Titre : Pour être avec toi

Auteur : Memelyne

Couple : Jasper/Bella

Disclamer : Les personnages du monde de la saga Twilight ne m'appartiennes pas (malheureusement pour moi surtout pour Jasper ;)). Ils appartiennent à la très grande Stephenie Meyer. Seulement l'intrigue de l'histoire ainsi que Gary et Thiberias m'appartienne.

Blabla de l'auteur : Kikou tout le monde ^_^

Alors d'abord je m'excuse pour l'énorme retard de ce chapitre, mais ce retard s'explique. En fait ce qui s'est passé c'est que mon routeur m'a tout simplement lâché et le temps qu'ils la reçoivent et répare ça a pris beaucoup de temps. Enfin, tout ça pour vous assurer que non je n'abandonne pas cette fic, au contraire, je l'aime trop pour pouvoir l'abandonner ^^

Sinon pour rattraper un peu mon retard, je vous ai fait un chapitre plus long avec une petite surprise à la fin j'espère qu'elle vous plaira^^

Réponses aux reviews anonymes :

Lilie ln : Tout d'abord merci pour ta review et je suis désolée que le retard qu'a pris ce chapitre t'ai inquiété. Mais ne t'inquiète pas, je ne l'ai pas abandonnée, je l'adore trop pour ne pas la terminer ^^ J'espère que la suite te plaira ! Biz ^_^

Lilinette : Je suis contente que ma fic t'aie plu, j'espère que ce chapitre te plaira tout autant^^ Biz et merci pour ta review^_^

Yumeri : Merci pour ta reviews^_^ J'espère qu'il en sera de même pour la suite ! Biz ^_^

Place au chapitre, bonne lecture !! ^_^


Chapitre 8 – Discussions au clair de lune


Cela faisait maintenant deux semaines que nous nous étions installé à Forks. J'ai tenu la promesse que j'avais faite à Gary et j'agissais comme je le faisais d'habitude. Comme si cet aveu de son amour n'avait jamais eu lieu, ce que Gary m'en fut reconnaissant. Je m'en voulais tout de même de cet amour non partagé que je lui infligeais. Après tout, lui plus que qui conque avait le droit de trouver le bonheur. J'espérais que bientôt puisse se présenter à lui une compagne qui sache l'aimer comme il le mérite, qu'il puisse enfin vivre son bonheur qu'il avait si ardemment désiré.

Concernant Jasper, j'avais fait la même chose. J'étais néanmoins rassuré sur ses sentiments à mon égard même s'il disait ne plus pouvoir être avec moi. C'était une maigre consolation j'en convenais mais cela me donnait une petite lueur d'espoir suffisante pour me permettre de continuer à avancer. Oh biensûr, cela n'effaçait en rien la douleur qui s'insufflait en moi quand il m'arrivait de les croiser Alice et lui au détour d'un couloir main dans la main. Elle sautillant vers la direction où ils se rendaient et lui la suivant laissant sur son visage habituellement torturer poindre un léger sourire. Sourire qui avait d'ailleurs tendance à se crisper en ma présence quand je les croisais tous deux.

Il me semblait d'ailleurs qu'Alice se rendait de plus en plus compte qu'il y avait anguille sous roche puisque plus le temps passait plus elle me regardait suspicieusement. Elle n'était pas hostile à mon égard mais je voyais bien se refléter dans ses yeux une pointe de jalousie avait tendance à s'y installer surtout lorsque son regard surprenait celui de Jasper sur moi. Dans ces moments là, elle serrait un peu plus la main de Jasper dans la sienne et se rapprochait perceptiblement de lui, une lueur de défi dans le regard quand celui-ci s'adressait à moi.

Quand il m'arrivait de croiser ce regard là, et bien que je n'en montrais rien, je ne pouvais empêcher une forte irritation et un sentiment de jalousie s'emparer de moi. Il m'était toujours aussi difficile de les voir si câlin l'un envers l'autre. Même si, et je devais bien l'admettre, Jasper les réduisait au maximum quand j'entrais dans son champs de vision. Chose que sans aucun doute s'aperçu Alice, ne faisait qu'accentuer sa suspicion et bien évidement sa jalousie. Mais cet élan de possessivité qui la prenait à l'égard de Jasper ne pouvait que me mettre hors de moi. Comme si Jasper était un objet qui lui avait toujours appartenu et que j'étais l'obstacle à sa petite éternité d'amour et d'eau fraîche. Mais ce qu'elle ne savait pas c'était qu'avant d'être avec elle, il était et demeurait d'ailleurs toujours mon âme sœur. Quand je la voyais agir de la sorte, je me retenais de toutes mes forces de lui avouer avec une délectation non feinte cet état de fait. Cela aurait le mérite de lui rabattre un peu cet air qu'elle arborait ainsi que son assurance.

Contrairement a elle, moi je ne considérais pas Jasper comme un objet en ma possession mais comme une personne bien pensante et libre de ses choix. Choix qu'il avait fait. C'est d'ailleurs une des premières raisons qui m'empêchait justement de me mettre entre eux pour mon propre bien. Je respectais son choix et faisais passer sa décision avant mon bonheur pour son propre bien à lui. C'était là, ma définition de l'amour et non une question d'appartenance quelconque. Mais bon, je faisais comme si de rien était et je leur souriais en leur adressant un signe de salut ou en leur adressant quelques mots faisant par la même abstraction du regard scrutateur d'Alice et doux de Jasper à mon égard.

On parvenait tout de même à donner le change des amis de longue date comme on le pouvait devant elle. Mais quelque chose me disait que cette supercherie ne marcherait pas éternellement. Car même si elle n'en avait pas l'air sous ses airs farfelus, Alice était très intelligente, même si elle n'avait pas ma capacité à voir le passé. Nos regards ne pouvaient malheureusement pas mentir contrairement à nos agissements. De plus, si il arrivait qu'elle ait une vision des tentatives combinées de Jasper et Gary pour éloigner mes prétendants potentiels, il ne fallait pas être un vampire d'une centaine d'années pour comprendre ce qui se tramait.

En parlant des tentatives de mon commando personnel (c'est ainsi que je me plaisais à les appeler), je ne pouvais nier qu'ils ne manquaient pas d'imagination, bien au contraire. Mike avait essayé de revenir à la charge et Eric, s'étant remis de son « petit problème » en avait fait de même. Mais c'était sans compter sur la promptitude de mes deux gardes vertu à enchaîner plan sur plan pour les décourager dans leur entreprise. Cela allait des actes discrets aux interventions plus musclées.

Pour ce qui était des actes en toute discrétions il y avait eu par exemple les lacets de Mike qui s'étaient miraculeusement attacher d'une chaussure à l'autre. Cela ayant eu bien évidement pour conséquence de lui permettre, alors qu'il s'était levé de sa table pendant l'intercours pour me parler, de s'étaler lamentablement face contre terre devant la totalité de la classe présente. Déclarant par la même l'hilarité générale. Le pauvre, car je le plaignait tout de même un peu, s'était relevé rouge comme une tomate bien mure. Se drapant dans ce qu'il lui restait de dignité, il regagna sa place en oubliant comme par hasard la raison de sa venue dans ma direction. Aussi, pour éviter que cet état de fait ne puisse se répéter trop souvent et ainsi ruiner littéralement sa réputation au sein du lycée, j'avais demandé à Gary de me laisser lui parler moi-même. Chose qu'il accepta non sans une certaine réticence. Après tout Mike n'avait pas à payer pour ma lâcheté et mon incompétence face à ce genre de situation.

Forte de cette décision, je le rejoignis à sa place pour discuter de choses et d'autres notamment comment s'était passer leur samedi à la Push. Après tout, même si je n'avais pas pu y aller, je devais au moins faire mine de m'y intéresser. C'est ainsi que nous entâmes une discussion animée sur ce sujet jusqu'à ce que celui du bal revienne sur le tapis. Il pris une énième fois son courage à deux mains (d'ailleurs tant de persévérance me laissait admirative) et me fit sa demande. Je lui répondis alors avec le plus de sollicitude possible que je ne pouvais pas y aller en sa compagnie pour deux raisons. La première étant que je n'aimais pas vraiment ce genre de manifestation et la deuxième c'est que j'avais autre chose de prévue depuis longtemps à cette date précisément (ce qui était totalement faux mais il n'avait pas besoin de le savoir). Il parut assez déçu pensant apparemment que mon acceptation à sa demande ne ferait aucun doute. Pour lui faire reprendre contenance je lui proposais de faire sa demande à Jessica et que j'étais certaines qu'elle en serait ravie.

Il parut réfléchir à ma proposition puis accepta en esquissant un pauvre sourire. Le point positif de cette situation étant qu'il ne tenterait plus rien, ayant j'espère compris qu'il ne m'intéressait aucunement.

Forte de ce succès je décidai de réitérer cette discussion avec Eric. Si au départ, je pensais que j'aurais le même succès quant à la finalité de cette discussion quand je lui avais signifier mon refus de l'accompagner au bal, je m'aperçut que niveau ténacité, il dépassait Mike et de loin. Il ne s'était nullement découragé et était revenu à la charge plusieurs fois. Ceci avait d'ailleurs tendance à m'agacer plus que de raison car plus je refusais plus il essayait de trouver une raison de me faire venir avec lui même si je lui avais signifié que je ne serais pas présente. Tentatives n'énervaient pas que moi d'ailleurs, mon commando de garde vertu également. Ceci s'évertuaient eux aussi à le décourager par des moyens divers et variés de leurs connaissance.

Ainsi, j'avais eu devant moi un Eric essayant de me convaincre en pleurant toutes les larmes de son corps l'espace d'une minute pour ensuite éclater de rire. Inutile de dire que l'ensemble du corps lycéens commençait de plus en plus à douter de sa santé mentale. Il y avait eu aussi la fois où alors qu'il se baissait pour ramasser ses livres qui lui avaient échappé des mains sans raison, son jean se déchirait bizarrement au niveau de son postérieur. Faisant par la même admirer à la population lycéenne son magnifique caleçon rose avec des lapins dessus que j'avais eu le loisir d'apercevoir alors qu'il me dépassait pour ce terrer quelque part, à l'abris des regards indiscrets.

D'après ce que m'avait dit Gary, il n'avait voulu revenir à la charge que trois jours plus tard. Enervé au plus au point par cet insistance qui frôlait le harcèlement, Gary l'avait attrapé avant qu'il ne puisse m'atteindre et lui avait mis, selon lui les points sur les « i ». Cela avait eu au moins le mérite de marcher puisque Eric n'insista plus, allant même jusqu'à ne plus m'approcher qu'a une distance n'excellant pas les trois mètres de distances. Il en allait de même pour la plupart de la gente masculine du lycée, ceux qui n'avaient au départ pas trop de réticence à m'approcher en dépit de leurs instincts. Apparemment, Eric avait fait passer le message. Cela ne me dérangeait pas, bien au contraire, au moins cela avait le mérite de m'avoir débarrassé des futures demandes éventuelles.

J'étais présentement dans ma chambre en train de lire un recueil de poème de Baudelaire, quand j'entendis le son provenant de deux voitures se dirigeant en direction de l'allée de notre demeure. Comme il était minuit passé, il n'y avait aucun doute sur l'identité de nos visiteurs. Les Cullens avaient visiblement parole et venait nous rendre une petite visite. Je soupirais bruyamment, il avait bien entendu fallu qu'ils décident de venir le jour de mon anniversaire, le jour qui aurait pu devenir le plus beau de toute ma vie si certains événements ne s'étaient pas produits il y a bien des années. A croire que la famille Cullen s'était concerté pour faire de ma vie un enfer. Bon gré mal gré, je quittais ma lecture et me dirigeais au rez-de-chaussée alors que je les entendais descendre de voiture et se diriger vers la porte d'entrée.

En descendant les escaliers je m'aperçu que mon frère ainsi que mon père se trouvaient dans l'entrée et me lançaient un regard compatissant. Je me plaçais aux côtés de Gary, quand Thiberias ouvrit la porte pour accueillir Carlisle par une accolade et le reste de la famille en leur serrant la main, nous fîmes de même à part l'accolade.

Alors que Thiberias menait nos visiteurs dans notre salon, Esmé se tourna vers moi et pris la parole un sourire aux lèvres :

- J'ai appris par Jasper qu'aujourd'hui étais le jour de ton anniversaire était aujourd'hui, alors on a décidé de venir aujourd'hui dans le but de te souhaiter ton anniversaire. Alors bon anniversaire ma chérie.

Je me tendis d'un coup, un sourire qui devint crispé sur mon visage, tout comme mon père et mon frère. Quand je disais que la famille Cullen s'était liguée pour faire de ma vie un enfer ! Jasper se tourna lui aussi vers moi un regard désolé sur le visage. Apparemment, ça lui avait échappé, mais tout de même il aurait pu évité, et tout faire pour les retenir. Surtout quand on sait que ce n'est pas uniquement le jour de mon anniversaire mais aussi le jour où nous aurions du fêter notre mariage !

Esmé me pris dans ses bras tandis que l'ensemble de nos invités me souhaitait eux aussi un « joyeux » anniversaire avec à peu près tous le sourire à l'exception de Jasper bien évidement et d'Edward qui devait avoir soit entendu mes pensées soit celles de Jasper. Alice quant a elle arborait son sourire habituel, tenant fermement la main de Jasper dans la sienne au cas ou celui-ci voulait s'en défaire. Peut être était ce le cas, je ne savais pas.

Une chose était sûre, en revanche, se voir souhaiter ce jour ci en particulier, en les voyant main dans la main était encore pire pour moi que lorsque je les croisais au détour d'un couloir. J'avais l'impression que mon cœur ou du moins ce qu'il en restait, se voyait déchiré en milliers de lambeaux. Faire bonne figure devenait de plus en plus difficile pour moi et je remerciais encore une fois ma condition de vampire qui m'empêchait de verser des larmes. Car une chose était sûre, si j'en avais eu la capacité, il ne fait aucun doute que celles-ci auraient coulées d'elles-mêmes sans que je ne puisse les retenir. Prenant mon courage à deux mains je fit ce que je pu pour parvenir à prendre un air détaché et laisser un semblant de sourire (et j'espérais que ce soit un sourire et non une grimace) apparaître sur mon visage.

Thiberias intervint après un raclement de gorge, me sauvant par la même occasion de devoir paraître joyeuse aux yeux de l'assistance :

- En fait, Bella n'aime pas trop qu'on lui fête son anniversaire car des mauvais souvenirs s'y rattache. C'est pour cette raison que l'on ne lui souhaite jamais d'ordinaire.

J'adressait discrètement à mon père un regard d'une grande reconnaissance pendant que nos visiteurs prenaient un air coupable en s'excusant platement. Je leur adressais alors un petit sourire en les rassurant que ce n'était pas grave et que je ne leur en voulais pas. Après tout, ce n'était pas comme si ils pouvaient savoir. Enfin à part un, à qui j'en voulais un peu tout de même car lui savait la portée de ce que ça voulait dire pour moi. Et dire que c'était lui qui avait décidé de la date du mariage.

Enfin, j'essayais de ne pas trop lui en vouloir car je me doutais qu'il avait du faire tout son possible pour éviter cette visite impromptue.

Pour changer de conversation, Gary proposa à l'assistance que lui et moi jouions en duo pour eux. Proposition qui fut accepté à l'unanimité, surtout par Edward, on reconnaissait le musicien.

Aussitôt dis aussitôt fait, il se dirigea alors rapidement dans sa chambre afin de chercher son violon pendant que je me dirigeais vers mon piano. Je savais que cette proposition n'avait pas pour seule raison de détendre l'atmosphère de l'assemblée. Elle avait aussi pour but de me rendre le sourire, un sourire vrai cette fois ci. Car comme il le savait, il n'y avait qu'en jouant du piano que j'arrivais à faire évacuer ma tristesse et me détendre pour enfin être de nouveau de bonne humeur.

Une fois revenu avec son violon et moi assise en face de mon piano nous nous concertâmes et d'un regard nous convîmes du morceau que nous allions débuter. Notre mélodie, celle que nous avions composée à nos heures perdues, celle que nous avions jouée lorsqu'il m'avait avoué ses sentiments à mon égard au travers de son passé. Mes doigts commençaient alors à effleurer les touches de mon instrument faisant naître en celui-ci le doux son de l'introduction. Son bientôt rejoins par celui du violon de Gary. Quand il jouait, j'avais toujours l'impression qu'a défaut de frotter son archet contre les cordes de son magnifique instrument, il les caressait. En contre partie de cette douce caresse, le violon se mettait à entonner un ronronnement mélodieux et merveilleux.

Comme à chaque fois que nous jouons tous les deux, nous nous perdîmes dans un monde qui n'appartenait qu'a nous, la présence de l'assistance s'effaçant. Je me sentais bien, tous mes soucis envolés pour un temps, perdue dans la plénitude du moment.

Quand enfin, la mélodie pris fin, je me sentais assénée et de nouveau prête à affronter le monde extérieur. J'entendis alors au loin les applaudissements enthousiastes de notre public me ramener doucement vers le monde réel.

Avec un sourire, non feint celui là je me tournais vers l'assistance et m'inclinais en compagnie de mon frère en remerciement de tant d'applaudissement et nous proposâmes alors à Edward de nous jouer à son tour une de ses mélodies qu'il composait. Il accepta avec plaisir et pris la place que j'occupais précédemment, en face de mon piano.

- L'air que je vais vous jouer, je l'ai composé il y a peu de temps, c'est toi Bella qui me l'a inspiré, j'espère que tu l'aimera. Me dit mon ami dans un sourire en me regardant.

Je lui rendais son sourire, un peu émue tout de même qu'il ait composé une mélodie inspirée de ma personne. C'est alors qu'il entama à son tour sa mélodie, une mélodie à caractère un peu triste mais non dénuée d'émotion et de beauté. Vers la fin de celle-ci, le rythme de celle-ci s'accéléra un peu pour devenir plus joyeuse comme un espoir renaissant. Une fois la dernière note achevé, les applaudissements retentir et il était clair que j'y participais ardemment en remerciement de cette magnifique interprétation qu'il m'avait destinée et qui m'aidait aussi à garder l'espoir qui était enfouis au plus profond de mon cœur. Il revint alors vers nous et tout le monde se lança alors dans une discussion par petits groupes.

Au bout d'environ une heure je décidai de sortir un peu dehors pour respirer un peu l'air frais en cette nuit de pleine lune. Une fois dehors je m'asseyais sur une des chaises disposées sur la terrasse donnant sur notre jardin et renversais la tête en arrière en fermant les yeux, perdue dans mes pensées.

Quelques minutes plus tard, je sentais une présence qui se rapprochait de moi et en ouvrant les yeux je découvrais que c'était Edward. Il pris place dans la chaise située à mes côtés et contempla un instant la lune avec moi, puis il prit la parole :

- Je suis désolé pour le fait que l'on soit venu, surtout aujourd'hui, je sais que ce n'est pas facile pour toi.

- Ne t'inquiète pas, comme je l'ai dit tout à l'heure ce n'est pas grave, je ne vous en veux pas rassure toi. Après tout vous ne pouviez pas savoir. Et puis tout ça c'est du passé, cela ne me gêne pas plus que cela maintenant. C'est juste que certains moments ou certains jours comme aujourd'hui par exemple, j'ai un peu de mal.

Il me regarda dans les yeux.

- Ne me ment pas Bella, tu oublies que je lis dans les pensées et je sais que toute cette affaire ne te laisse pas aussi indifférente que tu veux bien le laisser entendre. Tu peux peut-être feindre avec les autres mais pas avec moi, n'oublis pas, je suis un détecteur de mensonge à moi tout seul.

Cette petite comparaison me fit un peu rire. Puis je lui répondis :

- Ne t'inquiète pas je n'ai pas oublié, mais tu sais quelque fois je me dis qu'à force de me répéter que tout ça ne me dérange plus autant qu'avant, je vais peut-être finir par m'en convaincre et aller mieux. Mais je dois t'avouer que parfois c'est très difficile pour moi, surtout quand je les vois tous les deux ça me fait mal. Même si je fais de mon mieux pour l'étouffer je ne peux m'empêcher d'être jalouse surtout quand je vois Alice se cramponner à Jasper en me faisant bien comprendre qu'il est sien et qu'il n'est pas question que cela change. En plus, plus le temps passe et plus ses marques de possessivité augmente. Surtout ces derniers temps. Je me demande pourquoi, ce n'est pas comme si on avait une liaison secrète avec Jasper derrière son dos.

- Je sais, en fait ce qui se passe c'est qu'apparemment elle a eu une vision, qu'elle fait tout pour me cacher d'ailleurs. Mais quand elle laisse par inadvertance échapper certaines de ses pensées tout me porte a penser qu'elle vous a vu tous les deux entrain de discuter de manière selon elle, un peu trop proche. Déjà qu'elle est de nature assez jalouse, je crois que ça a amplifié la situation. En plus si on ajoute à ça le fait que Rosalie n'arrête pas de lui monter la tête sur les regards que vous vous échangez…

- Ah cette Rosalie ! M'énervais-je brusquement. Je n'ai jamais compris pourquoi elle m'a toujours regardé avec hostilité comme si j'étais un insecte nuisible. Je ne comprends pas, ce n'est pas comme si je lui avais fait quelque chose, si ? Si c'est le cas je ne me souviens pas !

- Alors là la réponse est toute simple, elle t'en veut tout simplement car quand elle vous a rencontré ta famille et toi, Gary ne l'a pas regardé une seule fois avantageusement pour elle. Il n'avait d'yeux que pour toi et ça, je peux t'assurer que son ego de belle femme à qui aucun homme ne résiste en a pris un sacré coup. Bien que je ne l'ai jamais regardé comme ça également. Elle pensait que peut-être c'était du au fait que je la considérais comme une sœur et de ce fait cela « m'empêchais d'avoir les idées claires à son sujet » selon ses propre terme en pensée bien sur.

Alors la je devais bien admettre qu'il y avait quelque chose qui m'échappait, elle n'était pas censée être marié à Emmett ? Si c'est bien le cas, en quoi le regard des autres hommes lui importait tant ?

Percevant mon questionnement intérieur, Edward y répondit :

- En fait, Rosalie, même si elle est marié ne peux s'empêcher que l'on ne l'admire pour sa beauté et à part Gary et moi, bien évidement Jasper mais comme il était avec Alice quand il est rentré dans la famille elle n'en a pas trop pris ombrage. Mais comme je te disais à part Gary et moi et bien personne n'a été insensible à son charme et le fait que celui-ci ne regarde que toi et pas elle alors que vous n'êtes même pas ensemble, elle ne peux le supporter. Surtout qu'elle te considère comme inférieur a elle question beauté.

Pour le coup je me sentais vexé, même si je ne pouvais nier qu'elle était très belle même pour un vampire. Serais-je donc si laide ?

- Non ne t'inquiète pas, me répondit il en riant un peu, c'est l'avis de Rosalie. Mais bon elle a un ego tellement démesuré. Enfin, si je te dis tout ça c'est seulement pour te dire de faire attention tout de même. En plus, la façon d'agir d'Alice à cause de Rosalie ne me plait pas beaucoup non plus, elle a beau être ma sœur et que je l'adore, il y a des fois où sa façon d'agir m'agace parfois. De plus, comme je connais un peu tes antécédents avec Jasper, et qu'on est devenu amis, je n'aime pas te voir souffrir comme ça, encore plus si c'est accentué par certains membres de ma famille. Je souhaite le bonheur à ma sœur et je sais aussi que ce n'est pas en restant avec Jasper qu'elle sera pleinement heureuse. Non que Jasper ne prenne pas soin d'elle mais que ses sentiments à son égard ne sont pas aussi forts qu'ils ne le devraient et je trouve sans vouloir t'offenser qu'elle mérite mieux.

- Ne t'inquiète pas je ne t'en veut pas de penser ça, et je suis un peu d'accord avec toi mais bon, moi comme tu t'en doute je porte un jugement assez partial et je suis plutôt du côté de Jasper comme toi du côté d'Alice.

N'empêche heureusement que les vitres de la baie vitrée était insonorisées sinon je n'ose imaginé le scandale qu'Alice accompagné ce cette garce de Rosalie aurait fait. Enfin, ne voulant plus trop parler de cela, je décidais de changer de sujet de conversation. Un sujet, je devais bien l'admettre qui me titillait depuis quelques temps. J'arborais alors un visage machiavélique de mon cru et me lançais.

- Et sinon, pendant que j'y pense, toi qui lis dans les pensées, tu ne saurais pas quelque chose à propos du pouvoir de mon père ?

Ma question doublée à mon air machiavélique en attente active de réponses le fit éclater de rire et il me répondit en riant :

- Ah non, même si je le sais, je ne te le dirais pas peut importe les diverses menaces et façons de me faire avouer que je vois poindre dans ton esprit. J'ai promis à Carlisle que je tiendrais ma langue sur ce sujet et je n'ai pas l'attention de faillir à cette promesse.

Je pris alors mon air boudeur, avec les yeux de Cocker que Jasper m'adressait souvent à l'époque pour me faire céder :

- Vraiment ? Demandais-je d'une toute petite voix

- Vraiment, et ces yeux là ne marche pas avec moi. Tu n'as qu'à demander à ton père ou à Carlisle, et met donc tous les plans que tu avais imaginé l'autre jour dans ta tête pour reprendre tes propres termes « cuisiner Carlisle ». Dit il difficilement, son rire ayant doublé lors de ma tentative « yeux de Cocker ».

- Tu n'es pas marrant Edward ! Tant pis je poursuivrais mon enquête ailleurs.

Puis je me mis à rire avec lui.

Pendant que je riais en compagnie de mon ami, la porte coulissante de la baie vitrée s'ouvrit pour laisser apparaître Jasper. Je m'étonnais d'ailleurs de ne pas trouver Alice pendu à son bras comme tout à l'heure. Edward me dit alors qu'elle était en pleine conversation mode avec Rosalie. Je comprenais mieux, j'avais appris que le sujet qui surplombait l'attention qu'elle gratifiait à mon ancien fiancé était tout ce qui se rapportait au shopping ou la mode en général. Enfin, chacun ses priorités et je n'allais surtout pas me plaindre de pouvoir voir Jasper seul.

Edward se leva et signala qu'il allait papoter un peu avec mon frère. Par ce fait nous laissâmes seul à seul Jasper et moi. Il prit alors place à celle qu'occupait précédemment mon ami c'est-à-dire à mes côtés.

Un silence s'installa entre nous deux, différent du silence qui nous avait pris Edward et moi avant que nous discutions. Au lieu du silence paisible, Jasper et moi arborions un silence plutôt tendu. Je voyais à son visage qu'il préparait mentalement les mots qu'il allait m'adresser. Quand enfin il se décida à prendre la parole il pris une grande inspiration et se tourna dans ma direction, un air sérieux et un peu mélancolique s'étendait sur son visage. Il parla d'une voix rendue légèrement rauque :

- Je suis vraiment désolé pour tout ça, la date de ton anniversaire m'a échappé une fois lors d'une conversation avec Esmé et sur le coup je n'avais pas pensé qu'elle voudrait qu'on se rende tous chez toi pour te le souhaiter. Pas que je ne voulais pas te souhaiter ton anniversaire tu le sais bien, mais je ne voulais pas te faire souffrir plus que tu ne le faisait déjà, j'ai tout tenté pour les empêcher de venir mais tu connais Esmé, quand elle a une idée en tête, surtout pour ce genre de chose, pardonne moi. Je…

Je l'interrompis en mettant un doigt sur ses lèvres, je voyais combien cette histoire le torturait lui aussi. De toute façon ce n'est pas comme si je pouvais lui en vouloir longtemps pour quelque chose. C'était déjà le cas quand nous étions ensemble et cela n'allait pas changé. De plus, je ne voulais pas qu'il soit malheureux. Alors je lui fis un petit sourire, un sourire doux, destiné à l'apaiser. Cela eu l'air de faire son effet puisque ses traits se détendirent un peu et il me rendit mon sourire un peu maladroitement.

Je n'avais pas fait attention que nos visages s'étaient rapprochés l'un de l'autre, ça faisait longtemps que je ne l'avais vu d'aussi près. J'observais chacun de ses traits, toujours autant amoureuses de la moindre courbe de son visage. J'osais alors lever ma main et toucher sa joue. Il eut un petit mouvement de recul sous la surprise mais se laissa faire tout de même. Même si je ne touchais pas directement sa peau avec la mienne, je pouvais aisément deviner sa peau si douce, ses yeux d'or si profond que je m'y perdis volontiers.

Nous restâmes ainsi pendant plusieurs minutes de cette manière les yeux dans les yeux, ma main sur son visage d'ange. Je me mis ensuite à faire courir mes doigts sur son visage, encrant de cette manière dans ma mémoire, ses traits que sa nature nocturne lui avait un peu changé. Traçant de ceux-ci les quelques cicatrices qui s'y trouvaient. Elles ne me rebutaient pas, puisqu'elles faisait maintenant parties de lui et de son si douloureux passé. Pendant cette caresse, il ferma les yeux pour mieux la ressentir. Il leva lui aussi une de ses main et fis de même. Ses trais habituellement si torturés étaient désormais emprunt de bien-être et d'une certaine sérénité. Je ne l'avais pas vu avec ses traits emplis de paix depuis bien longtemps. Puis je me décidais également à fermer mes yeux pour mieux ressentir la sensation de sa peau contre la mienne.

Son autre main vint chercher ma main libre et me la tint, entrelaçant nos doigts. Nous étions perdu dans notre monde à tous les deux, notre paradis à nous, celui que nous n'avions pas foulé de nos pieds depuis bien longtemps. Plus d'Alice, plus de vampires, juste Bella et Jasper. Je sentis alors son visage se rapprocher doucement du mien, centimètre par centimètre, ne s'arrêtant qu'à quelques millimètres de mes lèvres. Je pouvais sentir la fraîcheur de son haleine contre ma bouche. Je décidais alors de franchir les derniers millimètres qui nous séparaient et nos lèvres se touchèrent enfin. Un frisson nous parcouru tous les deux, si mon cœur battait toujours, il battrait à tout rompre. J'embrassais enfin l'homme de mon éternité, j'attendais ce moment depuis si longtemps. La douceur de ses lèvres m'avait manqués à un tel point que je n'aurais pas cru possible. Il les fit bouger doucement contre les miennes, les caressants doucement et je répondais à son baiser de même, savourant leur simple contact. Puis, un instant plus tard, je sentis une langue caresser ma lèvre inférieure, quémandant désespérément l'entrée qui renfermait celle qui dansait autrefois avec elle. Entrée qui ne mis que peu de temps à lui être accordée, s'en suivit alors une danse millénaire que elles seules connaissaient.

Dans ce baiser qui d'abord était doux, devint de plus en plus exigeant, nous faisions passé dans celui-ci tous les non-dits qui nous entouraient, nos sentiments envers l'autres, notre tristesse d'être séparé, le vœux de s'aimer tout de même, au-delà des obstacles que la vie mettait devant nous. Je ne sus combien de temps celui-ci dura, j'avais perdu la notion du temps à partir de l'instant où j'avais plongé dans l'abîme de ses magnifique yeux doré. Tout ce que je puis dire, c'est que lorsque nous nous séparâmes les lueurs de l'aube pointaient à l'horizon. Nous nous mîmes front contre front et continuâmes quelques instants à nous contempler dans les yeux l'un de l'autre.

Puis nous dûmes nous séparer, il se leva et me souhaita bon anniversaire dans un petit sourire avant d'entrer dans la maison par la baie vitrée. Je restais sur ma chaise et regardais le soleil se lever, un sourire sur les lèvres. Tout compte fait ce n'étais pas un si horrible anniversaire…


Alors qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Il vous a plu ? Oui ? Non ?

Alors, pour me le faire savoir, une petite review ? Ca prend pas longtemps et ça me fait super plaisir ^_^

Biz

Au prochain chapitre ;)