Réponse aux Review:
Fiction-LAuraa : Merci beaucoup de me suivre encore pour celle-ci ! :)


Chapitre 5:

« Ce que l'on a de plus précieux est souvent sous notre nez. »

The Fray – You found me

Je m'étais réveillée dans la tente. Cela faisait peut être des heures et des heures que je n'avais pas mangé. En réalité, ça faisait 2 jours. Ce n'était pas si énorme. Je ne bougeais pas. Je ne parlais pas. Je ne dormais pas. Je respirais à peine. Je voulais juste me laisser mourir dans mon lit. Je ne voulais voir personne. Je ne voulais entendre personne. J'avais comme l'impression d'avoir tout perdu. On dit souvent que ce que l'on a de plus précieux est juste devant nos yeux et qu'on ne le voit souvent pas. Je n'avais plus rien. Je n'avais plus Harry, ni Ron, ni l'ordre, ni mes parents. J'étais seule. Ils me manquaient tellement. Je me sentais au fond du gouffre, comme si plus rien ne pouvait me rendre mon sourire. Comme si rien ne pouvait me rendre heureuse à nouveau. Alors j'avais décidé de tout simplement me laisser dépérir. Je savais que ce n'était pas courageux. Mais je n'avais plus aucun espoir. Plus rien. Plus personne.

Malefoy entra dans ma chambre avec un petit déjeuné sur son plateau. Il le posa à mes côtés sur mon lit.

- Ça fait deux jours que tu n'as pas mangé, Granger et il faut aujourd'hui qu'on change d'endroit ça fait trop longtemps qu'on est ici, on va se faire repérer. Dit-il alors.

- Et alors ? Répondis-je d'une voix rauque.

- Alors ? Peut être que toi tu ne tiens plus à rien mais moi oui. Je tiens encore à ma peau. Donc, il faut bouger et je ne te laisserai pas seule ici.

- Laisse-moi. Abandonne-moi, Malefoy. Qu'est ce que tu en as à faire de toute façon ?

Il soupira bruyamment. Il passa une main dans ses cheveux.

- Je sais que c'est difficile, Granger, tu as tout perdu, mais n'abandonnes pas.

- Qu'est ce que t'en sais Malefoy ? Ricanais-je. Petit fils prodige, fabuleux mangemort, aimé, envié. Qu'est ce que t'en sais hein ?

Je pris une des tartines dans ma bouche et croqua un morceau dedans tout en me levant pour partir loin de celui qui m'agaçait tant. Il m'attrapa par le poignet.

- Qu'est-ce-que j'en sais, Granger ?! Rugit-il. J'en sais que moi aussi j'ai tout perdu je te rappelle ! Je ne vois plus ni mes parents ni mes amis ! Qui me renient eux aussi ! Alors voilà ce que j'en sais. Arrête de croire qu'il n'y a que toi dans cette histoire. Et moi aussi je suis bloqué avec toi tout le temps ! Alors arrête, s'il te plaît. Arrête de te plaindre et profite du fait que toi au moins tu ne te bats pas, tu ne risques pas ta vie, pendant que d'autres la risquent au front ! Ressaisis toi, Granger ! Cria-t-il.

- Si ça te dérange tant que ça d'être avec moi, murmurai-je en me rapprochant. Pars, Malefoy. Mais à ce moment là, il ne fallait pas me demander de rester.

- Tu as bien raison. Ça m'apprendra à vouloir aider les gens. Je n'ai qu'à redevenir le Malefoy qui n'en a rien à faire de la petite Sang-de-Bourbe.

Sur ces paroles il partit en trombe. J'attendis quelques instants. Qu'avais-je fais ? Qu'avais-je dis ? Je me retrouvais à nouveau seule. D'un coup de baguette je vis la tente partir peu à peu et se replier dans un coin. J'étais sur l'herbe. Malefoy mit son sac sur ses épaules et lança un regard vers moi.

- Si ça t'intéresse Granger, je vais dans une forêt proche de Poudlard, pas la forêt interdite tu t'en doutes. Dit-il froidement.

Il transplanna et disparut sous mes yeux. Je me retrouvai alors totalement seule. Je me rendis alors compte qu'il avait été une compagnie, une aide. Dans le fond, malgré ma fierté, malgré ma haine, je regrettais ce que j'avais dis. Je regrettais le fait qu'il soit parti. Je le voulais encore là, prêt de moi. Car il avait été là, que je le veuille ou non. Je fis alors la seule chose qui me semblait juste dans mon esprit. Je ravalai quelque peu ma fierté et transplanai. Je n'avais aucune idée de là où il était autour de Poudlard. Il y avait tellement de forêts. Et au fond, c'était peut-être un piège, des mangemorts me cherchaient peut être en ce moment même avec l'aide de Malefoy. Qu'est ce que j'en savais ?

J'arrivai alors autour de Poudlard et commençai à chercher Malefoy. J'hurlai son nom et c'était stupide. Je le savais. S'il y avait des mangemorts dans les parages ils m'auraient trouvée directement, m'entendant hurler à la mort. J'étais totalement stupide, je le savais, mais je me sentais perdue. Comme si on m'avait réellement tout enlevé. Je courais à travers les arbres, les buissons et les rochers. Je criais encore et toujours son nom. J'étais stupide, j'étais perdue et j'étais naïve je le savais. J'en étais bien consciente. Je vis au loin le château. Poudlard. Il était là. Se tenant orgueilleusement devant moi. Me narguant du haut de sa splendeur. Je me sentais tellement proche et loin de ce château, de ce passé perdu qu'il incarnait. Je savais que plus jamais je ne pourrais franchir ses portes, que plus jamais je ne pourrais parcourir ses corridors, plus jamais je ne pourrais me baigner dans le Lac Noir. Plus jamais. Alors oui, il me narguait, se moquait de moi.

Je me détournai alors du château et continuait ma poursuite. Plusieurs heures passèrent alors. Je me laissai tomber contre un rocher. J'étais épuisée. J'étais exténuée. J'avais perdu tout espoir de le retrouver et je ne savais que faire. Je devais bien évidemment fuir si je tenais encore à ma vie. Les mangemorts me tueraient s'ils me voyaient. Et l'Ordre... Ils me tueraient ou m'enfermeraient aussi probablement. Alors je devais fuir. Je ne savais où me réfugier. Je ne savais si je pouvais le faire seule. Si j'en étais capable. J'avais perdu Malefoy. Je l'avais perdu. Et c'était comme si j'avais tout perdu. Comme si j'avais perdu mon dernier espoir. Ça semblait si bête que ce soit lui mon dernier espoir. C'était si inattendu. Puis un sanglot remonta jusqu'à mes lèvres. Je le laissai s'échapper, car après tout, j'étais seule. Et tout le monde s'en fichait que je sois vivante ou morte, heureuse ou désespérée. Les larmes apparurent rapidement et je ne pus les retenir. Dans le fond, je ne voulais pas les retenir.

Je me relevai. Il fallait que je trouve un coin pour dormir. Quelque chose. N'importe quoi. Mais je n'avais rien sur moi. Rien du tout. Et ce n'était pas comme si on avait inventé un sort pour faire apparaître une tente du néant. Seule la lueur de ma baguette m'indiquait où je marchais et je manquais de tomber plusieurs fois. Le froid se faisait sentir, je ne savais pas où j'allais, je ne savais même pas si j'allais encore passer la nuit. Tout cela me désespérait. J'avais beau être quelques fois courageuse, quelques fois ingénieuse : là je ne pouvais plus. Je n'étais pas parfaite. Je n'étais pas imbattable. Et c'était peut-être cette fois-ci la fois de trop. J'entendis un craquement de branchage. Je m'immobilisai. Baguette en main cherchant la source du bruit.

- Granger ? Entendis-je alors.

Mon corps se décrispa lorsque je reconnus sa voix. Je n'aurais jamais pu imaginer qu'un jour je serais si heureuse d'entendre sa voix. Et pas une autre. Juste lui. Je vis son visage sortir des bois pour s'approcher de moi. C'était comme si toute inquiétude, tout désespoir, toute blessure et toute peine avaient évacué mon corps. Comme si j'étais vidée de tout. Comme si c'était mon soulagement. La seule personne que j'attendais, la seule personne dont j'avais besoin. Je baissai quelque peu ma baguette. Il s'approcha un peu plus. Je vis alors son visage, ses cheveux blonds, ses yeux et ses sourcils haussés. Il s'arrêta peut être à un mètre de moi. Il attendait probablement que je dise quelque chose, que je fasse quelque chose. Et je fis la seule chose qui me passa par la tête. Je m'avançai vigoureusement vers lui et je m'arrêtai à quelques millimètres de lui.

- Je t'ai cherché toute la journée, Malefoy ! Commençais-je à crier en le frappant sur son torse. Je suis sûre que tout Poudlard m'a entendu, sauf toi bien sûr ! J'ai faillis mourir au moins un million de fois et c'est que maintenant que tu fais ton apparition ! Continuais-je en le frappant toujours plus fort.

Je le fixai les sourcils froncés, les yeux noirs de rage et mes petits poings le frappant. Il ne réagissait pas et attendait probablement que je me calme. Devant son inactivité, je me calmai enfin. Je soupirai devant son regard mi-surpris mi-amusé. Puis je fis une chose qui dû le surprendre encore plus. J'effaçai la petite distance qu'il y avait entre lui et moi et le pris dans mes bras. Au départ il ne réagit pas et voyant que je le serrais toujours de plus en plus fort et que je ne partais pas, il passa ses bras dans mon dos. Et j'étais réconfortée. Je n'avais besoin de rien de plus. Juste ça. Et toutes mes inquiétudes étaient parties. Je me détachai quelque peu de lui et le regardai droit dans les yeux.

- Ne me laisse plus partir, Malefoy. Pas seule. Murmurai-je alors si doucement que je me demandais s'il avait entendu.

Il sourit quelque peu. Il passa ensuite une main sur ma joue.

- Promis, Granger.

Il prit mon poignet et me guida dans la forêt jusqu'à sa tente. Il enleva tous les sorts de protection et je pus rentrer. C'était toujours la même tente, rien n'avait changé, mais je me sentais comme réconfortée. Comme si j'étais enfin chez moi. Comme si j'avais trouvé une place quelque part. Comme si je me sentais en confiance quelque part. Je passais peut être plusieurs minutes dans l'entrée, observant cette tente. Oui, j'étais probablement chez moi. Ou du moins j'en avais comme l'impression. Ça me semblait si étrange de me sentir en confiance alors que j'étais avec Malefoy, un mangemort. Tout indiquait que je devais me méfier. Mais non.

« Lost and insecure, you found me, lying on the floor, surrounded. Why'd you have to wait? Where were you? Just a little late. You found me, you found me. »


Bonjour Bonsoir !
Comment avez-vous trouvé ce chapitre ?
Alors il est mis plus tôt que prévu, parce.. Eh bien parce que j'ai pas mal avancé sur la fiction ce week-end, donc voilà ! ^^
Avez-vous des questions ? Avis ? Critiques ?
Merci encore pour toutes vos review !
Bisous à tous :)