Je voulais tout d'abord remercier les 4 personnes qui m'ont laissé une review, cela me permet de m'améliorer! Je vous laisse lire la suite :P

…...

Le premier à arriver fut Sam. Il me trouva assise sur le bord de la route, encore choquée de ce que je venais de faire. Il jeta un rapide coup d'oeil au pare-brise et appela la morgue ainsi qu'une dépanneuse. Callen avait demandé à Kensi de s'occuper de ramener les Dawson chez eux.

-Rose t'as besoin d'une ambulance?, me demanda Sam.

-Non, mes côtes sont justes fracturées, je m'en occuperais demain, lui assurai-je d'une voix tremblante.

Une autre voiture arriva, et je vis Callen en sortir et je pris peur lorsque je vis qu'il paraissait très en colère. Avant même qu'il puisse dire quoi que ce soit, Sam lui montra ma voiture. Je culpabilisais tellement que les larmes recommencèrent à couleur et je fixais le sol, espérant que personne ne me voit.

-Qu'est-ce-qu'il s'est passé?, s'exclama Sam.

-Il m'attendait sur le parking. Il m'a ordonné de le conduire jusqu'au Dawson.

-Et tu ne pouvais pas nous appeler ou t'enfuir?, s'écria Callen qui visiblement était à deux doigts d' hurler.

-Il avait mon portable, me défendis-je, et il était armé.

Il y eut un long silence avant que Sam ne sorte de la voiture l'arme.

-Je voulais pas le tuer, sanglotai-je, je pensais pas...

-Je préfère savoir que c'est lui qui est mort, m'assura Callen qui avait l'air d'avoir retrouvé son calme, t'es blessé?, me demanda-t-il en voyant que je me tenais les côtes.

-Rien, j'ai juste besoin d'un peu d'aide pour me relever.

Il s'approcha et glissa un bras autour de ma taille tandis que je m'appuyai sur son autre main. Malgré la douleur, j'avais l'impression à cet instant de ne plus être seul ni vulnérable.

-En attendant tu vas rester dans ma voiture, proposa-t-il en m'entrainant vers celle-ci.

Une fois toute seule, mes sombres pensées revinrent, comme si dans l'histoire c'était moi la meurtrière. Une ambulance finit par arriver ainsi que la dépanneuse. Mais c'était le dernier de mes soucis. Je voulais rentrer chez moi, dans mon petit monde. Ce fut au tour de Deeks d'arriver. Il me jeta un coup d' oeil et je lui rendis un petit sourire. Puis il se dirigea vers Sam et Callen et je compris que leur sujet de conversation était moi car ils se retournèrent tous d'un coup vers moi. Ce fut finalement Callen qui s'approcha de la voiture et y entra. Je n'osai le regarder et lui non plus.

-Premièrement je te ramène chez toi. Deuxièmement, Hetty veut te voir demain, et j'en profiterai pour récupérer ta voiture, le garagiste a dit qu'il devait juste changer le pare-brise.

-Où sont Madame Dawson et ses enfants?

-Chez eux, ils pourront dormir l'esprit tranquille.

Mais pas moi. Callen démarra et la voiture et nous primes le chemin du retour sous le ciel étoilé de Los Angeles.

Lorsqu'il se gara devant chez moi, il coupa le moteur et s'apprêtait à sortir.

-Tu fais quoi?, demandai-je, je peux rentrer chez moi, ça va aller.

-Non seulement je vais te raccompagner mais en plus je vais rester. Il va être minuit, demain je t'emmenerai voir Hetty. Rose tu as deux côtes de fracturées, ajouta Callen en me voyant ouvrir la bouche pour répliquer, et il est hors de question que tu restes seule après ce qu'il vient de se passer.

Il sortit de la voiture et avant de claquer la porte il se pencha et s'exclama:

-J'ai oublié de préciser que ce n'était pas négociable!

Il claqua la porte et j'entrepris de sortir à mon tour. Finalement ce n' était pas plus mal qui reste, j'aurais au moins l'impression de ne pas être seule.

En entrant dans mon appartement je posai toutes mes affaires dans l'entrée, contente d'être enfin chez moi.

-Fais comme chez toi, lui dis-je alors que je remarquai les jouets encore sur le tapis.

Je pris le carton et commençai à les ranger quand j'entendis soupirer derrière moi.

-Rose, tu crois vraiment que c'est le moment, dit-il en me prenant le carton des mains.

-Peut-être pas, hésitai-je, je crois que je ferais mieux d'aller me coucher non?

Callen me regarda fixement et je compris que je n'avais pas tellement le choix.

Tu veux pas une couverture au cas où tu t'endormirais sur le canapé?

Dépêches-toi d'aller te coucher!

J'avais l'impression d'être une petite fille de deux ans, mais je savais qu'il avait raison et je partis dans ma chambre. Une fois sous la couette, mes yeux se fermèrent tout seuls mais de cet homme que j'avais tué hantait mon esprit. Au bout d'une heure interminable et le sommeil en venant pas, je décidai de me lever et de rejoindre Callen en emportant ma couette. Lorsque j'ouvris la porte, je le vis assis dans le canapé, une bière dans la main en train de regarder la télévision. Il avait l'air surpris mais aussi contrarié en me voyant devant la porte.

-J'arrive pas à dormir. Je me disais que peut-être qu'en regardant la télé, je tomberais endormie, expliquai-je, en plus je veux bien partager un bout de couette si tu veux!

-Je te préviens, il n'y a absolution rien à regarder.

Je souris car cela m'étant complètement égal de connaître le programme télévision. Je m'assis avec précaution, mes côtes me faisant toujours aussi mal. J'avais laissé une certaine distance entre Callen et moi, mais nous étions assez proche pour pouvoir profiter de la couette. Mes yeux se fermèrent rapidement, mais je sentais que cette fois j'avais quelqu'un à côté de moi. C'est avec cette agréable sensation, que les sons provenant de la télévision se firent plus discrets je sombrai pour de bon.

(8h du matin)

Le réveil fut dur et douloureux. Je n'étais plus dans la même position que lorsque je m'étais endormie c'est pourquoi mes côtes me lançaient. De plus, je sentais que ma tête reposait sur quelque chose de dur. Mes yeux s'habituèrent tout doucement à la lumière et je compris que je dormais sur l'épaule de Callen et que ce dernier était encore en train de regarder la télévision. Je me relevai tout doucement, cherchant une excuse:

-Désolé, je savais pas … enfin t'aurais dû me pousser!, m'exclamai-je.

Il me regarda, un sourire en coin.

-Vu le temps qu'il m'a fallu pour te convaincre de dormir, j'allais pas tout gâcher.

-Mais il est huit heures, tu n'es pas resté tout ce temps...Je suis vraiment désolé.

-On se calme, tu ne me dérangeais pas, je t'assure! Comment vont tes côtes?

-Bof, je vais voir dans ma salle de bains si j'ai pas une bande et de quoi calmer la douleur, dis-je en me levant.

Une fois seule, je me mis devant le miroir et soulevai tout doucement mon débardeur. À l'endroit où j'avais mal, tout était bleu mais si à certains endroits on pouvait apercevoir du violet. Je passai ma main doucement, grimaçant car c'était encore sensible. Je me voyais encore dans ma voiture, le compteur indiquant les 100 km/h.

-C'est pas très beau à voir.

La voix de Callen me sortit de mes pensées. Il se tenait dans l'embrasure de la porte, regardant l'image que reflétait le miroir.

-Il y a pire, assurai-je en me retournant pour lui faire face, merci d'être resté cette nuit.

Sa simple présence m'empêchait de ruminer.

-On est une famille, on prend tous soins des autres, expliqua-t-il, maintenant je sais à quel point tu peux être têtu.

Je lui souriais, regrettant de ne pas être resté plus longtemps avec lui sur ce canapé. Il se passait tellement de chose dans ma tête que je préférais ne pas écouter cette petite voix qui m'assurait que Callen n'était pas un simple collègue.