Encore merci pour tous vos encouragements, je suis enfin en vacances donc je vais pouvoir écrire à longueur de journée :P
Bonne lecture!
...
Je venais de me garer devant une maison dans la banlieue de Los Angeles. Le fils d'un Seal venait d'être kidnappé. Sam avait demandé que je vienne aider la mère le temps qu'il le retrouve. Il m'attendait d'ailleurs sur le perron. C'était une assez belle maison et le jardin était impeccable, je pouvais même apercevoir une balançoire. Sam m'expliqua que l'ainé de la famille, Théo, n'était pas rentré de l'école hier soir. Il me demandait de rester avec sa mère, Madame Dawson, et son petit frère Alex. Le pire dans l'histoire était surement le fait que son père était en Afghanistan. Je soupirai, comprenant la détresse de Madame Dawson. La maison était charmante et je l'imaginais parfaitement, en temps normal, remplie de bonne humeur et de rire.
-Madame Dawson, voici le docteur Brown, me présenta Sam.
-Appelez-moi Rose, et je suppose que c'est toi Alex, dis-je en m'abaissant à la hauteur du petit garçon.
Il se contenta d' hocher la tête, intimidé.
-Rose, salua Callen en entrant, Sam et moi on doit aller vérifier quelques trucs, je t'appelle dès que j'ai quelque chose.
J'acquiesçai et une fois qu'ils furent partis je reportai mon attention sur Alex, qui devait avoir le même âge que mon filleul.
-Et si on faisait du coloriage?, proposai-je.
-Vais chercher mes feutres!, s'écria Alex en courant.
-Madame Anderson, si je peux faire quoique soit n'hésitait pas. Je suis sûr que nos agents feront tout pour retrouver Théo, assurai-je, vous devriez vous reposer le temps que je fasse du coloriage avec Alex.
Elle suivit mon conseil tandis qu'Alex revenait les bras chargés de crayon. J'allais passer une bonne après-midi.
(Deux heures plus tard)
La séance coloriage était terminée depuis longtemps et nous étions en train de construire une ferme avec des cubes en bois lorsque mon portable sonna.
-Callen?
-Rose il faut que tu emmènes Madame Dawson et Alex loin de leur maison.
-Quoi?, m'exclamai-je en me relevant.
-Le ravisseur a également prévu de les tuer.
Ce fut pour moi comme un électrochoc. Il fallait faire quelque chose.
-Je m'en occupe. Je les emmène chez moi!
Je raccrochai et expliquai la situation à Madame Dawson qui semblait au bord de l'évanouissement.
-On n' a vraiment pas le temps, fermez la maison je vous ramène chez moi, ordonnai-je.
J'avais la vie de deux personnes entre mes mains. Lorsque je vis le petit Alex attendre dans l'entrée avec son doudou dans les mains, je me fis la promesse de tout faire pour qu'il ne souffre pas de trop.
(Appartement de Rose)
En arrivant chez moi, je constatai que Madame Dawson n'en menait pas large et à vrai dire moi non plus. J'avais fermé ma porte à clés et baisser les volets. Alex semblait terrorisé et je me rappelai que je gardais toujours chez moi un carton rempli de jouet, en tant que marraine d'un petit garçon c'était le minimum vital. Les yeux d'Alex s'agrandirent devant les jouets et il oublia pendant un instant que sa vie était en danger. Cela me permit de rester avec sa mère et la rassurer autant que je le pouvais. Tout se passait bien quand on toqua à la porte.
-Dans ma chambre, murmurai-je à Madame Dawson, et ne sortez pas!
Je me dirigeai vers ma porte, et je m'exclamai d'une voix tremblante:
-Qui est ce?
-Callen.
-Prouve-le.
-Tu m'as avoué sur la plage que tes parents étaient divorcés.
J'ouvris la porte soulagée et l'accueillit avec mon plus grand sourire.
-Désolé mais je voulais être sûre que...où est Sam?
-Il est retourné au bureau, je suis venu ici au cas où.
-Madame Dawson vous pouvez sortir!
-Pas trop long?, me demanda-t-il.
-Si, je commence à m'inquiéter. Combien de temps cela va encore durer tu crois?, demandai-je en regardant Alex assis sur le tapis avec tous les jouets.
-J'en ai pas la moindre idée, avoua-t-il abattu.
-Callen j'e n'ai plus rien dans mon frigo, murmurai-je pour être sûr que Madame Dawson n'entende rien.
-Tu manges jamais?, dit-il alors que je lui tendais une bière, une des rares choses qui restaient dans mon frigo.
-J'étais censé aller faire mes courses, mais j'ai juste eu un léger contre-temps.
-Je vais y aller...
-Non!
J'avais crié un peu trop fort, Alex se retourna et me fixa d'un air interrogateur.
-Callen si ce taré débarque ici je ne pourrais rien faire. Fais-moi confiance, ajoutai-je en le voyant peu convaincu, j'en ai pour vingt minutes.
-D'accord mais tu fais bien attention.
-Je me dépêche.
J'attrapai mon sac et une veste et sortis, sûr que je ne courais aucun risque. Il m'arrivait tellement de chose depuis j'étais arrivé à Los Angeles, ma vie était vraiment ennuyante à New York.
(Devant le supermarché)
La nuit était tombée quand je sortis du magasin. J'étais en train de ranger les courses dans mon coffre quand je sentis une forte pression dans mon dos. Une main se plaqua contre ma bouche et l'homme me glissa dans l'oreille:
-Tu cries je tire. Maintenant tu vas monter dans ta voiture et me conduire jusqu'au reste de la famille Dawson. Un coup tordu et je te descends!
J'étais beaucoup trop terrifiée pour faire quoi que ce soit. Une fois dans la voiture, il s'assit sur le siège passager et pointa son pistolet sur ma nuque.
-Ton portable, ordonna-t-il en tendant la main, maintenant démarre!
Lorsque je mis le contact je commençais tout doucement à retrouver mes capacités. Je ne devais pas l'emmener chez moi, il fallait que j'aille autre part, mais où? Et cette pression sur ma nuque était loin de m'aider. Je m'éloignais du centre-ville de Los Angeles et encore plus de mon appartement.
-J'espère que c'est la bonne route sinon je te colle cette balle, s'écria-t-il.
Il était nerveux et instable. Il n'était pas dans un état normal. Qu'avait-il fait de Théo?
-Où est Théo?
-Demande à tes amis, c'est à cause d'eux que j'ai dû m'enfuir. Par leur faute je vais devoir tuer la mère et le cadet et peut-être toi après.
Ça avait le mérite d'être clair! Bizarrement je pensais à Callen qui devait commencer à tourner en rond. Sa voix résonnait dans ma tête ce qui me permit de me calmer et de reprendre le contrôle de moi-même. L'homme qui était à côté de moi devait avoir la quarantaine. Ses mains étaient toujours en mouvement, il était très nerveux, contrarié. Tout ce qu'il voulait s'était appuyé sur la gâchette. Je venais d'emprunter une route sinueuse et qui devait surement être déserte.
-Vous mentez, vous ne m'emmener pas les voir!, hurla-t-il en m'enfonça le canon encore plus dans mon cou.
-Je vous jure que si. J'ai une maison pas très loin d'ici. Personne ne vient ici, c'est une cachette idéale, mentis-je.
-Si dans dix minutes on n'est pas arrivé je vous broie les cervicales!
Une solution et vite! Je me sentais seule et perdue. J'avais besoin quelqu'un vienne me réveiller de cet horrible cauchemar. Quelqu'un comme Callen. Je continuais d'observer mon passager tandis qu'une larme ruissela sur ma joue. Et d'un coup je trouvai une échappatoire. Je commençais à accélérer, le paysage défilait de plus en plus vite. La vision était mauvaise, et la route était entourée par des champs, des pentes et quelques arbres. Je priai pour que mon plan marche, c'était ma dernière chance. Le compteur t les 100 km/h. Il était temps. Je fermai les yeux et freinai d'un coup, ma ceinture me retient mais pas mon passager qui ne l'avait pas mise. Il fallut plusieurs mètres avant que la voiture ne s'arrête. Lorsque j'ouvris les yeux je découvris avec horreur que le ravisseur avait traversé le pare-brise. En tâtant son cou je compris que je venais sûrement de le tuer. J'étais tétanisé. Je trouvai dans ses poches mon portable et sortis de la voiture. Je fus stoppé par une douleur dans la poitrine. Ma ceinture m'avait sûrement la vie, au prix d'une côte je pense. Je composai le numéro de la seule personne dont j'avais envie d'entendre la voix. Ma main tremblait et les larmes coulèrent toutes seules: j'avais tué un homme.
-Rose t'es où?, s'écria-t-il.
-Callen, sanglotai-je, je...
-Rose qu'est-ce qui se passe?, dit-il inquiet.
J'avais peur de lui dire ce que je venais de faire. Pas de doute j'étais en état de choc.
-Tout va bien?
-Callen, murmurai-je, je crois que j'ai fait quelque chose de mal.
-Rose dis-moi ce qui se passe! Tu as vu le ravisseur?
-Je crois bien, répondis-je entre deux sanglots.
-Où est-il?!
Je pris une profonde inspiration qui accentua encore plus la douleur au niveau de mes côtes.
- Dans mon pare-brise...
