Réponse au review:
numro trois : Salut ! Merci beaucoup, oui c'est plutôt une belle promesse, faudra voir s'il la tient ^^.$
Chapitre 11 :
« But if you loved me why'd leave me, take my body. Take my body. »
All I want – Kodaline.
Malefoy s'en était finalement bien remis de cette mésaventure avec Ron et Harry. Il avait plutôt bien repris et en peu de temps. Je savais aussi qu'il ne voulait pas paraître faible devant quiconque donc il faisait en sorte que ça aille. Du moins au niveau des apparences, ça allait pour lui. Non pas que je ne m'inquiétais pas ou plus, mais il avait l'air d'aller.
Je pensais de plus en plus à Ron et à Harry. Je me ressassais notre dernière rencontre. C'était peut être la dernière fois que je les voyais et ça me tuait de l'intérieur. Comment étais je sensée me faire à l'idée que je n'allais peut être plus les voir ? Plus leurs parler ? C'était quelque chose d'inhumain. Je commençais réellement à réaliser, petit à petit. C'était fini. Le trio d'or était fini. Plus rien ne nous reliait et nous relierait peut être jamais. Cela faisait peut être plusieurs jours que je ne bougeais plus de mon lit. Que je ne voulais rien faire. Ne pas parler, ne pas manger, ne pas dormir. Je voyais dans le fond que ça énervait quelque peu Malefoy, mais j'en avais rien à faire dans le fond. Je n'allais pas bien et s'il ne pouvait pas le comprendre ce n'était pas réellement mon problème. Jusqu'au jour où il entra précipitamment dans mon espace, ma sorte de chambre. Il me fixait de ses yeux glacés alors que je tournai mon visage vers lui avec sûrement un regard vide, totalement vide.
- Granger, tu bouges maintenant ! Me dit-il en tirant mes couettes.
Je tentai alors de récupérer mes couettes, le froid m'envahissant d'un coup. Mais il les laissa tomber par terre. Je levai mon regard vers lui, les sourcils haussés de surprise. Puis je tournai mon regard vers ces couettes qui jonchaient le sol.
- Non mais ça ne va pas Malefoy ! Tu es devenu complètement fou ! Criai-je sans bouger de mon lit.
- Complètement fou ? Tu rigoles j'espère, répondit-il exaspéré. Moi fou ? Alors que toi tu passes tes journées dans ce lit, sans manger, sans parler, sans bouger ! Relève toi Granger, merde !
- Je n'ai pas besoin d'une seconde maman. Je m'en sors très bien seule. Répondis-je acerbe.
C'était à son tour d'hausser les sourcils. Il ria presque. En réalité il eut un rictus. Un de ces rictus très Malefoy.
- Tu t'en sors bien toute seule ? C'est une blague. Tu t'es vue dernièrement ? Tu fais peur à voir Granger. Non, tu ne t'en sors pas, tu restes là à te faire engloutir par tes émotions et c'est bien pour cela que je suis là. Il faut que tu sortes de là. De ce lit, de cette situation.
Je le regardai, la colère montant en moi. Je ne supportais pas quand il m'envoyait la réalité comme ça, en pleine figure. C'était comme s'il me donnait une claque. Violente. Courte. Marquante. Une claque dont j'aurais le souvenir pendant quelques jours. Alors je me levai.
- Je suis debout. Oh ! C'est magique ! Tous mes problèmes se sont envolés. Merci, ô grand Malefoy de m'aider tous les jours en étant juste là ! Dis-je en mimant de grand geste de soumission vers lui.
Il baissa son regard vers moi et je voyais qu'il serrait les dents. Pourquoi ? Pour ne pas m'envoyer une bonne réplique cinglante ? Je pouvais encaisser. Largement. Je n'étais pas à ça près. Puis il s'approcha de moi et colla presque sa bouche contre une de mes oreilles.
- Je comprends, finalement, pourquoi Potter et Weasley ne t'ont pas cherché, murmura-t-il.
Il tourna les talons et commença à partir. Je restai plantée là. Dans ma chambre. Jusqu'à ce que je comprenne. J'avais dis que je pouvais encaisser ? Peut être pas finalement. Peut être que j'étais déjà trop énervée et peut être que cette phrase là était la phrase de trop. Je sortis alors calmement de ma chambre en ouvrant les pans. Il était dans la pièce qui nous servait de salon. Je passai à côté de lui tout aussi calmement. Puis j'allais dans la cuisine et ouvrit un placard. Je n'avais absolument aucune expression sur mon visage. Il était impassible, lisse. Je pris alors quelques assiettes et revins avec elle dans le salon. Malefoy ne faisait même pas attention à ce que je pouvais faire. Il était assis sur son fauteuil avec son livre de potion. Fichu Malefoy. Je le haïssais lui et ses réflexions. Lui et ses manies. Puis il leva son regard vers moi et me vit. Moi et mes assiettes dans les mains. Il se leva et ria. Il riait. Il riait. Je rêvais.
- Eh bien, Granger, tu déménages ? Réussit-il à articuler entre deux rires.
Je le fusillai alors du regard. Il riait ce fichu petit idiot de Malefoy. Ce répugnant sale mangemort.
- Pas exactement, Malefoy.
Il me regarda alors et croisa mon regard. Je ne savais pas ce que mon regard disait mais son sourire s'effaça. Puis je pris une assiette dans ma main droit et commença à lui jeter. Il recula d'un bond, évitant l'assiette de peu.
- Granger ! Cria-t-il.
- Malefoy ? Demandais-je avec un espèce de sourire en coin qui ne me ressemblait pas.
- Non mais ! Tu vas bien ?!
- Très bien, Malefoy, très bien ! Hurlai-je en lançant une autre assiette. Alors, Malefoy, comme ça tu comprends « Potter et Weasley » hein ? Demandais-je agressivement en lançant une autre assiette. Tu les comprends n'est ce pas ?
Il reculait toujours, les yeux noirs de colère, les mains tremblantes.
- Granger, stop ! Hurla-t-il.
- Stop ? Stop ? Répétais-je en laissant un sourire presque ironique s'échapper. Tu crois que tu peux me dire ce que tu veux et ensuite simplement me dire « stop », Malefoy ? Ça ne marche pas comme ça dans la vraie vie ! Tu blesses des gens ces gens te blessent. Point, rajoutai-je en lançant une autre assiette qui manqua de peu son torse. Alors non « stop » ça ne marche pas, Malefoy. J'ai déjà essayé de dire stop. De dire stop pour que ça se finisse enfin toute cette douleur, toute cette colère, tout. Et ça ne fonctionne pas Malefoy! C'est inutile. Alors oui, tu me blesses je te blesse. Si seulement dire « stop » suffisait Malefoy. Ça se saurait. Je ne serais pas restée tant de temps dans mon lit. Je ne serais pas restée tant de temps sans manger. Stop, ce n'est pas suffisant.
Je m'arrêtai tout à coup de parler. Je laissai alors tomber les deux assiettes qui restaient à côté de mes pieds. Il y avait du verre partout. Des éclats partout. Je regardais autour de moi. Malefoy n'avait plus bougé. Puis je sentis ma vision se brouiller. Je ne voyais plus réellement clair. Les larmes montaient à mes yeux. Car oui, j'avais compris. Ils ne reviendront pas. Jamais. Je me laissai tomber au sol, comme si le poids de la peine m'avait réellement abattu. J'entendis d'un bruit sourd Malefoy arriver. Et contrairement à ce que je pus penser il se mit à terre avec moi, qu'importe le verre, qu'importe la situation, il se mit là à terre. Et il me prit alors dans ses bras. Ce n'était pas quelque chose qu'il faisait. Et ça ne me surprit même pas, car j'en avais besoin et je n'avais pas le temps d'être surprise. J'en éprouvais la nécessité, réellement. Je laissai couler mes larmes sur son épaule. Il passait une main dans mon dos. C'était presque une main chaleureuse. Je ne savais pas réellement s'il avait fait ça naturellement ou s'il s'était senti obligé, mais il le faisait. Et c'était peut être cela le plus important. Puis je relevai mes yeux embués de larmes vers lui, vers ses yeux intacts, vers ses yeux clairs.
- Pourquoi m'as-tu dis ça, si c'est pour faire cela après ? Murmurais-je.
- Parce que je suis plus malin que toi, Granger. Répondit-il en un clin d'œil. Il fallait bien que tu lâches tout ce que tu accumulais depuis que nous sommes ensemble. Enfin, ensemble dans cette tente, dans cette aventure, ajouta-t-il face à mon incompréhension. Il fallait que l'ancienne Granger, celle qui criait toujours sur moi ressorte. Et quoi de mieux que te dire quelque chose dans le genre ?
Il se releva alors, me relevant en même temps.
- Alors tu ne le pensais pas ? Demandais-je.
- Ça tu ne sauras jamais, Granger. Mais une chose est sûre : je suis toujours là, moi. Et pas eux. Je pense que c'est peut être le plus important.
Je le vis partir vers sa chambre, sans une parole de plus, sans un regard de plus. Ou devrais-je dire plutôt, sans une parole de trop, sans un regard de trop. Il n'était pas Harry. Il n'était pas Ron et encore moins Ginny par exemple. Non, il était lui même et je ne pouvais le comparer à d'autres personnes. Il était vrai qu'il avait un sacré caractère, mais moi aussi. Il avait ses propres méthodes, qui n'étaient pas forcément les plus douces, pour me faire ouvrir les yeux sur la réalité. Mais il était là. Quand j'en avais besoin, quand j'étais triste, quand j'étais heureuse et même énervée. Il était là. Alors, il ne les remplacerait pas, jamais. Mais j'avais trouvé quelqu'un qui me correspondait. J'avais eu besoin et j'avais voulu quelqu'un. J'avais trouvé quelqu'un. Lui.
« All I want is and all I need is to find somebody. And I find somebody, like you. »
Bonjour bonsoir !
Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Un peu plan-plan j'avoue, mais dans le chapitre suivant l'action revient !
Sinon, encore et toujours merci pour les reviews !
Bisous :)
