Titre : Pour être avec toi
Auteur : Memelyne
Couple : Jasper/Bella
Disclamer : Les personnages du monde de la saga Twilight ne m'appartiennes pas (malheureusement pour moi surtout pour Jasper ;)). Ils appartiennent à la très grande Stephenie Meyer. Seulement l'intrigue de l'histoire ainsi que Gary et Thiberias m'appartienne.
Blabla de l'auteur : Kikou tout le monde ^_^
Me voilà de retour non pour vous jouer un mauvais tour mais vous présenter le chapitre que vous attendiez tous. Je dois avouer que j'ai eu du mal pour l'écrire mais, vos review aidant, cela m'a donner le courage nécessaire pour le boucler alors merci pour toutes vos reviews.
Réponses aux reviews anonymes :
Lilie ln : Je suis super contente que la tournure des évènement te plaise toujours autant et que la fic aussi accessoirement ^_^ J'espère que ce chapitre que tu attendais avec impatience te plaira autant que les autres. Et ne t'inquiète pas, j'ai l'intention de la continuer cette fic. Avec de tels encouragements ce serait un crime pour moi de ne pas la finir. Biz et merci pour ta review ^_^
Yumeri : Je suis heureuse d'apprendre que ma fic te plaise toujours autant. C'est vrai qu'il n'y a à ce jour que peu de Jella et c'est bien dommage je suis bien de ton avis puisque ce couple, je l'adore. Enfin, je pense que ça se voit lol. C'est aussi une des raisons qui m'ont conduite à écrire celle-ci, pour grossir les rangs. ^_^ Biz et merci pour ta review.
Fanny : c'est vrai que le personnage de Thiberias est intrigant, tu verra d'ailleurs dans ce chapitre une petite partie de son mystère dévoiler. En fait je le voulais entourer de mystères que je dévoilerais tout au long de ma fic. En fait j'adore les persos complexes et je voulais en crée un d'où Thiberias ^_^. Et pour ce qui est de Bella, c'est clair que ça ne doit pas être facile tous les jours de porter ces gants, surtout quand on à l'éternité devant soi mais que veux tu, j'aime être sadique avec mes persos lol. Pour l'excuse qu'elle et sa famille ont trouvée tu le découvriras dans un prochain chapitre. Enfin pour ce qui est des review, en effet, tu m'a démasquée je les adores et plus j'en ai plus j'ai envi d'écrire la suite et donc par analogie, les chapitres ont tendances à arriver plus vite lol. Biz et merci pur ta review ^_^
A présent place au chapitre, bonne lecture!! ^_^
Chapitre 4 – Sentiments et contradictions
Aussitôt rentrée à la maison, je fis pars de ma découverte à ma famille. Thiberias parut songeur, quant à Gary, lui paraissait plutôt ravi de la nouvelle. Il est vrai que nous avions quelques fois durant nos voyages rencontré certains de nos congénères, mais nous faisions de notre mieux pour éviter de nous mêler à eux. Mais si ce que j'avais vu était bien exact, le vampire que j'ai croisé suivait notre régime et était ce que nous aimions à nous appeler un vampire « végétarien ». Et si c'était vrai, ce serait la première fois que nous en rencontrions un et l'idée me plaisait assez. Quelque part c'était rassurant qu'il y ai d'autres personnes comme nous qui se refusaient à être des monstres en s'abreuvant d'êtres humains.
Je savais d'après Thiberias qu'il existait un clan qui suivait également notre régime situé en Alaska, à Denali je crois. Mais bon, entre savoir et voir, c'est tout de même autre chose. Car jamais nous ne les avions rencontrés.
Comme le jeune homme que j'avais rencontré semblait avoir à peu près le même âge apparent que moi, j'espérais que nous pourrions Gary et moi, le rencontrer au lycée. Mais rien n'était moins sûr. Après tout, même s'il était végétarien, cela ne voulait pas dire qu'il avait les mêmes « soucis de normalité » que nous. Peut-être était il solitaire ? Ou bien avait il lui aussi une famille comme la mienne ? Toutes ces questions ne cessaient de se bousculer dans ma tête et me rendait plus qu'impatiente d'arriver au lendemain. En espérant bien entendu qu'il soit présent lui aussi au lycée.
- Bella ça te dit une petite partie de chasse pour fêter ça ? Me demanda Gary me sortant de mes pensées
- Pourquoi pas, d'ailleurs on a intérêt à être paré pour demain vu la foule de lycéens que nous rencontrerons demain, je préfère assurer mes arrières. Tu viens avec nous Thiberias ?
Celui-ci semblait tellement plongé dans ses pensées qu'il ne semblait même pas m'avoir entendu. Aussi je lui réitérais ma question un peu plus fort. Cela sembla le réveiller et il me répondit par l'affirmative. Je me demandais ce qu'il avait. Autant Gary était assez ravi de la nouvelle que lui y semblait réticent. Cela ne lui ressemblait pas. Il fallait dire aussi qu'il ne semblait pas très à l'aise avec les autres vampires même si il le cachait bien. Il faisait comme si de rien n'était et dirigeait les conversations avec ceux-ci faisant preuve de son calme et de sa mesure habituelle. Mais moi qui le connaissait bien et qui était de nature assez observatrice, je l'avais bien remarqué. Même Gary, j'en étais sûre. Mais lui comme moi faisions semblant de ne rien avoir vu. Thiberias était un mystère à lui tout seul et je savais bien que ce que nous connaissions de lui n'était seulement une de ses facette de lui qu'il voulait montrer. Cela m'intriguait bien souvent, mais je ne cherchais pas trop. Après tout cela le regardais et je respectais son silence comme lui respectais le mien quand il m'arrivait à penser à Jasper. D'ailleurs, quand il m'arrivait désormais de penser à lui, même s'il me restait un petit pincement au cœur, j'essayais de me souvenir de nos moments heureux. De faire abstractions des moments douloureux comme celui du jour de son départ ou de la nouvelle de sa mort. Avec le temps, j'arrivais désormais à vivre mes souvenirs avec un certain recul, les gardant précieusement dans un coin de ma mémoire.
Toujours était il que nous sortîmes de la maison pour nous enfoncer dans la forêt. Forêt qui d'après mon odorat recélait beaucoup de gibier. Cela n'en serait que mieux pour nous. Thiberias partis de son côté ayant repéré une proie à un kilomètre environ de la où nous étions. Quant à Gary et moi, nous nous regardâmes d'un œil malicieux. Le jeu pouvait commencer.
- Alors poids plume (surnom qu'il m'avait affublé sans mon accord il y a de cela près de 50 ans, sachant pertinemment que je ne l'aimais guère), c'est quoi l'enjeu cette fois ci ?
C'était un petit rituel entre nous, à chaque fois que nous emménagions dans un nouvel endroit, à notre première chasse nous concourions pour la prise la plus importante. C'était un peu notre façon à nous de commémorer le début de notre amitié à tous deux.
Eh bien, En lui jetant un œil sévère à l'appellation, le gagnant pourra demander ce qu'il veut au perdant et celui-ci ne pourra y échapper sous aucun prétexte.
Ca me semble correct, à mon signal et surtout ne triche pas, sinon tu seras déclarée perdante d'office. Me dit il le regard lourd de sens.
Je me demandais ce qui lui faisait penser que je pourrais tricher, ce n'était pourtant pas mon genre. Enfin si un petit peu, mais de là à me déclarer perdante d'office, il y allait un peu fort tout de même et puis, c'était beaucoup moins drôle, enfin pour moi il allait sans dire. Après quelques secondes, j'hochais la tête à contre cœur puis il donna le signal du départ. Nous nous élancions chacun vers notre proie que nous avions chacun sentis de notre côté.
Alors que je venais de terminer de m'abreuver d'une biche, je sentis plusieurs odeurs de vampires que je ne connaissais pas arriver dans ma direction. Je me levais prestement, adoptant une attitude défensive. Après tout, qu'est ce qu'il me disait qu'ils se montreraient courtois envers moi, même si j'étais de leur race ? De plus, comme j'étais seule je n'étais pas très rassurée. Un peu plus tôt j'étais certes pressée de rencontrer une nouvelle fois celui que j'avais croisé en voiture, mais je n'aurais pas été seule, Gary aurait été avec moi. Aussi, j'étais sûre que s'aurait été lui qui aurait engagé la conversation. Moi, de mon côté, je me serais sans doute bornée à écouter leur discours tout en restant silencieuse.
Quoi qu'il en fût, ils ne mirent que peu de temps à arriver à ma hauteur. Ils étaient au nombre de trois, en ligne entrain de me dévisager sans hostilité apparente. Le premier, celui du milieu était d'un blond très clair, il semblait avoir un age à peu près similaire à celui de Thiberias. Le second, qui se tenait à sa gauche était quant à lui brun et d'une corpulence plus imposante que ne l'était celle de Gary. Et enfin le troisième, je le reconnu sans mal comme étant le conducteur de la Volvo grise que j'avais croisé peu de temps auparavant. Ce que je remarquais tout de suite, avec un certains contentement, c'est que je ne m'étais pas trompée. Le vampire aux cheveux cuivré ainsi que ses deux compagnons d'ailleurs, arboraient des yeux couleur miel prouvant leur régime. Celui-ci me darda d'ailleurs intensément, comme s'il tentait de jauger ma personnalité d'un regard. Cela me perturba un peu mais je le laissais faire, silencieuse.
Après quelques secondes de silence, le blond (qui devait être le chef d'après le sentiment de respect qui émanait des deux autres à son égard) fit un pas vers moi. Il commença à ouvrir la bouche pour entamer la conversation quand mon frère arriva et se plaça devant moi en signe de protection. J'étais tellement occupée à les détailler que je ne l'avait même pas sentis approcher. En parlant d'approche, je sentais aussi l'odeur de Thiberias qui m'informa qu'il se dirigeait également vers notre attroupement.
Quand le chef du clan opposé recula d'un pas et leva les deux mains en l'air en signe de paix. Gary parut se détendre et les deux autres vampires qui avaient pris une posture d'attaque reprirent leur position initiale. Ce fut alors le blond qui prit la parole d'une voix posée, dénuée d'hostilité :
- Je me nomme Carlisle et voici quelques uns de mes compagnons, Emmett, dit il en nous désignant celui de gauche, et Edward. Cette fois ci en désignant le conducteur à la Volvo.
N'ayez crainte, nous ne cherchons pas l'affrontement, nous avons juste sentis l'odeur de cette demoiselle et nous nous sommes approchée dans le seul but de converser.
Puis il continua dans un sourire :
- Dans tous les cas, je suis ravi de constater que vous avez adopté un régime préservant la vie humaine tout comme le notre.
Avant que Gary n'ait pu prononcer le moindre mot, Thiberias arriva jusqu'à nous et se plaça devant moi, à la gauche de Gary. Quand il posa les yeux sur le dénommé Carlisle, je remarquer, en étirant discrètement un peu mon cou, que ses yeux reflétaient la surprise la plus totale. Expression reprise également par son interlocuteur. C'est la première fois que je voyais cette expression sur son visage. Habituellement, il donnait l'impression que rien ne le surprenait, comme quoi tout était possible. Au vu de son expression je pus donc en conclure qu'ils se connaissaient. Conclusion qui se confirma quand celui-ci souffla :
- Carlisle, je ne m'attendais pas à te revoir un jour
Sa surprise passée, le visage de Carlisle se fendit en un sourire et lui répondit en s'approchant de lui et lui donna l'accolade :
- Mais moi de même mon cher Thiberias, cela fait combien de temps ? Deux cents, trois cents ans ? Je ne savais pas que tu avais quitté les Volturis et suivi les conseils que je t'avais donnés à l'époque. Je suis très heureux de te revoir après tout ce temps. A ce que je vois tu as fais comme moi et fondé une famille, je suis très heureux pour toi.
Les Volturis ? C'était qui ces fameux Volturis ? Et puis il ne nous avait jamais parlé de ce Carlisle à l'air sommes toute charmant ? Pourquoi ne nous avoir caché cela ? Toutes ses questions se bousculaient dans mon esprit me laissant dans la plus totale incrédulité. En jetant un œil du côté de Gary, je pus constaté que celui-ci arborait le même état d'incrédulité que moi. Cela me rassurait, dans un sens, je n'étais pas la seule à patauger dans la confusion la plus totale. Enfin on peut dire que cette révélation était une pièce de plus dans le grand puzzle qui était la vie de Thiberias. Celui-ci semblait d'ailleurs gêné par les paroles de Carlisle, mais lui rendait tout de même son accolade avec un petit sourire. De toute évidence, il ne semblait pas très partisan des révélations qui nous eûmes été apportée. En même temps, cela ne me surprenait qu'à moitié. Mon père n'aimait pas parler de son passé, c'était en quelque sorte son jardin secret et nous ne l'avions jamais questionné outre mesure sur cela. Mais je me promis tout de même de découvrir qui était ces intrigants Volturis à un moment ou à un autre.
Il pris sur lui de nous présenter chacun notre tour. Gary comme à son habitude arborait une mine assez enjouée en leur faisant un signe de la main quand son nom fut énoncé. Moi en revanche, je me contentais de baisser timidement la tête à l'entente du mien. Edward quand a lui n'avait pas décroché son regard de moi pendant tout cet échange. Chose qui me mit mal à l'aise et je commençais à en ressentir un profond agacement. Mais je fis tout de même comme si de rien n'était même si cela ne me fut pas des plus facile je devais bien l'avouer.
Ce n'est que quand Carlisle présenta une nouvelle fois ses compagnons mais cette fois ci à Thiberias, qu'il se décida à détacher son regard de moi pour le focaliser cette fois ci sur mon père. J'en ressentis un soudain soulagement. Gary, qui lui non plus n'avait pas manqué le regard d'Edward sur moi, avait perdu un peu de sa jovialité et pris de sa main gauche mon poignet droit et se mit un peu plus devant moi dans un souci préventif. Tout cela le plus discrètement possible dans le but de ne pas alerter les autres.
Après tout le regard d'Edward n'avait rien d'hostile mais juste intrigué avec une pointe de surprise mêlée. Surprise que je ne comprenais pas. Je ne voyais pas ce que j'avais de si spécial, en plus ce n'est pas comme si je l'avais déjà rencontré auparavant.
Carlisle nous invita dans sa propre demeure dans le but de nous présenter le reste de sa famille ainsi que de discuter plus amplement dans un lieu plus confortable et plus approprié qu'une forêt. Après l'acceptation de Thiberias, il nous proposa poliment de le suivre, ce que nous fîmes, entouré des deux compagnons de celui-ci.
A vitesse vampirique, nous ne mîmes que peu de temps à arriver à destination. Nous nous retrouvâmes face à une demeure d'une grandeur similaire à la notre pourvue de grandes baies vitrées.
Notre hôte nous s'avança pour y entrer et nous le suivions à notre tour. Il lança à la cantonade qu'ils avaient de la visite et leur demanda de venir pour qu'il puisse nous présenter.
Je les vis peu à peu apparaître dans mon champ de vision. Ils étaient au nombre de trois. Trois femmes. La première devait avoir la trentaine à l'instar de Carlisle et de Thiberias. Elle arborait un visage doux, souriant et chaleureux. Elle devait être la compagne de Carlisle car celui-ci l'enlaça en nous la présentant comme se nommant Esmée. La deuxième, aux dires de Carlisle se nommait Rosalie, était blonde avec une beauté à couper le souffle même pour un vampire, Emmett se dirigea d'ailleurs dans sa direction et lui saisi la main. Celle-ci nous regardait d'un air neutre, sans plus de considération. Quand à la dernière, elle devait avoir un age similaire au notre et celui de Rosalie. Elle était plutôt petite, ses cheveux brun étaient plutôt court et partaient en tout sens. Quelque part, elle me faisait un peu penser aux lutins des contes de fée. Elle avait l'air pleine de vie et arborait un visage souriant. Elle se présenta d'elle-même en venant me prendre dans ses bras comme si nous étions amies de longue date ce qui me déstabilisa un peu :
- Moi c'est Alice, je suis contente de vous rencontrer Thiberias, Gary et surtout toi Bella. Je suis sure que nous pourrons organiser des tonnes de journées shopping rien que toute les deux. Il faut absolument que je m'occupe de ta garde robe. Fit elle en détaillant d'un œil critique mon accoutrement.
Je la regardais avec incrédulité, comment pouvait elle savoir notre nom ? Carlisle ne nous avais pourtant pas encore présenté à eux. Des journées shopping ? Activité qui n'était pas ma passion je devais bien l'avouer. Et puis qu'est ce qu'elle reprochait à mes vêtements ? Ils me plaisaient tels qu'il étaient alliant confort et simplicité. Mais face à son élan d'enthousiasme ne je pouvais guère refuser. Aussi j'hocha la tête feignant l'intérêt de la chose. J'entendis d'ailleurs le ricanement du traître de Gary qui se fichait littéralement de moi connaissant mon goût prononcé pour le shopping (remarque à prendre sarcastiquement bien entendu). Edward, en voyant tout de même nos mines étonnés quant à sa connaissance de nos prénom, pris sur lui de nous expliquer cet état de fait :
- Alice à le don de voir dans l'avenir, elle a sans aucun doute eu une vision durant notre rencontre dans la forêt, ce qui explique qu'elle connaisse déjà vos noms.
- C'est un peu l'opposé de ton don à toi n'est ce pas Bella ? Me lança Gary qui avait depuis arrêté son ricanement sous mon regard très dissuasif sous peine de tâter de ma vengeance au moment où il s'y attendrait le moins.
- Que voulez vous dire ? Nous demanda Carlisle en nous regardant Gary et moi à tour de rôle.
Ce fut Thiberias qui lui répondit de son ton calme habituel :
- En fait le pouvoir de Bella réside dans ses mains, si il lui arrive de toucher une personne, elle peut revivre tout le passé de cette même personne en sa compagnie. D'où la présence de gants à ses mains.
Aussitôt qu'il eut dit ces paroles je m'empressais de cacher mes mains derrière mon dos et regardais ailleurs.
- Je comprend mieux à présent, répondit Carlisle dans un sourire, étant vampire, je me demandais l'utilité que vous pouviez avoir à porter des gants, maintenant tout s'éclaire. Au fait, reprit il s'adressant à Alice après un bref moment de silence, Que fait Jasper, il devrait être là non ?
Jasper ? Le visage de mon aimé apparu aussitôt dans mon esprit. Non, me fustigeai-je mentalement, ce n'est sûrement qu'une simple coïncidence, après tout le prénom Jasper était très courant via une époque. Je me devais de me ressaisir et rapidement pour éviter que les autres ne puisse me prendre pour une folle à vaciller de la sorte. Je regardais discrètement autour de moi mais personne ne semblait avoir remarqué mon vacillement à part Thiberias et Gary qui me jetèrent un coup d'œil inquiet ainsi que et pour mon plus grand malheur Edward qui ne cessait de me darder de son regard impénétrable. Je me demandais ce qui lui prenait, je ne lui avais rien fait après tout.
Pendant mon moment d'égarement, Alice avait répondu qu'il ne devrait plus tarder à arriver. Et en effet, je sentis qu'une dernière odeur de vampire quittait l'étage pour venir dans notre direction. Je n'avais pas fait attention à sa présence dans la demeure jusque là, cela devenait une habitude. Il faudrait que je fasse plus attention car un jour ce manque d'attention serait bien susceptible me perdre à force.
Je vis soudain une silhouette apparaître vers nous. Une silhouette qui ressemblait étrangement à l'homme que j'ai aimé et que j'aime toujours d'ailleurs. Non, ce ne pouvait être vrai. C'était impossible.
Quand il apparut devant moi, lui aussi s'était figé en m'apercevant. Ses magnifiques yeux couleur miel s'étaient arrondis d'un seul coup, et me regardaient comme si ils ne croyaient pas ce qu'ils voyaient.
- Bella ? Me demanda-t-il dans un souffle.
Le silence se fit autour de nous, chacun d'entre eux nous regardant tour à tour lui et moi, mais je n'en avais cure. Il n'y avait à cet instant pour moi que lui dans la pièce. C'était bien lui, debout, devant moi, en chair et en os et surtout, bien vivant.
Je mis ma main sur ma bouche et si j'eus été capable de pleurer, en cet instant mon visage serait baigné de larmes, des larmes d'un bonheur inespéré. Je ne me posais plus de question et lui sauta au cou. Au même instant, lui, ayant eut le même réflexe que moi, avait fait un pas dans ma direction et m'accueillit dans ses bras, me sera fortement contre lui. Si j'étais encore humaine, je crois qu'il m'en aurait brisé quelques côtes mais je n'en avais cure. Jasper, mon Jasper, l'homme de ma vie que je croyais avoir perdu depuis plus d'un siècle était là, à me serrer dans ses bras comme si sa vie en dépendait. Je fermais les yeux, aussi fort que je le pouvais. Me laissant m'imprégner de son odeur enivrante ainsi que d'un sentiment de bonheur et de plénitude qui m'étais jusqu'à cet instant devenu presque étranger. La raison en était simple, il n'y avait que dans ses bras que je ressentais ces sentiments. D'ailleurs, il y avait tellement de sentiments différents qui jaillissaient présentement en moi que j'en étais submergée. Bonheur, soulagement de le savoir encore en vie, regrets pour avoir tentée à deux reprises de m'ôter la vie alors que si j'y saurais parvenue, je ne l'aurais assurément pas revu. Reconnaissance aussi, à ma famille pour m'en avoir donné cette chance. Mais aussi et surtout, l'amour, ce sentiment irradiait par tout les pores de ma peau et je tentait de l'envelopper dans ce sentiment aussi fort que je m'accrochais à lui.
- Je te croyais mort. Lui dis-je des sanglots sans larmes dans la voix.
- Je te croyais morte. Me répondit-il la voix devenue rauque.
J'aurais pu rester ainsi pour l'éternité, cela ne m'aurait pas dérangée, au contraire, c'est ce que je souhaitais. Mais un raclement de gorge nous rappelâmes que nous n'étions pas seuls et je le sentis d'un coup se raidir tout en me relâchant.
Quand je regardais autour de moi, je sentis tous les regards braqués sur nous et si j'aurais encore été humaine, le rouge aurait très certainement envahit mes joues. Regards qui comportaient différents sentiments selon les personnes. Certains avec incrédulité, c'était le cas d'Emmett, Carlisle et d'Esmée. Certains avec ressentiment, ce fut le cas pour Edward (malgré qu'il eut été mêlé à une certaine compassion à mon égard que je ne comprenais pas), allant même jusqu'au mépris le plus visible en ce qui concernait Rosalie. Alice quant à elle avait un regard indéfinissable où étaient mêlé différents sentiments : la surprise, la tristesse (sentiment le plus reconnaissable), mais aussi une pointe de ressentiment à mon égard. Ma famille quant à elle ne semblait pas avoir de tels sentiments négatifs, après tout, ils connaissaient mon histoire et ils semblaient plutôt heureux pour moi, surtout Gary. Celui-ci me regardait même avec une petite pointe d'envi que je comprenais très bien.
Ce que je vis après me fit l'effet d'une douche froide, Alice se dirigea vers mon Jasper et glissa sa main dans la sienne. Celui-ci ne broncha pas et me regarda, le regret encré sur le visage. Le mien devait sans aucun doute se décomposer et je fis de mon mieux pour faire bonne figure. Je n'avais pas l'intention de me laisser aller devant tous ces étrangers, déjà avec l'effusion que nous avons partagée avec Jasper alors qu'il avait apparemment retrouvé une nouvelle compagne. Alice prit alors la parole, effaçant toutes traces pouvant justifier des sentiments contradictoires précédents :
- Je ne savais pas que vous vous connaissiez tous les deux. Apparemment cela doit faire un moment que vous ne vous êtes pas vu. Je ne t'ai jamais vu et pourtant cela fait presque un siècle que je suis avec Jasper.
Cette petite phrase anodine me transperça le cœur comme autant de lames y entrant et ressortant encore et encore. Mais je tentais du mieux que je pu de cacher ma souffrance et même de lui répondre en parvenant à lui faire sourire pas trop crispé (notant au passage l'air soudain torturé de Jasper) :
- Oui, nous étions de grands amis à l'époque où nous étions encore humains, c'est pour cela que j'étais heureuse de le revoir. Excusez moi d'ailleurs si j'ai été un peu trop expansive. Mentis-je du mieux que je pu la voix tout de même un peu rauque.
Il avait refais sa vie, je ne pouvais lui en vouloir après toute ces années où il m'a cru morte. Et puis, je n'avais pas totalement mentis dans un sens, avant que nous nous soyons avoué notre amour réciproque nous avions vraiment été de grands amis. Jasper confirma d'ailleurs mes dires à mon grand soulagement, et Rosalie, cette peste, poussa un soupir de soulagement. J'étais d'ors et déjà sûre que je ne m'entendrais jamais avec elle, ceci était plus que certains.
Gary vint me rejoindre et aussitôt passa un bras autour de ma taille pour m'aider à ne pas vaciller et me soutenir comme il le pouvait. Je lui jetais un regard de reconnaissance puis nous nous dirigeâmes vers le salon sous l'œil triste teintée d'une jalousie à peine contenue que lançais Jasper à Gary. Celui-ci qui lui répondit par ailleurs d'un regard mauvais. Quand je tombais sans faire attention sur le regard d'Edward, toute trace de ressentiment s'était envolé, laissant place à la compassion déjà présente auparavant (que je comprenais à présent) mêlé un peu de tristesse. Comme si il n'avait, au contraire des autres, pas cru un seul instant à mon pieu mensonge. Qu'il connaissait, je ne sais comment, un peu notre histoire à Jasper et moi. Ce type m'intriguait, je devais bien l'avouer.
Arrivés au salon, tous firent comme si l'évènement passé n'était pas arrivé et commencèrent à discuter. Nous comparions avec eux notre mode de vie et nos sentiments face au régime « végétarien ». Ils nous informèrent aussi d'un certain traité conclu avec des loup-garou (cela m'étonnait, je ne savais pas que l'existence des loups-garous était réelle. Quoi que, à bien y réfléchir, nous étions bien des vampires alors, pourquoi pas des loup-garou ?),…
Enfin, il serait plus honnête de dire que les autres discutaient. Moi je restais assise dans un de leurs canapés sans prononcer un seul mot, seulement à écouter vaguement ce qu'ils se disaient. Gary était à mes côtés, me soutenait comme il le pouvait discrètement. Il était vrai qu'il était dur pour moi de rester ici devant mon ancien fiancé qui n'osait diriger son regard dans ma direction (le visage de plus en plus torturé et rongé par le regret), en compagnie de sa nouvelle compagne qui continuait de lui tenir la main en signe évident de possessivité.
De savoir qu'il avait quelqu'un d'autre dans sa vie, éveillait déjà une certaine douleur en moi, mais qu'en plus de cela je devais assister au spectacle de les voir constamment collés l'un à l'autre était en train littéralement de me tuer moralement à petit feu. On aurait tout aussi bien pu m'arracher le cœur que je n'en aurais pu souffrir d'avantage.
Pour éviter d'attarder mon attention sur eux, j'essayais de me concentrer le plus possible sur la conversation actuelle qui était à présent portée sur les pouvoirs de chacun d'entre nous. Ainsi je pu découvrir qu'Alice n'était pas la seule à être pourvue de dons. En effet, j'appris qu'Edward était télépathe. Ceci expliquait beaucoup de choses. S'il m'avait au départ regardé avec insistance et surprise, cela devait sans aucun doute qu'il avait par le passé vu à un moment ou à un autre vu mon visage dans l'esprit de Jasper. Quelque part ce fut pour moi une maigre consolation, en me disant qu'il pensait tout de même un peu à moi. Je compris par la même que le ressentiment qui pointait auparavant dans ses pupilles était sans doute du au fait qu'il pensait que j'allais tout tenter pour retirer Jasper à Alice. Je l'aurais certes fait si je ne l'aimais pas autant. Je préférais son bonheur même s'il était aux côtés d'une personne autre que moi. A son malheur en le lui retirant et le forçant à rester à mes côtés puisqu'à l'évidence, il ne m'aimait plus.
A cette pensée, Edward, qui était aussi à mes côtés sur le canapé, se tourna rapidement vers moi, un regard plus qu'étonné.
- Tu te trompes, me dit il le plus sérieusement du monde.
Avant qu'il ait pu dire quelque chose d'autres, je sentis le regard de Jasper lui aussi à présent braqué sur moi et son visage me frappa tout d'un coup. J'étais tellement heureuse de le savoir en vie (enfin autant que peut l'être un vampire, il allait sans dire), que je n'avais jusque là pas fait attention aux nombreuses cicatrices en demi-lunes qui étaient présente sur son visage. Même si pour moi, sa beauté n'en était pas affectée. Je me demandais ce qui avait bien pu être la cause de tout cela. Après tout, il est presque impossible pour un vampire d'avoir des cicatrices quelles qu'elles fussent. Nous avions la particularité d'avoir une peau très dure à une résistance défiant certaines lois de la logique. Et puis, quand il nous arrivait d'être tout de même blessé, nous cicatrisions vite sans aucune marque apparente. Je lui demanderais plus tard s'il le souhaite me raconter la cause de celles-ci. Après tout, même si nous n'étions plus ensemble, cela ne m'empêchait pas pour autant de lui parler.
D'ailleurs en parlant de Jasper, je me demandais ce qu'Edward entendait par le fait que je me trompais. Ceci était sans doute une réponse à ce que mon esprit sous-entendait. Je n'aimais pas du tout ce sentiment de me sentir épiée dans la moindre de mes pensées. Moi qui ne m'ouvrais qu'avec ma famille et restait avec les autres plutôt silencieuse et observatrice. Je me sentais ainsi comme un livre ouvert et je détestais ce sentiment. C'était un peu comme si on violait mon intimité. Mais peut-être était il comme moi ? Ne pouvant contrôler son pouvoir comme bon lui semblait et au contraire du mien. Lui ne pouvait bien évidement couvrir son pouvoir de quoi que ce fut puisqu'il agissait mentalement et non d'un quelconque touché physique. Je le plaignais tout de même, ce ne devait pas être faciles tous les jours d'entendre les pensées de tout à chacun sans pouvoir l'arrêter.
Il me regarda et hocha la tête pour me confirmer mon impression. Mais c'était tout de même agaçant de ne pouvoir penser tranquillement. Ce à quoi il répondit par un petit rire qui lui valu le regard incrédule de l'assemblée qui retournais par la suite à sa conversation.
Celle-ci parlait d'ailleurs du don de Jasper qui était d'après leurs dire de pouvoir ressentir les émotions des personnes qui l'entoures mais aussi de les manipulés. Quand j'entendis cela, je me maudissait intérieurement pour la souffrance que je lui infligeais, puis je me souvins que mon désespoir s'était très atténué sans que je ne m'en rende compte pendant que je pensais aux dons d'Edward. Je le soupçonnais de ne pas y être étranger et lui était tout de même reconnaissante.
Quand soudain la conversation porta sur les dons de Thiberias dont je n'étais nullement informée au contraire de ce Carlisle. Mon père lui fit d'ailleurs remarquer qu'il n'aimait pas trop parler de lui et Carlisle n'insista pas sur le sujet comprenant le désir de discrétion et je n'ai au final pas su la nature de ce don si mystérieux à l'instar de son propriétaire.
Décidément, il en savait des choses sur mon père, ce Carlisle. Peut-être allais-je passer outre ma décision de ne pas à en chercher plus sur lui et allait quand Carlisle serait seul, le cuisiner copieusement sur ce qu'il savait j'avais déjà nombre de plans plus machiavéliques les uns que les autres mais biensûr sans danger pour celui-ci. Car même si cela ne se voyait pas j'étais tout de même vicieuses et déterminée quand je voulais savoir quelque chose.
Dès qu'il entendit le fil de mes pensées et voyait les images que je présentais dans mon esprit pour essayer de grappiller une information de mon père à Carlisle. Edward recommença à laisser échapper un rire discret ce qui m'énerva une fois de plus. Ce que ce pouvoir pouvait être enquiquinant !
Alors ce chapitre ne vous a pas trop déçu ? Où au contraire vous a-t-il plu ?
Alors pour me le faire savoir : REVIEW !!! ^_^
Biz
Au prochain chapitre ;)
