Bonjour tout le monde! Encore merci pour toute vos reviews et voilà la suite :P
…...
(Cinq jours plus tard)
J'avais eu droit au traditionnel discours d' Hetty qui m'assurait que j'avais bien fait, que je devais arrêter de m'en vouloir et bien sûre que je n'étais toute seule. J' avais eu le droit à quelques jours de congé, le temps que tout rentre dans l'ordre. Kensi et Nell venaient me voir tous les jours et nous passions la soirée devant la télévision avec plein de biscuits et de bonbons. Mes côtes n'étaient pas encore remises, loin de là, mais je commençais tout doucement à pouvoir bouger normalement. Mais aujourd'hui je retournais travailler! J'avais bien sûr interdiction de me rendre sur le terrain et ça valait mieux pour mes côtes. J'étais dans la salle des opérations en train de rattraper mon retard avec l'aide de Nell. Éric était partis chercher le reste de l'équipe car on venait d'avoir une nouvelle affaire.
-Hey Freud!
Je souris à Deeks qui venait d'entrer suivit de Kensi qui fit un grand sourire. Sam me lança un clin d'oeil et Callen fit comme si je n'étais pas là. J'avais oublié de préciser que je ne l'avais plus vu depuis qu'il m'avait emmené voir Hetty. Pas de messages, pas de coup de téléphone, le silence total.
-Un marine s'est fait tirer dessus lors d'un entrainement dans le désert. Ils étaient cinq marines et personne n'a pu voir le tireur. On a seulement une vidéo car un des hommes portait une caméra sur lui mais on n'a rien pu faire, expliqua Éric en lançant la vidéo.
On assista à la mort du marine et je préférai détourner le regard en voyant ses coéquipiers qui tentaient de le réanimer. On pouvait entendre les pleurs d'une femme et je demandai à Éric de qui il s'agissait:
-Julie Smith, elle faisait partie de l'équipe et elle était aussi la fiancée de la victime.
-Comme quoi il ne faut jamais sortir avec ses collègues de travail, s'exclama de Callen.
-Il n'y a pas de quoi faire une généralité, lui dis-je n'imaginant pas les conséquences qu'aurait cette simple phrase.
-Tu as une théorie sur le sujet peut-être?, me demanda-t-il agressif.
-Non mais j'ai bien l'impression que toi oui!, rétorquai-je piquée au vif.
-Ne jamais sortir avec ses collègues, règle de base qui empêcherait beaucoup de malheur!
-Cette règle est complètement absurde! Je suis sûr que Julie Smith a vécu les plus belles années de sa vie avec cet homme. Et puis si je suis ton raisonnement, on ne devrait pas utiliser notre voiture au risque d'avoir un accident, ne pas se marier au risque de divorcer et j'en passe!, m'écriai-je.
-Ce n'est pas parce que tu es un psychologue que tu peux tout comprendre.
J'accusai le coup, ne comprenant pas comment on en été arrivé là. Tout le monde s'était tu et je compris que Callen avait une opinion bien arrêtée sur le sujet. Je n'avais aucune envie de pleurer mais je sentis comme une sorte de déception et je pensais que c'était son attitude.
-Si tu le dis, lâchai-je en me levant.
Je sortis de la salle pour éviter que la situation ne s'envenime encore plus. Mais pourquoi l'avait-il si mal pris?
(Quelques heurs plus tard)
Mon altercation avec Callen m'empêchait de travailler correctement. Je devais remplir plusieurs rapports mais mon esprit était ailleurs. On toqua à la porte et Sam entra, je compris qu'il voulait parler de ce matin.
-Si Callen apprend que je suis venue il risque de m'en vouloir mais bon...
-Pourquoi? Serais-je devenue le diable en personne?
-Je pense pas, répondit Sam calmement en s'asseyant en face de moi, mais il me semble que je te dois des explications.
-Je t'arrête tout de suite, ce n'est pas toi qui dois m'expliquer.
-Mais Callen ne le fera pas, enfin pas dans l'immédiat.
Alors comme ça il était aussi borné que moi!
-Callen s'est fixé cette règle suite à une mauvaise expérience, expliqua-t-il, et il n'aime pas trop aborder le sujet.
-Ça je l'ai parfaitement compris, assurai-je.
-Je suis sûr qu'il ne pensait pas ce qu'il a dit.
-Peut-être, mais ce n'est pas le fait qu'il ne m'explique pas pourquoi qui m'a mise en colère, c'est plutôt son agressivité. Je peux comprendre mais pas accepter.
-Rose je suis vraiment désolé.
-Sam ce n'est pas à toi de t'excuser, lui dis-je en souriant, et puis il en faut plus pour m'impressionner, plaisantai-je.
Je le sentis beaucoup moins contrarié, son visage paraissait beaucoup plus détendu.
-Quand est-ce que tu pourras revenir avec nous sur le terrain.
-Hetty m'a demandé de lui rapporter une radiographie de mes côtes le jour où je me sentirais prête à retravailler normalement. Je pense que d'ici deux ou trois semaines ce sera bon.
Nous continuions de parler mais je sentais que mes pensées étaient dirigées vers Callen. Je culpabilisais mais en même temps je lui en voulais. Peut-être qu'il me détestait maintenant!
-Tu crois qu'il m'en veut?
-Tu veux vraiment savoir ce que je crois?
Mais quelle question! Bien sûr que oui!
-Son attitude t'a blessée, me dit-il, mais pourquoi la remarque d'un de tes collègues de boulot te ferait autant de mal?
-Callen n'est pas qu'un simple collègue de travail, pas après tout ce qu'il a fait pour moi, me justifiai-je.
Sam posa ses mains sur mon bureau et j'eus l'impression à ce moment-là que les rôles étaient inversés. C'est moi le psychologue non?
-Alors c'est qui Callen pour toi?
Touché! Je n'avais aucune réponse à cette question et par conséquent je n'osai plus regarder Sam en face. Peut-être que ma rancoeur était juste dû à cette stupide règle! Non, quand même pas! J'essayais de me trouver des excuses mais le regard de Sam m'empêchait de réfléchir correctement.
-Je te remercie d'être venue et d'avoir semé le doute dans mon esprit! Est-ce que tu pourrais oublier la fin de notre conversation?
-Je vais la mettre de côté, proposa-t-il, mais je ne l'oublie pas. Bon je crois t'avoir assez torturé, bonne journée!
Ma journée était tout sauf bonne. Pour mon retour j'avais espéré une journée tranquille. Je soufflai en voyant qu'il n'était que 14h et que j'avais encore de longues heures de travail devant moi.
(20h)
Un dossier urgent arriva au cours de l'après-midi et je me devais de l'examiner aujourd'hui, et vu son épaisseur ma patience fut mise à rude épreuve. Je prenais note de chaque information c'est pourquoi je sortis de mon bureau si tard. Sam était à son bureau et me fit signe de venir le voir.
-Callen est dans la salle de sport, il ne devrait pas tarder à rentrer chez lui, m'informa-t-il.
-Attends, tu veux que j'aille lui parler?
-Vous avez eu un léger accrochage, pas besoin de vous faire la tête pendant des mois!
-Sam je ne suis pas du genre à aller m'excuser pour quelque chose que je n'ai pas fait!, m'exclamai-je.
-Si tu n'y vas pas c'est moi qui t'y amènes de force!
Je le lui lançai un regard noir, jamais on m'avait forcé de faire une telle chose, ma fierté en prit un sacré coup. Je ravalai toute ma rancoeur et décidai d'aller le voir, de toute façon je n'avais pas tellement le choix.
Il était dos à moi en train de ranger ses affaires dans un sac quand le bruit de mes talons sur le parquet lui fit comprendre qu'il y avait quelqu'un. Il fut surpris de me voir car aucun son ne sortit de sa bouche.
-Je crois qu'on devrait avoir une petite discussion toi et moi, dis-je en me rapprochant de lui.
-Je pense que je ferais mieux de te raconter quelques petites choses avant. Mais je suis content que tu sois venue, on a beaucoup de choses à ce dire!
Si seulement il savait à quel point cela me déstabiliser d'être seule avec lui...
