CHAPITRE 20

Il faisait sombre dans ce bureau, malgré les rayons du soleil qui perçaient à travers les rideaux épais. Seulement deux personnes se trouvaient en ces lieux, l'un d'eux assis derrière un immense bureau en chêne si sombre qu'on le croirait noir, calme, méticuleux, étudiants soigneusement chaque feuille présente sous ses yeux. L'autre s'agitait, passant d'un pied à l'autre dans une danse des moins étranges, il attendait depuis plusieurs minutes déjà que son alpha lui accord l'attention qu'il demandait, le dossier qu'il tenait en main, lui, brûlait les doigts. Il ne cessait de le passer d'une main à l'autre, dans ce dossier se trouvait ce qui lui vaudrait enfin la reconnaissance qu'il attend depuis tant d'année au service de son alpha, il allait être tellement fier de lui. Quand ce dernier posa les feuilles qu'il tenait et lui accorda un regarda, il se lança, enfin.

- J'avais raison !

Tremblant de tous ses membres, Randal s'approcha du bureau de son alpha. Peter expira bruyamment et s'installa au fond de son fauteuil, croisa les bras et attendis la suite.

- C'est Derek, il passe de famille en famille tous les matins depuis moins de deux semaine et il disparaît tous les après-midi pour ne rentrer qu'à la nuit tombée. Et ce n'est pas tout, quand il rentre je pourrais jurer qu'il porte l'odeur d'une autre meute sur ces vêtements.

- Intéressent !

Randal venait de piquer la curiosité de Peter, que pouvais bien fabriquer son neuve ?

- Ce n'est pas tous ! s'exclama Randal, fier de lui.

Peter l'encouragea à continuer d'un geste de la main.

- Je crois savoir pourquoi Derek agis ainsi !

- Et bien ? qu'attends-tu ? Parle ! Ordonna Peter.

- Cette odeur appartient comme je vous le disais à un loup d'une autre meute…

Peter grogna, faisant sursauter Randal qui ajouta rapidement.

- Cette odeur n'est pas celle d'un alpha mais sûrement de l'un de ces proches. Par contre, je n'arrive pas à savoir à de quelle meute il s'agit, je connais pourtant cette odeur…

- Donc tu es en train de me dire que le fait que mon neuve soit devenu ami avec un proche d'au alpha d'une meute voisine, t'inquiètes ?

- Et s'ils étaient plus que des amis ? Répondit rapidement Randal, il y avait pensé également. Mais si ce n'était qu'une simple amitié, enchaîna-t-il, pourquoi passer de famille en famille ? et si c'était plus ? et que ce loup était belle et bien un proche de l'alpha…

- Ce ne serait pas bon pour nos affaires ! Conclu Peter.

- Oui, monsieur !

- Je suppose que si tu es là, c'est que tu as déjà répondu à toutes ces questions.

- En effet !

- Et alors…

- Je pense qu'il s'agit, en effet, bien plus qu'une simple amitié et que si c'est un proche de l'alpha, cela peut poser un problème pour Derek, vu qu'il a abandonné sa place en votre faveur, Monsieur, mais si, s'il veut plus qu'une simple aventure avec ce loup, le mieux pour lui serait de reprendre sa place, enfin votre place, enfin je veux dire… Prenant il grande inspiration, Randal continua. Et je crois que s'il doit agir, il agira demain, lors de l'union de votre fils. Toutes la meute sera là et …

- Je vois… mais as-tu seulement des preuves de ce que tu avances, tu sais qu'avec Derek, ma marge de manœuvre est très mince et que je n'ai pas le droit à l'erreur.

- J'en suis plus que conscient, Monsieur. Et vous trouverez tous ce dont vous aurez besoin dans ce dossier, il a été vigilant mais pas assez pour échapper à Randal. Finit-il en tendant le dossier en question.

L'attrapant, Peter le parcouru, silencieusement, pendant plusieurs minutes, qui parurent une éternité à Randal. Puis Peter referma le dossier violemment et le jeta sur son bureau. Randal avait raison, Derek préparait bien quelque chose, il voulait reprendre sa place, la place que Peter avait eu tant de mal à acquérir. Il allait devoir agir et vite, éloigner Derek de la meute pendant quelque temps et lui rappeler qui est l'alpha de cette meute.

Peter se releva et ramassa le dossier.

- Retournes-toi ! ordonna-t-il à Randal qui obéit.

Peter s'éloigna de quelque pas, puis s'agenouilla à gauche de l'antre de la cheminée. Soulevant un pan de tapisserie, il découvrit un coffre, entrant la combinaison, il sourit quand ce dernier dévoila son contenu, sous ces yeux, ces plus beaux « coup », le vrai dossier médical de son père, subtilisait et remplacer, le rapport « d'accident » concernant l'incendie et la mort de son « très cher » frère et de sa belle-sœur, ça plus belle réussite à son avis ! Si seulement, ce morveux était resté chez lui avec son idiote de sœur, il n'aurait pas tous ces ennuis. Et c'est quand il glissa le dossier remit par Randal plusieurs minutes auparavant que l'idée lui vint. Un sourire des plus horribles s'étira sur son visage et il laissa s'échapper un rire qui glaça Randal au plus profond de son être. Il allait finit le travail commencé des années plus tôt et se débarrasser une bonne fois pour toutes de Derek Hale. Il se relava, épousseta son pantalon et se retourna vers Randal, toujours dos à lui.

- Changement de programme ! Commença-t-il en se réinstallant à son bureau. Et Regardes-moi bon sang !

- Oui, Monsieur ! Randal s'exécuta et se posta au garde à vous devant Peter.

- Demain, alors que tout le monde se occupaient à tous organiser pour la soirée, je m'occuperai de Derek, puis tu l'emmèneras dans la forêt où bon te semble et puis tu sais un accident et si vite arrivé !

- Seul ? Monsieur. Demanda Randal, il n'était pas stupide Derek était bien plus fort que lui et s'il se débattait…

- Ne soit pas plus bête que tu ne l'es déjà, je veux que tu prennes avec toi, Jason, Reid et qui bon te semble ! Maintenant Dehors !

Peter se réinstalla au fond de son fauteuils, demain, il sera à la tête de la plus grande et influente meute du nord des États-Unis et son neuve ne sera plus dans ses pattes, que pouvait-il demander de plus.

DH/SM

Dix heures …dans un peu plus de dix heures tous sera finit et plus rien ne pourra se mettre en lui et Scott. Scott… il ne l'avait pas vu depuis plus de deux semaines et ne lui avait parlé qu'au téléphone depuis, cette séparation était difficile pour tous les deux, Derek le savait, mais cela n'allégeait pas la douleur qu'il ressentait à la poitrine et qui enflait et l'oppressait de plus en plus et le rendait fou au fur et à mesure que les jours loin de Scott ne s'écoulaient.

En se levant ce matin, il eut un drôle de pressentiment, son estomac était noué, ça il l'avait prévu, mais son instinct lui hurlait de rester sur ces gardes. Quelque chose se tramait et ce n'était pas bon, pas bon du tous. Son impression fut renforçait quand, un peu après midi, Peter lui demanda de le suivre.

A peine avait-il posé un pied dans le bureau de Peter, qu'il senti une douleur à la base de sa nuque et tous fut noir ….

FIN CHAPITRE 20