Réponse au review:

miss-salvatore : Merci beaucoup ! :)


Chapitre 19 :

« This is the end, hold your breath and count to ten ».

Skyfall – Adele.

Après l'explosion, j'ouvris les yeux. Il y avait de la fumée partout. Quelques mangemorts étaient à terre, je me demandais s'ils étaient sonnés ou morts. Il y en avait qui étaient sous une masse importante de gravas. Tout le monde s'était arrêté de lancer des sorts, de se battre. Drago me regardait je le sentais, je le savais. Je n'avais même pas besoin de tourner la tête pour le savoir. Je sentais son regard. Je lançais à nouveau un sort contre un mangemort qui était en face de moi. La bataille recommença. Je me demandais pendant quelques secondes pourquoi on s'était engagé là-dedans. C'était de la folie pure et simple. Mais je ne regrettais pas dans le fond. Même si on ne s'en sortait pas, on ne serait pas mort en vain.

Les sorts fusaient encore et encore et je mettais encore plus de temps à récupérer. Je n'y arrivais pas. Je n'y arrivais plus. Si j'avais été seule, j'aurais déjà transplané pour m'échapper. Je sais, ce n'était pas un acte très courageux digne d'un Gryffondor. Mais la personnalité des gens n'est pas tranchée, je n'étais pas toujours courageuse. C'était une réalité. Puis d'un seul coup, tout s'arrêta. Comme si c'était la fin. La fin de tout. Je ne comprenais pas. J'étais dans cette ruelle, seule, debout, dans la pénombre. Je ne savais pas ce qui se passait. Il n'y avait plus de mangemorts en face de moi, plus de dégâts autour de moi comme si tout cela n'avait été qu'un rêve. Alors que je l'avais vécu. J'avais encore les marques de cette petite bataille. Tout était encore là, vifs, perceptibles. Mais seulement sur moi. Comme si j'avais été toute seule dans cette bataille. J'abaissai ma baguette et soufflais. J'étais seule. Je commençais à avancer vers la rue principale. Il n'y avait personne. Nulle part. Je courrais, j'avais peur, j'étais angoissée. Pourquoi étais-je seule ? Où était Drago ? Lui était-il arrivé quelque chose ? Je me sentais comme abandonnée.

- Malefoy ? Commençais-je à appeler dans le vide.

Seul le silence me répondit. Je me laissais tomber dans un coin, contre une vieille maison. J'avais regardé partout, mais il n'y avait personne. Je regardai toujours autour de moi dans l'espoir de voir quelqu'un, même un mangemort, mais quelqu'un qui me ferait comprendre que je n'étais pas folle, que je ne l'avais pas rêvé. Les larmes commencèrent à couler. J'étais fatiguée, énervée, angoissée. Je jetai ma baguette devant moi. J'étais énervée et j'aurais voulu frapper dans quelque chose, tout détruire autour de moi. Comme si le fait que j'étais détruite en ce moment même justifiait que je devais tout détruire. Je passais ma main dans mes cheveux. Puis j'entendis un bruit dans une ruelle. Je me levai tout à coup et allai chercher ma baguette. Elle n'y était plus. Je fronçai alors mes sourcils. Où était-elle ?

- Viens la chercher, chantonna une voix sur-aiguë.

Et j'aurais probablement reconnu cette voix entre mille. Tous mes poils s'hérissèrent et je restai paralysée sur place. C'était elle. Je me voyais courir vers la rue d'où venait la voix. Il fallait que je la trouve. Pour la première fois de ma vie j'avais envie de tuer quelqu'un. De le faire souffrir. Car c'était elle. C'était Bellatrix Lestrange. Je n'étais même plus consciente de ce que je faisais. C'était comme un automatisme.

- Rattrape-moi si tu peux, continua-t-elle.

Je savais au fond de moi que je ne devais pas y aller. Que c'était sûrement un piège mais c'était plus fort que moi. Plus fort que ma raison, plus fort que la volonté, plus fort que mon intellect, plus fort que tout. C'était elle et moi. Et je savais que je n'attendrais pas un autre moment pour me venger car ça devait être maintenant. J'avais besoin de me venger, de lui laisser ma marque à moi aussi. Une marque qu'elle garderait à vie. Je savais que ça allait faire de moi un monstre, mais je n'en avais que faire, car là, c'était au-delà du supportable. Je sentais presque la cicatrice qu'elle m'avait laissé sur le bras me piquer, me brûler. Comme si elle allait brûler mes vêtements et même moi-même. Tout en moi n'était que fureur, haine et vengeance. J'arrivais dans la ruelle et la vis, dans l'ombre d'un bâtiment. Je discernais le contour de ses cheveux, la forme de sa baguette, ses jambes. Tout en elle me dégoûtait. Me répugnait. J'eus presque un haut le cœur en la voyant.

- Approche, Granger, j'ai quelque chose qui pourrait t'intéresser, l'entendis-je murmurer.

- Rendez-moi ma baguette, articulai-je les dents serrées.

Il y eut un silence. Elle ne bougeait pas. Je ne bougeais pas. Il y avait peut être cinq mètres entre nous. Rien. Rien du tout. Je pouvais presque la sentir, presque la toucher. J'entendis ma baguette rouler contre les pavés de la ruelle. Elle se heurta à mes pieds. Je me baissai et la pointai instantanément vers Bellatrix. Elle eut un rire. Son rire. Ce rire qui glace tous nos muscles, qui nous empêche de respirer qui nous fait froid dans le dos.

- Je ne parlais pas de ta baguette, Granger. J'ai quelque chose qui pourrait t'intéresser, répéta-t-elle.

J'en eus le souffle coupé car je savais de quoi elle parlait. Elle parlait de lui. De Drago. J'approchai alors sans un bruit vers elle. Plus je m'approchai plus l'ombre se faisait petite et je pouvais la découvrir de haut en bas. Elle n'avait pas changer. Toujours la même.

- Où est-il ? Demandais-je quand j'arrivai à sa hauteur.

- Crabe. Goyle. Dit elle alors d'un voix sèche.

Je riais intérieurement. Elle appelait ces deux idiots pour l'aider ? Je n'étais pourtant pas si dangereuse. Ils arrivèrent mais il y avait Drago entre les deux. Je sentis comme un poignard qui transperçait mon cœur.

- Qu'est-ce-que vous voulez ? Crachai-je.

- Rien, rien, du tout Granger. Mis à part vous deux. Le traître et la Sang-de-Bourbe, quel beau couple ! Ricana-t-elle. Quelle est la formule, déjà ? Jusqu'à ce que la mort vous sépare. Elle risque de vous séparer assez rapidement !

- Aucun de vous ne peut me tuer, répondis-je sur un ton de défis.

- Qui te dis que tu ne nous supplieras pas de te tuer, Granger ? Murmura-t-elle tout contre mon oreille.

Je déglutis difficilement. Je savais qu'ils ne pouvaient pas me faire mal physiquement, mais j'avais peur de ce qu'ils allaient faire justement. Je sentis une main puissante prendre mon bras. Je tournai la tête et vis Lestrange, le mari de Bellatrix. Quelle ironie du sort !

- Si tu tentes de faire quoique ce soit, on tue ton cher et tendre, me murmura-t-il en m'agrippant mes cheveux.

J'avais envie de me débattre, de crier, d'hurler, de pleurer. Mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je sentis alors qu'on transplanait. J'étais comme vidée de toute émotion. De tout. On arriva devant un manoir. J'avais comme des flash-back car c'était le manoir. Le manoir des Malefoy. Il regorgeait de souvenirs que je ne voulais pas revivre et j'allais en créer de nouveaux. J'avais déjà peur de ces nouveaux souvenir. J'avais peur. J'étais terrifiée. Je me tournai pour regarder Drago alors qu'on nous traînait vers le manoir. Son regard ne me réconforta pas. Il était impossible de nous réconforter en ce moment même, car qui sait ce que nous allions vivre ?

On me jeta impunément dans une cellule. J'étais seule dans le noir et j'avais peur pour Drago. Où était-il ? Que lui faisaient-ils ? J'avais réellement peur pour lui. Tous mes membres tremblaient. J'entendais des pas au dessus de moi. J'entendais tout. Je me dis alors que s'il se faisait torturer je le saurais, je l'entendrais. Cette pensée me rassura quelque peu. Même si c'était très minime, car je ne voulais pas l'entendre se faire torturer. Mais au moins, pour l'instant il était sain et sauf. J'entendis des pas descendre vers ma cellule. Il devait être pourtant tard. Je vis un mangemort s'arrêter juste devant mes grilles. Lucius Malefoy.

- Il veut vous voir, me dit-il d'un ton sombre.

Je fronçais les sourcils. Il ? Qui ça « il » ? Voldemort ? Qui ? Il ouvrit les grilles d'un coup de baguette et je sortis d'un pas peu assuré de la cellule. Il me prit le bras mais ce n'était pas d'une manière violente, ni d'une manière douce bien sûr. Mais c'était presque une prise normale. Il me traîna dans plusieurs couloirs. Me fit prendre plusieurs escaliers d'un pas rapide. J'étais essoufflée et je ne savais pas où on allait. Il me fit descendre d'autres escaliers et on arriva vers d'autres cellules. Je compris alors que le il en question n'était pas Voldemort.

- Pourquoi ? Murmurais-je.

- Il est mon fils, me dit-il d'un ton presque scandalisé. J'obéis au Seigneur des Ténèbres. Mais, ici, c'est mon fils. Je ne suis pas un monstre.

Je l'observais et me rendis compte qu'en réalité il n'était peut-être pas si cruel que cela, peut-être qu'il était juste un homme brisé. Cruel mais brisé. Je ne pouvais pardonner ses fautes et ses crimes, mais il n'était peut-être pas aussi cruel que Bellatrix ou Greyback au final. Il partit. Le couloir était sombre, seules quelques torches l'illuminaient un peu. Je me tournai et vis Lucius Malefoy au fond du couloir. Puis je passai devant une cellule où il y avait Drago dedans. Je touchai à peine la grille et elle s'ouvrit. Je compris que c'était des grilles qui ne s'ouvraient que de l'extérieur. J'entrai et me jetai dans ses bras. Il me serra fort contre lui en me murmurant que tout irait bien.

- Écoute moi Granger, je ne sais pas ce qu'ils vont nous faire, mais quoique ce soit il faut que tu te rappelles d'une chose. Souviens-toi de moi comme j'étais quand on était que tous les deux. Accroche-toi à ce souvenir-là, parce que je ne sais pas ce qu'ils vont faire de moi.

- D'accord, couinais-je.

- Granger, je... Je suis désolé pour tout cela. Reste forte, me dit-il en prenant mon visage dans ses paumes. Je t'aime.

Je crus à ce moment-là, que mon cœur allait exploser. Que tout allait imploser en moi. Puis, Lucius Malefoy m'arracha de ses mains et ce fut comme si on m'enlevait tout. Il était mon tout.

« Let the skyfall, when it crumbles, we will stand tall. Together. »


Bonjour, Bonsoir !
Comment allez vous ?
Voilà je vous avais promis de l'action, en voici en voilà. Dans le prochain chapitre on verra donc ce que réservent ces mangemorts à Drago et Hermione.
Comment avez vous trouvé ce chapitre ?
Vos réactions entre la bataille, le retour de Bellatrix, l'action de Lucius et la petite déclaration non moins importante de Drago ?
Voilà, voilà.
Bisous !