Réponses aux reviews.

pitch : Oui enfin le baiser ! Il fallait qu'il soit chaste, enfin en tout cas je le voulais comme cela x).

mione31 : merci beaucoup ! Je suis contente que cette histoire te plaise et merci de continuer à me suivre :).

Fiction-Lauraa : T'inquiète pas c'est pas grave et tu as bien raison de faire passer tes études avant c'est le plus important ! Merci beaucoup ! C'est leffet rechercher qu'on puisse se mettre à la place du personnage. Eh oui les garçons sont tous stupides que veux-tu ? ^^. Merci en tout cas pour ta review ! Bisous.

numro trois : Merci beaucoup ! :)


Chapitre 14 :

« Settle down with me. Cover me up. Cuddle me in. Hold me in your arms. »

Kiss me – Ed Sheeran.

On était en mi-mars. Cela faisait depuis novembre que l'on fuyait, c'est-à-dire plus de quatre mois. Dis comme ça, au final, ce n'était pas si énorme que cela. Pourtant j'avais réellement l'impression que cela faisait plus, beaucoup plus. Peut-être car nous étions mis à l'écart, à part du monde. Le temps n'était sûrement pas le même. Ce matin là j'eus une sorte de déclic.

C'était un matin comme les autres. Le printemps pointait le bout de son nez. Les matins étaient moins frais. Malefoy était déjà debout, comme d'habitude, et avait préparé le café, comme d'habitude. Il était déjà réveillé, mais comme tous les matins, il semblait pourtant ne pas pouvoir émerger. Il avait les cheveux en bataille, de petits yeux et il baillait souvent. Trop souvent. Et bien sûr il me faisait bailler, comme tous les matins. C'était routinier. Il me servait mon café dans ma tasse blanche alors que lui l'avait dans sa tasse bleu-foncé. On ne parlait pas. Pas le matin. Aucun de nous ne le pouvait et c'était comme cela tous les matins. Rien n'était inhabituel ce jour-là. Même, on commençait à s'y faire. À cette situation. C'était comme si c'était comme cela et qu'on le vivait presque bien. Non, ce n'était pas réellement ça, plus j'y pensais et plus je me disais que ce n'était pas la situation dont on s'accommodait mais de nous-mêmes. On était bien ensemble. Ça n'aurait sûrement pas été la même chose si on avait été dans la même situation mais séparés. On ne l'aurait sûrement pas bien vécu. Mais là, on s'empêchait de vivre dans la solitude et tout compte fait malgré le fait qu'on n'était jamais d'accord sur rien, on s'entendait bien. On vivait bien ensemble.

On dit souvent que les choses, bonnes ou mauvaises, arrivent quand on s'y attend le moins. C'était vrai. J'en avais toujours fait l'expérience quand j'avais reçu ma lettre pour Poudlard par exemple il y a sept ans. Ce jour-là je ne savais si c'était vraiment une bonne ou une mauvaise chose, mais en tout cas c'était arrivé. J'avais mon café dans les mains et je l'observais. Il était là nonchalamment appuyé contre une des poutres de la tente, buvant son café. Je comprenais alors toutes ces filles naïves de Poudlard qui bavait littéralement devant Malefoy. Certes il était beau, ce n'était peut être que ce que voyaient ces filles, mais il avait autre chose. Il dégageait autre chose. Et c'était peut être plus ce qu'il dégageait que je percevais que sa « beauté ». C'était … C'était son charisme, son regard, sa prestance, sa confiance, sa démarche, son allure, son odeur. Drago Malefoy était un tout. Ce n'était pas qu'un joli visage, ce n'était pas qu'un corps, c'était un tout. Un mélange de bons et mauvais côtés. Il était certes presque parfait physiquement, mais il était aussi intelligent, logique et rationnel, et surtout il était têtu, arrogant, bourré de préjugés, borné. Oui, Drago Malefoy était un tout. Plus j'apprenais à le connaître et plus je pense que je l'appréciai. Mais je l'appréciai dans son ensemble, pas seulement que ses bons côtés. J'appréciai toutes les facettes de sa personnalité, toutes ses peurs, ses craintes, ses incertitudes, ses défauts. Je l'appréciai comme il était. Je ne voulais pas tellement qu'il change.

J'avais aussi repensé à nous. Plus particulièrement au baiser. Certes il n'y en avait eu qu'un et j'étais en pleine crise de panique, alors peut être que c'était juste pour m'aider à me calmer ou du moins à penser à autre chose. Je ne savais pas. Puisque de toute façon, ce n'était pas comme si on en parlait réellement. Mais d'un côté, je me disais qu'il devait quand même bien m'apprécier. Ou alors je me trompais complètement, mais, je pensais oui qu'il m'appréciait. Je ne comprenais pas pourquoi tout à coup tout cela devenait si important. Quand je repensais à ce soir là, à cette nuit avec lui, alors que j'avais juste dormis avec lui, mais j'avais quand même dormis dans ses bras, je ne comprenais pas pourquoi je me sentais presque rougissante, avec l'estomac qui se tordait sur lui-même, le cœur qui se faisait presque douloureux. Je ne comprenais pas réellement.

- Granger ? Entendis-je alors ce qui me sortit de ma torpeur.

- Oui ?

- Ça va ? Tu avais l'air un peu... Ailleurs, dit-il alors en se rapprochant un peu de moi.

Je levai mon regard vers lui. J'avais toujours ma tasse serrée entre mes deux mains alors qu'elle devait déjà être froide. Lui s'était déplacé juste en face de moi.

- Oui, oui, je vais très bien. Je ne suis pas très bien réveillée disons.

- D'accord. Si tu le dis alors, murmura-t-il.

Il posa sa tasse sur la table et passa à mes côtés en m'effleurant. Il partit alors vers sa chambre. Il m'avait effleurer. Simplement cela et j'avais l'impression que tous mes sens s'étaient tout à coup éveiller. C'était en réalité comme si ce baiser, qui pourtant ne signifiait rien, m'avait réveillée, comme si tout en moi était en vie et que je sentais. Non. Je ressentais. Je m'assis alors sur la première chaise qui vint à moi. Je posai ma tasse, puis mes mains à plat sur la table en bois.

En effet, ce jour-là j'eus un déclic. Ce n'était pas un des moindres, non. Ce n'était pas possible. Cela ne pouvait pas l'être. Étais-je si faible ? Étais-je si naïve ? Pourquoi moi ? Avais-je le choix ? Non. Je devais juste subir. Oui subir et être à la merci de mes sentiments. C'était en effet évident, je l'aimais. J'aimais Drago Malefoy. J'étais tombée amoureuse de ce gars-là. J'avais l'impression d'être une de ses héroïnes de romans à l'eau de rose, celles qui se font sauvées par le preux chevalier servant et qui en tombe amoureuse. C'était un peu cela Malefoy et moi. Il m'avait sauvée. Mais je l'avais peut-être aussi sauvé d'une certaine manière. Je me sentais idiote, naïve mais surtout impuissante. Je ne pouvais plus rien y faire. Ça m'était tombé dessus comme ça, d'un coup, je ne savais pas comment l'expliquer ni comment le comprendre. J'avais l'impression de mourir de l'intérieur mais aussi de revivre, comme si je ressentais les choses différemment, comme si tout était différent, comme si la vie n'était pas la même, comme si ma vision avait changé. Tout avait changé. Je me sentais tant stupide de penser cela alors que dehors il y avait des gens qui mourraient, la guerre. Comment pouvais-je réellement penser à cela ?

Il sortit de sa chambre, il était habillé alors que moi j'étais toujours à cette table. Ne bougeant plus. Ne respirant presque plus. Le reste de mon café était définitivement froid. Mais j'en avais que faire. Je l'aimais. J'étais tombée amoureuse de Drago Malefoy. S'il y avait un Dieu quelque part il voulait me tester c'est cela ? Il voulait me tester, tester ma patience. Comment avais-je pu tomber amoureuse de lui ? Et voilà que maintenant j'étais carrément obsédée par lui. Tout mon être me criait de me jeter sur ses lèvres. Alors que lui n'en avait probablement rien à faire, il faisait juste sa routine habituelle. Alors que moi je devais le fixer avec des yeux ronds comme des soucoupes. J'étais réellement pitoyable. Comment un simple sentiment pouvait me rendre comme cela ? En réalité, je pense que si j'étais restée dans l'ignorance de ce sentiment tout serait resté comme avant, rien n'aurait changé. J'aurais moi aussi continué ma routine habituelle sans faire attention à Malefoy. Mais désormais, dès qu'il était dans mon champs de vision, tout s'arrêtait : mon cœur, le monde, tout. Plus rien n'existait excepté lui. Ma naïveté et mon obsession me détruisaient. Ce n'était juste plus possible que je sois aussi... Aussi déconnectée du monde car Drago Malefoy était dans la pièce. Mais en réalité, j'étais persuadée au plus profond de moi que ce n'était qu'une obsession et une fois que j'aurais assouvi cette obsession -qu'était de goûter à ses lèvres juste une fois- tout cela serait fini et je pourrais reprendre mes esprits et retrouver la raison. Mais en attendant... Il allait me faire vivre un réel enfer sans même qu'il l'ait voulu. S'il pouvait lire dans mes pensées, il se marrerait bien.

Il posa alors son regard sur moi alors que je le fixai. Il avait un sourcil levé d'étonnement. Je me sentis bête. Je rougis et baissai mon regard. Il fallait que je fasse quelque chose où je ne croiserai pas Malefoy. J'allais donc prendre une douche, peu de chance que je le croise sous la douche. Rien qu'à cette pensée, je rougis de plus belle. Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ?! Je partis presque en courant vers la salle de bain. Elle était assez rustique, forcément nous étions tout de même dans une tente même si c'était une tente magique. Je pris une douche froide. Glacée. Il fallait que je reprenne mes esprits et que j'arrête avec Malefoy. Il fallait que j'arrête. Ce n'était pas sain. Je n'avais jamais été réellement intéressée par des garçons ou jeunes hommes et il eut fallu que ça tombe maintenant, quand j'étais bloquée avec Malefoy dans une tente. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Tout le temps. Je ne pouvais l'éviter ou faire comme s'il n'existait pas. Car il était bien là, en chair et en os. Face à moi. Tout le temps.

Je sortis de la salle de bain habillée, avec un semblant de dignité retrouvé. Un semblant car après cette matinée entre obsession et rougissements je ne savais pas réellement si on pouvait encore parler de dignité. Je partis vers le salon dans le but de lire un livre. Oui c'était la seule chose que je savais faire et qui m'éviterait de penser à lui. C'était une bonne solution de lire. J'arrivai dans le salon, mon gros livre en main et le vit assis sur le canapé. Il tourna sa tête vers moi et se leva d'un coup.

- Granger, qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-il.

- Quoi ? Répondis-je abasourdie par sa spontanéité. Rien, rien du tout, je viens juste lire un livre, à propos de la vie de Merlin d'ailleurs. Je l'avais acheté l'été dernier au Chemin de...

- Non ! Dit-il exaspéré. Je ne parle pas de ton stupide bouquin, mais de toi. Qu'est-ce que tu as depuis ce matin tu es bizarre ? Demanda-t-il en s'approchant de moi.

- Je... commençais-je, en vain. Je vais bien, c'est simplement que je m'inquiète de plus en plus à notre propos en fait. Qu'est ce qu'on va devenir, qu'est ce qu'on va faire ? On ne va pas rester indéfiniment dans cette tente, mentis-je.

Il rompit alors le peu d'espace qu'il y avait entre nous en deux foulées. Il prit mon visage en coupe entre ses mains. Il plongea alors son regard dans le mien. J'aimais quand il faisait ça, oui j'aimais ça. Et c'était horrible. Je laissai alors tomber mon livre à terre, il m'avait juste glissé des doigts car en ce moment même plus rien ne comptait et c'était comme si j'étais vidée de toute force.

- Ça va aller, Granger. Arrête de t'inquiéter pour ça. On trouvera une solution.

- Et si on n'en trouve pas ?

- Quoi ? Répondit-il avec un petit sourire. C'est une si mauvaise perspective que de te retrouver toute seule avec moi, pour toujours ? Demanda-t-il avec un petit sourire en coin.

- J'imagine que non... murmurai-je sans réellement m'en rendre compte.

Mon cœur battait à tout rompre. Mes mains étaient ballantes le long de mon corps et elles étaient moites. Je n'avais que d'yeux pour lui, pour son visage. Je ne ressentais que ses mains sur mon visage.

- Non, en effet, ce n'est pas une si mauvaise perspective de rester seul, tous les deux, pour toujours, Hermione, ajouta-t-il alors que mon cœur explosait -métaphoriquement-.

« So hold me in your arms. My heart against your chest, your lips pressed to my neck. I'm falling for your eyes, but they don't know me yet. And the feeling I forget, I'm in love now. »


Bonjour, Bonsoir!

Comment allez-vous ?

Alors que pensez vous de ce chapitre là ?

Alors j'avoue que ses sentiments arrivent vite, mais vous savez, je pense qu'ils avaient été plutôt bien enfoui pendant longtemps et qu'après ce baiser tout s'était décuplé. Comme d'un coup. Comme une explosion de sentiments, vous voyez ?

Enfin bon voilà. Dites moi vos remarques et vos impressions !

En tout cas vos reviews me font toujours autant plaisir et merci de continuer à me suivre !