Réponses aux reviews :

Mello12 : Salut ! Merci déjà pour ta review qui m'a fait vraiment plaisir ! :).
Merci beaucoup, et c'est certes compliqué de lier deux caractères comme eux et à la fois c'est une évidence quelque fois. ^^. Oui leur réaction est surprenant et je le sais. Il faut se mettre dans le contexte aussi de la guerre, ils auront beau être compréhensif en dehors, je reste persuadée que cette réaction est possible car il y a toute une paranoïa qui se développe pendant la guerre. Et Hermione est partie avec un mangemort, personne dans l'Ordre ne peut imaginer que c'est Drago qui l'a sauvé car ce n'est pas logique pour eux. Drago est un mangemort, il ne sauvera donc pas Hermione.
Non, ça ne restera pas éternellement comme cela, il y aura des changements et des évolutions mais je ne t'en dis pas plus, mes personnages sont très bornés mais tout peut changer.
Merci encore ! Bisous :)

numro trois : Merci beaucoup :). Oui première vraie dispute et pas la dernière.. ^^


Chapitre 12 :

« Some things we don't talk about, rather do without and just hold a smile. Falling in and out of love, ashamed and proud of, together all the while. »

Never say never – The Fray.

Il y a un adage qui dit que l'union fait la force. Ce qui voudrait dire que Malefoy et moi, ensemble, on est plus fort que séparément. Je savais que c'était vrai. J'avais été détruite par Harry et Ron et il avait été là. Quelques semaines étaient passées depuis et on arrivait en Mars. L'hiver était passé. Nous avions passé l'hiver vivant. J'avais fortement douté qu'on le passerait. Mais, c'était fait. Comme je le disais, Malefoy avait été là quand j'étais détruite, parce que lui ne l'était pas réellement. Mais si nous étions tous les deux détruits est ce qu'ensemble on serait réellement plus fort ? Nous n'avions pas réellement une relation assez fusionnelle, assez forte pour supporter deux personnes détruites. Je ne pensais pas qu'on pouvait le faire et j'espérais alors qu'il ne soit pas détruit. Je l'espérais profondément pour lui et pour nous. Je me rendais alors compte qu'avec le temps je devenais presque égoïste. C'est vrai, normalement on espérait de quelqu'un qu'il ne soit pas détruit juste pour lui, sans nous inclure dedans. Et là, dans ce « nous », il y avait moi.

D'ailleurs je commençai à remarquer que j'employais le mot « nous » en parlant de Malefoy et moi. Et j'ouvris alors les yeux sur notre relation. C'était une relation. Pas une relation amoureuse certes, mais une relation quand même. Je « nous » envisageais. Nous. Pas lui et moi. On était alors ensemble dans mes perspectives d'avenir. Et même, il était là dans mes perspectives d'avenir, enfin de survie. Il était là. Je l'avais pris en considération sans vraiment y faire attention. Naturellement. Il s'était immiscé dans ma vie et maintenant qu'il était là, c'était comme si je ne pouvais pas le chasser. Et si j'essayais de le chasser ça me faisait beaucoup trop mal. Alors il fallait que je m'habitue au fait que j'avais besoin de lui. Et qu'il serait en moi pour une durée assez indéterminée. De plus, dans le fond ça ne me dérangeait pas réellement. Je m'étais habituée à lui, à ce « nous », je m'en étais accommodée. Je m'étais accommodée à ce nouveau Malefoy. Je l'aimais bien, comme il était.

Ce jours-ci, pour ne pas changer on changeait d'endroit. On déménageait encore. On avait tout plié et on se retrouvait tous les deux avec nos sacs. À force d'errer on avait commencé à avoir chacun des affaires personnelles. Des choses qu'on gardait à chaque fois. Qui nous suivaient. Chacune d'entre elles avait son histoire et elle était reliée à nous. À nous deux. À ce qu'on avait vécu, ce qu'on vivait, à une période, un moment. Ce n'était peut être que peu d'affaires personnelles, mais c'était toujours ça. C'était toujours mieux que ce qu'on avait au départ.

- Alors, on va où cette fois ? Demanda-t-il en posant son regard sur moi.

- Je n'en ai strictement aucune idée Malefoy.

- Tu te rends compte, qu'on vagabonde tellement, qu'on a pratiquement fait toutes les forêts d'Angleterre ! Me répondit-il avec presque un sourire, comme si c'était une bonne nouvelle.

- Je sais... Mais il doit y avoir des endroits auxquels on n'a pas pensé, dis-je pensive.

Il y eut un silence et je savais que Malefoy réfléchissait aussi. Ce n'était pas possible qu'on ne trouve plus de réels nouveaux endroits. Puis je vis le visage de Malefoy s'illuminer d'une idée. Et je pressentais, allez savoir pourquoi, que ça allait encore déraper.

- Il y a bien un endroit, Granger. C'est un terrain où j'allais à l'époque faire du quidditch. C'est plutôt excentré, calme et il y a des arbres tout au tour.

- Allons-y alors, dis-je en prenant la main de Malefoy.

Je sentis alors que je perdais pied et que j'étais menée ailleurs. On arriva sur ce terrain. Bizarrement je m'étais attendue à un terrain de quidditch, mais c'était plutôt un grand champs de verdure entouré de grands chênes et de sapin. C'était calme, paisible et reposant. Loin de tout. Puis on entendit un craquement de transplanage. On se tourna d'un coup avec Malefoy.

- Malefoy. Dit alors le nouveau venu.

- Zabini. Répondit alors Malefoy d'une voix rauque.

Je regardais ces deux-là. Ils se toisaient du regard, se défiaient du regard, comme deux prédateurs. Comme deux ennemis.

- C'était stupide de venir ici. J'étais sûr que tu viendrais, j'ai placé un sort sur le terrain qui m'avertit de toutes les allées et venues sur ce terrain. Je savais que tu viendrais. Comment as-tu pu être assez stupide pour venir au terrain sur lequel on jouait tous les étés, pendant dix ans ?

- Je ne sais pas. Peut être le désespoir, qui sait ? Ou peut être juste la joie de te voir. Ou de voir un de tes « collègue » se pointer ici, répondit Malefoy d'une voix froide.

Je restai en retrait face à cet échange. J'étais en quelque sorte la troisième personne invisible.

- Pourquoi elle, Malefoy ? Pourquoi tout risquer pour elle ? Demanda enfin Zabini.

- Tu sais très bien pourquoi. Tu le sais, Zabini. Pas besoin d'en faire toute une montagne. Je t'avais expliqué, tu le savais et maintenant tu agis comme si tu étais surpris !

- Je ne pensais pas que tu allais réellement la sauver ! Drago merde ! C'est une ennemie ! Elle est avec l'Ordre. Et même si l'Ordre la rejette en ce moment, elle en fera toujours partie au fond. Toujours. Elle ne reste avec toi que parce qu'elle a peur de se retrouver seule. Que parce qu'elle a besoin de toi. Elle t'utilise, comment peux-tu être aussi aveugle ? S'emporta Zabini. Tu as maintenant tous les mangemorts contre toi ! Ils t'ont tous tourné le dos. S'ils te trouvent, ils n'hésiteront pas, ils te tueront.

- Et toi, tu m'as tourné le dos, Blaise ? Demanda alors Malefoy d'une petite voix. Toi aussi, si tu me trouves tu me tues ?

- Drago... Tu nous as trahi. Tu sais, les ordres sont les ordres. On ne contredit pas et on ne désobéit pas au Seigneur des Ténèbres. Il voit tout. Il sait tout. Il entend tout.

Malefoy se tut et baissa son regard. Je me sentais en cet instant plus proche de lui. Ses meilleurs amis l'avaient aussi abandonné. Alors c'était un peu la même situation que la mienne et je savais ce qu'il ressentait. Malefoy tourna le dos à Zabini pour me faire face. Je vis alors le mangemort lever sa baguette vers Malefoy qui lui ne voyait rien. Je sortis alors la mienne, en un geste, naturellement. Je vis l'éclair vert sortir de la baguette de Zabini et je fis la première chose qui me passa par la tête. Je me jetai sur Malefoy et l'envoyai par terre avec moi. Le sort passa juste au dessus de mes cheveux. Je le sentis, je sentis sa vitesse, sa chaleur. Je me relevai aussi vite que je pouvais profitant du fait que Malefoy tout comme Zabini étaient quelque peu sonnés par ma réaction. Je me levai baguette en main face à Zabini.

- Maintenant, dégage, Zabini. Aussi non, je te jure que je n'hésiterai pas à te tuer. Lui dis-je les dents serrées, la colère montant en moi.

- Tu n'oserais pas, Granger. Tu es trop gentille pour cela.

Je pus lire dans ses yeux. J'avais déjà vu cette lueur chez les autres mangemorts. Ils avaient tous la même lueur verte dans le fond de leur pupille quand ils s'apprêtaient à tuer quelqu'un. Je le sentais. C'était comme un sixième sens, un instinct de survie. Je vis sa bouche qui commençait à se mouvoir.

- Avada..., commença-t-il.

Je n'avais pas réfléchi. J'avais simplement pensé à une chose : « Avada Kedavra ». J'avais pensé seulement à ça quand j'avais vu ses lèvres bouger. Le sort était parti seul, sans même que je dise un seul mot. Le sort toucha en plein cœur Zabini qui tomba raide mort. Je l'avais voulu oui, pas pour me sauver, mais pour protéger Malefoy. Je me tournai vers lui. Il avait lâché ses affaires à terre. Je me rendis alors compte de ce que j'avais fais et mes yeux s'écarquillèrent alors que les siens fixaient sans aucune expression le corps de ce qui avait été son meilleur ami.

- Je... murmurais-je. Je suis désolée. Il allait te tuer. C'était lui ou nous.

Malefoy dirigea son regard vers moi. Il n'avait aucune expression. Je ne savais pas ce qu'il pensait. Je ne savais pas.

- Je sais. Répondit-il d'une voix presque inaudible.

Je m'approchai de quelques pas de lui. Il ne bougeait pas. Il continuait à me fixer. Je sentais le poids de la culpabilité venir alors me hanter. Je ne voulais pas craquer. Je ne devais pas craquer. Il avait perdu son meilleur ami à cause de moi, ce n'était pas à moi de craquer. Mais je l'avais tué. Je l'avais fais et je ne me sentais réellement pas bien. Ce n'étais pas moi. Ce n'était pas ce que j'étais. Je ne devais pas faire cela. Je m'approchai alors du corps de l'ancien Serpentard, étendu au sol, et m'agenouillai. Je fermai ses yeux. Comme cela, il avait juste l'air endormi, même si ça ne leurrait personne dans le fond, mais il était moins difficile de le regarder ainsi. Je me tournai vers Malefoy. J'avais besoin qu'il dise quelque chose. J'avais besoin qu'il fasse quelque chose. J'avais besoin de lui. Il fallait qu'il ait une réaction, car je ne supportais plus son silence. J'avais besoin qu'il me dise que j'avais fait la seule chose qu'il y avait à faire. Je ne voulais pas qu'il me laisse, qu'il m'abandonne pour cela et je ne pouvais pas réparer ce que j'avais fais par instinct. J'avais fais cela pour lui, parce que... Parce que je l'aimais bien.

« You can never say never while we don't know when. But time and time again, younger now than we were before. Don't let me go. »


Bonjour !
L'action revient un peu avec ce chapitre :). En tout cas vous pouvez être sûr d'une chose, c'est que cet assassinat ne sera pas sans conséquences autant du côté de Drago que celui d'Hermione. Et si je devais choisir un chapitre qui marque un réel tournant dans ma fiction, c'est celui-ci.
J'espère qu'il vous a plu tout de même !
Merci de continuer à me suivre, ça me fait vraiment plaisir !