Réponse au review:
Fiction-LAura : Merci beaucoup ! C'est vrai que le chapitre précédant était plus court que ceux que je fais d'habitude.. ^^.
Chapitre 16 :
« I can't keep up with your turning tables, under your thumb i can't breath. »
Turning Tables – Adele.
Il était parti. Il s'était précipité dans sa chambre et je me retrouvais seule comme une idiote entre sa chambre et la mienne. Comme une idiote je ne bougeais plus. Il m'avait laissée, là. Sans aucune explication. J'avais l'impression d'avoir fait des montagnes russes avec mon cœur, à un moment je suis heureuse et l'instant d'après c'est comme si j'étais abandonnée, laissée. Mais je ne pouvais pas le laisser faire, pas comme cela.
Je partis vers ma chambre et me couchai sur mon lit. Je ne dormis pas cette nuit-là. C'était presque impossible pour moi de dormir. Je repensais à tout ce qui s'était passé sans cesse. Sans relâche. Qu'avais-je fais de mal ? Le matin, je m'étais levée bien décidée à obtenir des réponses et affronter cette saleté de Drago Malefoy. Cette fois-ci je n'allais pas me défiler. Et lui non plus. Je partis alors vers la cuisine d'un pas décidé. Je le trouvai bien dedans avec sa tasse de café. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose mais avant même qu'un son puisse sortir, il transplanna. Je restai stoïque, seule dans la cuisine. C'était moi ou il me fuyait ? C'était une blague ? Non. Il ne pouvait pas me fuir. Moi. De toute façon, nous vivions ensemble, il ne pouvait pas me fuir très longtemps.
J'entendis le son du transplanage dans sa chambre. Il avait transplanné dans sa chambre. Non mais... Quel idiot ! Je pris une tasse de thé, comme pour me calmer. Je me posai dans le fauteuil et réfléchissais. Il me fuyait. Cette sale fouine bondissante me fuyait. Pourquoi ? Qu'avais-je fais nom d'un chaudron ? Je ne voyais pas pourquoi il fuyait. À part s'il regrettait... Je décidai de tout faire pour l'intercepter dans la journée. Il fallait bien qu'il sorte de sa chambre à un moment ou à un autre. Je décidai alors de faire le pied de grue devant sa chambre. Je l'aurais. Oui, je l'aurais.
Un peu de temps passa, peut être quelques minutes ou une heure que sais je ? J'avais un livre et j'attendais patiemment telle une hystérique fanatique devant sa chambre. J'entendis alors du bruit dedans. Je levai mon regard vers l'entrée en espérant que les pans de la tente s'ouvriront et laisseront place à Malefoy. J'entendis encore un craquement de transplanage. Je levai les yeux au ciel. Il n'osait tout de même pas... Puis un autre craquement se fit entendre dans la salle de bain. Si, il osait transplanner encore une fois dans la tente pour ne pas me croiser. Je me levai alors, la colère montant en moi et me postai devant l'entrée de la salle de bain.
- Malefoy tu ne peux pas m'ignorer indéfiniment ! Criai-je. Il faudra bien que tu sortes de ton trou à rat !
Pour seul réponse j'eus encore une fois un craquement de transplanage. Je détestai Drago Malefoy, il était vil et qu'un trouillard. Je soupirai bruyamment. Je partis vers la cuisine et me vengeai sur la nourriture. Il m'énervait. Il m'exaspérait. Au plus haut point. Il fallait que je fasse quelque chose. Je n'allais pas attendre patiemment qu'il daigne me regarder droit dans les yeux. Le pire dans cette situation c'est qu'en dehors du fait qu'il m'énervait, il me faisait mal. Je ne savais pas exactement pourquoi il m'évitait et ça me tuait de l'intérieur. Je n'aurais jamais du l'embrasser. Je n'aurais jamais du combler les quelques millimètres qu'il y avait eu entre nous. Je n'aurais jamais du être obsédée par lui. Je n'aurais jamais du imaginer ce que je ressentirais s'il m'embrassait. Je n'aurais jamais du avoir des sentiments pour lui. Je n'aurais jamais du l'aimer. Je regrettais tout. Je n'aurais jamais du rester là, avec lui, ça m'avait mené à ma perte, ça ne m'avait pas sauvé. Il ne m'avait pas sauvé. Il m'avait fait du mal. Qu'il l'ait voulu ou non.
Quand étais-je devenue si mielleuse au juste ? Quand étais-je venue une de ses filles fleur bleue ? Quand avais-je exactement fait passer mes sentiments avant ma raison ? Je suis un être humain, c'est normal que je ressente mais à ce point... Cela ne me semblait pas réellement normal. Il fallait que je reprenne le contrôle de la situation et que j'enfreigne quelques règles, ce qui ne me ressemblait bien évidemment pas. Je pris alors mon courage à deux mains et me dirigeait devant sa chambre sans faire le moindre bruit. Je me postai devant l'entrée. Il fallait que je le fasse, il le fallait. J'entrai alors d'un coup dans sa chambre et avant même qu'il eut le temps de dire merlin je pointai ma baguette sur lui.
- Stupefix ! Dis-je alors.
Il était dans son lit et après ce sort il ne risquait pas d'en sortir pour l'instant. Il avait sa tête tournée vers moi avec les sourcils haussés.
- Désolée, mais tu ne m'as pas vraiment laissé le choix, dis-je alors en passant une main, gênée, dans mes cheveux. Bref. Tu ne peux pas m'éviter éternellement, Malefoy ! Je... Je ne sais pas, mais tu ne peux pas. Tu n'as pas le droit. Tu te rends compte un peu de la torture psychologique que c'est pour moi ? Enfin, je veux dire... Je ne sais pas réellement pour quoi tu m'évites, même si je m'en doute, je n'ai pas la raison exacte. Alors, affronte moi ! Et dis moi. Dis moi ce qu'il y a. Dis moi que tu regrettes comme jamais. Parce que je sais que c'est pour ça, pour le baiser. Mais aies au moins le courage de me le dire en face au lieu de te cacher derrière tes transplanages ! Mince, Malefoy,le courage ne fait pas partie des qualités des Serpentards mais parle moi, regarde moi, explique moi.
Je lui lançais presque un regard suppliant puis je murmurais un léger « finite ». Il se leva alors d'un coup. Il avait le visage fermé, mais je voyais bien qu'il était tout de même assez énervé. Je m'y attendais après tout.
- Putain, Granger t'es complètement malade ma pauvre ! Cria-t-il en me lançant un regard noir. Ça ne va pas de me stupefixer tout ça pour me dire un ramassis de conneries ?!
- Un « ramassis de conneries » ?! Quelles conneries au juste ! M'écriais-je alors plus qu'étonnée.
- Je ne t'évite pas...
- J'espère que c'est une blague là, Malefoy, ou bien de la mauvaise foie. Au sinon, je te promets que tu ne pourras plus rien dire de toute ta vie. Le menaçais-je, le regard noir.
- Bon, je t'ai peut-être un peu évité, avoua-t-il. Mais ce n'est pas pour les raisons que tu crois.
- Ah bon ? Explique-moi, parce que j'ai comme l'impression que je suis perdue là.
Il s'avança alors vers moi et passa un main dans ses cheveux.
- Ce baiser... Je le regrette mais ce n'est pas pour les raisons dont tu as fait allusion, Granger. Je n'aurais pas du faire ça. Je me suis, en quelque sorte, laissé emporté. Je suis désolée.
- C'est tout ? Murmurai-je. Il va falloir que tu fasses mieux.
- D'accord. Tu veux donc tout savoir, dit-il en s'asseyant sur le bord du lit. Tu me rends dingue. T'es énervante à faire des remarques sur tout. Tu es une vraie Miss-je-sais-tout. Tu fais des leçons de morale sur tout. Tu prends toujours la meilleure place sur le canapé, d'ailleurs. Tu passes trop de temps dans la salle de bain. Et tu me rends dingue. Parce que je n'arrive même pas à te détester pour tout cela, Granger. C'est ça le pire. Je trouve que quand t'es concentrée et que tu as cette petite ride entre tes deux sourcils, quand tu rigoles et que tu as ton nez qui se retrousse, quand je m'approche trop près de toi et que tu te rougis, quand tu as les joues rougies après avoir courus, quand tu as les cheveux en bataille le matin, quand tu sors de la salle de bain et qu'elle sent la vanille, quand tu te recroquevilles avec ton livre sur le canapé, je trouve que tu es irrésistible. Tu me rends dingue, Granger. Quand je te vois, il y a un milliers de pensées qui me traversent l'esprit, un milliers d'images, un milliers d'odeur, un milliers de sentiments. Tu me fais perdre le contrôle de moi-même. Et quand tu es proche de moi, quand tu me regardes, quand tu m'effleures, ça me fait perdre la tête. Je ne peux plus me concentrer Granger ! Alors voilà ce qu'il se passe. Et voilà pourquoi je t'évite. Contente ?
Je restai quelques secondes ébahie devant lui. Je ne savais pas quoi dire, quoi penser ou ressentir. Rigolait-t-il ? Il ne pouvait pas parler de moi comme cela. Ce n'était pas moi.
- Quoi ? Dis-je alors les sourcils froncés. Et c'est un problème pour toi ? Il est où le problème Malefoy au juste ? Lui demandais-je.
- Tout ce que je touche je le détruis, Granger. Il est là le problème.
Je restais bouche bée et je m'approchai de lui. Je me mis accroupie face à lui alors que lui fixait le sol. Je mis mes deux mains sur ses genoux. Il leva alors son regard vers moi.
- Tu ne vas pas me détruire, murmurais-je alors.
- Bien sûr que si. Je te le dis, Granger, mais tu ne m'écoutes pas. Tout ce que je touche je le détruis. Ça s'est toujours passé comme cela, et ça ne changera pas cette fois-ci. Je vais te détruire. Et je ne le veux pas, Granger. C'est peut être bien la première fois que je me soucie de quelqu'un au point de ne pas m'en approcher pour ne pas lui faire du mal. Crois moi, vaut mieux que l'on reste comme cela, autant pour toi que pour moi. Je ne veux pas te détruire, Granger.
- Et qu'est-ce-que t'en fais de mon avis, Malefoy ? Répondis-je en haussant un sourcil. Et si par exemple j'acceptais volontiers d'être détruite par toi ? Et si j'étais déjà peut-être trop détruite pour avoir quoique ce soit à perdre ? Écoute moi maintenant. Détruis-moi. Je m'en fiche. Je te veux toi, tant pis si je dois m'en mordre les doigts plus tard. Je veux bien prendre le risque et je reste persuadée que tu ne pourras pas plus me détruire que ce que je suis maintenant. J'ai perdu ma famille, mes amis, mon camp et j'ai même tué une personne. Franchement Malefoy, tu peux y aller, je crois, dis-je en un sourire et prenant mon courage à deux mains.
- Tu me rends complètement dingue, Granger, souffla-t-il.
Il prit alors mon visage entre ses grandes mains et approcha son visage du mien. Il posa alors presque sauvagement ses lèvres sur les miennes. Non, ce n'était pas réellement doux, c'était plus désespéré, pressé, passionné. Le genre de baiser qu'on attendait, celui qui se faisait sentir depuis déjà des jours et des jours, peut être même des semaines. C'était un baiser avide de sensations, d'émotions. J'avais tout mon corps qui frissonnait, mon ventre qui se tordait, mon cœur qui s'emballait et mes mains qui se baladaient sur son corps. Et c'était comme si je vivais. Comme si je revivais.
Bonjour Bonsoir !
Alors comment trouvez-vous ce chapitre ?
Bon cette fois-ci, c'est fait.. Ils sont ensemble ^^.
L'action revient dans le prochain chapitre, donc ne me tuez pas encore hein, je suis pas méchante dans le fond ! (a)
Bisous à tous !
