Chapitre 1:
« Là, où toute l'histoire a débuté. Tout ce qui a commencé dans le sang doit finir dans le sang. »
Runaway – Yeah Yeah Yeahs ( watch?v=-QqArc12juQ)
On traînait dans ces bois depuis Août. On cherchait les horcruxes depuis le 31 Juillet. On était en Novembre. Cela faisait donc 3 mois que l'on errait dans les bois. Peut être pensez vous que c'est peu. Que c'est supportable. Peut être ne l'était-ce pas ? On n'avait pas trouvé grand chose depuis Août. Voire presque rien. Certes, on avait le médaillon de Serpentard, mais on ne savait pas comment le détruire. Il nous faudrait des crocs de basilic. Bien sûr, on se baladait tous les jours avec des crocs de basilic dans nos sac. Mais je ne disais rien. Rien du tout. Je préférai représenter une sorte de force calme et posée, la Hermione Granger que tout le monde connaît. Face à mes deux compagnons, Ron, impulsif et impatient et Harry qui était aussi impulsif et tourmentée par Voldemort et l'horcruxe accroché autour de son cou, et bien sûr vite irritable. Alors oui c'était dur. Pour nous tous. Ron n'était plus blessé depuis peu au bras, il s'était rétabli. On pouvait certes transplanner mais est ce que ça allait réellement nous aider ? On ne savait pas où aller. On ne savait pas où chercher. Je faisais quelques recherches de mon côté, ce n'était que quelques notes sur un calepin. Rien de bien sérieux. Ce n'était que des hypothèses. Mais je les mettais par écrit, car après tout, si je venais à disparaître, ils auraient les traces de mes recherches. C'était toujours cela de gagné. On ne savait jamais. Un accident était vite arrivé. On pouvait tombé d'un instant à l'autre sur des mangemorts.
Beaucoup de choses avaient changé de l'autre côté, dans le côté civil disons, car nous n'étions pas vraiment sur le même front qu'eux. On n'était ni du côté des civils, ni du côté des combattants. On était dans aucun de ces deux côtés. Mais de leurs côtés, les choses avaient changé. On ne pouvait bien sûr pas être au courant. On avait une petite radio, mais elle était toujours branchée sur la chaîne qui annonçait les décès. Ron l'écoutait tout le temps. En permanence. Et je comprenais. Il avait peur pour sa famille. On avait tous peur. Je n'écoutais pas réellement. Mes parents ne savaient plus qui j'étais, ils ne risquaient rien. Ils étaient en dehors de cette guerre. En sécurité.
Revenons à la radio. Un bruit énervant à la longue, un bruit agaçant. Une voix monocorde, une voix irritante. Elle tournait en boucle. Comme une quatrième personne avec nous. Et il était vrai qu'à force on n'en avait marre. De tout. De la radio. De cette voix. De Ron qui la chérissait plus que tout. Quelques fois il était vrai que je voulais lui crier de l'éteindre, juste une minute, juste une heure. Bien sûr, on ne pouvait pas lui demander cela. On était ses amis. Il avait sa famille. Il avait peur. Il était inquiet. Et il s'en voulait, il les avait laissés, abandonnés.
Ce soir là, Harry avait porté le collier pendant deux jours. Il devait me le passer ce soir. Mais il ne l'avait pas encore fait. On était tous les deux autour de la table du « salon » de notre tente. On parlait du plan que l'on devait élaborer. Ron était dans la chambre. On avait comme bruit de fond ce son de radio. Je sentais que Harry s'énervait. Qu'il ne voulait plus entendre cette radio. Il ne voulait plus. Il ne pouvait plus. Il se leva et alla voir dans la pièce d'à côté.
- S'il te plaît, Ron, tu peux éteindre juste pour cette nuit la radio ? Demanda-t-il alors.
Je savais qu'il avait employé le ton le plus calme qu'il pouvait. Qu'il avait fait des efforts. Je le savais. Mais je savais aussi que Ron ne voudrait pas. Il y eut un silence. Harry revint s'asseoir en face de moi. La radio n'était pas éteinte. J'entendis des mouvements de draps. Des pas lourds sur le sol. On le vit dans l'encadrement. Il était rouge de colère et avait laissé la radio dans la chambre.
- Non, Harry, non. Je ne peux pas l'éteindre. Cracha-t-il.
- Je ne te demande pas de l'éteindre pendant plusieurs jours, mais juste pour cette nuit, Ron. Dit-il alors en essayant de garder son calme.
Je pris ma tête dans mes mains. Je savais comment tout cela allait se terminer. Je savais que Ron ne se contrôlerait pas. Je savais qu'Harry perdrait alors aussi le contrôle et pourtant je ne faisais rien. J'attendais. Que ça passe sûrement.
- Je ne comprendrais probablement jamais pourquoi. Marmonna alors Harry.
- Sûrement parce que tu n'as plus de famille. Plus rien à perdre. Répliqua Ron.
On y était. Oui, on y était. Le moment où on venait au fait qu'Harry n'avait rien à perdre, que Ron avait de quoi être plus inquiet que lui. Je savais comment ça allait se terminer. Je savais que ce ne serait que passager. Ils se criaient dessus, se bagarrant encore et toujours. Je n'écoutais plus vraiment. Je ne voulais plus.
- Et pourquoi à ton avis ? Voldemort m'a tout pris sombre abruti ! Criait Harry.
Je n'avais entendu que cette phrase. Je n'avais écouté que celle-ci. Car tout ce qui se passa après cette phrase était lié à celle ci. Il y eut un silence après. Comme si on redoutait ce qui allait se passer. On ne savait pas ce qui pouvait arriver, mais on sentait le danger. Il était là. À notre porte. On entendit un craquement. Des pas dans l'herbe. Il y avait quelqu'un. On avait les sorts de protection. Tout irait bien. Je sortis de la tente, sans un mot. Je m'arrêtais à quelques centimètres d'un mangemort qui me regardait droit dans les yeux. Mais il ne pouvait pas me voir; les sorts nous protégeaient. Et puis ce fut comme si l'imaginable s'était produit. Comme si on m'assénait une réelle gifle. Il posa sa main sur ma joue. Je savais ce que ça signifiait. Mais c'était impossible. J'avais moi même fait ses sorts, ils étaient parfaits. Comment pouvait-il me voir ? Comment pouvait-il me toucher ? Je ne pouvais pas y croire. Il approcha alors sa bouche de mon oreille et dit quelques mots qui voulaient tout dire.
- Le nom du Seigneur des Ténèbres est tabou.
Je me défis alors de son emprise et courut jusque dans la tente. Ron et Harry se précipitèrent vers moi, ne comprenant pas. Je pointai ma baguette sur le visage d'Harry et prononçai un formule qui le défigurerait, ils ne le reconnaîtraient pas. À part s'il le connaissais vraiment. Je pris ma bourse, mon sac magique et y mit tout ce qui tombait sous ma main pendant que Ron et Harry protégeaient la tente. Puis elle disparut d'un coup de baguette. Je commençai alors à courir, jusqu'à en perdre mon souffle. On était en pleine nuit. Je ne savais pas réellement où je posais mes pieds, où mes jambes me dirigeaient, où mes mains s'accrochaient, où je jetais mes sorts. Je voyais du coin de l'œil Harry et Ron. Eux aussi poursuivis. Je sentais que mes jambes commençaient à faiblir malgré l'adrénaline, malgré la peur, malgré tout. Ils étaient plus nombreux que nous. Mais il ne fallait surtout pas que l'on se fasse arrêter, surtout pas Harry. Ron ne risquait pas grand chose, étant un Sang Pur, même si considéré comme traître à son sang. Quant à moi, j'étais une née moldue. Que faisaient ils aux nés moldus? Allais-je mourir s'ils me capturaient ?
Je me pris le pied dans une racine. Je tombai. Ça avait été fatal. Bien sûr que ça l'avait été. Je sentais une main s'accrocher à mon bras droit et me soulever comme si je ne pesais rien. Mon cœur battait vite. Comme s'il allait sortir de ma poitrine. C'était l'homme qui m'avait touché la joue. C'était lui. Ses yeux noirs me scrutaient. Harry et Ron m'avaient entendu tomber, je les vis se retourner pour voir comment j'allais. Je les frappai dans ma tête, comment peut-on être aussi stupide ? S'il y avait bien une fois où ils ne devaient pas faire attention à moi, c'était celle-ci. Ils se firent alors attraper chacun par deux mangemorts. Ils les amenèrent vers moi et le mangemort qui me tenait. Je savais bien que ça ne servait à rien de se débattre. Le mangemort qui me tenait pris alors un carnet noir. Je ne savais pas encore à quoi il pouvait bien servir. Il nous regarda, alors qu'un autre mangemort me tenait, plus fermement.
- Le rouquin, ton nom ! Cracha-t-il.
Ron resta enfermé dans son silence. Il n'avait pas tord, s'il donnait son nom. Son vrai nom. Alors ils sauraient qui on est. Le mangemort semblait agacé par son comportement. Je vis des noms marqués sur ce carnet noir. Beaucoup de nom avec à côté « Sang Pur », « Sang mêlé », « Traître à son sang » et enfin « Sang de Bourbe ». Alors c'était ça ? Ils traquaient les sangs impurs, en général. Bien sûr, là nous avions fais une infraction. Ils nous traquaient pour avoir dis « Voldemort » : mot tabou. Ron ne répondit toujours pas. Le mangemort lança un regard à celui qui tenait Ron. Il fit un mouvement de tête presque imperceptible. Il asséna à Ron un coup dans le ventre. Je voulus m'approcher de lui, mais le mangemort qui me tenait m'en empêchait. Le mangemort au carnet s'avança alors lentement de Ron.
- Qui es tu, gamin ? Demanda-t-il à deux centimètres de lui.
Ron releva son regard vers lui avec un air de défis. Le mangemort au carnet semblait agacé. Il fronça les sourcils. Comme s'il réfléchissait. Puis un sourire presque démoniaque s'étira sur son visage.
- Puisque vous ne voulez pas parler, quelqu'un d'autre vous fera parler. Dit-il alors, puis se tourna vers ses mangemorts. On va les amener au manoir.
Un flot de questions me traversa alors l'esprit. Quel manoir ? Qui allait s'occuper de nous ? Il me semblait illogique que ce soit Voldemort, ils ne l'auraient pas convoqué pour cela. Peut être un mangemort plus haut placé, et donc peut être beaucoup plus cruel. Tout à coup la peur m'envahit. Qui savait ce qu'ils allaient nous faire ? Quoique c'était bien évident. Si on cachait nos identités, qu'on errait dans les bois et qu'on osait dire le nom du Seigneur des Ténèbres, il était évident pour eux qu'on était soit fous, soit coupés du monde, soit en fuite et donc potentiellement importants si on était en fuite. Peut être étions nous un peu de tout cela ?
« Run, run, run, away. Lost, lost, lost, your mind. »
Bonjour !
Alors comment avez vous trouvé ce chapitre ? Avez vous des avis ou des questions ?
Alors, bien sûr, ce n'est qu'un chapitre introductif à la fiction, je suis bien consciente que vous n'avez peut être pas d'avis très constructif ou bien très précis. ^^ Mais déjà, est ce que ça vous plaît ou non ?
Bisous ! Le prochain chapitre ne devrait pas tarder à arriver. :)
