Coucou! Voilà un nouveau chapitre et j'espère qu'il vous plaira. J'ai déjà écrit les trois prochains et je suis sûr qu'ils vous plairont ( léger rapprochement!). Encore merci pour vis reviews :P

Bonne lecture

...

Cela faisait deux heures que je m'occupais de Nolan. Grâce à Nell et Éric qui me donnaient tout un tas d'informations sur lui, sa fierté avait déjà pris un sacré coup et j'avais réussi à lui faire enlever son sourire. Mais j'avais loin d'avoir terminé et il était plutôt coriace. Je l'avais attaqué sur son divorce et sa femme qui l'avait trompé et il était temps de passer à autre chose. Je l'avais donc laissé pour appeler Nell et trouver un autre point faible.

-Dis-moi que tu as quelque chose, la suppliai-je tout en préparant du café.

-Sam a trouvé chez lui une photo de Nolan avec un enfant on suppose que c'est son fils mais apparemment la garde lui a été tirée car il ne s'en occupait jamais. Il a aussi des problèmes d'argent donc on suppose qu'il a organisé l'enlèvement de Callen contre de l'argent.

-Tu peux demander à Sam de me rapporter la photo?

-Bien sûr. J'ai autre chose: son père était violent. Je ne sais pas si cela peut servir...

-C'est ce dont j'ai besoin, merci Nell. Des nouvelles de Callen?

-Aucun changement depuis tout à l'heure.

Je commençais à m'inquiéter sérieusement. Je voulais tellement faire avouer Nolan le plus rapidement possible mais c'était impossible.

-Nell met la vidéo de Callen sur l'écran ici s'il te plaît, et encore merci, dis-je en raccrochant.

La peur monta d'un cran lorsque la vidéo s'afficha. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur lui? J'étais terrifiée à l'idée qu'il puisse arriver quelque chose à Callen. J'avais une boule au ventre et le voir encore en vie sur cette vidéo n'empêchait de baisser les bras. M'occupait de Nolan était un moyen pour éviter que je ne pense trop à Callen. Il ne pouvait pas mourir, pas lui. Mais je ne devais pas m'apitoyer, il fallait que je retourne voir Nolan. Je respirai un grand coup et me dirigeai vers cette pièce où le destin de Callen pouvait se jouer. Nolan était toujours menotté sur sa chaise mais il ne souriait plus.

-J'ai trouvé un autre sujet de conversation. Si vous me parliez un peu de vos parents.

Il me fusilla du regard et je lui répondis par mon plus beau sourire.

-Bon bah je vais commencer. J'ai cru comprendre que c'était pas le grand amour entre votre père et votre mère. Je me trompe?

Aucune réponse.

-Je suppose que non, poursuivis-je, avant que je continue je tiens à préciser que je sais que les gens n'aiment pas qu'on leur parle de leur enfance quand elle a été difficile. Moi je déteste parler de mon enfance, je trouve que c'est privée. Mais comme vous ne vous montrez pas coopératif je n'ai pas le choix.

Pas un mot. Je me doutais bien qu'il avait dû tout faire pour oublier ce moment de sa vie mais je n'avais aucune autre solution.

-Vous devez haïr votre père. Vous avez dû en penser du temps dans votre chambre pendant que votre mère se faisait frapper. Au début vous aviez peur qu'il s'en prenne à vous. Mais on ne s'habitue pas à ce genre de chose. Alors vous êtes resté dans votre chambre à vous boucher les oreilles pour ne pas l'entendre crier. Je continue ou vous avez décidé de me parler?

Il se pencha légèrement, le regard noir et me lança:

-Allez vous faire foutre!

-Je vois donc on continue. Si vous aviez un jour votre père en face de vous, seul dans une pièce, qu'est-ce que vous feriez? Vous ne le touchez pas ou alors vous lui faites subir dans ce qu'il a fait endurer à votre mère?

-Je le tue.

C'est exactement la réponse que je voulais. Je savais que j'étais tout doucement en train de gagner du terrain. Mais je ressentais aussi de la pitié et de la culpabilité. Cet homme n'avait pas eu de chance et je m'acharnais sur lui.

-Et si on changeait les rôles? J'ai devant moi l'homme qui sait où est retenu mon collègue et en plus il est menotté. Imaginez un peu tout ce que je pourrais vous faire subir.

-Sauf que ce n'est qu'un collègue. Moi il s'agissait de l'homme qui a frappé ma mère!, s'exclama-t-il, la personne qui sûrement le plus compté dans ma vie!

Si seulement il savait à quel point je tenais à Callen. Il était clair que je ressentais quelque chose pour lui et cela n'avait rien à voir avec de l'amitié.

-L'agent Callen est un collègue de travail, mais aussi une personne sur qui je peux compter. Il a pris soin de moi et je lui suis redevable. Si ça ne tenait qu'à moi je vous aurais déjà tué.

Je n'avais pas haussé la voix mais Nolan avait parfaitement compris le message.

-Profitez-bien des quelques minutes de repos que je vous laisse. Vous pouvez me croire vous n'allez pas apprécier notre prochaine conversation!

Je me levais non sans remarquer la lueur d'inquiétude dans ses yeux. Une fois dehors je fus surprise de voir Sam devant l'écran. Il m'expliqua qu'il était déjà en route pour venir me voir quand Nell l'avait appelée.

-Il n'a rien lâché je suppose?

-Non, mais c'est en bonne voie. Tu as la photo?

Il la sortit de sa poche et je vis que le fils de Nolan devait avoir six ou sept ans. Je soupirai car je n'avais aucune envie de me servir de son fils pour l'atteindre. Je l'avais déjà tellement malmené! Mais d'un autre côté il y avait Callen. J'avais l'impression de ne pas avoir pu tout lui dire.

-Je sais pas comment tu fais pour garder ton calme en face de lui, avoua Sam qui fixait l'écran.

-Sam ça fait deux heures et demie que je m'acharne sur lui. En ce moment il doit être en train de revivre les pires moments de toute sa vie! Je vais devoir lui parler de son fils et je n'aime pas ça. Mon métier c'est aider les gens, pas les descendre plus bas que terre.

-Alors pourquoi tu continues?

-Pour Callen!, m'exclamai-je, je ne peux pas rester les bras croisés c'est au-dessus de mes forces. Je ne vais pas rester sur ma chaise alors qu'il le retienne je ne sais où!

J'étais sous pression et j'allais bientôt exploser. Sam me prépara un verre d'eau tandis que j'essayais de retenir mes larmes.

-Tu avais raison depuis le début. Je me suis attaché à Callen et j'ai besoin de lui, avouai-je, il faut que j'en parle. Ça fait des jours que je me voile la face et je sais qu'il faut que j'arrête de penser à lui. Mais je n'y arrive plus, expliquai-je d'une voix tremblante.

-C'est jamais bon de trop s'attacher à Callen. Mais tu es Rose Brown. Tu ne mérites pas de souffrir mais qui sait tu pourrais être heureuse avec lui. Mais pour ça il faut que tu retournes voir Nolan pour le faire avouer et on se chargera de libérer Callen. Je sais que tu es capable de le faire et Callen aussi. Tu l'avais impressionné lors de notre première affaire.

Les paroles de Sam me réconfortèrent et je me sentis un peu mieux. Oui, moi, Rose Brown, j'avais des sentiments pour Callen. Je me sentis prête à retourner voir Nolan. Je me levai, pris la photo et partis, déterminée à ne pas sortir de cette pièce tant qu'il n'aura pas avoué.