Coucou! Merci pour vos reviews :P, ce chapitre est un peu plus long que les autres mais ça m'évite de couper à des endroits importants!
Bonne lecture :D
La photo de son fils avait fait plus d'effet sur Nolan que je ne le pensais. Je n'avais plus en face de moi un homme fier de lui mais un père qui aimait son fils et qui voulait tout faire pour récupérer sa garde.
-Vous savez vous ne pourrez revoir votre fils tout de suite. Vous avez participé à l'enlèvement d'un agent du NCIS, vous serez jugé et surement envoyé en prison pour quelques années. Je vais devoir écrire un rapport sur vous et le juge en prendra compte. Ce que je veux dire c'est que si vous coopérez je l'écrirai et le juge sera plus clément, expliquai-je calmement.
-Vous avez des enfants?
Je secouai la tête et il poursuivit:
-Alors vous ne pouvez pas comprendre.
-J'ai un filleul de cinq ans. Je ne suis pas sa mère et pourtant je donnerais ma vie pour ce petit loulou. Je ferais tout pour qu'il soit heureux. Alors je pense que je peux comprendre. Monsieur Alvarez cela fait trois heures que vous êtes ici, il serait temps de parler.
Nolan fixait la photo et j'espérais qu'il parle. Je ne voulais plus m'acharner sur lui et j'étais fatiguée de toute cette histoire.
-Derek Sheridan. C'est à lui qu'il faut aller demander des comptes.
Je le regardais surprise mais en même temps heureuse que tout ça soit terminé. Je me levai et sortis de la pièce afin d'appeler Sam pour lui dire que Nolan avait fini par cracher le morceau. Mais je fus coupé dans mon élan lorsque je jetai un regard sur l'écran. Callen n'était plus sur la chaise mais à terre et apparemment quelque chose n'allait pas. En m'approchant je compris qu'il l'avait roué de coups. J'attrapai mon téléphone d'une main tremblante et appelai Sam.
-Dis-moi que tu as quelque chose, supplia Sam.
-Derek Sheridan, rétorquai-je, c'est sur lui qu'il faut se concentrer d'après Nolan. Sam pourquoi Callen est à terre?
-Quelqu'un devrait venir cherche Nolan d'ici une heure, il est plus que temps que l'on retrouve Callen, dit-il en ignorant parfaitement ma question, je te tiens au courant.
Il avait raccroché. Je me sentais tellement mal en voyant Callen dans cet état! Je me sentais inutile et je m'imaginais les pires choses. Ma journée avait si bien commencé et maintenant une des personnes qui comptaient le plus pour moi était en danger mort.
(Deux heures plus tard)
Nolan était partis et j'étais seule au hangar à bateaux. Je n'avais aucune nouvelle de Sam et Callen avait encore eu le droit à quelques coups. Je n'étais pas en état de conduire alors je préférai attendre ici. Je ne tenais pas en place, marchant de long en large, jetant des coups d'oeil à mon portable. Je réfléchissais à tout un tas de choses: la venue de mon filleul, Nolan Alvarez mais aussi et surtout à mes sentiments envers Callen. Comment était-ce arrivé? Comment j'allais pouvoir vivre avec ça sur la conscience? Je n'étais pas quelqu'un qui tombait amoureuse facilement et encore moins aussi rapidement. Je savais parfaitement que je n'étais pour Callen qu'une simple amie et je me demandais qu'est-ce que Tracy pouvait avoir de plus que moi.
Dix minutes plus tard alors que je tentai de manger un biscuit, je vis des gens entraient dans la pièce où Callen était retenu. J'avais l'impression que mon coeur allait s'arrêter mais l'une des personnes tourna sa tête et je reconnus Deeks. Je n'avais aucun mot pour décrire ce que je ressentais à ce moment précis. Je sentis toute la pression redescendre mais il fallait que je sorte toutes les émotions que je ressentais à l'intérieur de moi-même et tout ce que j'avais pu encaisser au cours de la journée. C'en était trop pour moi et je me mis à pleurer.
Peu de temps après, Kensi m'avait téléphoné pour m'informer que Callen allait bien mais par précaution il avait été envoyé à l'hôpital et qu'Hetty me demandait d'y aller. Je venais tout juste de me garer sur le parking et regarder mon reflet dans le rétroviseur. J'étais aussi blanche qu'un lavabo d'hôpital et mes yeux étaient rouges et gonflés. De toute façon je n'avais pas le choix, Hetty avait demandé que je vienne pour pouvoir suivre l'état de santé de Callen lorsqu'il sortira de l'hôpital. Une fois rentrée j'ai eu l'impression d'être un peu chez moi. J'avais souvent travaillé en hôpital avant de travailler pour le FBI et parfois cela me manquait. Une fois dans le couloir j'aperçus Hetty, Kensi, Deeks et Sam qui attendaient.
-Mademoiselle Brown vous tombez bien. Un médecin doit venir vous voir pour exposer l'état de santé de l'agent Callen, m'expliqua Hetty qui remarqua que mes yeux étaient encore rouges.
J'acquiesçai ignorant les regards que me lançaient Sam. Je n'avais pas envie de parler, je voulais juste m'assurer que Callen allait bien. Kensi semblait avoir remarqué mon malaise car elle me fit un petit sourire. Le médecin finit par arriver et expliqua que Callen avait de multiples contusions, de nombreuses égratignures au niveau des poignets à cause des barbelés et que par chance rien n'était cassé. Il me donna une pochette avec les radiographies et les comptes-rendus. Le reste de l'équipe n'était plus dans le couloir car ils eurent l'autorisation de pouvoir voir Callen. Je préférai attendre quelques minutes le temps de lire le dossier et de ravaler toutes mes larmes. Mais je devais aller le voir pour ne pas éveiller les moindres soupçons. Je respirai un grand coup et entrai dans la chambre. Malgré la perfusion et les nombreuses blessures je ne voyais que lui.
-Alors quand est-ce que je sors?, me demanda-t-il en me fixant.
-Pas avant demain matin, lui dis-je en souriant, comment tu te sens?
-Beaucoup mieux maintenant.
Moi aussi! Si ça ne tenait qu'à moi je resterais avec lui jusqu'à demain matin. J 'avais tellement envie de m'asseoir près de lui et de lui tenir la main toute la nuit s'il le fallait. Mais il s'agissait de Callen et ce n'était vraiment pas le genre à s'attacher aux gens. Pour le moment, sa seule présence me suffisait.
Au bout d'une heure, Kensi et Deeks étaient déjà partis et moi j'étais resté avec Sam pour tenir compagnie à Callen.
-Callen il faut que je passe demain pour changer les pansements que tu as au poignet, expliquai-je, mais je travaille donc ce sera après 17h je pense.
-T'as jamais été chez lui?, me demanda Sam en souriant.
Je lui répondis que non et ils se lancèrent des regards pleins de sous-entendus.
-Je peux savoir c'est quoi le problème?
-Callen a un goût très particulier pour la décoration, plaisanta Sam.
Je regardai Callen, attendant une explication.
-Je suis contre le superflu, s'exclama-t-il.
-Tu risques de trouver ça un peu vide, avoua Sam en riant.
J'aurais aimé rester plus longtemps mais mon ventre me rappela que je n'avais pas mangé depuis ce matin.
-Je vous laisse. Même si ce n'est pas dans tes habitudes, essaie de dormir plus de deux heures, conseillai-je à Callen, à demain!
Aujourd'hui j'étais passé par toutes les émotions mais au moins je savais à quoi m'en tenir.
(Le lendemain)
Il était 18h et je venais d'arriver devant chez Callen. Sam s'était occupé de le ramener chez lui et il parlait déjà de retourner travailler. Apparemment il n'était pas du genre à rester chez lui et je me doutais bien qu'il devait pas mal ruminer. Je n'eus même pas le temps de sonner que la porte s'ouvrit.
-Je vois que j'étais attendu, comment tu vas?
-Bien, t'es sûr de vouloir rentrer?, me demanda-t-il.
-Je me vois vraiment pas changer tes pansements sur le pas de la porte, rétorquai-je en souriant.
Il se décala et me fit signe d'entrer. Je compris immédiatement tous les sous-entendus de Sam car le couloir était vide et le bruit de mes talons résonnèrent.
-J'attends avec impatience ton avis, lança Callen en m'entrainant dans le salon qui était aussi très peu meublé.
-Je me dis que ça doit être pratique pour faire le ménage!
Il me lança un regard interrogateur et je ne pus m'empêcher de sourire:
-Je suis juste venue changer tes pansements. Je suis pas décoratrice d'intérieur!
-Ton appartement donne l'impression du contraire, dit-il en m'apportant une chaise.
-Je suis perfectionniste, c'est pas pareil, avouai-je en m'asseyant en face de lui.
Je commençai à m'occuper de ses poignets tentant d'oublier à quel point j'étais proche de lui.
-Et comment va le reste?
-Parfaitement bien.
Je relevai la tête persuadée qu'il mentait.
-Même au dos? Le médecin m'a dit que tu risquais d'avoir mal pendant au moins une semaine. Tu prends les antidouleurs que l'on t'a donnés j'espère?, questionnai-je mais son regard en disait long, Callen! Comment veut-tu guérir si tu ne prends même pas de quoi te soigner!, soufflai-je alors que j'attaquais le second poignet, et t'avais pas une crème aussi?
-J'ai l'impression d'avoir Hetty devant moi!
-Je te signale que je m' inquiète pour toi.
-En parlant de ça, il me semble que je te suis redevable. Nolan Alvarez a passé une mauvaise journée, ajouta-t-il devant mon air interrogateur.
-J'en suis pas très fière, avouai-je alors que je venais de terminer.
-C'est ce que Sam m'a dit.
-Lève-toi et montres moi ton dos. En même temps c'était le seul moyen pour te sortir de là.
Il se leva et enleva sa chemise et me montra son dos. Heureusement qu'il ne me voyait pas car le rouge monta à mes joues. Je tentai de rester professionnelle et de me concentrer exclusivement sur sa blessure mais ça me demandait un effort surhumain.
-Sam m'a raconté à quel tu t'étais inquiété. Je dois avouer que tu caches à merveille tout ce que tu peux ressentir, mais prends-le pas mal.
Je ne voyais pas où il venait en venir et je préférai rester silencieuse.
-Pourquoi tu ne dis jamais ce que tu ressens?
-Pour me protéger, lui répondis-je, c'est bon tu peux remettre ta chemise et n'hésites pas à mettre de la glace si tu as mal.
Je rangeai toutes mes affaires dans mon sac espérant que notre conversation était terminée.
-Te protéger de quoi?
Je le regardais, me disant qu'après tout il devait bien se douter de quelque chose.
-Des gens qui s'imposent des règles, dis-je en le regardant dans les yeux, maintenant je vais y aller, je repasserai après-demain. Pas besoin de me raccompagner, le stoppai-je, pense à prendre tes médicaments et passe une bonne soirée.
En sortant de chez lui je sentis comme un poids en moins. Maintenant il savait ce que je pensais même si j'avais encore tellement de chose à lui dire.
