Réponses aux reviews:
Stacy : Merci beaucoup ! Leur relation est réellement étrange et ça ne va pas aller en s'arrangeant, mais c'est parce que la situation est étrange aussi ^^.
piitch : Je sais, je sais, ne me tue pas... J'aime beaucoup mais vraiment beaucoup le personnage de Blaise mais là c'était pour les besoins de la fiction. ^^. Vraiment désolée !
Mello12 : Salut ! Déjà merci beaucoup. Le chapitre suivant n'a pas réellement de la grosse action, mais je pense que ça devrait plaire ^^. Les réactions vont être plutôt diverses et on ne va pas connaître celles des mangemorts directement en fait. Merci beaucoup :) Je sais je ne suis pas très bonne pour les longueurs de chapitre x). Sur ça, il ne faut pas m'en vouloir et c'est pour ça que j'essaie de publier assez fréquemment. En tout cas merci beaucoup encore une fois !
Chapitre 13 :
« Wake up. Look me in the eyes again. I need to feel your hand upon my face. »
Stateless – Bloodstream.
« J'avais besoin de lui. Il fallait qu'il ait une réaction, car je ne supportais plus son silence. J'avais besoin qu'il me dise que j'avais fait la seule chose qu'il y avait à faire. Je ne voulais pas qu'il me laisse, qu'il m'abandonne pour cela et je ne pouvais pas réparer ce que j'avais fais par instinct. J'avais fais cela pour lui, parce que... Parce que je l'aimais bien. »
Pendant plusieurs minutes on se toisa. Aucun de nous deux ne disaient mot. On se regardait c'est tout. Il me voyait sûrement désormais comme une meurtrière. Meurtrière. Ce mot flottait en moi depuis plusieurs minutes. Je ne savais pas ce qui me tenait réellement encore entière, mais ça me tenait. Je n'avais pas craqué. Je n'avais pas le droit. Je devais faire face à mes actes. Je ne regrettai pas réellement ce que j'avais fais, comme je l'avais dis c'était soit lui, soit nous et je préférais encore que ce soit lui que nous, si j'avais le choix. J'avais pris la liberté de faire ce choix, c'est tout. À quoi s'attendait Malefoy ? À ce que je le laisse se faire tuer ?
Voyant qu'il n'avait aucune réaction, je commençai à installer la tente. Qu'est ce que je pouvais faire d'autre ? Il fallait que je me tienne occupée aussi non je menaçais d'exploser ou d'imploser. Je mis les sorts de protection et sortis de la tente. Malefoy n'avait toujours pas bougé d'un poil. Les yeux toujours fixés sur le cadavre de Zabini. On ne pouvait pas le laisser comme ça...
- On devrait faire quelque chose, Malefoy. Pour son corps. Soit l'enterrer soit... le brûler peut être. Mais on ne peut pas le laisser comme cela.
Sans un mot et sans un regard, il sortit sa baguette de sa poche et la dirigea vers Zabini. Quelques flammes sortirent de celle-ci et vinrent entourer le corps du Serpentard. Malefoy le fixait toujours, même quand il était devenu que des cendres. Je rentrai dans la tente, je ne pouvais plus supporter son silence. Le soir allait bientôt tomber. Mais Malefoy ne rentrait toujours pas. Il ne bougeait pas. Je me fis une tasse de thé et lit un livre pour me garder occupé. Je ne devais pas craquer et je ne le ferais pas. J'avais fait ça pour lui. Pour lui. J'avais tué quelqu'un pour lui. Est ce que j'aurais tué une personne pour Harry ou Ron ? Je ne pense pas. Alors pourquoi avoir tué quelqu'un pour Malefoy ? Comme pour le protéger. Peut être que je l'appréciai plus que ce que je ne pensais. Peut être que je m'étais réellement attachée à lui, sans le vouloir.
À travers les pans de la tente je vis que le jour s'était couché et que la nuit se faisait déjà sombre. Je lançais un lumos et sortit de la tente pour trouver Malefoy toujours au même endroit. Je me mis alors à ses côtés, assez proche sans trop l'être.
- Il est mort, murmura-t-il. C'était mon meilleur ami. C'était Blaise, il a toujours été là. Il savait pour mon choix, pour la personne que je voulais protéger, pour toi. Il ne comprenait pas. Bien sûr. Qui comprendrait ? Et maintenant il est mort. Et c'est toi qui l'a tué.
Je me tournai alors vers lui. La dernière phrase avait été comme un coup de poignard dans le cœur. Qu'on avait bien enfoncé.
- Je l'ai fait pour toi, pour nous Malefoy. C'était soit nous, soit lui. Comprends moi. Je l'ai fait presque par instinct sans réellement réfléchir.
- Je sais. Et j'aurais probablement fait la même chose si j'avais pu réagir. C'était soit lui, soit nous. Tu as sûrement fait le bon choix.
- Maintenant, rentre.
Je commençai à me tourner alors que la pluie commençait à tomber sur nous. Oui, le mois de mars était bien là avec ses fréquentes pluies. Il me prit par le bras et me fit tourner vers lui.
- Tu m'as sauvé, dit-il alors en plantant ses yeux dans les miens. Tu m'as sauvé. Moi.
- Oui, Malefoy. Tu m'as sauvée aussi, d'après ce que je sais. Donc ce n'est pas très surprenant si ?
- Si. Tu as tué quelqu'un pour moi, Granger... commença-t-il.
- N'en faisons pas toute une histoire, tu aurais sûrement fait la même chose pour moi si ça avait été quelqu'un de l'Ordre.
- Tu l'as tué, répéta-t-il.
Je plongeai mes yeux dans les siens. Oui, je l'avais tué. Et je me sentais mal. Ce n'était pas juste pour Zabini, je n'avais pas à la tuer. Ce n'était pas mon devoir, loin de là.
- Ça va ? Me demanda-t-il.
- J'ai tué quelqu'un, Malefoy. Donc non, j'imagine. Je l'ai tué, murmurais-je.
Les larmes montèrent alors à mes yeux sans que je le veuille réellement. J'avais tué Zabini, j'avais tué quelqu'un. Je lui avais ôté sa vie. Comment avais-je pu faire ça ? Je commençais alors à regretter. Le poids de la culpabilité restait immobilisé dans ma poitrine, comme s'il n'allait jamais me quitter. C'était ancré en moi pour toujours. Cette mort me suivrait toujours. Comment allais-je m'en sortir ? Puis je compris enfin quelque chose qui me terrifia plus qu'autre chose.
- C'est que le début, n'est ce pas ? C'est que le début. On ne va jamais se sortir de ce cercle vicieux. C'est soit les autres, soit nous. Alors ça sera toujours nous car pour les autres ce ne sera jamais nous. Et si on ne sauve pas nous même notre peau qui le fera ? On ne s'en sortira pas, n'est ce pas Malefoy ? Zabini n'est que le premier. Dis je presque sans interruption alors que Malefoy me fixait . Je ne vais pas pouvoir. Je ne peux pas supporter cette culpabilité. Ce n'est pas moi. Je ne peux pas.
Je commençais alors à paniquer. Mon cœur et ma respiration s'accéléraient. Je ne contrôlais plus rien. J'avais peur. J'étais terrifiée. Ma vision était trouble. J'avais chaud, trop chaud alors qu'on était sous la pluie et que la nuit était fraîche. Mais je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir peur. De paniquer.
- Granger, Granger, calme toi. Ça va aller, tenta alors de me rassurer Malefoy en posant une main sur mon épaule.
- Non ! Non Malefoy ça ne va pas aller ! Hurlai-je alors.
Je n'entendais plus rien. Je ne voyais plus rien. Je ne ressentais que ma panique, que ma peur. Plus rien au monde n'existait à part ça. J'avais l'impression que ce n'était qu'une question de secondes avant que je m'évanouisse, avant que je disparaisse.
Je le sentis. Il était là, près de moi. Ma vision était flou mais je voyais son visage près de moi. Puis je sentis ses lèvres sur les miennes. Ce fut comme un électrochoc. Il m'embrassait. Toute ma peur, toute ma panique disparurent alors. Seul ce baiser comptait. C'était doux, c'était simple, mais ça m'avait ramenée à la réalité. Je ressentis alors tout, petit à petit. Ses mains chaudes sur mon visage, son torse près de ma poitrine, ses lèvres chaudes contre les miennes. Je ne pensais pas que c'était simplement possible qu'un baiser soit si doux, si rassurant, voire même si protecteur. Je mis alors une main sur son torse et l'autre sur une de ses épaules. C'était bizarre mais je ne voulais pas que ça s'arrête. Je voulais que ce moment dure encore des heures et des heures. Il pleuvait, il faisait froid, il faisait nuit, mais je ne voulais pas que ça s'arrête. Il vit alors que j'avais en quelque sorte repris mes esprits et rompit le baiser. Je gardais les yeux fermés encore quelques secondes après comme pour savourer encore un peu plus. Je les ouvris et croisai ceux de Malefoy qui me fixait. Il avait le regard sombre, beaucoup plus sombre que d'habitude.
- Bonne nuit, Granger, dit-il alors d'une voix rauque.
Il entra dans la tente. Je restai quant à moi un peu dehors. Le monde pouvait s'écrouler que je n'aurais probablement rien remarqué. Je portai alors ma main à ma bouche, là où s'était situées quelques minutes plus tôt ses lèvres. Je me sentais tout à coup vide et remplie à la fois, c'était étrange. Vide de toutes pensées et remplie de sentiments. C'était réellement étrange comme sentiment. Toutes mes inquiétudes étaient parties et seul le nom de Malefoy les avait remplacé. Je me sentis alors tout à coup complètement naïve et stupide. De penser à lui, comme ça, juste parce qu'il m'avait embrassée.
Je rentrai ensuite dans la tente, trempée, tremblante et fatiguée. Je me fis alors un thé brûlant que je dégustai lentement. Je ne voulais plus penser, et pourtant je ne pouvais m'en empêcher. Il était là. En moi. Et je ne pouvais le chasser. Il m'avait embrassée. Moi. Sûrement pour me calmer, mais il l'avait quand même fait. Je réalisai peu à peu l'effet que ça me faisait. J'avais le cœur serré à chaque fois que j'y pensais. Ça en faisait presque mal mais c'était comme si j'en redemandais, que j'aimais cette douleur. C'était de la bonne douleur. Quelque chose que l'on voulait ressentir toute notre vie. Peut être que je m'étais réellement attachée à lui. Peut être même plus que ce que je voulais me l'avouer. Puis je me levai et décidai alors d'aller me coucher. Je passai devant les pans de sa chambre et m'arrêtai quelques secondes. Avait-il fait cela pour me calmer ou parce qu'il en avait envie ?
- Granger ? Entendis-je.
- Oui. Murmurai-je.
Il y eut un silence, où mon cœur battait à la chamade, où mes jambes tremblaient et où mon estomac était plus que serré.
- Viens.
Je regardai autour de moi, en me demandant s'il avait pu dire ça à quelqu'un d'autre. Bien sûr que non, on était seulement tous les deux. J'ouvris alors les pans de sa chambre. J'entrai, il avait les yeux rivés sur moi.
- Viens. Répéta-t-il.
Je m'approchai alors un peu plus. Il tira les draps de son lit sous mon regard plus que surpris.
- Après cette journée je ne pourrais pas m'endormir, pas seul. Et toi non plus je pense. Et ne me regarde pas comme ça, Granger, je ne vais pas te violer.
J'esquissai alors un sourire et m'approchai un peu plus du lit. Je me glissai alors dans les draps. Je sentis son bras sur moi, comme s'il me prenait dans ses bras. Je commençai à me relaxer, puis peu à peu à m'endormir.
« And the silence surrounds you and haunts you. I think I might have inhaled you. I can feel you behind my eyes. You've gotten into my bloodstream. I can feel you flowing in me »
Bonjour, Bonsoir !
Alors comment avez-vous trouvé ce chapitre ?
Vous vouliez du rapprochement en voilà ! ^^. Je vous avais dis que ça marquait un tournant et ça l'est en effet ^^.
Donnez moi toutes vos impressions ! En tout cas je me souviens que j'avais bien aimé l'écrire en tout cas :).
Merci de continuer à me suivre et de laisser des reviews !
