Titre : Pour être avec toi
Auteur : Memelyne
Couple : Jasper/Bella
Disclamer : Les personnages du monde de la saga Twilight ne m'appartiennes pas (malheureusement pour moi surtout pour Jasper ;)). Ils appartiennent à la très grande Stephenie Meyer. Seulement l'intrigue de l'histoire ainsi que Gary et Thiberias m'appartienne.
Blabla de l'auteur : Kikou tout le monde ^_^
Je sais que j'ai été sadique avec vous et je m'en excuse, pour me faire pardonner, voici un chapitre des plus important et que beaucoup d'entres vous attendaient. Je dois bien avouer que j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire. A chaque fois que je faisais quelque chose, je l'effaçais pour remettre autre chose. Et là encore je n'en suis pas encore complètement satisfaite. Mais bon comme ça fait tout de même un moment que vous l'attendiez, je me suis tout de même décidé à vous le posté. J'espère qu'il vous plaira malgré tout. Surtout que vous aurez enfin à une partie du chapitre le point de vue de Jasper sur toute cette situation…
Sinon, je m'excuse aussi de ne pas avoir répondu aux reviews comme je le faisais d'habitude, mais comme je n'avais pas beaucoup de temps devant moi, j'ai préféré vous poster ce chapitre. J'espère que vous ne m'en voudrez pas et je promets qu'au chapitre prochain je répondrais à vos review.
Place au chapitre et bonne lecture !! ^_^
Chapitre 12 La valse des sentiments
En observant ces deux là s'embrasser comme si leur vie en dépendait, je ne pus que constater à quel point leur couple me paraissait assortit. Plus surprenant encore, même si le plan que nous formentions avec Edward avait entre autre le principal but qu'Alice puisse prendre conscience de ses sentiments à son égard, j'étais néanmoins plus que surprise de savoir que l'initiateur de leur premier baiser soit Alice elle-même, surtout en de telles circonstance. Et quel baiser !
Surprise qui s'était aussi emparer d'Edward dans un premier temps aux vue des yeux ronds qu'il avait arboré au départ. Mais il ne lui avait pas fallu longtemps pour se reprendre et participer ardemment au baiser qu'il partageait avec la femme qui occupait ses pensées depuis longtemps déjà.
Eh dire que c'était Edward lui-même qui m'avait demandé d'éviter autant que faire se pouvait d'embrasser de nouveau Jasper ! Tout du moins, tant que celui-ci formait encore un couple avec Alice. Mais où allions nous si mon cher moralisateur ne suivait même pas ses propres conseils !
Enfin, j'étais plutôt mal placée pour lui reprocher quoi que ce soit. Après tout, c'était bien ce qui était à deux doigts de se reproduire entre Jasper et moi si les cris d'Alice ne nous auraient pas interrompus en plein élan. A cet instant là nous étions tellement perdu dans notre propre monde que nous ne réfléchissions pas alors à nos gestes. Nos corps agissant comme de leur propre volonté, comme s'il réapprenait à se connaître après tant d'années éloignées l'un de l'autre.
D'ailleurs, je me demandais subitement comment Jasper appréhendait ce qui s'étalait actuellement devant lui. Moi qui me targuait de toujours penser à lui avant ma propre personne, j'avais un peu honte de reconnaître que sa réaction face à l'évidence ne m'avait jusqu'alors pas une fois traversé l'esprit. Pourtant, il s'agissait là d'un facteur important qui aurait dû m'apparaître immédiatement !
Surtout que, même si je savais que Jasper m'aimait plus qu'il n'aimait Alice, il n'empêchait qu'il avait passé à ses côté plus d'un siècle ce qui inévitablement leur avait permis de créer des liens qui tendait à se renforcer au cour des années. Lien principalement basé sur la confiance et un attachement certain.
Ce n'est qu'à ce moment là que je me rendis compte que mon année passée avec lui ne pesait pas bien lourd face à tout cela. Certes nous nous aimions à l'époque, et nous aimons toujours mais à l'époque nous n'étions encore que de simples humains.
Même si, pour ma part, j'avais attaché une importance toute particulière à conserver aussi fidèlement que possible les souvenirs qui nous mettaient en scène tous les deux, il n'en est pas moins vrai que je ne savais pas si lui avait fait de même de son côté.
Car nous les vampires, avions du mal à conserver totalement nos souvenir humains, ceux-ci ayant tendance à devenir flou, voir à s'effacer avec le temps si nous nous efforcions de les conserver précieusement en nous contrairement à ceux que nous nous faisions en tant que vampire. D'ailleurs, je ne me souviens plus précisément du visage de mes parents, et même si j'ai du mal à l'admettre celui de ma meilleure amie de l'époque, Marie.
Enfin, tout cela pour dire que si Jasper n'avait pas attaché autant d'importance que moi à garder ces souvenirs humains intactes, ceux-ci devait alors lui paraître bien flou face aux souvenirs indélébile qu'il s'était construit avec Alice. Même si j'aimais à penser qu'il y accordait assez d'importance tout de même, sinon, comment aurait il pu me reconnaître toute suite à nos retrouvailles ? Pourquoi un amour identique à celui de jadis se reflèterait il dans ces yeux alors qu'ils les posaient sur moi pas plus tard qu'il y a quelques minutes ?
La vérité était en fait que j'avais toujours peur qu'à un moment ou à un autre qu'il repense aux nombres de souvenir qu'il avait en commun avec Alice et revienne alors sur ce qu'il avait confier à Gary et se décide à la préférer à moi. Pensant sans doute que elle au moins avait été à ces côtés pour le soutenir dans les moments les plus sombres de son existence alors que moi je m'évertuais à parcourir le monde en compagnie de Gary et Thiberias.
Après tout, pourrais-je l'en blâmer ? Il aurait somme toute raison. Car même si je n'étais pas au courant de sa survie, j'aurais dû tout faire pour le chercher par moi-même. Mais j'étais trop prise dans mon petit monde de tristesse et de douleur que je m'évertuais à m'enfoncer plutôt qu'à me préoccuper du plus important. Il y avait vraiment des moments où je me trouvais des plus pathétiques et me dégoûtais pour mon attitude de l'époque.
Enfin, le passé était le passé et je ne pouvais le changer. Et puis c'est aussi grâce à cela d'une certaine manière que j'avais rencontré mes sauveurs, mes amis, ma famille, mon frère et mon père. En tout cas, la seule chose que je voulais à tout prix éviter était que Jasper fût un jour au courant de ma déchéance de l'époque.
Sortant de mes pensées, je reportais, avec réticence et le plus discrètement possible mon attention sur mon ancien fiancé posté toujours à mes côtés les yeux rivé sur ce couple qui devait paraître pour le moins insolite pour lui. Il faut dire aussi qu'Edward avait jusqu'alors admirablement camouflé les sentiments qu'il nourrissait à l'égard d'Alice.
Je remarquais alors que le sentiment qui apparaissait le plus clairement sur le visage de Jasper fut de l'incrédulité la plus visible. Et encore, ce fut un faible mot quant à la réalité de l'expression qui s'étendait sur son magnifique visage.
Lui qui habituellement (du moins depuis sa transformation) ne laissait que très peu transparaître ses émotions apparaître sur son visage, il était actuellement semblable à un livre ouvert. Je pouvais cependant comprendre à quel point cette situation devait lui paraître pour le moins incongru.
Il arborait présentement des yeux écarquillés et ses lèvres s'étaient légèrement entrouvertes. Expression qui aurait pu, dans une autre situation, se révéler des plus comique.
Il fallait dire aussi qu'il avait de quoi être surpris. Surtout au regard du comportement qu'avait adopté Alice il y a de cela pas si longtemps. Sa possessivité à l'égard de Jasper frisant parfois l'extrême.
Quelques instants plus tard, alors que le baiser de nos deux tourtereaux tendait à se prolonger, « l'incrédulité » de Jasper laissa peu à peu place à de nouvelles émotions toutes aussi marquées sur son visage les unes que les autres.
Tout d'abord, une pointe de jalousie s'y était installée, mais celle-ci disparue rapidement au profit d'une expression nostalgique puis de compréhension.
Même si je n'avais pas la capacité d'Edward à lire les pensées d'autrui, il ne me fut pas difficile à deviner les raisons pour lesquelles Jasper avait ressentit ces deux dernières émotions. Après tout, n'était il pas empathe ?
De ce fait, je ne serais donc pas étonnée qu'il ait ressentit le lien qui unissait ces deux là, surtout de ce que je savais du degré d'attachement que ressentait Edward pour sa dulcinée. Ce lien si particulier à du lui rappeler nos propres échanges dans un autre temps.
D'ailleurs même si les nôtres étaient beaucoup moins fougueux voir réalisé dans l'urgence comme celui d'Edward et Alice, cela ne leur empêchait pas de n'être dénué de passion et de profondeur de par notre amour qui nous liait inexorablement l'un à l'autre.
Ce ne fut qu'après de longues minutes que nos deux amoureux transis consentirent enfin à se détacher l'un de l'autre. Jasper et moi n'ayant toujours pas bougé de nos places initiales trop perdu dans nos pensées pour faire le moindre geste quel qu'il fut.
Ce n'est que quand nous reprîmes chacun nos esprit et que Jasper manifesta notre présence d'un raclement de gorge, qu'ils prirent enfin conscience qu'ils n'étaient désormais plus seuls, allant jusqu'à faire sursauter Alice !
Chose qui en soit est tout de même un exploit, surtout quand on sait que celle-ci, vampire de son état aux sens ultradéveloppés était de plus détentrice d'un don de prédiction. Ils devaient tellement être perdus dans le regard de l'autre qu'ils n'avaient sans doute pas sentit notre présence.
Quoi qu'Edward ne paraissait pas si surpris de notre présence que cela. Sûrement avait il capté notre présence il y a bien longtemps via nos pensées, mais qu'il s'était abstenu d'en faire part à Alice, voulant profiter au maximum de la magie du moment qui les unissaient à cet instant là. Chose que je ne pouvais qu'aisément comprendre.
Alice se tourna alors vers nous avec des yeux horrifiés. Puis, après avoir pris une inspiration, elle nous déclara à Edward et à moi qu'elle avait besoin de s'entretenir seule avec Jasper. Nous acquiesçâmes tous deux et nous éclipsèrent pour les laisser s'expliquer.
Alors que j'étais sur le point de rentrer dans le gymnase tout en me rongeant les sang à me demander comment cette histoire allait finir, Edward me saisis par le bras et m'emmena dans un endroit où je pouvais parfaitement voir grâce à ma vue perçante Alice et Jasper ainsi qu'entendre leur conversation qui ne se firent pas assez élever pour que des humains puissent l'intercepter.
Je jetais un regard curieux à Edward et celui-ci me répondit que lui aussi était trop curieux pour ne pas suivre la conversation qui allait s'entamer. Je lui répondis avec un léger sourire aux lèvres et reportait mon attention sur le couple situé un peu plus loin.
Alice se balançait présentement d'un pied sur l'autre, ne sachant sans doute pas par où commencer. Puis, après un temps d'hésitation, elle décida de se lancer devant un Jasper à la mine intéressé sans toute fois paraître hostile. Après tout, ce n'est pas comme s'il ne comprenait pas lui-même sa situation. La seule différence étant que celle-ci ne nous ait pas surpris lors de notre baiser le jour de mon anniversaire.
- Je me doute bien que ce à quoi tu viens d'assister à de quoi te surprendre… mais…
Elle avait baissé les yeux et sa voix était telle un murmure si bas que des humains ne l'aurait pas entendue. Puis, prenant son courage à deux mains, elle fixa son regard dans celui de Jasper et parla cette fois-ci d'une voix claire et déterminée.
- Voilà, depuis que Bella et sa famille sont arrivés à Forks, plus rien n'est comme avant entre nous. Et je te défends de dire le contraire ! S'empressa-t-elle d'ajouter voyant que Jasper s'apprêtait à dire quelque chose. Le fait est que tu ne me regardes plus comme avant. Même si tu es toujours aussi attentionné, il suffit que Bella entre dans ton champ de vision pour que je sois complètement effacée de tes préoccupations premières.
Tu la regardes parfois d'un œil si tendre, que j'en viens souvent à me demander si ce n'est pas moi qui suis l'intruse dans l'histoire. En plus, comme si cela ne suffisait pas, dès qu'un garçon avait le malheur de s'approcher de trop près d'elle à ton goût, tu te crispais instantanément et je pouvais facilement voir à quel point ça te mettais en rage de ne pouvoir intervenir pour le repousser de toi même, comme un amant jaloux. D'ailleurs je n'étais pas la seule à m'en être rendue compte. Rosalie, elle aussi s'en est aperçue.
Après il y a eu cette vision. Elle vous mettait en scène toi et Bella, en train de discuter tout simplement. Oh rien de bien important, mais vos yeux, eux exprimaient une toute autre chose. Il y avait en eux tant d'attachement et de dévouement que j'avais l'impression, par l'intermédiaire de cette vision, d'avoir violé une sorte intimité. Je crois d'ailleurs que ça a été le coup de grâce et ça m'a rendu complètement folle. Je me demandais : qui était cette fille pour se permettre d'être ainsi avec l'homme que j'aimais.
Je voulais bien admettre que du fait que vous étiez d'anciens amis, très proches de surcroît, vous ne pouviez qu'a nouveau bien vous entendre et ne rien avoir perdu de votre attachement. Mais excusez moi vous le dire tous les deux, mais même si vous tentiez du mieux que vous le pouviez d'agir comme de vieux amis l'aurait fait, certains de vos agissement trahissait un lien allant bien au delà de la simple amitié !
A ce moment là, il pris un air contrit en baissant légèrement les yeux. Mais cela ne l'empêcha point de continuer sa tirade :
En voyant tout cela, je me suis sentie menacé et ai adopté un comportement qui d'ordinaire ne me ressemblait absolument pas et j'ai commencé à avoir une attitude d'une possessivité que je ne me connaissais pas, tentant par ce fait de sauver mon couple. Mais c'était peine perdue, vos regards ne changeaient toujours pas. Aussi, quand je me suis rendue compte à quel point mon comportement me faisait honte, j'ai décidé de mettre les choses au clair avec Bella.
Je voulais enfin savoir de quoi il retournait et par la même à quoi m'en tenir. Aussi je lui donnais rendez-vous pour qu'on puisse discuter en terrain neutre. Une fois toute les deux je lui ai enfin fait par de mon sentiment sur toute cette histoire et lui ai demandé de tout me raconté.
La vérité cette fois, et c'est ce qu'elle a fait. Je dois bien avouer que même si je me doutais que votre histoire à l'époque ne se limitait pas à la simple amitié, j'étais néanmoins loin de me douté de l'ampleur de celle-ci.
C'est comme cela que je me suis aperçue qu'à l'avenir, même si je continuais à lutter, cela ne me servirait à rien. De plus, le fait que Bella et Edward commencent à ce fréquenter de plus en plus avait tendance à me mettre aussi dans des états pas possible, sans que j'en comprenne la raison profonde.
Je ne savais plus où j'en étais et il me fallait remettre de l'ordre dans mes sentiments, et pour cela j'avais besoin de m'isoler. Ce n'est que tout à l'heure, quand je vous ai vu, toi (en me regardant) et Edward tous les deux si proche à discuter et à danser que j'ai finalement compris que mon amour pour toi n'était plus aussi fort qu'auparavant et que c'était d'Edward dont j'étais amoureuse. J'espère que tu ne m'en voudras pas, mais les choses sont ainsi et ne changeront pas.
Les deux anciens amants se regardaient à présent dans les yeux, comme dans une conversation silencieuse. Edward et moi ne disions mot attendant anxieusement la réaction de Jasper. Celui-ci pris à son tour la parole d'une voix calme, dénuée d'hostilité :
- Je ne t'en veux pas, Alice. Comment le pourrais-je d'ailleurs ? Surtout que le premier fautif dans cette histoire c'est bien moi et personne d'autre. De plus je peux sentir d'ici à quel point tu paraît heureuse avec Edward et que ton amour pour lui t'es rendu tout aussi puissant.
Je ne peux donc que m'incliner tout en espérant qu'il te rende beaucoup plus heureuse que tu ne l'eut été avec moi et puisse t'aimer comme tu le mérite. Ensuite pour ce qui est de Bella et moi, tu étais dans le vrai et puis après tout ce que tu viens de me dire, il me semble que je te doive la vérité, toute la vérité.
Peu avant que l'on ne se soit rencontré toi et moi. Je pensai, à l'époque, que Bella, celle que je considérait comme mon âme sœur, avait d'ors et déjà perdue la vie. Qu'elle était partie dans le seul endroit où je ne pouvais la suivre étant immortel.
De plus, le fait que je ressentais les émotions de mes victimes humaines n'arrangeait rien de mon état du moment. J'étais continuellement partagé entre la satisfaction de mon besoin primaire de nutrition et ma honte. Honte de m'apercevoir de ce que j'étais devenu, un être ne pouvant vivre qu'au dépend de la vie des autres.
Ne connaissant pas les causes de la mort présumée de Bella, je ne pouvais m'empêcher de me demander si elle aussi avait périe de cette manière. Quand l'idée même me traversait l'esprit, cela ne faisait que renforcer tout les sentiments qui m'assaillaient jusqu'alors : mon désespoir de ne plus l'avoir à mes côté, ma rage contre moi-même de ne pas avoir su être là pour la protégée dans le cas où elle aurait été attaquée, elle qui était d'origine si maladroite et sans défense.
De me dire qu'au vu ma condition actuelle, l'agresseur aurait très bien pu être moi. Un jour où je me serais tellement perdu dans ma soif que je ne me serais pas alors rendu compte de quelle victime j'étais le bourreau.
Je ne pouvais supporter ces images provenant de ma propre imagination. Cependant, même si je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour les chasser de mon esprit, celles-ci revenaient perpétuellement me hanter à travers chacune des personnes auxquelles je venais d'ôter la vie…
Je n'avais plus goût à rien, j'avais perdu ma raison de vivre et j'errais sans but de part le monde. Ce n'est qu'alors que je n'espérais plus rien, que tu es apparue un jour dans ma vie pour ne plus en sortir. Ton optimisme et ta joie de vivre naturelle m'ont en quelques sortes submergées.
Je devais bien admettre sur le moment que je ne savais pas du tout comment réagir face à tant de changement. Moi qui avait jusqu'alors perdu l'habitude d'une quelconque compagnie depuis que j'avais quitté Peter et Charlotte, je me retrouvais, sans que je ne m'en soit rendu compte à voyager en ta compagnie.
Mais force m'était de constater que depuis ton arrivée, je parvenais petit à laisser de côté mes sombres pensées pour me concentrer sur l'avenir et non plus sur mon passé. C'est ainsi que je retrouvais peu à peu goût à la vie. Tu m'as sauvée Alice, de bien des manières. En m'offrant tout d'abord un peu de compagnie mais aussi une alternative à mon mode d'alimentation qui ne cessait de me torturer.
Puis, au fur et à mesure que le temps passait, je pus à nouveau caresser l'espoir que le bonheur ne m'était plus aussi interdit que je ne le pensais de prime abord. C'est ainsi que j'accédais à ta requête silencieuse que tu me formulais depuis un moment déjà : faire évoluer notre relation amicale en quelque chose de plus profond.
Je me doutais que je n'arriverais sans doute pas à éprouver de nouveau la même intensité de sentiments qui m'avaient assaillis jadis mais je voulais tout de même nous donner une chance. Après tout, que risquais-je sinon la possibilité dans une certaine mesure d'être de nouveau heureux ?
Peu de temps après nous avions rejoins Carlisle et sa famille suite à une de tes visions. Bien qu'au départ ce le mode de vie que nous avions adopté fut et est encore un peu difficile pour moi de part notre proximité avec les humains, j'ai pu encore une fois grâce à toi goûter à nouveau au sentiment d'appartenance à une famille.
En entendant le discours de Jasper, je ne pouvais que me rendre compte à quel point ce par quoi il était passé ait été des plus difficile pour lui. Moi qui pensais au départ qu'il n'avait pas autant souffert que moi de notre séparation, je ne pouvais qu'admettre que cela était faux. Oh combien terriblement faux !
Il était passé par le même désespoir que moi, sauf qu'a la différence de moi-même il avait du y faire face de nombreuses années seul, sans personne pour le soutenir jusqu'à l'arrivée salvatrice d'Alice.
Et alors qu'il avait réussit ce par quoi il aspirait tant, c'est-à-dire un peu de bonheur et d'équilibre dans sa vie si pleine d'obstacle, il avait fallu que j'arrive et que je gâche tout une fois encore.
Cette constatation m'empli alors d'une tristesse non feinte que je m'évertuais à cacher pour que notre empathe ne se doute de rien et décidais alors de m'éclipser discrètement. Je savais pertinemment que si je restais ici plus longtemps, je ne parviendrais plus à cacher quoi que ce soit et je ne voulais surtout pas que Jasper ne se rende compte de quoi que ce soit.
C'est ainsi que je reculais petit à petit de ma position précédente à savoir aux côtés de mon ami, cachés que nous étions derrière le gymnase. J'essayais de faire le moins de bruit possible, mais à peine avais-je fais deux pas en arrière qu'une main me saisi le poignet et me ramena à notre poste d'observation.
Edward me jeta un regard empreint d'inquiétude, ayant sans doute malgré mes efforts sentis mon état d'esprit actuel. Mais comme je ne soufflais mot, il s'abstint du moindre commentaire mais de part son regard je savais qu'il essayait de me réconforter à sa manière ce que je lui en était tout de même gré. Après un petit temps d'hésitation Je repris mon observation des deux anciens amants et écoutait la suite des aveux de Jasper :
- Au fil des années passées ensemble, je pensais être enfin arrivé à être heureux, mais je me trompais. Je ne m'en suis aperçue que quand les Stevenson et à fortiori Bella sont apparu à Forks. Je devais bien admettre que la première fois où j'ai revu Bella, en chair et en os bien que changée de part sa nouvelle nature similaire à la notre. J'avais du mal à réaliser qu'elle était réellement là, devant moi et non le fruit de mes souvenirs dans lesquelles il m'arrivait parfois de me perdre.
Mais je devais bien me rendre à l'évidence, elle était bien réelle et c'était pour m'en assurer que je l'ai appelé par son prénom. Ce n'est que quand elle se jeta dans mes bras que je me suis enfin rendu compte de la petite touche qui me manquait pour que je sois réellement heureux.
Celle que j'avais aimée plus que de raison et que je croyais perdue à jamais se tenait à présent dans mes bras. J'avais d'ailleurs du mal à différencier mes propres émotions tant celles de Bella allaient de pair avec les miennes, ne faisant que renforcer le sentiment de plénitude dans lequel je me retrouvais à cet instant.
Je me croyais en plein rêve mais j'eus tôt fait d'être revenu à la réalité quand je me suis enfin rendu compte dans la situation dans laquelle nous nous retrouvions tous les trois, toi, Bella et moi.
Je ne savais pas comment remédier à cette situation sans faire du mal à l'une d'entre vous. Mais je n'eus pas à réfléchir longtemps puisque Bella avait pris une décision pour nous deux en voyant nos mains jointe. Cela ne me surprenais guère en fait, Bella à toujours été d'une grande bonté. Passant toujours le bonheur des autres avant le sien, bien que sa douleur qui me parvenait par vague ne cessait de me déchirer le cœur.
Nous t'avions mentis, c'est vrai Alice, mais ce n'était certes pas dans le but de te faire de la peine. Au contraire, nous n'avions pensée qu'à toi. Pensant par la même que nous pourrions passer au dessus de nos propres sentiments passés bien qu'encore présent et parvenir à faire en sorte de faire de ce mensonge une réalité en n'étant qu'ami.
Malgré tous nos efforts comme tu t'en doutes nous n'y sommes bien évidement pas parvenu, ta vision te le confirmant. Pourtant ce n'était pas faute d'essayer tu peux me croire. Bella faisant tout pour éviter de trop être en ma présence sans toute fois m'éviter systématiquement non plus, allant même jusqu'à sympathiser avec des humains.
Au début tout allais pour le mieux, jusqu'à ce que ceux-ci, habitué à la présence de Bella à leur côtés ne la craigne plus que très modérément et se permettent de tenter leur chance avec elle. C'était à ce moment bien que j'ai tout fais pour l'étouffé que ma jalousie est entrée en action. Celle-ci nullement aidée bien entendu par Gary qui nourrissait lui aussi des sentiments pour elle.
Après un moment, nous en avions parlé lui et moi et nous étions mis d'accord pour éviter que l'un deux ne s'approche trop près de Bella et ce pour diverses raisons. La première étant le risque que notre secret soit révélé aux humains si par malheur l'un d'eux était trop perspicace, la deuxième avait attrait à notre jalousie commune.
Je savais bien que je n'avais en aucun droit d'être jaloux, mais je ne pouvais m'en empêcher. Et je suis désolé de t'avoir fait de la peine à ce moment là. J'aurais du t'accorder plus d'attention, du moins autant que tu le méritais et je m'excuse de t'avoir négligé pour mes sentiments égoïstes.
- Ils ne sont pas si égoïstes que cela Jasper, lui répondit elle dans un sourire, tu l'aimes et on ne peut aller contre l'amour qui nous lie à une personne, j'en sais quelque chose. Et ne t'inquiète pas je ne t'en veux pas non plus. Je te remercie juste d'avoir été honnête toi aussi avec moi. Bella l'a été aussi de son côté mais je voulais surtout avoir ta propre version.
D'ailleurs puisque nous venons clairement de nous avouer aimer une autre personne. A défaut d'être encore ensemble, pouvons nous demeurer au moins meilleurs amis ? Lui demanda-t-elle d'une petite voix, semblable à un murmure tout en tendant vers lui sa main droite.
Un grand sourire s'étendit sur son visage et plaça sa propre main dans la sienne.
- Bien évidement, je ne le concevais pas autrement.
Suite à ces paroles, ils s'enlacèrent dans une longue étreinte bien qu'amicale. Comme une façon de dire au revoir à leur précédente relation pour en envisager une nouvelle empreinte d'amitié forte et solide.
Edward et moi décidâmes à cet instant de sortir de notre cachette et de les rejoindre. Ils se séparèrent à notre arrivée et tandis qu'Edward passait ses bras autour de la taille gracile d'Alice, Jasper en fit de même avec moi après un regard comme pour me demander la permission. Permission que je m'empressais de lui donner à travers mon sourire.
Jasper se tourna alors vers Edward et lui demanda :
- Tu prendras soin d'elle n'est ce pas ?
- Il n'y a pas de doute à avoir la dessus je peux te l'assurer et je ferais en sorte de la rendre la plus heureuse des femmes. J'espère que tu en feras de même avec Bella. Elle le mérite elle aussi.
Il ne lui répondit pas verbalement mais le regard qu'il me destinait ainsi que son tendre sourire parlait pour lui.
Les deux autres protagonistes s'éclipsèrent nous laissant par la même dans l'intimité de nos retrouvailles si ardemment désirées depuis plus d'un siècle de séparation.
Nous étions plongés dans l'or de nos regards, un amour indéfinissable s'y reflétant. J'avais encore peine à croire que mon rêve le plus cher venait enfin de se réaliser. Que nous étions désormais comme aux temps jadis, appartenants enfin l'un à l'autre, pour ne plus jamais se quitter cette fois ci.
Un bonheur sans commune mesure s'empara alors de moi tel qu'il ne l'avait plus été depuis longtemps. Je me sentais légère, enfin pleinement moi-même dans les bras les plus réconfortant et aimant du monde. Le monde aurait pu s'écrouler, là, à l'instant, je n'y aurais pas prêté attention le moins du monde, tant que nous étions réunis et à jamais.
- Je t'aime.
Nous nous l'étions avoué dans un synchronisme parfait, ce mot si rare que nous ne prononcions que rarement, d'habitude exprimé en un regard, fit naître dans mon cœur encore plus de sensations d'amour, de bonheur et de passion bien que je crus cela impossible tellement mes sentiments à son encontre étaient puissants.
C'est à cet instant que nos visages se mirent à se rapprocher doucement l'un de l'autre. Dans un but commun, de permettre à nos lèvres d'accomplir ce qu'elles n'avaient pu faire il y a quelque temps.
Lorsque enfin elles se touchèrent, nous fermâmes nos yeux fortement de concert, heureux de pouvoir retrouver la douceur de celle de l'autre, de retrouver des sensations oubliées, de nous retrouver tout simplement.
Celles de Jasper se mirent alors à bouger tout doucement contre les miennes, telles une caresse, comme si, par ce geste il cherchait à retrouver le goût des miennes qui s'étaient mise à faire de même.
Puis, quelques instants plus tard, je sentis le bout de sa langue caresser sensuellement ma lèvre inférieure, dans le but d'approfondir notre si magnifique baiser. J'accédais à sa requête et ma langue vint alors rejoindre la sienne, la caressant telle qu'elle ne l'avait pas fait depuis trop longtemps.
Mes mains vinrent rejoindre sa tendre nuque tandis que les siennes se posèrent sur mes joues. Les caressants à l'aide de ses pouces.
Notre baiser qui était des plus doux au départ devint de plus en plus passionné, essayant ainsi de nous démontrer la mesure des sentiments que nous éprouvions l'un pour l'autre bien qu'aucun baiser puisse en réalité l'importance de l'amour que nous nous portions. Nos sentiments étaient bien trop profonds pour cela.
Quand enfin notre baiser pris fin, nous nous regardâmes de nouveau dans les yeux, un sourire identique peint sur nos lèvres, notre expression ne voulant exprimer qu'une seule et unique chose : Nous nous aimions plus que nos propres vies, vies que nous allions enfin pouvoir partagées pour l'éternité.
Note de fin : Ne vous inquiétez pas, c'est loin d'être la fin de la fic, il nous reste tout de même plein de chose à voir, notamment la réaction de leur entourage, mais aussi et surtout le secret de Thiberias que nous n'allons pas tarder à découvrir ! En tout je crois qu'il ne reste à cette fic que 5 à 6 chapitre avant l'épilogue. En espérant que vous serez toujours au rendez-vous d'ici là ^^
Aussi, je voulais vous demandez, voulez-qu'il y ait un lemon entre Bella et Jasper ou pas ? C'est vous qui voyez moi ça ne me dérange pas du tout.^^
Sinon vous en avez pensez quoi de ce chapitre ? J'espère qu'il vous a plus^^ Et si vous voulez me faire super plaisir, cliquer sur le petit bouton vert en bas, ça prend pas longtemps et continue à beaucoup me motiver pour l'écriture de la suite !
Biz
Au prochain chapitre ;)
