Réponse au review :

Guest : Merci beaucoup ! Oui enfin cette confrontation tant attendue (ou pas? ^^), oui j'aurais pu faire en sorte que Harry lui donne le bénéfice du doute.. Mais je trouve qu'il est un personnage qui se laisse vite emporter par ses émotions quant il s'agit d'être trahi ou blessé. Donc je trouvais que c'était peut-être plausible qu'il ne lui donne pas jutement. Comme tu dis, on pourrait les traiter de tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables ! Alors là pour ce qui en est de la fin c'est secret défense. J'ai fais autant de fiction avec des fins tragiques que des fins joyeuses, donc tu ne sauras pas ^^. Je suis adepte des deux ;). Après est ce que je vais suivre la triste histoire de Bonnie et Clyde, ça tu le verras bien, mais j'espère surprendre avec cette fin !

numro trois : Salut ! Eh oui enfin cette rencontre et je vois qu'elle ne t'a pas déçue ^^. Oui le choix a été plus facile vu les conditions dans lesquelles elle était. Ne t'inquiète pas pour ça, je ne vais pas l'abandonner, j'ai presque finis de l'écrire plus que deux ou trois chapitres à écrire ! :).


Chapitre 10.

"And I remember us now, but I forgot what we felt like. Somewhere along the way."

Maria Mena – Homeless.

« Et c'est donc lui. Dit alors Ron d'une voix rauque. Tu vois Hermione, tu peux choisir. Et tu l'as choisi lui sans aucune hésitation. »

Je levai mes yeux vers lui. Oui je l'avais choisis, j'avais préféré sauver Malefoy que Ron. Je me rendis alors compte que tout avait changé. Harry attrapa Ron par le bras et le leva. Il passa le bras de Ron sur ses épaules, servant ainsi d'appui à Ron. Harry me jeta un dernier regard.

- Pars, Hermione. Mais ne reviens pas. murmura-t-il assez fort pour que je l'entende.

J'acquiesçai d'un signe de tête. Je relevai tant bien que mal Malefoy. Il avait ses yeux mi-clos dirigés vers moi. Je voyais Ron et Harry s'éloigner au loin. C'était fini et cette fois-ci c'était une séparation réelle qui se passait devant moi. J'avais réellement l'impression que ces sept dernières années n'existaient alors plus. Que tout était désormais qu'un nuage de souvenirs et de sentiments. Rien de plus. Je les regardais toujours s'éloigner de nous, de moi. S'éloigner de ce qu'on avait été. Mes souvenirs d'eux, mes sentiments pour eux, s'éloignant en même temps et je ne pouvais rien faire pour empêcher cela. J'étais totalement impuissante face à cela. Je tournai mon regard vers Malefoy, son visage recouvert de sang et d'ecchymoses. Je commençais alors à marcher avec Malefoy qui prenait appui sur moi dans la direction opposée à celle de Ron et Harry.

- Il faut qu'on parte Granger, articula difficilement Malefoy.

- Perspicace, ricanais-je acide.

Il soupira et s'arrêta de marcher ce qui m'obligea aussi à m'arrêter. Je le regardai et haussai un sourcil.

- Quoi ? Demandais-je excédée.

- Il faut transplanner. Répondit-il en levant les yeux.

- On ne peut pas, tu es trop faible, ça pourrait te tuer ! Répliquais-je agacée.

- J'ai pas dis que c'était une question, Granger.

Je fronçai alors les sourcils et tout à coup je me sentis partir. Je compris alors qu'il avait transplaner et je compris aussi que quand on arriverait sur la terre ferme, je le tuerai. On arriva alors dans une autre forêt, je repris quelque peu mes esprits et regardai Malefoy qui était toujours accroché à moi.

- Malefoy ! Tu es complètement idiot et immature ! Tu te rends compte que tu aurais pu mour...

Je m'arrêtai dans ma phrase car je ne sentais plus la main de Malefoy sur mon bras et je le vis s'effondrer face à moi. Je me ruai alors vers lui, les yeux écarquillés, le cœur battant de plus en plus fort contre ma poitrine.

- Malefoy ! Criais-je en le secouant un peu pour le réveiller. Malefoy ! Non ! Tu ne peux pas me faire ça ! Drago !Criais-je toujours les larmes montant aux yeux.

Je restais parfaitement incapable de faire quelque chose de réellement utile à part crier son nom et le secouer en espérant qu'il se réveille. Puis j'eus l'idée de prendre son pouls. Je ne sentais rien. Et alors la peur m'envahit. L'angoisse. La peur de le perdre, la peur de me retrouver seule, la peur de la solitude, la peur qu'il ne soit plus là. Je fis alors la chose la plus stupide qui me passa à la tête et qui s'avéra tout de même efficace : donner un coup de poing sur sa poitrine. Ce qui eut pour effet de faire repartir son cœur. Je soufflais alors, rassurée. Je savais que tout n'était quand même pas gagné. Qu'il n'allait pas bien. Je fouillai dans le sac et trouvai la tente. Je la jetai au sol et elle se déplia d'elle-même d'un coup de baguette. J'installai Malefoy dedans avant tout chose. Puis je fis les sorts de protection.

Je lui avais donné plusieurs potions qu'on avait en réserve. Je ne savais pas trop quoi faire de plus. Il était faible. C'était surtout cela. Et il n'y avait qu'une chose à faire c'était attendre. Attendre qu'il se réveille, attendre qu'il aille mieux. Et je n'aimais pas attendre sans rien faire, sans ne rien pouvoir faire surtout. Normalement il y avait une solution à tout, on pouvait toujours faire quelque chose. Mais dans cette situation-ci non.

Je me sentais réellement impuissante ce soir-là. Je ne pouvais rien faire pour aider Malefoy. Je ne pouvais absolument rien faire et je me sentais faible. Faible et fatiguée. J'avais l'impression qu'en une journée j'avais perdu ce qu'il me restait. Peut être que malgré les mois que j'avais passé seule avec Malefoy, je n'avais pas arrêté d'espérer. Peut être que j'espérais que Harry et Ron me trouveraient et me reprendraient. C'était égoïste, mais j'avais gardé espoir. Je pensais qu'ils m'aideraient, qu'ils me feraient confiance, qu'ils me croiraient. Mais non. Non. Tout cela n'avait été que des illusions, car pour eux je n'étais qu'un traître. Je n'étais pas digne de leur confiance. Malgré ces sept années d'amitié, malgré tous ces moments passés ensemble, malgré les sentiments, malgré notre vécu, malgré tout cela je n'étais pas digne de confiance. Je n'étais plus digne de confiance.

C'était comme si on m'avait arraché ma famille, comme si on m'avait arraché mon cœur. Je les avais perdu. Ils n'étaient et ne seraient plus là. Alors quoi ? Je n'étais qu'une étrangère ? Un ennemi maintenant pour eux ? J'étais quoi au juste ? Que faisaient-ils de notre amitié ? Que faisaient-ils de tous nos souvenirs ? Qu'allais-je en faire, moi ? Allais-je les garder à jamais en moi, comme une cicatrice, une plaie ouverte ? J'avais en effet tout perdu, enfin presque tout. J'avais perdu ma vraie famille en leur infligeant le sort obliviate, j'avais perdu l'Ordre, et surtout j'avais perdu Ron et Harry. J'avais perdu tous mes repères. Même s'il aurait fallut que je m'y attende, c'était évident qu'ils ne me croiraient pas, après coup. Mais pourquoi ne m'y étais-je pas attendu ? Pourquoi ? J'étais pourtant lucide et réaliste d'habitude ! Comment avais-je pu être aussi stupide ? Ce n'était pas moi.

En réalité, je n'étais plus moi. Je n'étais qu'une pâle imitation de la Hermione Granger d'il a quelques mois. Une copie incomplète. À la Hermione Granger d'aujourd'hui, il lui manquait sa famille, ses amis, ses espérances, ses croyances, ses certitudes, sa confiance, son sourire... Je me sentais comme étrangère à moi même.

Puis, le lendemain matin arriva. Je n'avais pas dormi. J'étais restée au bord du lit de Malefoy, le fixant en espérant qu'il se réveille. Mais ce n'était pas arrivé. Mais il avait semblé calme, reposé pendant son sommeil. Je m'étais presque fait à la proximité que nous avions durant la nuit. Car certes je n'étais qu'au bord de son lit mais j'étais tout de même proche de lui, et souvent je me sentais mal à l'aise quand j'étais proche de lui. Je soupirai. Si jamais il se réveillait et que j'étais le premier visage qu'il voyait, alors il serait déçu. Je devais avoir une mine atroce : je n'avais pas mangé, pas bu, pas dormis. Je n'avais fais que pleurer cette nuit là. Je me rendis surtout compte que quand il n'était pas là, je me sentais terriblement mal et seule. Car certes j'avais pratiquement tout perdu, mais il me restait lui jusque là. Et là, il me manquait. Car il ne me regardait pas, il ne me parlait pas, il ne m'écoutait pas, il ne m'envoyait pas de pique. Il était la toute dernière personne qui me restait et il serait presque insupportable pour moi de le perdre. Je détournai mon visage de lui, je savais qu'il fallait que je fasse quelque chose aujourd'hui. N'importe quoi.

- Granger, entendis-je alors.

Puis je me tournai vers lui et c'était comme si tout allait finalement s'arranger un jour. Comme si ça allait déjà un peu mieux, même si tout n'était que désastre et cauchemar autour de nous, on était au moins tous les deux. Ensemble. Il me regardait avec ses yeux bleus presque éteints. Et même s'il était fatigué voire même épuisé, j'étais heureuse de le voir me regarder, de le voir éveillé.

- Malefoy, murmurais-je. Plus jamais tu ne me fais un coup pareil. J'ai vraiment cru que j'allais te perdre. Rajoutai-je en souffle et en baissant les yeux.

Ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire. Il mit alors une main sur ma joue et je détournai mon regard vers ses yeux.

- Je pense que tu as déjà assez perdu de gens comme ça, Granger. Alors non, tu ne vas pas me perdre. Je ne te laisserai pas. Je ne t'abandonnerai pas. Pas en ces temps. Jamais. Dit-il d'une voix rauque.

- Promis ? Rajoutai-je d'une petite voix.

- Promis.

Ce fut comme une chaleur dans mon cœur. Comme un réconfort. Car je savais que je n'étais pas seule, qu'il était là. Pour moi. Et que j'étais là pour lui aussi bien sûr. Je me sentais protégée avec lui, en sécurité. Il était la seule chose qui me restait. La seule chose à laquelle je pouvais m'accrocher, et la seule chose à la quelle je tenais.

Oui, j'avais tout perdu. J'avais perdu mes parents par ma seule et unique faute. J'avais perdu le soutient de l'Ordre. J'avais perdu Harry et Ron. J'avais perdu ma famille, leur soutient, leur amour, mon foyer. Ma vie. Je me sentais comme exclue de son foyer, comme sans foyer. Sans rien. Et je savais au plus profond, que même si ça ne pouvait pas les remplacer, j'avais Malefoy. Il ne pourrait jamais les remplacer. Mais je me sentais comme à nouveau complète avec lui. Comme si j'avais trouvé une épaule sur laquelle m'accrocher. Et qui n'allait pas se dérober. Jamais.

Il me l'avait promis.

« And I feel homeless. »


Voilà le chapitre 10 !
Vous a-t-il plu ?
Je pense que je vais passer définitivement à deux chapitre par semaine (comme je le fais depuis peu), parce que j'ai fini (il ne manque plus que l'épilogue) d'écrire cette fiction ! :).
Merci en tout cas d'être toujours plus nombreux à suivre cette fiction et merci pour vos reviews qui me font toujours autant plaisir !