miss-Salvatore : Merci beaucoup, Bisous !
Stacy : C'est pas faux, la relation va changer, mais ça va être assez... Suggéré. Ah, tu m'as bien fait rire x). Je prends les chèques alors ;). Non, je sais bien que ça peut être embêtant, mais bon il faut bien une fin. Et je travaille en ce moment même sur une autre fiction donc bon ;). En tout cas merci beaucoup pour ta review, bisous !
Fiction-laura : Merci beaucoup ! Ah, je comprends, c'est mieux de lire plusieurs chapitres d'un coup ;). Merci beaucoup encore ! Je suis vraiment contente que tu aimes ! Bisous :)
Chapitre 21 :
« I wait for you to kill everything I have inside. Destroy everything I have inside. »
Down the drain – Lilly Wood and the Pricks
Une semaine passa. On était littéralement détruit. On ne se parlait pas. On ne se regardait pas réellement. On se soignait l'un et l'autre. On était là physiquement l'un pour l'autre. On était perdu. Je sentais que Drago n'était pas mentalement présent avec moi et je ne l'étais pas moi-même avec lui. La nuit, je revoyais des images. Des images que je ne voulais pas voir et revoir en permanence. Des images que je voulais oublier. Mais non, je les visualisais toujours, chaque nuit, chaque minute de chaque nuit. Elles m'empêchaient de dormir. Quand je réussissais à dormir, ces images revenaient en beaucoup plus terrifiantes, en plus réelles. Elles étaient comme plus palpables. Cette mésaventure s'était introduite en moi et j'étais incapable de l'évacuer. Physiquement parlant, Drago et moi, on s'en était remis. Mais psychologiquement c'était une autre affaire. Les images, les sons, les sensations nous hantaient, elles nous entouraient et ne nous laissaient pas un seul moment de répit. Même si je décidais de tout arrêter ça ne fonctionnait pas.
J'avais envie de m'évader loin. Très loin. Quelque part où personne ne pourrait nous retrouver. Quelque part où on pourrait vivre paisiblement et heureux. Je m'étonnais moi-même d'avoir instantanément pensé à un « nous », comme si j'incluais Drago dans mes plans pour l'avenir, dans mes rêves, comme si j'étais indissociable de lui. Comme si on était un tout. Il était vrai que jusque là ils avaient été incapables de nous séparer. On avait peut-être résisté au pire. Peut-être qu'on avait passé les épreuves les plus dures et qu'ensuite on aurait le bonheur, la simplicité. Même si on était ensemble, je me sentais seule. C'était comme si j'hurlai jusqu'à qu'il n'y ait plus d'air dans mes poumons et que personne ne m'entendait. Que personne ne me regardait, que personne ne se souciait de moi. C'était peut-être égoïste mais j'avais besoin que quelqu'un me regarde droit dans les yeux et me demande comment j'allais. Je ne pouvais pas attendre de Drago de faire cela. Il était lui-même détruit. Alors c'était impossible. On était en quelque sorte dans une impasse. On avait besoin d'une tiers personne. De quelqu'un d'autre que l'on n'avait pas. Cela ne nous menait à rien, cette situation ne menait à rien.
J'étais dans notre chambre. Allongée sur le lit, regardant le plafond et ne faisant rien. Je n'avais besoin de rien faire car mes pensées me préoccupaient suffisamment. Je ne savais depuis combien de temps j'étais là, allongée, immobile. J'entendais quelque fois les pas de Drago. Il tournait en rond. Comme un lion dans une cage. Ou plutôt devrais-je dire dans ce cas-ci, comme un serpent dans une cage. Je l'entendis qui s'arrêtait dans la chambre.
- Tu ne m'as jamais répondu. Annonça-t-il alors de but en blanc.
Je me relevai et m'assis au bord du lit face à lui. Je levai ma tête et le regardai droit dans les yeux. De quoi parlait-t-il au juste ?
- Je t'ai dis que je t'aimais, Granger. Tu ne m'as jamais répondu, rajouta-t-il.
J'eus alors un sourire. Je ris. Il se souciait de cela ? Du fait que je ne lui avais pas répondu. Il était pourtant évident que oui je l'aimais. C'était une évidence, ça tombait sous le sens. Comment pouvait-il ne pas le savoir ? Je n'avais même pas besoin de lui dire.
- Ce n'est pas drôle, ronchonna-t-il.
- Comment peux-tu douter de cela ? Répondis-je en me levant.
- Je peux douter car tu ne me l'as jamais dis. Et que, je le répète, tu ne m'as pas répondu.
Je m'arrêtai alors à quelques centimètres de lui.
- Je ne pourrais pas te dire que je t'ai toujours aimé et que je t'aimerais toujours, ce ne serait pas vrai. Mais je peux te dire que … Je t'aime. Et je sais que pour l'instant mes sentiments ne s'évanouiront pas dans l'espace en un éclair. Lui dis-je avant de partir.
Il y eut une sorte de silence. J'avais mon cœur qui battait à la chamade, n'était-ce pas la réponse qu'il attendait ? Il semblait dubitatif, comme si quelque chose n'allait pas ou ne correspondait pas.
- Pourquoi ? Dit-il alors précipitamment. Pourquoi moi ? Pourquoi m'aimes-tu ?
- Je... commençais-je. Je ne sais pas. C'est étrange comme question, murmurais-je.
- Peut être. Répondit-il. Mais on s'est détesté pendant sept ans. Je t'ai traité de Sang-de-Bourbe un nombre incalculable de fois. Je t'ai insulté, rabaissé. Je suis devenu un mangemort. J'ai fais entrer des mangemorts dans le château. J'ai failli tuer Dumbledore et toi... toi tu m'aimes.
- Ces actes là ne définissent pas tout ce que tu es et tout ce que tu seras. Il faut que tu arrêtes de penser à cela. Ils ne te définissent pas entièrement.
Il baissa les yeux. Je fronçai les sourcils. Pourquoi l'aimais-je, ça c'était une bonne question. Je m'approchai alors un peu plus et posai mes deux mains sur son visage. Il dirigea ses yeux vers moi.
- Écoute, c'est vrai, je ne sais pas pourquoi. Mais si je te disais que je t'aimais pour ton intelligence, ce serait de l'admiration, pour ta beauté, ça serait juste physique, alors … Peut-être que le fait justement que je ne sache pas pourquoi c'est cela, l'amour. Après tout, je ne t'admire pas, tu ne me fascines pas, ce n'est pas un attrait simplement physique. Je t'aime pour toi. Pour tout ce que tu es. Tes qualités comme tes défauts. J'aime tout de toi, j'aime tout ce qui fait ce que tu es. Alors, ça peut te paraître niais mais c'est cela. Si tu n'étais pas cynique, je ne t'aimerais peut-être pas. Si tu n'étais pas toi, je ne t'aimerais pas. Je ne sais pas pourquoi, je ne pourrais pas te dire que ça a toujours été toi. Non. Mais maintenant c'est toi, c'est comme une évidence. Comme s'il ne pouvait y avoir rien d'autre juste toi. Comme s'il n'y avait personne d'autre. Comme si ça avait été toi que j'attendais, que c'est toi qui sera toujours dans mon esprit. C'est toi, c'est tout. C'est une évidence. Je le sais, je le sens, tous les jours.
Il passa alors une main dans ses cheveux alors que je laissais glisser mes doigts de son visage. Ils s'arrêtèrent alors sur ses épaules. Je ne savais pas réellement ce qu'il s'attendait à ce que je lui dise mais c'était vrai. C'était lui. C'était une évidence. C'était devenu une évidence au fil des jours. Je ne me voyais pas vivre avec quelqu'un d'autre, partager mes journées avec quelqu'un d'autre. C'était lui. C'était comme si ça l'avait toujours été, alors que je savais pertinemment que ce n'était pas le cas. Ce fut comme s'il revenait à lui. Il posa alors une main sur mon bras droit et l'autre dans ma nuque.
- Bien sûr, c'est ça, murmura-t-il. C'est toi. Ça l'a toujours été. Ça le sera toujours.
Il écrasa alors ses lèvres sur les miennes. Je fis monter mes mains vers ses cheveux. Le baiser devenait avide. J'avais chaud. Il me donnait chaud. Tout s'obscurcissait autour de moi. Il n'y avait que nous. Je ne voyais que lui. Je ne sentais que lui. Je ne sentais que sa bouche sur mon cou, ses mains dans mon dos. Puis sa bouche sur ma poitrine, ses mains sur mon ventre. Je ne sentais que son corps sur le mien. Je ne voyais que ses yeux dans les miens. Ses cheveux chatouillaient mon front. Je n'entendais que sa respiration. Il n'y avait que nous. En ce moment même, je ne sentais pas le besoin d'avoir quelqu'un d'autre. C'était lui et moi. Et cette fois-ci, rien ne pouvait tout gâcher.
C'était mieux que tout. Mieux que l'adrénaline, mieux que rire, mieux qu'étudier, mieux que lire, mieux qu'un bain, mieux que tout. Mieux que tout ce que j'avais pu vivre. Mieux que mes sept années à Poudlard, mieux qu'entrer à Gryffondor, mieux qu'absolument tout. Car cette fois-ci c'était avec lui. Et rien qu'avec lui. Je l'avais pour moi, rien que pour moi et c'était tellement égoïste de penser cela, mais tellement bon à la fois de savoir que quelqu'un était là pour nous rien que pour nous et exclusivement pour nous. J'avais eu peur qu'on ne survive pas à ce qui c'était passé dernièrement dans le manoir. De tout évidence on n'était pas remis, mais on s'en remettait. Doucement mais sûrement. Ce n'était pas quelque chose que nous allions oublié, non, c'était gravé en nous, comme une cicatrice. Cela faisait partie de nous. Mais rien ne nous empêchait de vivre tout de même. Ou d'essayer de vivre. Étrangement je n'avais plus envie de survire, mais de vivre.
« You and me, we're a waste. We're going down the drain. »
Bonjour, bonsoir !
Alors comment avez-vous trouvé ce chapitre ?
Bon il est beaucoup plus reposant disons que ceux d'avant, mais c'est fait pour. Sachez qu'il ne reste que deux chapitres avant la fin. Et ces deux chapitres seront les deux parties de la fin. Donc préparez vous, la fin est proche ! Il y aura aussi un épilogue :).
Donc voilà, l'action revient dans le prochain chapitre.
En tout cas, avez vous des pronostics sur la fin ? ;)
Merci pour vos reviews qui sont nombreuses !
Bisous !
