L'amitié c'est comme une fleur, il faut en prendre soin

P.O.V Naruto :

Le lendemain de la rentrée des cours, je me réveillais en premier, vu comme Shikamaru est flemmard, c'est un peu normal. Je le regardais dormir encore quelques temps, ne pouvant pas bouger parce qu'il bloque mon bras, avant de décider à le réveiller. Attention, un Shikamaru que l'on réveille, est un Shikamaru de mauvaise humeur toute la journée ! Sauf si on sait comment si prendre ! Et, bien sûr, seul Kiba et moi savons le faire, avec chacun notre méthode bien à nous.

Kiba envoie ses chiens, qui le réveillent à coup de langue bien baveuse ! Beurk ! Ma petite méthode à moi, est plus douce et moins baveuse … Quoique ça, ça dépend … Donc, sans plus attendre, j'entrepris de lui faire pleins de petits baisers un peu partout, revenant tout de même assez souvent sur ses yeux, son nez, et sa bouche. Bon, d'accord, j'avoue tout : surtout sur la bouche.

Malgré son réveil en douceur, il gardait les yeux mi-clos. Dans ce cas, j'employais la manière forte pour le faire réagir, j'enlevais mon bras de dessous de sa tête et je me mis à califourchon sur lui. Je commençais à faire gambader mes mains sur son torse, retraçant ses tablettes de chocolats. Parce que oui, même si c'est un gros flemmard, il aime faire de la musculation, et ça se voit.

A cause (grâce à ?) ces gestes, il fut parcouru de frissons et, la chair de poule vint prendre possession de son corps. Je me penchais, de façon à ce que mes lèvres puissent retrouver leurs jumelles. Mais bientôt, je les délaissais pour, pouvoir, de nouveau, embrassé chaque petit bout de peau de l'homme en dessous de moi.

Maintenant, tout à fait réveillé, et de bonne humeur, il gesticulait et gémissait, faiblement certes, mais gémissait quand même, sous mes caresses. J'adorais la façon dont il essayait de retourner la situation à son avantage, alors que ses gémissements montraient, clairement, qu'il aimait ce que je lui faisais. Mes mains continuaient leur escapade alors que mes lèvres rejoignirent, une nouvelle fois, celles abandonnées il y a peu.

Au bout d'un moment, j'arrivais à un endroit impossible à atteindre… Satané boxer ! Ni une, ni deux, j'arrivais à l'enlever et, mes 10 doigts purent enfin frôler ce qu'ils voulaient depuis le début. A ce contact, Shikamaru poussa un cri plus perceptible que les autres. Quel joli son … Peu de temps après ce premier gémissement, je pris sa verge en main, et y appliquait un rythme. Tantôt je le faisais rapide, d'autre fois ralentissant l'allure, lui arrachant des plaintes de frustration.

Après avoir jugé que j'avais assez joué, et que Shika avait assez subit, j'appliquais des mouvements plus intensifier et il se libéra dans ma main. En bon garçon que je suis, je lui remis son boxer alors que lui, reprenait une respiration normale. Tout ceci finit, je l'embrassais une énième fois, et allai dans la salle de bain. Non sans lui dire, gentiment, que j'espérais que maintenant, il était assez réveillé, ce qui me valut un, tout aussi sympathique : « connard ! Mais oui, maintenant, je suis réveillé. », de ce cher et tendre Shikamaru.

Une fois dans la pièce citée, je me lavais les mains, et m'habillais. J'ai toujours des fringues dans MA salle de bain. Et oui, j'ai une salle de bain privée. Hé hé, vous êtes jaloux n'est-ce pas ? J'ai dû batailler avec Iruka pour l'avoir. Enfin, pas temps que ça, mais quand même un petit peu. C'est surtout l'argument « je suis un grand garçon, j'ai le droit d'un peu d'indépendance » qui a fait basculer la balance de mon côté.

Je retournais dans ma chambre, priant que mon « petit-ami » ne se soit pas rendormi. Parce que là, je lui lancerais un seau d'eau sur la tête. Tant pis pour les draps. Il fait du soleil, ils auraient le temps de sécher. Mais bon, pas besoin de chercher le seau, il était, lui aussi, habillé et on put descendre prendre le petit déjeuner.

Mon tuteur était déjà attablé, tout comme son petit-ami. Grrrr ! Il ne perd rien pour attendre celui-là, raconter ce qui se passe au lycée ! C'est de la vie lycéenne d'élève tout ce qui se passe là-bas. Bon d'accord, mon tuteur doit être mis au courant pour certaines choses, comme si je me bats, ou si je m'évanouis. Les choses importantes quoi ! Mais, pas pour de simple broutille que je dis à une fille qui m'agace ….

Elle rit de moi, je ne vais tout de même rester bien sage, à ne rien faire … Ce serait pire. Je serai considéré comme un souffre-douleur, pendant toutes les années que je passe au lycée. Je ne vais pas la laisser gâcher ces années-là, alors qu'elle n'a que 15 ans … La prochaine fois, je lui dis de respecter ses aînés ! Ben oui, je dois être le plus grand de ma classe puisque j'ai 16 ans … Je tiens à dire, ce n'est pas ma faute si j'ai redoublé !

C'est celle de Kiba ! Exactement, on a tous les trois redoublé par sa faute ! Lorsque l'on voulait réviser pour un examen, on avait tous convenu chez moi avec tous nos cours pour réviser. Sauf que ce débile mental à comme qui dirait vu la piscine à l'extérieur, et s'est empressé d'y aller. Ensuite, oubliant de se sécher, il est venu nous faire des câlins. Shika et moi de mauvaise humeur, on l'a poursuivi dans tout le jardin. Après, on a enchaîné sur une bataille d'eau. Sauf que, ben on a oublié qu'il y avait nos cours de sorti, et ils ont été éclaboussés … Au revoir encre bleue …

Donc, résultat on a loupé notre examen, on a repiqué, mais on a passé une super après-midi, et une super nouvelle année puisqu'on était encore dans la même classe. C'était le bon temps ça … Si j'aurai su, j'aurai fait en sorte qu'on repique une deuxième fois tous les trois … Ca nous aurait fait une nouvelle année en plus ensemble …

Bon, arrêtons de ressasser le passé. Là, maintenant, il fallait que je profite de l'instant présent ! D'ailleurs après avoir fini de petit-déjeuner, et en attendant l'après-midi pour aller chercher Kiba, j'allumais la console au salon et m'installais sur la canapé en face de la télévision, manette en main. Shikamaru vint me rejoindre et se posta à côté de moi. Non sans me donner un petit poutou sur la joue. Rien à redire, il est de bonne humeur celui-là …

Le jeu lancé, il n'y avait plus d'amitié entre nous, seulement une rivalité. En même temps, un jeu de combat, il ne faut pas de sentiments ! … Enfin, on a quand même le droit d'essayer de déconcentrer l'adversaire. Ce qui, évidemment, je faisais … Non, je ne triche pas, je mets toutes les chances de mon côté, nuances ! Sauf que, en essayant de le déstabiliser, j'étais moins concentré sur l'écran en face de nous et, à la fin, bah, j'ai perdu …

Tssss ! Ce n'est pas juste ! Je boude, nah ! Et, il le vit. En même temps, quand je fais ma tête de boudeur, impossible de ne pas la remarquer. Pour ne pas lui en vouloir, il me donna un léger baiser du bout des lèvres, sous le regard, attendri, des deux adultes, derrière nous.

-Ne boude pas mon petit naru d'amour que j'aime.

D'un visage boudeur, je passais à la figure rouge et à une expression de gêne… Je sais, il n'y a aucune raison de l'être mais, se faire embrasser devant son père adoptif, tous les adolescents de mon âge auraient exactement la même réaction à ma place ! Il n'y a pas à dire non, je sais que j'ai raison ! J'étais toujours dans le même état lorsque Kakashi nous annonça qu'il était temps de mettre la table pour pouvoir profiter du déjeuner que son petit-ami nous avait concoctés.

Rapide coup d'œil à mon portable pour vérifier l'heure. C'est vrai qu'il était, déjà, 12h30, il était plus que temps, en effet, d'aller manger ! On a quand même joué 1h30 à notre jeu … Ralala, le temps passe quand on s'amuse… Pas comme en cours … Ah non ! Ne pas penser aux cours lorsque l'on est en repos ! Allez Naruto ! Oublie tes pensées malsaines, ne pense plus à rien, sauf au repas et à l'après-midi qui suivra celui-ci ! Voilà, une après-midi avec tes meilleurs potes, à l'ombre des cerisiers.

Et merde ! Pourquoi faut-il qu'une certaine fille vienne gâcher ces si belles pensées ? Bon, on reprend ! Allez Naru, pense au faite que tu vas passer une après-midi avec Kiba et Shikamaru. Tu te bécoteras, sans doute, avec Shika, pendant que Kiba vous engueulera parce qu'on ne fait rien d'autre… Ou alors, il partira draguer une fille, ou un mec, qu'il trouve canon et qui est dans son champ de vision … Voilà, parfait ! Allez, maintenant, tu te lèves, et tu vas mettre ces fichus assiettes et couverts pour manger !

Après le repas, on eût juste le temps de passer dans la salle de bain, afin d'arranger nos coiffures … Quoiqu'avec mes cheveux, un peu mission impossible. Même un pot de gel entier n'arrive pas à faire tenir mes cheveux en place ! Produits mensongers ! Je vais porter plainte contre les fabricants ! Je veux me faire rembourser !

Enfin, c'était mon idée jusqu'à ce que 2 bras m'enlacent par derrière et que de doux baisers vinrent se loger dans mon cou. Shikamaru, entre deux baisers, m'informa qu'il était temps d'y aller et, tant pis pour ma coiffure. Il rajouta même que ça me donnait un air sauvage… Note à moi-même : ne plus JAMAIS réveiller Shikamaru avant qu'il n'est eu son quota d'heure de sommeil. Parce qu'un Shikamaru réveillé trop tôt, est un Shikamaru qui raconte de la merde !

Mais bon, pour l'instant, on s'en fout ! Et, après une dernière tentative, qui se résout par un échec, on partit en direction de la maison de Kiba, pour ensuite aller vers le parc. Enfin, si nos habitudes sont respectées. Normalement, elles devraient l'être. Pour en revenir au moment présent, et non à celui qui va venir, mon meilleur et moi, on se chaussa avant de sortir de l'appartement, main dans la main, comme à notre habitude.

Durant le trajet, comme hier, on discutait calmement, avant que je ne redevienne une pile électrique. Je crois que je suis en train de développer une double personnalité … Bof, pas grave. Comme je le disais, on papotait paisiblement jusqu'à ce qu'on ait la maison de notre deuxième meilleur ami dans notre champ de vision. On s'avançait et, quand on fut devant la porte, celle-ci s'ouvrit directement. Chez les Inuzuka, pas besoin de sonnette, leurs chiens s'en chargent à merveille.

Donc, oui, la porte s'ouvrit, alors qu'on venait juste de se présenter, sur notre ami, à demi-vêtu. C'est-à-dire, qu'il n'avait qu'un seul jean, trop large au niveau des hanches et des jambes, et trop grand au niveau de celles-ci. C'était sans doute un jean pour se détendre chez soi. Il nous invita à entrer (tout de même, c'était la moindre des politesses), le temps qu'il aille se changer… Et après, on dit que c'est Shika le fainéant, je suis sûr qu'il vient à peine de se lever. Moi, je pense qu'on ait tous à égalité au niveau de fainéantise, sauf que d'autre le montre plus. C'est tout.

On se dirigea vers le salon, saluant au passage Hana, la grande sœur de Kiba, qui se baladait en sous-vêtement… Sans doute venait-elle de se lever, elle aussi, mais tout de même … Famille d'exhibitionniste ! Ou peut-être elle s'en fout parce qu'elle sait qu'elle n'ait pas intéressé … Enfin, Shika ne l'est pas … Mais, ce n'est pas pour autant que je vais la mater, ou lui sauter dessus ! Après tout, j'ai tout ce qu'il faut à porter de main.

Peu de temps après cet épisode, Kiba nous rejoignis en tenue adéquate pour sortir. Mais, avant de partir, il se dirigea, sac à la main, vers sa cuisine et ouvrit les placards. A peine 10 minutes après nous avoir « laissé », il revint, sourire de vainqueur sur ses lèvres, en nous montrant son sac, maintenant rempli de gâteaux … On peut dire qu'il a dévalisé son garde-manger … Mais bon, devant ces succulentes friandises, j'avais les yeux remplis d'étoiles, tandis que Shikamaru ravala un soupir. Au moins, ça nous évitera d'acheter des trucs … Une fois son sac remplit et fermé, on partit vers le parc, pour se poser sur l'herbe ou jouer à des jeux débiles. Enfin, des jeux d'enfants !

On arrivait 15 minutes après être partit de chez les Inuzuka, on arrivait au lieu convoité. Etant mercredi, les familles, avec des enfants en bas âges, étaient nombreuses. Comme nous, ils profitent des rares beaux jours de septembre. Face à cette réalité, Kiba et moi avions compris qu'on ne pourrait pas jouer sur les jeux. Au moins, on a profité hier, c'est déjà ça.

Les tables de pique-nique étant déjà utilisées, on allait s'asseoir contre un cerisier. Comme hier. Sauf que cette fois, c'était moi contre le torse de Shikamaru. Qui, ne se fit pas prier pour mettre sa tête dans mon cou, et continuer ce qu'il me faisait ce matin. A cette vue, Kiba soupira, sans doute en avait-il marre de la vie de célibataire … Pauvre lui ! Enfin non, s'il veut quelqu'un, il n'a qu'à aller voir une personne, de la draguer un peu et le tour est joué. Dans 90% des cas, il est avec cette même la semaine qui suit … Quel beau parleur ...

D'accord, je me tais, sur ce point, je suis pareil …Je voulais juste souligner le fait que s'il se sentait seul, en ce moment, ce problème pouvait très bien être vite réglé.

Peu de temps après, Kiba, en ayant marre de ne rien faire (bien qu'on discutait) décréta que l'on devait aller se promener ! Furtif regard à l'homme contre qui j'étais et on se leva. Devant le sourire de vainqueur de notre cher, et tendre, ami. Après tout, si on s'était fait une sortie aujourd'hui, c'était pour passer une bonne après-midi, et non pas pour se bécoter toute la journée. Bien que l'idée était plutôt attrayante.

Après que Shika et moi, on se soit dépoussiéré, on partit vers le centre du parc, doigts entrelacés. Qu'est-ce que c'était bon d'être avec ses amis les plus proches. On marchait sans savoir où on allait, juste profitant de la présence des autres. Mais, alors que 16 heures était passée de 40 minutes, mon ventre décida de se manifester. Attirant, ainsi, les rires de mes amis.

On trouva un banc, non loin de l'endroit où l'on était, et Kiba sortit les trésors de son sac. J'allais prendre une barre chocolatée, lorsque Shikamaru me l'a pris sous le nez ! Et, en plus, il avait le culot de partir plus loin, pour mieux la savourer ! Non mais oh ! S'il me cherche, il va me trouver !

Sans plus de cérémonie, je me lançais à la poursuite du voleur de barre, afin qu'il est une bonne correction ! Je continuais à lui courir après, tout en déblatérant des idées de torture si jamais il ne courait pas assez vite. Alors, je ne vous dis pas la tête des promeneurs, surtout que j'étais pieds nus. Enfin, peu importe, tant que j'arrivais à récupérer MA barre de chocolat, le reste, je m'en fous !

Après un petit sprint, j'arrivais à le rattraper, en lui sautant sur lui. Tssss ! Il a déjà mangé la moitié ! Quel goinfre ! Je dis ça, mais je ne suis pas mieux … Il faut, peut-être, que je me remette en question avant de parler, moi … Après avoir récupéré l'objet du délit, et l'avoir fini, toujours confortablement installé sur le postérieur de mon compagnon, je ne pus m'empêcher de l'embrasser lorsqu'il tourna la tête vers moi. Alors qu'il avait le ventre contre l'herbe. Au moins, en l'embrassant, je lui montrais que je lui pardonnais, son acte malsain. Après ce geste, un doux sourire vint orner ses lèvres et, il murmura que mes lèvres avaient le goût de chocolat.

Ni une, ni deux, je retournais à la conquête de ses lèvres. Dès que l'on eût fini, je l'aidais à se relever, pour qu'on aille rejoindre Kiba, qui doit surement se goinfrer, ou draguer, ou les deux. Une fois mon ami sur ses pieds, on se retournait pour prendre le chemin inverse de notre course. C'est à ce moment que je remarquais que l'on était le centre du parc, avec mon love-friends. Ou, plutôt, tous les regards étaient braqués sur nous deux. Surtout le regard d'un certain jeune homme de ma classe … Bien vite, je devenais légèrement rouge, mais j'arrivais tout de même à cacher mon visage grâce à quelques mèches. Par contre, lorsque Shikamaru pris par l'ambiance, assez pesante je dois dire, me roula une pelle, comme jamais il ne m'avait donné, et mon fard devint plus prononcé… Sous le rire joyeux de Shikamaru qui ne tira pour que je le suive et le rictus moqueur de mon camarade de classe…

Une fois de nouveau auprès de Kiba, on le remercie de nous avoir gardé quelques friandises. Ce à quoi il répondit en ronchonnant que si on n'était pas parti, in n'aurait pas eût besoin de le remercier. Mais, bien vite, il abandonna son air boudeur pour un regard scintillant. Il nous expliqua qu'il avait rencontré une fille super mignonne ! Quand je disais que c'était un coureur de jupons … (voir de pantalon pour ceux qui lui plait.) Elle s'appelait Hinata, si j'ai bien compris et, malgré sa timidité, elle avait accepté de passer le reste de l'après-midi avec nous. Elle était juste partie prévenir ses parents, qu'elle rentrerait plus tard.

En attendant la jeune fille, on grignotait le reste de gâteaux et des barres chocolatées. Cette fois, je m'étais installé sur les genoux de mon petit Shikamaru, pour éviter tous risques de fuite. La jeune fille arriva alors que je remettais mes chaussures. Instantanément, je relevais la tête de ma tâche, afin de la rencontrer, et voir à quoi elle ressemblait. Je n'en fus pas déçu. Elle n'était ni trop grande, ni trop petite. Ses cheveux lui arrivaient vers la moitié du dos, ils étaient noirs et avaient des reflets bleutés. Les pupilles de ses yeux étaient presque transparentes, ce qui lui donnait encore un peu plus de charme. Grâce à ses traits de visage, assez fins, ça accentuait la pensée que c'est une jeune fille aimable et qui est prête à aider ses ami(e)s. Tout à fait le type de Kiba. Bien qu'aucun de nous ayons des préférences particulières. On vit dans la philosophie qu'on tombe amoureux d'une personne, d'une personnalité, d'un rire etc… Plutôt qu'un style. Et qu'on préfère ne pas se limiter à certaine personne.

La fin de l'après-midi s'approchait à grands pas, mais je n'étais pas déçu de ma journée. Elle m'a permis de me faire une nouvelle amie, tout à fait sympathique. Mais, la fin de journée signifiait aussi qu'il fallait bientôt se quitter pour les cours … Non non non, ne pas avoir de pensées négatives ! Allez Naruto, continue de t'amuser ! Tu penseras aux cours demain, ou ce soir quand il faudra faire son sac ! Mais pas maintenant !

Avant de quitter mes amis, tous les trois, on ramenait Hinata chez elle. Comme ça, ses parents verront bien avec qui elle a passé son après-midi. Pas que je doute que ses parents soient surprotecteurs mais, souvent, les adultes préfèrent savoir qui son enfant fréquente. Ce qui est tout à fait compréhensible. Donc, on raccompagna Hinata chez ses parents, avec qui on a, un peu discuté, avant de se diriger vers chez Kiba.

Une fois chez celui-ci, on dût, cette fois, pour de bon se séparer… Du moins, jusqu'à samedi. Parce que oui, même si on n'était pas dans le même lycée, on comptait bien se voir tous les mercredis, et tous les samedis ! Et puis, pendant toutes les heures où l'on pouvait se voir. C'est pour cette raison qu'on se donna, mutuellement, nos emplois du temps. Shikamaru et Kiba n'étant pas, non plus, dans la même classe.

Après de longs au revoir, et une promesse de se voir samedi, on se quitta. Afin de rejoindre nos familles. Dès que j'arrivais à l'appartement, j'annonçais à mon tuteur que j'étais rentré et que je montais dans ma chambre. Après avoir monté les quelque escaliers, je faisais vite fait mon sac, et alla sur l'ordi, juste après. J'y restais jusqu'à ce qu'Iruka m'appela pour dîner. Sans me faire prier, j'arrêtais l'écran et descendit.

Le repas se fit dans un silence de morts … Un silence pesant … Aucun de nous deux ne se décidait à parler … En même temps, qu'y avait-il à dire ? C'est comme ça depuis qu'il m'a dit que je n'allais pas au lycée privé cette année … Enfin bon, j'arrête de ressasser le passé, ce qui est fait est fait, et on ne peut pas le changer …

Après avoir fini mes bols de ramens, je déposais le récipient, ayant contenu les nouilles, dans le lave-vaisselle et, je dis bonne nuit à mon père adoptif. Même si je n'allais pas tout de suite au lit, je n'avais pas envie de redescendre dans le salon pour le lui dire plus tard … Après avoir monté les escaliers, me séparant de ma chambre, je n'allumais pas l'ordi, mais je pris quelques albums photos. Des photos étant petits, des photos avec des amis de vacances, des photos de mon anniversaire, et d'autres ...

C'est sur des sourires innocents d'enfant, des sourires que je faisais avec mes amis les plus chers, sans savoir que nous serons séparés un jour, que je m'endormis. C'est bien de regarder les albums photos que j'avais fait avec des amis avant la reprise des cours … Ça met de bonne humeur pour le lendemain … Mais, peu importe, je me gorgeais encore un peu plus de leurs visages, conscient que même avec cette distance je ne pourrais pas les oublier mais, comme ça, j'aurais l'impression qu'ils sont encore avec moi … C'est débile je sais, mais pour le moment je ne veux pas penser à la rationalité, je veux juste préserver une amitié …

Le réveil fut dur, très dur … Mais, malgré que je ne voulais pas sortir de mes couvertures, je le fis … Par peur des représailles de mon tuteur, je l'admet … Je ne compte plus le nombre de fois où il est arrivé avec une seau d'eau froide qu'il m'a versé dessus, sans une once de culpabilité, ou alors qu'il a déboulé dans ma chambre en criant qu'on avait plus de ramens … Une fois, je me souviens, il a même emmener un coq … Quelle imagination il a …

Enfin, tout ça pour dire que je me dépêchais de sortir de mon lit et, tout aussi rapidement, je me lavais, et m'habillais. Ce fut donc, tout beau et tout propre que je descendis les marches me menant à la cuisine afin de prendre un bon petit déjeuner énergétiques … Iruka était déjà attablé devant un café et le journal, Kakashi n'étant pas là ce matin, il n'avait rien d'autre à faire … En même temps, Kakashi avait eu peur qu'en restant ici, cette nuit, il ne puisse pas se lever à l'heure pour la reprise des cours … On comprend facilement pourquoi …

Une fois mon petit déjeuner finit, je pris mon sac et le mis sur l'épaule avant d'aller me chausser à l'entré et, enfin, partir en disant au revoir à mon tuteur. Je mis mes écouteurs et je me laissais emporté pendant que je marchais … Peu de temps après, je vis les grilles du lycée, ainsi que quelques personnes qui fumaient à l'extérieur.

La tentation étant trop grande, j'allais voir une jeune fille blondinette et lui demandais si elle n'en avait pas une pour moi. Instantanément, elle sortit son paquet et m'en donna une. Personne ne résiste à mon superbe sourire. Après avoir allumé mon cylindre blanc et orange, j'entrepris d'engager la conversation … Tant qu'à rester dans ce maudit établissement, autant avoir des amis. Parce que, je me vois mal passé les 3 prochaines années (minimum) ici, sans amis, alors autant ne pas rester seul dans un coin.

Elle s'appelait Ino, Ino Yamanaka, et elle était ici parce que c'est plus proche de son domicile. Ce qui signifie que le matin, elle peut se lever plus tôt. Ce qui est une très bonne chose. Ensuite, on continuait de discuter, de choses plus ou moins futiles. Mais, malheureusement, la sonnerie fit son travail, travail que tous les lycéens détestaient. Par contre, avant de rejoindre nos classes respectives, on a convenu de se retrouver ici à la récré. Elle a même ajouté qu'elle me donnerait une autre cigarette. Comment contredire à une proposition si tentante ? On ne peut pas tout simplement. Et, sur ces derniers mots, on partit vers notre premier cours de la journée, voire de l'année.

Dès que je réussis à trouver ma salle de science (faut dire que ce lycée est un véritable labyrinthe), je m'installais à la place que j'avais l'habitude de prendre c'est-à-dire, au fond, à côté de la fenêtre. Comme ça, au moins, le prof ne me voit pas, et je peux regarder à travers la vitre sans me dévisser le cou. Un raclement de chaise à côté de moi me dérangea dans ma rêverie. Je tournais la tête pour voir de qui il s'agissait, et je tombais sur deux onyx hypnotisant.

-Bonjour Naruto.

-Salut.

On échangea encore quelques politesses enfin, jusqu'à ce que le prof vienne commencer le cours. J'ai dit « le » mais j'aurais dû dire « la ». Elle se présenta comme étant Mlle Yuhi Kurenai. Et, cette fois, elle ne nous demanda pas de fiche de renseignement. Alléluia ! Mes petites feuilles, vous allez encore vivre un peu au lieu d'être découpées en deux.

Après qu'elle ait fait l'appel, elle commença son cours. C'est à ce moment-là, que choisit Sasuke pour me parler… Depuis quand il n'écoute pas lui ? On peut me le dire ? Pourtant, il a une tête de mec qui écoute et révise toutes les soirées chez lui. Qu'est-ce qu'il disait le proverbe déjà ? Ah oui. « Ne pas se fier aux apparences. » J'en ai la preuve.

-Alors comme ça, tu fais une course poursuite, pieds nus, dans le parc, avant de sauter vers le fugitif ?

Gloups … J'avais complètement oublié qu'il m'avait vu hier … Et avant-hier … Je soupirais d'avance, je sentais que j'allais avoir une grosse migraine à la fin de la journée moi … Mais bon, je lui répondis quand même … Sa question était pas à double sens …

-Où veux-tu en venir ?

Bon d'accord, sa question ne l'était PEUT-ETRE pas, mais, tel un con, je lui disais clairement d'aller au sujet principal au lieu de tourner autour du pot … Enfin non, ce n'est pas être con ça, c'est éviter des blablatages inutiles …

-Je voulais juste dire que toi et ton copain étiez très gamins.

Ah oui, c'est vrai, il ne savait pas qu'entre Shikamaru et moi, ce n'était pas vraiment de l'amour … En même temps, comment il pourrait le savoir ? On ne va pas l'écrire sur nos fronts quand même … C'est pourquoi la notion de « ton copain » me fit sourire …

-Désolé d'être nous …

-T'excuse pas pour si peu, je trouve ça cool que vous vous assumiez …

C'est moi, ou le sujet ambigu là ? Il veut dire, qu'on assume le faite de ne pas être totalement mature pour notre âge, ou le fait de montrer à tout le monde que je suis bi et que Shika est gay ? Bof, y a pas trente-six-miles solutions, pour le savoir il faut lui demander.

-Dans quel sens ?

Plus explicite, on ne trouve pas. Ou peut-être « Assumer quoi ? Le fait d'être des enfants, ou d'être gay ? » Ça aussi il aurait compris, mais les murs ont des oreilles … Face à ma question, un rictus se dessina sur les lèvres de mon homologue.

-Dans tous les sens.

Il me fit un clin d'œil discret, et se reconcentra sur les paroles de la prof. Tandis que moi, je me remis à méditer tout en regardant le ciel.