Bonjour tout le monde!
Contente de voir que mon histoire vous plait toujours :D Je vous mets la suite avec bien sûr une petite explication entre Rose et Callen qui devrait bien se terminer ! Je viens de modifier ce chapitre car on m'a approché d'y avoir introduit la mort d'un enfant, mon intention n'était pas de choqué! J'ai moi même un filleul et un neveu que je considère comme étant les plus belles choses qui me soit arrivés. J'espère par conséquent que les modifications apportées conviendront et je m'excuse.
Bonne lecture .
…...
Adam était assis avec sa fille sur le canapé. Elle devait avoir huit ans et ses cheveux étaient aussi noirs que ceux de son père. Ils étaient en train de lire et je restais dans l'embrasure de la porte, profitant de cette magnifique image. Je finis par signaler ma présence en toquant à la porte. Adam se leva immédiatement et vint me rejoindre dans le couloir.
-Désolé de vous interrompre mais je dois vraiment vous parler, m'excusai-je.
-Pas de problème, allons dans la pièce d'à côté. Je ne suis pas sûr que ma fille aie besoin d'entendre notre conversation, dit-il en fermant la porte.
Nous entrâmes dans un petit salon et je me sentais beaucoup moins énervée. Adam était une personne tellement calme malgré toutes les épreuves qu'il traversait que je me sentais presque honteuse d'avoir un caractère aussi colérique.
-Je suis vraiment désolé pour votre père, lui assurai-je, j'espère qu'on trouvera rapidement qui a fait ça.
-Malgré les circonstances je vous suis reconnaissant d'être venue.
En même j'avais pas trop eu le choix! Je préférai garder ma réflexion pour moi-même et lui assura que c'était normal.
-Je suppose que vous ne savez pas qui a tué votre père?
Il hocha négativement de la tête et je lui demandai de me raconter tout ce qui s'était passé ces trois derniers jours. Entre l'adultère de sa soeur et le meurtre de son neveu par son beau-frère, plus personne ne s'adressait vraiment la parole. Son père avait déshérité sa soeur à cause de son comportement et l'argent été revenu à Adam.
-Et Shannon?, demandai-je.
-C'est une tradition dans ma famille, ce sont les garçons qui héritent. Oui je sais c'est une règle digne du Moyen-Àge!
Je ne répondis rien mais j'étais parfaitement d'accord avec lui. Mon téléphone sonna et je fus étonnée de voir apparaître le nom de Sam.
-Oui Sam.
-On a plusieurs éléments, tu penses pouvoir nous rejoindre dans la bibliothèque?
Je lui répondis que oui et je m'excusais auprès d'Adam et partis pour la bibliothèque. En marchant dans le couloir, je me rendis compte que ma colère était redescendue et je cherchai à comprendre pourquoi je m'étais énervée à ce point. J'avais embrassé Callen mis ça ne voulait rien dire. Mais en même temps il aurait pu m'envoyer un message. Plus j'avançais dans le couloir et plus je trouvais que mon comportement était digne d'une gamine de cinq ans. Je me sentis à nouveau énervé mais cette fois c'était contre moi-même. J'ai toujours un caractère difficile, ma mère n'avait cessé de me le rappeler, mais j'avais fait des efforts et je pensais que je m'étais améliorée. Je respirai un grand coup devant la porte de la bibliothèque, chassant toutes ces mauvaises idées et entrai. Tout le monde était déjà là et Kensi exposait les premières conclusions du médecin légiste:
-Il a bien été empoisonné et vu la dose de cyanure retrouvé dans son café, son décès était inévitable.
Je m'étais assise en face d'elle, tentant d'oublier le regard de Callen assis à côté d'elle.
-Et du côté d'Adam?, demanda-t-elle.
-Pas grand-chose, il m'a juste parler d'une histoire d'..., je m'arrêtai de parler et après quelques secondes m'empressai d'ajouter, l'un de vous a-t-il vu Mélinda, la mère de Kévin?
Tout le monde se regarda et je compris que Mélinda était surement la personne qui avait le cyanure dans le café de son père. Je leur expliquais cette histoire d'héritage et Deeks prévint Eric de trouver Mélinda. Après quelques minutes Deeks nous informa qu'elle était dans un hôtel situé à l'extérieur de la ville. Ils décidèrent d'y aller tandis que moi je restais ici, à attendre des nouvelles. Je n'avais pas regardé Callen une seule fois mais j'étais loin d'être fière de moi.
Cela faisait à peine vingt minutes qu'ils étaient partis quand j'entendis crier. Je sortis de la bibliothèque au pas de course, tentant de trouver d'où provenaient ces hurlements. J'aperçus dans le jardin Shannon en train de courir dans tous les sens et je me dépêchai de la rejoindre.
-Mon fils!, hurla-t-elle en désignant un petit garçon allongé par terre qui semblait être en difficulté.
Je courus m'agenouiller vers lui et je vis quelque chose n'allait pas. Il se tenait la gorge et respirer difficilement. J'entendis Adam arriver et appeler une ambulance. Le petit garçon se mit à tousser et cracha un peu de sang. Je tentais tant bien que mal de l'aider. Je vis un verre d'eau à moitié rempli sur une table avec une carafe d'eau à côté. Je réalisai que ce garçon avait avalé du cyanure!
-Adam jetez l'eau! Cette carafe est surement remplis de cyanure!, m'écriai-je.
Je sentis .
(Une heure plus tard)
Les secours arrivèrent très tôt et ils purent sauver l'enfant. Peu de temps après je reçus un appel de Sam m'informant que Mélinda s'était tirée une balle dans la tête, laissant une lettre expliquant les raisons de son geste ainsi que c'était elle qui avait tué son père et qu'elle ne comptait pas s'arrêter là. Sa phrase prit tout son sens car une équipe médicale m'informa que du cyanure avait été retrouvé dans l'eau de la carafe mais que seule l'eau provenant de la cuisine contenait était toxique. C'est dans ces moments-là que je me disais que la psychologie ne pouvait pas tout expliquer. Je m'étais isolée dans une salle de bain pour me nettoyer le visage et les mains pleines de sang..
-Rose?, s'exclama une voix.
-Ici, répondis-je en reconnaissant la voix de Callen.
J'avais redouté ce moment depuis le début de la soirée. La porte s'ouvrit et il me regarda avec un drôle d'air. Je ne pouvais pas lui en vouloir, j'étais usée et je me doutais bien que je devais avoir une sale tête sans oublier mon chemisier qui était tâché de sang.
-Tu penses que je peux te parler où tu me fais encore la tête?
-J'avais de bonnes raisons, lui rétorquai-je les nerfs à vif.
-Va falloir que tu m'expliques parce que j'ai pas trop compris, dit-il en venant à côté de moi.
-J'étais énervée parce que j'ai su par hasard que tu étais rentré.
-Et tu voulais quoi?, s'exclama-t-il, que je passe chez toi pour te le dire?
Je sentis qu'il était agacé ce qui me poussa à continuer.
-Un message c'est trop demandé? Je me suis inquiétée!, m'écriai-je sentant la colère revenir.
-Inquiété? Désolé c'est pas l'impression que j'ai eue tout à l'heure!
Je le regardais, cherchant où il voulait en venir.
-Kensi m'a parlé d'Adam, me répondit-il.
Je me pris la tête dans les mains, sentant que cette conversation devenait ridicule.
-Adam n'a absolument rien à voir dans tout ça, c'est moi qui dois m'excuser. J'ai eu une réaction disproportionnée c'est bon où je dois continuer?
-C'est à toi de me le dire. Tu comptes t'énerver à chaque fois que quelque chose ne te plait pas ou...
-La prochaine fois je viendrais t'en parler, lui assurai-je, je suis vraiment désolé, dis-je en le regardant pour la première fois dans les yeux.
-Et pour Adam?
-Qu'est-ce que tu veux que je te dise? Oui il ressemble beaucoup au type parfait, avouai-je, mais ce n'est pas lui que j'ai embrassé il y a quatre jours. Donc soit on continue à se disputer ?
Pendant un moment j'ai cru qu'il allait dire oui mais il finit par se rapprocher de moi et sa main vint caresser ma joue. Au moment où ses lèvres touchèrent les miennes, je me sentis rassurée, comme s'il ne pouvait plus rien m'arriver.
-La prochaine fois vient plutôt me le dire au lieu de faire la tête, dit-il doucement.
-Je tâcherai d'y penser. En parlant de tâche, si tu pouvais me passer ta veste ça m'arrangerait, je me vois vraiment pas passer devant les Macguire avec ce chemisier.
Il ôta sa veste et je commençais à débouter mon chemisier. Il était hors de question que je le garde sur moi. Je pris la veste, l'enfila et la ferma jusqu'en haut. Je n'avais pas remarqué Callen, qui n'avait pas bougé durant ma séance d'habillage.
-Et tu veux que je rentre sagement chez moi?, me demanda-t-il d'un air faussement outré.
-Mais j'ai jamais dit que tu devais rentrer chez toi, lui assurai-je en l'embrassant furtivement, si tu veux ta veste faudra venir la chercher!
Callen avait bien sûr tenu à me raccompagner et après cette éprouvante soirée je n'avais qu'une envie, tout oublier dans ses bras. Une fois chez moi, j'enlevai sa veste et lui tendis avec un air de défi.
-Je crois que ma veste est loin de retenir mon attention en ce moment, dit-il en s'approchant de moi.
Dès que ses mains entrèrent en contact avec ma peau, je sentis un frisson pour parcourir le dos. Je mis mes mains derrière son cou et l'embrassai comme si cela faisait des années que je n'avais pas pu le faire. J'oubliais peu à peu l'affaire Macguire et notre dispute et mes jambes devinrent toutes molles.
-Encore un baiser et je crois que tu devras me porter, murmurais-je dans le creux de son oreille.
-C'est loin d'être un problème pour moi!
Il continua à m'embrasser et me souleva d'un coup du sol comme si j'étais une princesse. Il se dirigea vers ma chambre et je me préparais à vivre une merveilleuse nuit.
