour parler un peu à tout le monde "Alors mec tu t'es fait combien d'argent aujourd'hui ? Et déconne pas avec sa Tim ! J'te dit de ne pas faire ça ! Tu veux mon point dans ta face?!" Tous les enfants saluaient Puck en passant et lui obéissaient immédiatement quand celui-ci leurs donnaient un ordre, il était respecté. Surement celui qui gardait le troupeau quand Schuester n'était pas là, pensa Devon. Un peu comme a Dalton, cela faisait-il de Puck une sorte de Karofsky ? Devon dirait que non à première vue mais il ne le connaissait pas vraiment après tout.
Sorti de ce labyrinthe de caisse, et de toute sorte d'autre chose plus insolite les unes que les autres, ils arrivèrent au milieu d'un grand cercle qui semblait être le milieu du théâtre. Devon remarqua les enfants qui jouaient à la guitare qu'il avait vue d'en haut, mais aussi des enfants qui jouaient à un tas d'instrument tel que le piano, le saxophone ou la clarinette ! Devon était-il tombé dans une communauté d'enfants musiciens ? Il n'aurait pu rêver mieux. D'autres s'amusaient au basket dans un coin de la scène et certain se balancaient sur les cordes qui maintenait de grand rideau au plafond en place. Le clou du spectacle, aucun adulte n'était présent. Il n'y avait que des enfants, la liberté et la musique.
Puck s'était agenouillé dans un coin de la salle et avait ouvert la pizza devant lui, comptant bien en profiter avant de se faire repérer et de devoir partager avec tout le monde. Il fut cependant repéré en quelques secondes par une jeune fille latino perchée dans les hauteurs du théâtre qui avait vu le jeune garçon faire.
"PIZZA !" Cria-t-elle, et tout les enfants du théâtre hurlèrent de joie et abandonnèrent leur occupation pour courir se jeter sur la maigre pizza. Devon fut quelque peu bousculé par toute l'agitation et faillit tomber en arrière puis fut attraper et remis immédiatement sur ses pieds par des petites mains à la poigne de fer "Fais gaffe à ce que tu fais tu as failli m'écraser !" La jeune fille que Devon reconnut comme étant celle qui avait sonné le signal d'alarme de la pizza lui passa devant en le bousculant quelque peu et se dirigea droit vers le rassemblement autour de la pizza. Si elle espérait en avoir un bout c'était un peu tard.
La surprise fut lorsqu'elle saisit Puck par l'oreille et le tira avec force hors de la foule avant d'habilement lui dérober un des deux bouts de pizza qu'il protégeait précieusement de tous ses affamés et de le relâcher. Devon avait les yeux grand ouverts et regardait médusé la jeune fille qui avait osé agir ainsi avec Puck. Celui-ci ne semblait pas vraiment en colère, ce n'était apparemment pas la première fois qu'il subissait ça.
"Merde Santana je t'ai dit de plus faire ça avec mes oreilles !"
"C'était pour avoir espéré t'enfiler cette pizza tout seule ! Et où tu l'as eu d'abord ?! Comme si tu avais des tunes pour te l'a payer ! C'est avec le fric de Schuester c'est ça ?!"
"T'est malade je touche pas à l'argent de Schuester ! C'est lui qui a payé !"
Puck pointa Devon du doigt et la jeune fille latino, qui répondait au nom de Santana se tourna vers lui. Elle le regarda méchamment dans les yeux et le scanna de haut en bas sans pudeur.
"Tu veux me faire croire que cet hobbit à des tunes ?!"
"Je ponds pas du fric San' !"
"Et tu l'as trouvé ou ce distributeur d'argent miracle ? Au supermarché ?"
"Il était paumé à Washington square park."
"Tu aurais pu lui dire de retourner gambader avec ses congénères hobbit, et pas le ramener ici ! On n'est pas la SPA, on ne recueille pas les chiots errants Puck! C'est Schuester qui décide de qui rentre ici."
"Il est pas dangereux, il est aussi paumé que nous San'."
La jeune fille allait de nouveau répliquer avec un commentaire acéré lorsqu'elle comprit le sens les paroles de Puck et se ravisa de tout commentaire. Ses sourcils se froncèrent de frustration et elle poussa un soupir excédé. Devon allait devoir revoir l'ordre hiérarchique dans cette communauté. Il plaçait Puck sans hésiter en haut de la pyramide juste après ce Schuester mais avec la prestation de Santana, il allait sérieusement envisager de la faire glisser à la 2ème place.
Malgré l'attitude et les commentaires assez violents de la jeune fille, notamment ce charmant surnom qu'elle venait de lui donner, Devon se souvenait que quand il avait failli tomber à la renverse tout à l'heure elle l'avait de suite rattrapé sans hésitation d'une poigne de fer et l'avait remis sur pied. Vu son caractère bien trempé, elle et Puck devait être les seuls à faire régner un peu d'ordre dans cette communauté d'enfants turbulent. Et il ne semblait pas y avoir d'enfants plus vieux qu'eux ici.
"Bon ba au moins on aura mangé quelque chose de bon aujourd'hui ! Merci mec !"
"Oh euh, de rien Puck."
"À ta place je prendrai pas trop mes marques le nain, quand Schuester reviendra il te renverra surement illico d'où tu viens."
"C'est Devon."
"Quoi ?" Se retourna brusquement Santana sur lui
"Je suis, euh, enfin je m'appelle Devon en fait, c'est mon prénom." Répondit le frisé quelque peu effrayé par la jeune fille."
Santana le regarda droit dans les yeux en fronçant les sourcils, jugeant si elle devait oui ou non casser immédiatement la figure à ce nain frisé qui paye des pizzas. Mais ses traits s'adoucirent et un sourire amusé se dessina sur son visage, ce gars avait au moins une once de courage.
"Cela n'empêche que tu es nain et ressemble à un hobbit. T'a un retard de croissance ou quoi ? Tu as quel âge ?"
"J'ai onze ans, douze dans 2 mois prochain.
"Hum."
"Et ... et toi ?"
"Douze."
La jeune fille ne répondit rien de plus mais Devon était content qu'elle ne se braque pas comme elle l'avait fait précédemment quand il lui avait adressé la parole. Puck lui aussi souriait et lui fit un clin d'oeil.
Devon était heureux d'être tombé sur ces personnes à New York, c'était une chance inespérée et qui sait où il serait à l'heure actuelle si Puck n'avait pas accepté de l'aider. De retour à l'orphelinat peut être, avec Nick et Jeff. Il aurait tellement voulu que ses deux amis voit ça ! Le théâtre, la musique, Puck, Santana, tous ces enfants. C'était une version assez paradisiaque de Dalton d'une certaine manière, il aurait voulu partager ça avec eux.
Mais Devon se souvint d'un certain proverbe "Toute les bonnes choses ont une fin."
Un adulte fit soudain brusquement son entrée dans le théâtre en faisant quelques claquettes et attira toute l'attention sur lui. Il était grand, assez âgé mais pas trop, la trentaine a vu d'oeil, il portait un long manteau en cuir délavé, ses cheveux étaient enduits de gel et semblaient dompter ses frisettes. Il faudrait que j'essaye, pensa Devon jetant un oeil à ses longs cheveux frisés qui partaient un peu dans tous les sens. L'adulte avait une chemise blanche, un veston bleu marine et une cravate noire. Le silence se fit dans le théâtre et chaque enfant baissa la tête quand l'homme qui devait surement être William Schuester les regarda droit dans les yeux. Tout le monde sauf Puck et Santana qui maintenant que Devon le remarquait, s'était progressivement mis devant lui le cachant un peu de la vue de l'adulte.
Essaye-t-il de le protéger ou quelque chose? Puck avait pourtant décrit l'homme comme un père. Mais Santana elle, avait semblait moins convaincue de la gentillesse de Schuester. Devon ne savait pas trop à quoi s'attendre. Il semblerait qu'il se soit encore embarqué dans une drôle de situation.
Fin du chapitre 4 !
Mon personnage certainement le plus OOC de l'histoire vient donc de faire son entrée, Mister Schuester !
Blaine est pour bientôt et aussi celui que vous attendez tous ;)
Paroles de la chanson "Empire State of Mind" de Jay-z
