Titre : Pour être avec toi

Auteur : Memelyne

Disclamer : Les personnages ne m'appartienne pas (malheureusement pour moi surtout Jasper ;) ) ils sont la propriété de la très grande Stephenie Meyer. Je ne fais que lui emprunter temporairement pour le bien de l'intrigue de mon histoire qui elle est à moi ainsi que Gary et Thiberias.

Couple : Jasper/Bella

Blabla de l'auteur : Kikou tout le monde ^_^

Tout d'abord un grand merci pour toutes vos review, elle me font très plaisir et m'encourage à continuer. Pour ce qui est de l'histoire, je sais que beaucoup attendent l'apparition de Jasper mais elle ne se fera pas avant le chapitre suivant. Pour me faire pardonner, ce chapitre est un peu plus long que les précédents (7 pages Word). Aussi je vais faire de mon mieux pour taper le prochain le plus rapidement possible et vous le poster. Aussi pour accentuer ma rapidité : une petite review ?

Réponses aux reviews anonymes :

Lilie ln : Merci beaucoup pour ta review, ça me fait trop plaisir que ma fic soit autant appréciée. Il est vrai que je n'étais pas sure au début. J'espère que ce chapitre continuera à te plaire même si je sais que tu es impatiente que Jasper entre en scène. Biz ^_^

Yumeri : Pour ce qui concerne les dons de Bella pour l'instant, je pense qu'elle n'aura que celui-ci mais peut-être que je ferais en sorte que son don évolue plus tard. En tout cas pour l'instant je reste seulement sur celui là. Je ne voudrais pas en faire une super héroïne avec trop de pouvoirs pour que ça reste crédible ^_^. Pour le fait de savoir si Jasper sera avec Alice je ne peux pas te le dire maintenant, mais la réponse sera au prochain chapitre. Et ne t'inquiète pas ça ne me dérange pas du tout que tu pose plein de questions, au contraire ça prouve que ma fic t'intéresse. Biz et merci pour ta review ^_^

Fanny : Merci pour ta review, pour ce qui est du clavier qui tombe, je te comprend totalement je suis pareille j'ai toujours le clavier sur les jambes et ça m'est très souvent arrivé la même chose que toi (ce qui ne m'empêche pas de continuer lol). Pour ce qui est de Jasper, je suis de ton avis c'est pour cela qu'il n'apparaîtra que dans le chapitre suivant. C'est vrai que se serait bête qu'il se rencontre trop rapidement et que ça retire toute crédibilité. Chose qui est mon principal souci. J'espère que ce chapitre te plaira tout autant que les précédent. Biz ^_^

Bonne lecture !!


Chapitre 3 – Une nouvelle vie


La demeure dans laquelle nous résidions se trouvait aux abords d'une forêt où seulement quelques autres habitations la côtoyaient. Forêt que je reconnaissais, même s'il faisait sombre à cause du commencement de la nuit, comme étant celle qui se situait à la sortie de la ville de mon ancienne demeure. Nous nous fîmes les plus discrets possibles pour sortir de la maison et nous enfoncer au cœur de la forêt. Tout ceci pour éviter que des voisins ait l'occasion de me reconnaître, puisque officiellement, j'étais portée disparue. Voisins pour lesquels j'entendis les battements réguliers de leurs cœurs ainsi qu'une odeur assez alléchante. Thiberias et Gary s'étaient placés à chacun de mes côtés. Posture adoptée sans le moindre doute dans le but de prévenir les instants où, je pourrais me perdre dans mes instincts primaires et serais de ce fait tentée d'attaquer éventuellement un être humain.

Notre allure était rapide mais je n'en ressentais aucun essoufflement. D'ailleurs, j'avais déjà remarqué que le fait de respirer ne m'était plus indispensable comme il me l'était lorsque j'étais humaine. Néanmoins, je m'étais prise à aimer tout de même cet exercice. La raison principale étant qu'ainsi, cela me permettait de sentir plus aisément qu'auparavant la fragrance de toutes choses. La forêt recélait quant a elle, un trésors de senteurs les plus variées les unes que les autres. Celles-ci allant de l'odeur délicate de l'herbe fraîche à celle plus prononcée de la faune sauvage.

Une fois nous être éloigné à une distance de quelques kilomètres de toutes habitations, ils se stoppèrent et se tournèrent ensuite vers moi. Thiberias me demanda de fermer les yeux et de me concentrer sur mon ouïe ainsi que de sur mon odorat. Faisant par la même abstraction du reste de mes sens. Après un bref instant d'hésitation je lui obéi docilement. Il me demanda ce que je sentais et entendais. Après une brève analyse de mes sens, je lui répondais que je sentais une odeur de quelques cervidés situés à l'ouest et quelques unes plus éloignées au nord. Il me félicita et je décidai d'ouvrir les yeux gardant tout de même mes sens en alerte pour suivre les déplacements de mes proies potentielles d'après ce que j'avais compris.

Par la suite nous nous séparâmes. Thiberias partis vers le nord, tandis que moi, accompagnée tout de même de Gary par mesure de sécurité, nous élançâmes dans une course rapide vers l'ouest. Durant celle-ci, je fus prise d'un sentiment de liberté sans précédent. Tous mes soucis pour un temps envolé, je fermais les yeux et je souriais enfin. Chose qui ne m'étais point arrivée depuis ce qui me semblait une éternité.

Quand je fus à proximité de ma proie que je débusquais, je ralentis mon allure et me fis silencieuse. Quand enfin je m'élançais vers elle alors que celle-ci, ressentant le danger entamait une course vers le côté opposé à ma direction. Je ne mis pas longtemps à la rattraper puis à enfoncer mes crocs dans sa chair. Moi qui au départ pensais que je n'y arriverais sans doute pas. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que là où ma conscience hésitait sur la marche à suivre, mon instinct avait soudain pris le relais, effectuant le travail sans aucune difficulté.

Lorsque ma victime fut vidée de son sang, je me relevais prise d'un sentiment de remord qui me tirailla l'estomac. Il est vrai que comme le disait Thiberias, le fait de consommer du sang animal ne changeait guère au fond de l'alimentation humaine. Mais le fait est que lorsque j'étais humaine, ce n'était certes pas moi qui m'occupais de la mise à mort des animaux que je consommais. Au contraire, j'étais à l'époque incapable de retirer la vie à quelques animaux autres que mouches et araignées. Quoi que même les araignées je ne pouvais pas pour la simple et bonne raison que j'en étais effrayée de par leur simple proximité. Chose qui faisait d'ailleurs bien rire Jasper à cette époque. Cette pensée raviva immédiatement la douleur dans mon cœur qui m'avait quitté un bref instant.

J'eu un sourire triste en me remémorant un de ces moments des plus cocasses qui demeuraient un peu flou mais néanmoins présents dans mon esprit. Je me souvenais qu'une fois, alors que je faisais la poussière dans notre nouvelle demeure. Je découvrais une de ces bêtes du démon caché derrière un bocal, me narguant de ses immenses pattes poilues selon mon impression. Ma réaction ne s'était d'ailleurs pas faite attendre longtemps. Je m'étais mise à hurler comme si ma vie en dépendait et montée sur une chaise aussi rapidement qui m'en eut été possible. Bien entendu, mon chevalier servant était arrivé peu de temps après. Il était tout essoufflé en arrivant sur le pas de la porte, un air paniqué sur le visage. Il tournait sa tête en tout sens cherchant vainement mon potentiel agresseur des yeux. Après son inspection infructueuse, il soupira de soulagement et me regardais ensuite avec incrédulité devant l'incongruité de mon stationnement. Quant à moi, rassurée par son apparition, je lui expliquait comme je le pus la raison de mon affolement et accessoirement la raison de ma position actuelle. Après quelques secondes de silence, il partit d'un éclat de rire tonitruant. Rire bien évidement accentué devant la taille de ce monstre qui de son point de vue n'était pas plus gros qu'une cerise.

Il prit tout de même sur lui de faire disparaître l'araignée de ma vue le plus vite possible. Offensée d'avoir été la cible de sa moquerie, je lui tournais le dos après être descendu de ma chaise. Un air renfrogné et boudeur sur le visage. Il se dirigea donc dans ma direction essayant de me prendre dans ses bras. Bras que j'évitais rapidement d'ailleurs en passant sous ceux-ci alors qu'ils allaient se refermer sur ma taille. Lui tournant toujours le dos, les bras croisés contre ma poitrine, gardant mon air boudeur de petite fille.

Il ne put bien évidement s'empêcher de laisser un petit rire s'échapper de sa gorge devant tant d'enfantillages. Aussi décidait il d'employer à ce qu'il aimait appeler sa technique secrète. A savoir ses yeux de chien battu. Il parvint à amener mon visage face au sien en utilisant « sa technique secrète ». Tout cela non sans ajouter qu'il regrettait de s'être ainsi moquer de moi et qu'il promettait de se faire pardonner. Bien évidement, je ne pu m'empêcher de déclarer ma défaite, ne pouvant résister quand il faisait cela. Ce qu'il savait parfaitement le bougre. Ainsi je me laissais enlacer et sceller tout cela dans un baiser des plus tendre.

Et dire qu'aujourd'hui je donnerais tout pour réentendre ne serait ce qu'une fois ce si magnifique son qui est son rire. Je soupirais me fustigeant de me laisser aller encore à ma mélancolie coutumière.

Gary, qui avait sentit à mon visage, mon changement d'humeur, décida de me sortir de mes pensées en prenant la parole :

- Eh bien, félicitation, vous vous êtes très bien débrouillée pour une première fois !

J'acquiesçais et tentait de lui faire un sourire que j'essayais de rendre le moins crispé possible. Je lui étais reconnaissante également qu'il tente de me sortir de mes pensées moroses. Puis il enchaîna d'un air suffisant :

- Il n'empêche tout de même que ma prise est plus grosse que la votre. Me dit il en me désignant le cerf qui trônait non loin de lui, un sourire fier encré sur son visage. Et puis, regardez-vous, ce n'est certes pas un accoutrement qui sied le plus à une lady. Il faudra travailler sur cela.

Il illustra ces propos en désignant cette fois-ci l'état dans lequel je m'étais mise quand j'avais attrapé mon chevreuil. Et en effet, mon état était lamentable. Ma robe était pleine de terre et j'avais les cheveux si décoiffés que je ne voyais que difficilement mon interlocuteur. Devant cette constatation je ne pus qu'acquiescer avec un petit rire se joignant au sien.

- Alors, mademoiselle Swan, me demanda Gary, avez-vous encore faim ?

- Bella, vous pouvez m'appeler Bella et puis me tutoyer si vous le désirez. Après tout nous allons partager un nombre important de temps ensemble. Et puis je trouve cela plus naturel que Mademoiselle Swan. Avouais-je timidement dans un petit sourire. En ce qui concerne votre interrogation, j'avoue que je ne serais pas contre de boire encore un peu. Est-ce normal d'avoir une aussi grande envie de sang ? Cette fois ci avec une pointe d'inquiétude dans la voix.

- Alors tout d'abord, c'est avec plaisir que j'accepte de te tutoyer et de t'appeler Bella, du moment que tu fais la même chose pour moi. Ensuite, pour ce qui est de ta soif, il n'y a pas lieu de s'inquiéter, c'est tout à fait normal. Cela vient du fait que cela ne fait que peu de temps que tu ne t'es éveillée. Ta soif diminuera sensiblement une fois que tu auras atteint une certaine maturité en tant que vampire. Alors continuons de chasser, je paris que ce sera encore moi qui aura la plus grosse prise !

Nous nous échangeâmes un sourire complice et je lui répondais naturellement :

- C'est ce qu'on verra, de toute manière je cours plus vite que toi. De cette façon j'aurais tout le loisir de choisir ma proie avant que tu n'ais le temps d'arriver !

Et sur ces mots je m'empressais de commencer à courir avant qu'il n'ait le temps de réagir. La réponse de sa part ne se fit d'ailleurs pas attendre car au loin j'entendais un « Hey tu triche c'est pas du jeu ! » retentir derrière moi. C'était étrange la façon dont je l'avais tutoyé rapidement sans en ressentir de la difficulté. En fait je le trouvais assez sympathique, et dire qu'il y a quelques heures à peine, nous en étions encore à se hurler dessus. Peut-être cela était dû au fait que j'ai partagé avec lui son passé et qu'il est entendu le mien (même si le mien il ne l'a pas su aussi clairement que moi le sien), je ne saurais le dire.

Mais fort est de constater que nous avons au moins deux points communs. Le premier étant que nous étions tous deux des vampires, le deuxième que nous ayons perdu chacun l'être qui comptait le plus pour nous. C'est ce qui, je pense, est la cause la plus probable de notre facilité à communiquer avec l'autre. Même si nous n'en sommes qu'aux prémisses. Je sens avec une certaine certitude que cela pourrait par la suite, devenir ce que je pourrais qualifier le commencement d'une bonne amitié. Enfin, seul le temps nous le dira. Après tout, nous avons l'éternité pour créer des liens ensemble avec Gary et Thiberias. Ils sont après tout devenu une sorte de nouvelle famille pour ma nouvelle vie. Etrangement, ils sont parvenus à gagner ma confiance. Chose que je n'accorde pourtant que difficilement.

Sortant de mes pensées, je me remis en chasse…

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Cela faisait à présent deux mois que nous résidions dans cet appartement, dans un immeuble situé au coeur de la ville de New York. On avait déménagé peu de temps après ma première chasse. Tout cela dans le but d'éviter tout soupçon sur le fait que je vivais encore. Car aujourd'hui, tout mon entourage me croyait morte (bien que techniquement je le suis tout de même un peu).

En fait, ce qu'il s'est passé c'est que mon cheval, sûrement effrayé par la présence de vampires s'était enfuit. Il était ensuite rapidement rentré de lui-même dans l'écurie qui juxtaposait mon ancienne maison. Bien entendu, toujours scellé. D'après Gary, des recherches ont été entreprises dès le lendemain. Ce n'est qu'une semaine plus tard qu'ils ont pensés que je pouvais être tombée de la falaise et qu'ils ont prudemment regardé en bas. Bien évidement, ils n'ont pas retrouvé mon corps, mais ils ont néanmoins remarqués les traces de sangs séchés laissées lors de ma précédente chute sur une corniche située en contre bas. Ils n'ont évidement pas cherché plus loin pensant que la mer avait emporté mon corps et tout le monde a cru à ma mort.

Avec le recul, je m'en voulais un peu de la peine que je causais à ma famille et mes amis. Mais on ne peut changer le passé et ce qui est fait est fait. De plus, j'avais besoin de tout reprendre à zéro. Donc, dans un sens toute cette situation n'était pas plus mal.

J'étais présentement assise dans un fauteuil en train de lire un quelconque ouvrage pour passer le temps. Thiberias et Gary étaient partis et moi je ne devais sous aucun prétexte sortir de la maison. Bien que cela m'ennuyait, je ne pouvais qu'être d'accord avec cette décision. Il est clair qu'une jeune fille ayant le regard pourpre n'était pas une chose courante. Heureusement pour moi, mon isolement prendrait bientôt fin puisque mes yeux avaient commencé à quitter leur couleur sanguine pour désormais tirer sur une couleur rouge orange.

Je me souviens encore de la première fois que je me suis vue dans un miroir. Cela avait été un grand choc pour moi. Mes traits s'étaient affinés, devenant plus gracieux. Mes cheveux me paraissaient soyeux. Enfin, ce qui m'apparu le plus effrayant, fut la couleur carmin de mon regard. Avec tous ces changements physiques, je ne me reconnaissais presque plus. J'avais le sentiment qu'une étrangère me regardait avec intensité et imitait mes gestes en se touchant sa joue ou ses cheveux. Après quelques minutes de stupeur, je demandais à mes compagnons combien de temps mes yeux garderaient cette couleur. Je savais pertinemment qu'ils changeraient de couleurs. Après tout, c'est ce qui s'était passé avec Gary, je l'avais vu dans mes visions de son passé. Mais le problème avec ce pouvoir, c'est que je ne savais pas exactement le temps qui se passait entre chaque vision. Ils s'empressèrent aussitôt de me rassurer en me disant que cela ne prendrais selon eux que peu de temps, quelques mois tout au plus. Il m'était soudain apparue qu'ils n'avaient certes pas la même vision du « peu de temps » que moi. Mais quand on a l'éternité devant soit, il est clair que quelques mois ne représentaient pas grand-chose.

Il était dans les environs de 18h quand je vis Gary rentrer du travail. Il était serveur dans un petit restaurant, emploi qu'il s'était rapidement trouvé dès que nous avions emménagé. Thiberias quand à lui s'était facilement trouvé un poste dans une banque du coin. Notre famille, c'est ainsi que je nous considère à présent, se faisait un devoir de se mélanger à la société des humains dans un souci de « normalité » comme se plaisait à le dire Thiberias. Une famille, c'est d'ailleurs ce que nous sommes aux yeux du monde. Thiberias étant mon père et celui de Gary et nous deux jumeaux. L'histoire étant que Thiberias nous avait eu relativement jeune et que sa femme était morte en couche. Je dois avouer qu'ils ont tout les deux un certains don pour le mensonge. Don que je devrais bientôt m'empresser d'acquérir. Car vivre éternellement, cela implique bien entendu certains inconvénients comme le fait de cacher cet état de fait aux autres. Nous devrons donc éternellement nous déplacer dès que le risque de notre « non changement physique » puisse éveiller les soupçons d'autrui.

Quand Gary s'avança vers moi, il me dit que Mme Harrisson, la concierge de notre immeuble, me souhaitait le bonjour et un prompt rétablissement. La raison de ce discours est que nous comptions rester ici pendant quelques années et mes yeux allaient bientôt devenir doré comme ceux de mes compagnons. Nous avions donc trouvé le prétexte que j'étais convalescente d'une grave maladie et que je préférais rester chez moi pour me remettre plutôt que dans un hôpital. De cette façon, quand je serais en mesure me mêler moi même à la société, on pourra donc aisément prétendre que ma convalescence est terminée et que je me sentais beaucoup mieux.

Après s'être enquit de ma journée qui était comme d'habitude monotone et dénuée d'intérêt. Il se dirigea dans sa chambre pour revenir quelques minutes après dans le salon où je me trouvais et me joua plusieurs air de violon. C'était une sorte de routine qui s'était placée entre nous. Il revenait le soir, me demandais comment était ma journée, puis se mettait à jouer de magnifiques mélodies de son violon. Une fois qu'il eut terminé nous discutions de sujets divers et variés en attendant le retour de Thiberias qui revenait souvent assez tard le soir, faisant des heures supplémentaires. Mais comme notre nature nous permettait de ne pas ressentir la fatigue, cela ne le dérangeait nullement. Enfin, une fois rentré, il se joignait avec plaisir à notre conversation ou se dirigeait dans son bureau. Je ne savais pas ce qu'il y faisait mais cela ne me dérangeais pas. Les mois passés en leur compagnie m'avaient appris que Gary était assez expansif et se laissait facilement emporter par ses émotions. Au contraire de Thiberias qui était quelqu'un d'observateur et de très secret. J'avais d'ailleurs acquit à son encontre un certain respect. D'une part pour sa connaissance assez vaste sur pas mal de choses, je devais bien l'admettre. Connaissance accumulée sans nul doute durant ses nombreux siècles de vie. Mais aussi de part sa façon d'être et de tout prendre avec philosophie. Il se dégageait de lui un certain charisme qui lui allait parfaitement de par son statut de chef de famille.

C'est ainsi que nous passâmes plusieurs décennies ensemble, à voyager. Le temps n'avait pas de prise sur nous et nous le mettions à profit de découverte pour moi et Gary et de redécouverte pour Thiberias de nombreux pays. Ma douleur concernant Jasper, commençait à s'estomper peu à peu au fil des années qui s'écoulait. Tandis que mes liens avec ma famille se resserraient. Thiberias était pour moi devenu un père à part entière. Concernant Gary, il était pour moi comme un grand frère et il me voyait également comme sa petite sœur. Notre amitié s'était muée en un amour certes pas comme celui des amants, mais fraternel presque fusionnel. Nous passions beaucoup de temps ensemble. J'avais même pris sur moi d'apprendre le piano. Ainsi, quand il se mettait à jouer du violon, je l'accompagnais dans sa mélodie de mon instrument. Pour seul public Thiberias qui ne se lassait jamais de nous écouter jouer.

A l'instar de nous même, il nous considérait comme ses propres enfants. Bien que je l'admire parfois d'arriver à nous supporter sans s'être plaint une seule fois. Il est vrai que d'un côté, mon caractère qui bien que timide face aux étrangers ne l'était en rien avec ma famille. J'avais un caractère bien trempé et je ne me laissais pas faire, au grand daim parfois de Gary qui se montrait un peu trop protecteur à mon goût. Puis d'un autre côté celui de Gary qui n'avait certes pas changé. Mais bon, on peut dire que d'une certaine manière, nos caractères à tous trois se complétaient. C'était peut-être pour cela que nous n'avions pour aucun d'entre nous, émis le souhait de partir faire cavalier seul hors de la famille.

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Cela faisait maintenant plus d'un siècle et demi que j'étais rentrée dans cette famille. Nous étions présentement entrain de boucler nos bagages pour la énième fois prêts à quitter notre maison d'Ecosse pour partir en Amérique dans une bourgade du nom de Forks, je crois. Cela ne me plaisait guère, je devais bien l'admettre. Certes le temps de cette ville y était idéal en vue de notre condition. A savoir pluie et nuage gris la plupart de l'année, car nous ne pouvions nous permettre de nous montrer aux yeux des humains sous les rayons du soleil. Si c'était le cas nous révèlerions notre véritable nature. Car malheureusement pour moi qui adorais le soleil, dès qu'un rayon touchait notre peau, celle-ci scintillait comme si nous étions pourvu de diamants.

En fait ce que je n'aimais pas dans ce nouveau lieu, c'était que comme toutes les petites villes où peu de personnes y résidaient, le moindre évènement nouveau était la cible d'incessants commérages. Et s'il y avait une chose que j'exécrais par-dessus tout, c'était bien d'être le centre le l'attention. De plus, il nous était déjà difficile de passer inaperçu de part notre beauté résultant de notre condition de vampire. Alors les commérages s'ajoutant a cela…

Enfin, de toute manière c'est Thiberias qui décide de notre destination et nous nous devons le suivre. Nos papiers sont déjà prêts de toute façon, notre nom de famille d'après ceux-ci sera Stevenson. Cela n'était pas trop mal, on voyait bien que ce n'est pas que le choix de Gary. Je n'ose imaginer si cela avait été le cas. Il avait comment dire, un esprit très imaginatif et quelque part farfelu à ses heures. Donc je pouvais au moins remercier le ciel d'avoir échappé au pire.

Quand nous arrivâmes, je constatai que les déménageurs était déjà passés puisque les meubles étaient déjà en place et que je retrouvais avec un plaisir non feint ma petite voiture que je chérissais plus que tout dans notre garage. Nous en avions chacun une. Il faut dire qu'à travers les années à accumuler notre argent et nos investissements en bourses nous étions assez aisés financièrement. Aussi notre maison était plutôt grande mais restait tout de même dans la simplicité comme notre ameublement. Seules nos voitures donnaient dans l'excentricité. De mon côté, j'avais une Mazda RX-7 FD noire. Gary quant à lui avait lui une Nissan Skyline de couleur gris métallisée. Et enfin Thiberias roulais en BMW M3 de couleur noire lui aussi. Nous n'aimions pas trop les couleurs trop vives et de toute manière nous devions éviter de trop attirer l'attention sur nous. Alors avec le type de nos voitures c'était déjà bien assez.

J'ai toujours été fasciné par l'évolution des humains pour ce qui est de leurs moyens de transport. Ils parvenaient toujours à imaginer quelque chose de plus esthétique et surtout plus rapide. Critère qui ne me laissais pas indifférente. C'était d'ailleurs ainsi depuis ma première course datant de ma première chasse. J'étais toujours à la recherche de ce sentiment de liberté, j'avais l'impression de voler. Alors à défaut de courir à une grande vitesse en dehors de mes parties de chasse avec ma famille, je me rabattais sur la conduite de ma voiture. Ce qui me plaisait tout autant sans trop attirer l'attention des gens.

Une fois installée, je montais dans ma chambre et me laissais tomber sur mon canapé en soupirant. J'espérais que tout se passerait bien ici. Car même si j'étais plus qu'habituée de ces déplacements incessants, je ne pouvais jamais m'empêcher de redouter de vivre dans un nouvel endroit. De plus, contrairement à l'époque dans laquelle je suis née, à mon âge (apparent bien entendu), les adolescents privilégiaient leurs études et allaient au lycée. Et bien que l'idée ne soit pas mauvaise en soit, quand on est immortel cela peu avoir des inconvénients. L'un d'eux étant de suivre toujours les mêmes cours. Même si on changeait parfois nos options, cela devenait tout de même lassant.

De plus, il y avait un deuxième inconvénient pour moi. Comme le lycée réunissait la jeunesse de la ville, il fallait que je fasse attention à ne pas perdre mes gants pour éviter que mon don n'entre en action. Bien que je ne l'avais tenté que sur Gary et non sur des humains, cela ne devait pas m'empêcher de rester prudente. Car si par malheur la peau de mes mains avait un simple contact avec celle d'un humain et que mon don marchait, notre secret risquerait d'être révélé et nous serions obligés de déménager.

Demain serait le jour de la rentrée. Le point positif étant que même si nous ne passerions pas inaperçu, au moins nous aurons la chance de pouvoir nous fondre dans l'arrivée des nouveaux lycéens. Ce qui en soit aurait été plus difficile si nous aurions du arriver en cours d'année.

Décidant de faire le tour des environs, je montais dans ma voiture, allumais mon autoradio qui entamait une chanson d'Evanescence et m'engageait sur la route rapidement. Alors que je roulais à une vitesse raisonnable pour moi, je croisais une Volvo argentée. Ce qui attira mon attention, c'est que le conducteur que je voyais parfaitement avec ma vision vampirique, arborait un âge similaire au mien, avait la peau très pâle et que je n'entendais aucun battement de cœurs. Il avait les cheveux en bataille et de couleur cuivrée et son visage recélait une grande beauté. Je n'avais pas bien fait attention à la couleur de ses yeux mais il me semblait cependant qu'ils avaient une couleur à l'instar de celle des miens. Aucun doute donc sur le fait que ce fut un vampire, et si je ne m'étais pas trompé, qu'il avait le même régime que celui de ma famille et moi-même.

A bien y réfléchir, cette année allait sûrement s'avérer plus intéressante que je ne le pensais…


Alors, qu'en avez-vous pensé ? Ce chapitre vous plait-il autant que les précédent ? Oui ? Non ? Peut-être ? Vous savez ce qu'il vous reste à faire : REVIEW !!!

Biz Au prochain chapitre ;)