Là, j'hésite. Alors je vous demande votre avis. Devrais-je augmenter le rating à M?

Chapitre 12 – Cognac

Dans les bras de Klaus, Sophie agonisait. Elle n'arrivait plus à parler, et le sang s'écoulait abondamment autour du pieu qui gisait hors de sa poitrine. Klaus ne remarqua même pas les sorcières qui se rassemblèrent autour d'eux. Sophie continuait de le regarder, l'air suppliant en agrippant fermement les revers de sa veste. Sans hésiter une seconde de plus, il releva la manche de son bras droit et mordit dans son poignet. Il tendit sa main vers la bouche de Sophie.

"Non!" s'écria une des sorcières, et Klaus interrompit son geste immédiatement pour lever la tête vers elle. "Tu ne dois pas déranger le cours de la nature une fois de plus. Si Sophie doit mourir, laisse la mourir."

Klaus la fixa pendant un moment, se demandant ce qu'il devait faire. Il reporta son attention sur Sophie et il remarqua qu'elle essayait de lui dire quelque chose en articulant difficilement. Il approcha son oreille de sa bouche, et il l'entendit murmurer; "Elijah."

En une fraction de seconde, Elijah se retrouva à ses côtés. Niklaus le regarda, reconnaissant qu'il aille bien, et il ne fut même pas nécessaire qu'ils se parlent pour comprendre les intentions de chacun. Tandis qu'Elijah demeura auprès de Sophie pour lui donner son sang, Klaus se releva et lança un regard menaçant vers les sorcières.

"Ne faites pas ça, où vous le regretterez." dit la même sorcière que tout à l'heure. "Marcel est mort désormais, nous n'hésiterons pas à utiliser nos pouvoirs."

La sorcière n'eut pas le temps de réagir, Klaus était déjà à sa hauteur et il l'immobilisa en se plaçant derrière elle, la main sur sa gorge. Il regarda les autres femmes avec un air de défi.

"Un seul geste, et votre soeur n'aura plus toute sa tête, si vous voyez ce que je veux dire." dit-il, amusé. Les autres sorcières se tendirent tandis que la moitié d'entre elles continua à surveiller Elijah et Sophie.

À travers toute cette douleur, Sophie ressentit une infime petite pointe de réconfort quand elle aperçue le visage d'Elijah. Elle voulait vivre, mais elle avait peur d'ingurgiter du sang de vampire, peur de tout ce que cela pouvait impliquer. Si elle devait le faire, elle voulait que ce soit avec Elijah. Sa vision se voila et elle eut à peine conscience du sang qui recouvrit ses lèvres, puis qui coula dans sa gorge. Autour d'elle, elle entendit vaguement les cris de protestation des sorcières et des menaces de Klaus. Finalement, elle se sentit soulever de terre par deux bras forts, et elle perdit conscience.

"Tu m'as contraint Klaus, je suis furieuse!" Au milieu du grand salon de la demeure de Klaus, Caroline était en furie. Après le départ de Klaus, elle avait toujours eu conscience de ce qu'il avait fait pour l'empêcher de venir avec lui au cimetière; en colère, elle avait du se résigner à se faire du sang d'encre, impuissante et incapable de quitter cette chambre. Et pour cela, elle lui en voulait.

"Je l'ai fait pour ta sécurité Love. Cet endroit grouillait de vampires gonflés à bloc et de sorcières haineuses." dit-il en tentant d'argumenter, en vain.

"J'aurais pu t'être utile, je suis aussi un vampire je te ferai remarquer!" répondit-elle en croisant les bras sur sa poitrine, là où le regard de Klaus ne cessait de se détourner. Elijah, qui se trouvait aux côtés de Sophie, inconsciente et allongée sur le canapé du salon, regarda la scène avec un brin d'amusement. Au cimetière de la ville, il avait pu rapidement lui donner de son sang alors que son frère avait retenu les sorcières. Après lui avoir eut jeté un coup d'oeil, Elijah avait prit Sophie dans ses bras, et tous les trois s'étaient rendu chez Klaus plus vite qu'un coup de vent.

"Allons Love, on commençait à s'amuser toi et moi..."

Elijah sursauta quand il entendit un bruit sourd, comme une claque. Il se retourna vivement et vit Caroline tourner les talons et se diriger vers le couloir du fond, l'air véritablement contrarié. Klaus se tenait immobile, figé, puisque sa douce venait de le gifler violemment. Ce dernier se tourna vers son frère, l'air béat, et haussa les épaules sous le regard moqueur d'Elijah.

"Bien joué Niklaus." lui dit-il en gardant difficilement son sérieux. Klaus n'eut pas le temps de répliquer alors que Sophie reprit conscience d'un seul coup, paniquée et inspirant profondément. Elle s'assit brusquement et porta ses mains à sa poitrine, qu'elle toucha sans cesse, cherchant une plaie et du sang.

"Sophie." commença doucement Elijah en posant sa main sur son épaule. Elle se tourna vers lui et s'agita un peu plus, l'air confus. Elle tenta de se dérober de lui, mais elle était prise sur le canapé.

"Calme-toi Sophie. Tout va bien, ta plaie est déjà guérie." continua t-il en parlant tranquillement. Entre-temps, Klaus s'éclipsa discrètement. Sophie continua de regarder frénétiquement autour d'elle.

"Nous sommes en sécurité, chez Klaus. Je t'ai donné mon sang Sophie." dit Elijah. Quand elle assimila cette information, elle le regarda finalement dans les yeux. Puis, croyant l'avoir calmée, il fronça les sourcils en constatant qu'elle semblait encore plus paniquée qu'auparavant.

"Sophie?" demanda t-il, "Qu'est-ce qu'il y a?"

"Mes soeurs..." commença t-elle avec difficulté. Il lui semblait que sa gorge était faite de papier sablé. "Elles seront furieuses contre moi."

"Je te protègerai Sophie." répondit Elijah en approchant sa main de sa joue, laquelle elle esquiva.

"Elles me retrouveront Elijah. J'étais censée mourir ce matin." dit-elle en laissant perler une larme sur sa joue. Sans hésiter, il s'agenouilla devant elle et ne lui laissa pas le choix d'accepter sa main sur sa joue. Elle se laissa faire et le fixa dans les yeux.

"Je vais te protéger Sophie Deveraux. Grâce à toi, Marcel est mort. T'offrir la vie était la moindre des choses, et je serai là pour m'assurer que personne ne te retire ce privilège." dit-il en insistant sur chacun des mots de sa phrase. Elle continua de le regarder, puis elle osa poser son front contre celui d'Elijah.

"Tout ira bien." murmura Elijah.

Dans la chambre de Klaus, Caroline se servit un généreux verre de cognac et en prit une énorme gorgée. Elle s'était réfugiée à cet endroit, car c'était la seule pièce qu'elle connaissait dans cette maison et dans laquelle se trouvait de l'alcool. Elle était en colère contre Klaus de l'avoir planté là. Elle s'était sentie trahi, surtout après les rapprochements qu'ils avaient expérimentés quelques minutes avant son départ. Furieuse en repensant au moment où il l'avait contraint, elle prit brusquement une autre gorgée de cognac, et en renversa une bonne quantité sur son chemisier. Le liquide ambré se répandit sur son chemisier et imbiba également son soutien-gorge.

"Merde!" jura t-elle en déposant rapidement son verre sur la petite table. Elle devait enlever sa chemise pour aller la nettoyer. Caroline se dirigea vivement vers la penderie et y trouva un t-shirt blanc appartenant à Klaus. Cela ferait l'affaire, temporairement. Elle se tourna vers le mur du fond et retira son chemisier, qu'elle jeta sur le lit. Elle se tortilla pour atteindre le fermoir de son soutien-gorge, lui aussi complètement trempé. Elle empestait l'eau de vie, pensa t-elle tout en essayant de détacher son soutien-gorge.

"Oh, pour l'amour de Dieu!" Caroline jura et s'impatienta, contrariée que ce fermoir ne veuille pas obtempéré. Elle avait tenté, sans succès, dans les cinq dernières minutes, de détacher son soutien-gorge.

"Quelle idiote, ce n'est que trois petites attaches! C'est quoi ton problème?" elle parla à haute voix.

"Tu as besoin d'aide Love?"

Caroline poussa un cri, à court de souffle et se retourna rapidement. Klaus se tenait sur le pan de la porte. Il referma la porte derrière lui alors qu'elle fronça les sourcils. "Seigneur Niklaus, tu ne sais pas comment frapper à la porte?"

Il eut le tact d'avoir l'air embarrassé avant de grimacer légèrement, "Je suis chez moi."

"Peu importe." marmonna t-elle. Elle réalisa un peu trop tard qu'elle se tenait dans la chambre de Klaus vêtue simplement de son soutien-gorge et de son jean et elle se tourna pour se cacher.

"Pourquoi es-tu ici?" demanda t-elle?

Il ne répondit pas et elle était sur le point de répéter sa question quand elle sentit soudainement son souffle sur sa nuque. La chair de poule se répandit sur tout son corps lorsqu'il passa un de ses doigts sur l'échine de son dos nu.

"J'ai pensé qu'on devrait parler de ce qui c'est passé ce matin. Mais avant, laisse-moi t'aider avec ça." Il tira doucement sur une des sangles de son soutien-gorge et elle frissonna alors que la chaleur se répandit dans son corps et que le bas de son corps se mit à palpiter.

"Je n'ai pas besoin de ton aide." murmura t-elle, tentant de reprendre le contrôle de la situation.

"Oh, vraiment?" il déposa un baiser chaud et humide sur son épaule droite.

Elle haleta, "Oui."

Elle put deviner son sourire dans sa voix quand il lui dit, "Vraiment. Parce que je me suis tenu sur la porte pendant plusieurs minutes à te regarder te débattre."

"Est-ce que tu espionnes toujours les femmes à moitié nue?" elle tenta de se montrer de mauvaise humeur, mais elle échoua lamentablement.

"Seulement toi Caroline – seulement toi." murmura t-il. Sa déclaration déclencha des tremblements à travers son corps. Pourquoi sonnait-il comme s'il parlait de quelque chose de plus? Avant qu'elle ne puisse approfondir cette pensée, les doigts de Klaus étaient sur le fermoir de son soutien-gorge. Elle attendit pendant qu'il tâtonnait le fermoir, puis il grogna de frustration, "Merde, mais qu'est-ce que c'est que ça?"

Elle ricana doucement. "Devrions-nous appeler les renforts? Laisse-moi faire"

Elle atteignit son dos avec sa main gauche mais il la repoussa avec agacement.

"Calme-toi Caroline, je m'en occupe." Il se pencha et elle put sentir son souffle dans le milieu de son dos alors qu'il sonda les attaches. "Le crochet est tordu, tiens bon."

Elle pouvait le sentir tirer doucement et sans avertir, elle se mit à rire de façon incontrôlable. Elle devenait folle. Quelques minutes plus tôt, cet homme l'avait mit tellement hors d'elle-même qu'elle l'avait frappé au visage. Et maintenant, il tentait prudemment et studieusement de retirer son soutien-gorge et elle ne pouvait s'arrêter de rire. Son corps se secouait et des larmes coulèrent sur son visage quand elle pensa à l'absurdité de la situation.

"Ton rire ne m'aide pas beaucoup Love." marmonna t-il, son souffle pouffant contre son dos.

"Désolée." Elle ronchonna et hoqueta puis enfonça son visage dans son coude dans une tentative désespérée de se contrôler. Klaus attendit patiemment jusqu'à ce qu'elle cesse de ricaner, avant de continuer.

Dans un petit grognement de satisfaction, il tira doucement et son soutien-gorge se desserra. Il descendit les sangles sur ses épaules et lui retira, le plaçant sur le lit à côté d'elle. Se sentant soudainement gênée et incertaine, elle croisa ses bras sur sa poitrine alors qu'il se pencha et déposa un doux baiser à l'arrière de son épaule.

Elle éclaircit sa gorge, "Tu voulais me parler à propos de ce qui s'était passé plus tôt."

"Hmm?" il traçait un chemin de baisers d'une omoplate à l'autre, ses mains caressant ses bras.

"Niklaus, nous devrions en parler." tenta t-elle à nouveau.

"Oui, nous devrions." marmonna t-il. Il lécha le sommet de son épaule, envoyant des frissons de purs désirs dans le bas de son dos.

Il se rapprocha davantage jusqu'à ce qu'elle puisse sentir le tissus de sa veste contre son dos et il suça doucement le lobe de son oreille. Ses mains tiraient sur ses bras. Il embrassa la peau sensible derrière son oreille et elle laissa tomber ses bras dans un gémissant. Il la tira contre lui et prit ses seins dans ses mains, passant ses pouces sur ses mamelons. Ils se durcirent et elle gémit alors qu'il lécha son cou et qu'il pinça férocement chacun de ses mamelons.

"Tu me rends fou" murmura t-il dans son oreille.

Elle se retourna vers lui, soudainement désespérée d'avoir sa bouche contre la sienne. Elle l'embrassa avec tellement de frénésie, que leur dents s'entrechoquèrent et elle le sentit grimacer contre sa bouche.

"Désolée." murmura t-elle.

Il leva un sourcil, "De m'avoir frappé?"

"Non. Tu le méritais. Je suis désolée de t'avoir fait mal quand je t'ai embrassé." répondit-elle.

"Ça me parait juste."Il la surprit en enlaçant fermement sa taille nue avec un de ses bras et la tira contre lui.

"Klaus, je crois que – " ses protestations se transformèrent en gémissements alors qu'il mordilla doucement sa gorge. Il laissa sa main aller et prit un de ses seins à nouveau.

Avec sa main, Caroline tira sur la nuque de Niklaus jusqu'à ce qu'il la regarde. Elle embrassa sa joue puis la ligne de sa mâchoire avant de descendre vers sa gorge. Il tira son visage vers sa bouche et l'embrassa frénétiquement. Ils se séparèrent et haletant fortement, Klaus enleva sa veste et passa son chandail par-dessus sa tête. Il laissa tomber ses vêtements nonchalamment sur le plancher et tira Caroline contre lui.

Elle avala difficilement alors qu'il déboutonna son jeans et descendit lentement la fermeture éclair. Elle ne bougea pas, respirant bruyamment alors qu'il garda sa main sur son ventre plat. Il embrassa son cou, sa mâchoire et le bout de son nez avant de réclamer sa bouche une autre fois. Il l'embrassa doucement cette fois, sa langue caressant légèrement la sienne alors qu'elle se détendit dans ses bras. Il glissa sa main habilement dans sa petite culotte. Ses doigts trouvèrent son petit point rose et il commença à le masser lentement.

Caroline gémit et retira sa bouche de la sienne. Elle pencha sa tête en arrière, fixant le plafond de la chambre sans vraiment le regarder alors qu'il continua de la toucher lentement, la caressant dans de petits mouvements circulaires. Elle put sentir son corps commencer à chavirer presqu'immédiatement, ses hanches poussant contre lui malgré elle tandis qu'il l'amenait de plus en plus près de l'extase. Quand il s'arrêta brusquement, elle grogna de frustration et dans une voix chargée de désir, elle murmura, "S'il-te plait Niklaus. Je t'en prie."

Il glissa un des ses doigts dans son intimité et ils poussèrent un cri tous les deux – elle en raison de cet intrusion inattendu et lui de sa chaude et humide étroitesse. Il remua son doigt doucement, observant son visage alors qu'elle gémit et soupira, ses doigts creusant ses épaules. Il l'embrassa encore, sa langue mimant les mouvements de son doigt et quand il utilisa son pouce pour appliquer une légère pression contre son clitoris, Caroline vint immédiatement, frissonnant et tremblant contre lui. Il l'embrassa férocement, avalant ses cris de plaisir dans sa bouche.

Elle enfonça son visage dans son cou, frissonnant et haletant, tentant de retrouver son souffle. Le plaisir irradiait toujours à travers son corps alors qu'elle bougea dans ses bras, elle put sentir son érection pousser contre sa hanche.

"Merci." mumura t-elle presque timidement.

"Bienvenue." Il embrassa le bout de son nez puis jeta un regard vers son lit.

"Au lit?" il souleva un sourcil.

"Oui, définitivement." Elle l'embrassa frénétiquement sur la bouche, ressentant le besoin de lui montrer à quel point elle avait envi de lui.

Il grogna contre sa bouche et elle poussa un petit cri aigu de surprise quand il la souleva soudainement contre lui. Elle entoura sa taille avec ses jambes, se frottant contre son érection et continua de l'embrasser alors qu'il commença à se diriger vers le lit.

Il avait fait seulement quelques pas quand quelqu'un cogna à sa porte. Ils se figèrent tous les deux. Caroline fixa Klaus, confuse, "Dis moi que tu as verrouillé la porte." souffla t-elle.

Il acquiesça et la déposa au sol.

"Caroline, c'est moi! Sors de là, je veux te voir!" La voix d'Elena retentit de l'autre côté de la porte. Klaus grimaça alors qu'ils enfilèrent rapidement leur chandail.

"Euh, donne-moi seulement une minute Elena." répondit Caroline. Elle boutonna rapidement son jeans et enfila le t-shirt de Klaus alors que la voix d'Elena retentit à nouveau. "Caroline? Tout va bien?"

"J'arrive!" elle replaça ses cheveux et tira sur son chandail.

Elle jeta un bref coup d'oeil à Klaus, il était assis sur le canapé devant le foyer, l'air calme et serein et elle le maudit intérieurement pour sa maîtrise de soi. Elle prit une dernière profonde respiration et ouvrit la porte de la chambre.