Bonjour! Je voulais encore une fois vous remercier et ajouter que le prochain chapitre sera publié jeudi soir ( je suis dans mes dernières révisions de bac!) :P

Bonne lecture!

...

(Quelques semaines plus tard)

Il était dix-neuf heures et je venais de faire ma toute première journée au NCIS. Kensi et Nell étaient euphoriques à l'idée de travailler ensemble. J'avais passé ma journée à ranger des dossiers et examiner un autre qui concernait un règlement de comptes familiale. Il me fallait maintenant ranger tous ces dossiers dans la réserve et je n'avais aucune envie de le faire demain. J'embarquai une première pile et me dirigeai vers la réserve. Je m'arrêtai soudainement en apercevant Sam et Deeks en costume. Ils avaient piqué ma curiosité.

-Aurais-je loupé quelque chose?, demandai-je en m'approchant.

-Mademoiselle Brown mais que faites-vous encore là?, s'exclama Hetty.

-Du rangement, répondis-je en désignant la pile de dossiers.

-Dis-moi comment tu les trouves, déclara Kensi tout en me débarrassant des dossiers.

-Je fais partie des personnes qui trouve qu'il n'y a rien de plus beau qu'un homme en costume, révélai-je.

-C'est dingue toutes les femmes craquent pour les costumes, personnellement je trouve qu'on a l'air ridicule, rien ne vaut un sweat-shirt, assura Deeks en se regardant dans le miroir.

-Peut-être que le docteur Freud pourrait nous éclairer sur ce point?, proposa Sam en s'asseyant.

-Je pense que ça vient du fait que la plupart des petites filles rêvent qu'un jour elles rencontreront le prince charmant avec sa cape, son cheval et son épée. En grandissant cela évolue mais on rêve toujours de l'homme parfait qui arrive en costume au volant d'une belle voiture, expliquai-je.

-Waouh, rien que ça, ironisa Deeks, non vraiment Hetty c'est vraiment obligatoire les smokings?

-Mr Callen j'espère que vous vous montrerez un peu plus convaincant que Monsieur Deeks vis-à-vis de la théorie de Mademoiselle Brown, déclara Hetty désespérée.

Je me retournai pour faire face à Callen, également au costume. Le costume le mettait à son avantage et il illustrait parfaitement ma théorie. Je détournai le regard sentant que mes joues étaient en feux.

-Et quel est cette théorie?, demanda-t-il n'ayant pas remarqué la couleur de mes joues.

Je souris, cherchant la façon dont j'allais dire ça.

-Selon elle, le costume est un piège à filles, répondit Deeks sur un ton charmeur.

-J'ai pas dit ça, me défendis-je, enfin pas exactement.

Callen me regarda les sourcils froncés, attendant une explication.

-Il y a certaines personnes qui trouvent que rien ne vaut un homme en costume, exposai-je sentant que mes joues devenaient cramoisies.

-Et Rose adhère totalement à cette idée, ajouta Kensi avec un grand sourire.

Elle était loin d'avoir tort mais la situation devenait extrêmement gênante pour moi et le sourire en coin de Callen ne m'aidait pas beaucoup.

-D'accord et si vous me dites pourquoi vous êtes dans cette tenue?

-Nous sommes sous couverture, informa Sam, dans un casino.

-Sympa, rétorquai-je, pas besoin de vous souhaiter une bonne soirée.

-Oh mais vous ne passerez pas toutes vos soirées à trier des dossiers, assura Hetty, je compte bien utiliser le fait que vous soyez blonde aux yeux bleus!

Moi? Sous couverture?

-Ne t'inquiètes pas tout ce que tu as à faire c'est mettre du rouge à lèvres et sourire, me rassura Deeks, pas besoin d'un diplôme de médecine pour faire ça.

-Quoique c'est peut-être dangereux de l'emmener dans un endroit rempli d'homme en costume, remarqua Sam.

J'ouvris la bouche, prête à rappliquer, quand je me rappelai qu' Hetty était encore là.

-Je pense qu'il vaut mieux que je retourne à mes dossiers, amusez-vous bien, lançai-je en quittant la pièce.

Il fallait vraiment que j'aille passer de l'eau sur mes joues...

(Le lendemain matin)

C'est avec une boîte remplie de muffins que j'entrai au quartier général. J'aperçus Sam qui avait changé son costume contre une tenue beaucoup plus cool.

-Sans le costume ça fait pas pareil, m'exclamai-je en m'asseyant en face de lui.

-Rose, c'est quoi dans la boîte?

-Des muffins, j'ai une grosse journée qui m'attend alors je préfère prendre des remontants avec, précisai-je.

-Aurais-je entendu le mot muffin?, questionna Deeks en s'approchant dangereusement de la boîte, Kensi il y a des muffins!

-Si vous pouviez m'en laisser, suppliai-je.

-Rose, t'as deux minutes à nous accorder? On doit aller interroger la mère d'un suspect, intervint Callen en prenant un muffin.

-Je dépose mes affaires dans mon bureau et j'arrive.

En arrivant devant la maison, je sentis mon estomac se retourner quand Sam annonça que la voiture était celle du suspect.

-Je crois que je vais vous attendre ici, proposai-je tandis qu'ils sortaient leurs armes.

-Au moindre coup de feu tu retournes vers la voiture, m'ordonna Callen ce qui ne me rassura pas du tout.

Ils fracassèrent la porte et une fois entrés ce fut le silence complet. Je faisais les cent pas devant la maison quand j'entendis un bruit de verre qui explosait et j'aperçus quelqu'un à la fenêtre, arme dans la main. J'eus à peine le temps de me réfugier derrière un petit muret que des coups de feu furent tirés dans ma direction. Je priais intérieurement pour qu'il ne soit rien arriver à Callen et Sam. Il y eut un dernier coup de feu, puis plus rien. Paralysée, je n'osais me relevai.

-Rose?

C'était Sam.

-Ici, indiquai-je en me relevant.

-Je croyais que Callen t'avait dit derrière la voiture?

-J'étais pas censée me faire tirer dessus, précisai-je, c'était quoi ce bruit de verre?

-Rien, juste Callen qui a atterri sur la table en verre du salon.

Je le regardais avec de grands yeux, espérant qu'il allait bien.

-Ils étaient deux, et le cadavre de la mère est dans la cave, dit-il en m'accompagnant à l'intérieur, Callen?

-En bas, s'exclama-t-il.

Cela devait faire plusieurs jours qu'elle était dans cette cave, l'odeur était insupportable. Je m'approchai un peu plus pour voir qu'elle était couverte d'hématomes et de plaies.

-Comment peut-on faire ça à sa propre mère, lâchai-je choquée et écœurée, ce mec est vraiment une ordure.

-C'était une ordure, avec deux balles dans la tête je suis pas sûr qu'il est survécut, avoua Sam.

-Désolé, mais faut vraiment que j'aille prendre l'air, déclarai-je sentant mon petit-déjeuner remonter, je vais prévenir les autres.

Une fois le légiste arrivé, je fis le tour de la maison cherchant à comprendre comment on pouvait tuer sa propre mère. J'avais vraiment de la peine pour cette pauvre femme. Je retrouvai Callen dans la cuisine devant l'évier.

-Tu fais quoi?

-Rien.

Je m'approchai pour apercevoir qu'une de ses mains saignait.

-Petit souvenir de la table en verre?, tentai-je, je peux regarder si tu veux.

-Je m'occuperai de ça ce soir.

-Je sais pas comment je dois le prendre, dis-je en croisant les bras.

-Pour quelqu'un qui vient d'essuyer plusieurs tirs, tu n'as pas l'air trop perturbée.

-Changes pas de sujet. Je passe ma journée au bureau, je pense avoir eu assez d'émotions pour aujourd'hui. Tu as jusqu'à six heures ce soir pour venir me montrer ta main.

-Serait-ce un ordre?

-Prends-le comme tu veux.

(Plus tard dans la journée)

Je remplissais un rapport quand on toqua à ma porte. Je relevai la tête pour apercevoir Callen.

-Je n'ai qu'une dizaine de minutes, me prévient-il.

-En cinq minutes j'ai fini assieds-toi sur le canapé.

Je sortis du désinfectant et une pince à épiler et commençai à retirer les morceaux de verre de sa main. Il régnait un grand silence ce qui me perturbait au plus au point.

-Ce n'est pas parce que tu ne dois pas bouger la main que tu ne peux pas parler, lui dis-je tout en retirant un bout de verre.

-Je voudrais pas te déranger.

-J'ai déjà fait ça avec des enfants, je pense que ça devrait aller.

-Tu t'étais déjà fait tirer dessus avant ce matin?

-Deux ou trois fois. Je ne te retourne pas la question.

-Je vois que tu as lu mon dossier médical.

-Non, simple déduction.

-Tu ne l'as pas lu?, me demanda-t-il étonné.

-Le jour où je n'aurais plus de livre de chevet j'y penserai. Pourquoi il y a des choses que je dois savoir?, dis-je en posant la pince.

Il me regardait, cherchant surement une réponse.

-Rien de très important, finit-il par dire.

Je ne répondis rien, sachant pertinemment qu'il mentait.

-Tu peux y aller.

-Merci.

Je lui souris, ignorant que dans quelques jours c'est moi qui allais avoir besoin de soin.