Et voilà le chapitre 4, encore un grand merci à tout le monde pour les reviews :P
Bonne lecture!
...
(Deux jours plus tard)
Nell et moi étions assises dans la salle des opérations écoutant Kensi se plaindre de Courtney Roberts, agent de la CIA, qui était arrivée pour travailler sur une affaire avec le NCIS. Le seul problème venait du fait qu'elle était une superbe brune d'un mètre quatre vingt ans qui en moins de 24 heures avait surement charmé tous les agents du NCIS, y compris Deeks, ce qui mettait Kensi dans tous ses états.
-Elle se prend pour Miss USA avec son rire qui doit être aussi faux que ses seins!
-Je crois savoir de qui vous parler, affirma Sam qui entra suivi de Callen, elle est là juste pour nous aider à trouver un agent russe qui serait en ville.
-On va vite le trouver cet agent, comme ça on se débarrassera plus vite d'elle. Je ne suis pas la seule à penser, Rose est d'accord!
Merci Kensi!
-J'ai juste dit qu'il y a quelque chose qui me dérangeait chez elle, expliquai-je.
-Ça ne s'appelle pas de la jalousie?, demanda Callen en s'asseyant à côté de moi.
-Kensi est jalouse, moi je suis méfiante, c'est différent.
-Et peut-on savoir pourquoi?, risqua Sam.
-Il y a quelque chose de faux chez elle, et je ne parle pas de son physique.
-Pas très convaincant, constata-t-il.
-Ne venaient pas vous plaindre s'il arrive quelque chose. Vous n'êtes pas censé travailler?
-Courtney surveille un suspect au hanger à bateaux .
-Toute seule?, m'étonnai-je.
-Elle doit juste le surveiller, détends-toi Rose, assura Sam.
-Vous n'auriez pas vu un dossier rouge là-bas? Il me semble que je l'ai oublié.
Sam acquiesça et je dus me rendre à l'évidence qu'il fallait que j'aille le récupérer.
(Hangar à bâteau)
En entrant je fus surprise de ne pas croiser Courntey. Décidément cette fille je la sentais pas. Un homme apparut en haut des escaliers et apparemment il ne s'attendait pas à voir quelqu'un.
-Vous êtes?
-Un collègue à Courtney.
Il mentait.
-Courtney nous avons de la visite, s'exclama-t-il tandis qu'il s'approchait de moi.
-Qui êtes-vous?, demandai-je en articulant le plus possible.
-Mais que fait notre experte en comportement ici?, entendis-je derrière moi.
Je me retournai et reçus un violent coup à la tête, me faisant sombrer dans les ténèbres.
Un élancement sourd tambourinait juste au niveau de mon front. Je peinais à ouvrir mes yeux et lorsque ma main se posa sur mon front je sentis un liquide poisseux, pas de doute le choc avait dû être brutal.
-Je crois que la belle au bois dormant se réveille, s'exclama une voix que je reconnus comme étant celle de Deeks.
Il me fallut quelques minutes supplémentaires pour pouvoir ouvrir sans douleur les yeux.
-Comment tu te sens?, me demanda Kensi qui s'était approchée.
-C'est pas le top, répondis-je en me relevant doucement, mais je crois que je vais rester assis, ajoutai-je en voyant les murs de la pièce bouger.
-Je l'aimais vraiment pas cette fille!
-Comment avez-vous su que j'étais là?
-Tu ne répondais pas au téléphone et Courtney non plus, on été juste venu voir si tout allait bien, m'expliqua Deeks.
-Tellement bien que le suspect était en dehors de la salle d'interrogatoire et que Miss USA m'a défoncé le crâne, Kensi tu peux chercher dans mon sac je dois avoir un petit miroir, j'ai l'impression qu'elle m'a pas raté
-En faites Courtney travaillait avec notre suspect dans un trafic d'armes, relata Deeks, donc on peut dire vous aviez raison à son sujet, dit-il en regardant Kensi.
Cette dernière me tendit mon miroir et je vis que j'étais ouverte au niveau du front, et qu'à mon avis j'allais avoir besoin de quelques points de suture.
-Et vous l''avez retrouvé?
-On attend des nouvelles de Sam et Callen...
-...conduisez-moi à l'hôpital alors, coupai-je, juste histoire de vérifier que tout va bien et de me faire recoudre, rassurai-je, j'ai un ami de faculté qui est neurologue il se fera un grand plaisir de s'occuper de moi. Si j'ai besoin d'aide je vous appelle.
Pierre Dubois était un Français venu étudier la médecine aux États-Unis. On avait fait connaissance en première année et depuis toutes les occasions étaient bonnes pour se retrouver. Mais lorsqu'il avait déménagé à Los Angeles notre amitié en avait pris un sacré coup. J'attendais dans le couloir imaginait sa tête lorsqu'il me verrait.
-Mais que fait Rose Brown à Los Angeles avec une telle chose sur le front?
-Pierre! Comment tu vas?
-Mieux que toi apparemment, dit-il en désignant mon front. Je sais pas ce que j'ai le plus envie de savoir: la raison de ta présence à Los Angeles où la façon dont tu t'es fait ça.
Je m'asseyais en face de son bureau, l'esprit encore brumeux.
-Je t'écoute.
-Je me suis prise les pieds dans mon tapis et je me suis cogné ma table basse, mentis-je.
-Vraiment? Donc tu es tombé, tu as cogné contre ta table. Dans ton appartement à New York? Va falloir que tu m'expliques comment tu as fait pour voyager dans ton état.
-Justement j'ai oublié de préciser que dernièrement j'ai déménagé dans les environs, bredouillai-je en fixant le sol.
-Le carrelage te plaît?
-Pierre tu peux me balancer tous les reproches que tu veux, mais là j'aimerais vraiment que tu m'aides j'ai la tête qui va exploser.
Au bout d'une heure je sortais de son bureau avec trois points de suture et une ordonnance pour les maux de crâne.
-Au fait, passe me voir la semaine prochaine chez moi. Je t'enlèverai tes fils et peut-être que je présenterai ma fiancée.
Mes yeux s'agrandirent devant cette nouvelle. Il allait se marier!
-En attendant pense à te reposer, histoire de retrouver ton équilibre. Passe une bonne soirée!
C'est extraordinaire les amis...
(Quartier général)
Il était déjà dix-huit heures mais bizarrement j'avais demandé au taxi de me déposer au quartier et non chez moi. Je n'avais pas envie d'être toute seule dans mon appartement même si Pierre avait insisté sur le fait que je devais absolument me reposer. Je tentai de passer discrètement devant le bureau d'Hetty mais c'était peine perdue.
-Mademoiselle Brown puis-je savoir ce que vous faites là?
Je cherchai une excuse mais rien ne vint, mon mal de crâne m'empêchant encore d'avoir les idées bien claires.
-Juste une petite heure, s'il vous plaît, suppliai-je.
-C'est dur de rentrer chez soi après une telle journée. Juste une heure, dit-elle fermement en montrant sa montre, je vérifierai!
Une fois dans mon bureau je m'allongeai dans le canapé espérant que ma tête cesse de tourner et sans m'en rendre compte que je tombai dans un profond sommeil.
