Note: Normalement, je vais faire en sorte de publier un chapitre tous les trois jours, alors bonne lecture ^^ et aussi ! Je tiens à dire que cette fiction est terminée donc vous aurez la fin, sûre. Enfin sauf si personne n'en veut, évidemment. :)


"Le propriétaire de la maison est mort il y a cinquante ans, mais elle a toujours été abandonnée, leur apprit le capitaine Montgomery. Et vous ?

- Une habitante de la région à pu nous donner les plaques du véhicule. On a transmit à Esposito, déclara Ryan. On a eu beaucoup de chance. C'est une petite vieille qui passe ses journées à observer les gens qui...
- On a retrouvé la piste du quatre-quatre !" s'exclama Esposito des papiers à la main.

Il entra dans le bureau brusquement et ferma la porte derrière lui.

"Alors ? questionna Castle, impatient.
- Avec la plaque d'immatriculation obtenue cette aprèm, je peux désormais vous dire que ce quatre-quatre a été vu dans un aéroport privée au abord de Washington.
- Bien, retournez chez vous vous changer, on se retrouve ici dans une heure. Je prépare notre départ", déclara le capitaine en décrochant son téléphone.

Les trois hommes sortirent et prirent aussitôt la direction de l'ascenseur. Cela allait bientôt faire quarante-huit heures qu'elles avaient disparu et tout le monde sait que les premières heures d'un enlèvement sont primordiales. Ils se séparèrent en bas avec un sérieux déconcertant. Ce n'était plus qu'une question de temps.


"Alors ? interrogea Martha sitôt le seuil du loft franchit.
- On avance. Je viens juste me changer, informa Castle laconiquement.
- Tu devrais manger aussi, conseilla sa mère en lui désignant une assiette vide à côté d'elle.
- Je n'ai pas faim.
- Non Richard, tu n'as rien mangé de la journée. Il faut que tu sois en forme pour fêter tes retrouvailles avec Beckett ! s'exclama Martha.
- Mère ! réprimanda Rick avec un air indigné.
- Quoi ?! Il est temps que vous avanciez tout les deux !" se justifia Martha en se levant.

Castle soupira. Il était visiblement trop à bout pour répliquer quoique ce soit. Il fila dans sa chambre se changer et ressortit peu après. Martha soupira également une fois la porte refermée sur son fils. Elle prit un panier, plaça les restes de nourritures dedans ainsi qu'une bouteille d'eau et quelques gâteaux. Elle se saisit du panier, de son manteau et sortit à son tour bien décidée à lui déposer son repas au commissariat.


Elle attendait, profitant des doux rayons du soleil de ce début de journée. Qu'est ce qu'elle attendait ? Elle n'en savait rien, mais son instinct la poussait à rester ici, immobile sur ce rocher. Elle ouvrit les yeux et fut surprise de voir qu'elle se trouvait au milieu d'une sorte de lagon. L'eau était d'un bleu transparent, envoûtant. Si envoûtant qu'elle se laissa glisser dans l'eau, mais déjà, quelqu'un l'appelait.

"Alexis ? Alexis ? Kate ?"

Tiens, elle n'était pas la seule apparemment. Difficilement, elle se sentit quitter le pays des rêves et ouvrit les yeux. Lanie la regardait, inquiète.

"Alexis ? Tout va bien ?
- Oui, grommela la jeune fille. Pourquoi ça n'irait pas ?
- On a percuté quelque chose et vous êtes toutes les deux tombées au sol", informa Lanie avec angoisse.

Alexis se redressa. Elle était effectivement à même le sol.

"Je n'ai rien senti, déclara-t-elle en se frottant la tête. Et Kate ?"

Elle se pencha au dessus d'elle et la secoua doucement. La jeune femme sembla s'éveiller. Elle marmonna des parles inintelligibles et s'assit en baillant.

"Bonjour vous deux", salua-t-elle en se frottant les yeux.

Alexis la serra contre elle. L'espace d'une minute, elle avait eu peur.

"Tu vas bien ? interrogea Lanie en prenant son pou.
- Oui, enfin je crois. Pourquoi ?
- Un choc, d'ailleurs, le bateau est arrêté, je pense", dévoila Lanie en se relevant.

Les deux autres se mirent debout à leur tour et la porte s'ouvrit.

"Bonjour mesdemoiselles", fit une femme d'une trentaine d'année.

Elle portait une blouse blanche ainsi qu'un calepin.

"Bonjour, répondit Kate non sans froncer les sourcils.
- Suivez-moi, s'il vous plaît", murmura-t-elle en tournant les talons.

Voyant les trois hommes qui l'accompagnaient, elles obtempèrent sans rechigner.

"On se dirige vers le laboratoire", leur apprit Lanie au bout d'un moment.

Kate se plaça alors un peu plus près d'Alexis et lui fit un sourire rassurant. La jeune fille attrapa son bras.

"Ça va aller, Alexis, respire profondément", souffla le lieutenant.

Alexis opina.

"Oui, je suis avec toi. Je n'ai pas de raison d'avoir peur", murmura Alexis ce qui plongea Kate dans un sentiment de plaisir.

Elle lui sourit sincèrement et attrapa sa main.

"Entrez ici, ordonna leur guide en ouvrant un porte grisâtre. Vous allez vous doucher intégralement avec ça", déclara-t-elle en leur montrant des tubes à essais sur une table.

Elles entrèrent dans la pièce. C'était une série de douche ouverte, comme à la piscine. Quelques serviettes avaient été disposé dans un coin et Kate se tourna vers la femme.

"Si on refuse ? interrogea-t-elle le regard mauvais.
- Mes gardes du corps se feront une joie de vous aider. Sinon, je vous déconseille de boire l'eau ainsi que de vous en mettre dans les yeux. Bonne douche, fit-elle avant de refermer la porte.
- Bien, souffla Lanie en enlevant son haut. J'imagine qu'on a pas trop le choix."

Elles se déshabillèrent en silence et alors qu'Alexis allait enclencher une douche, Kate l'en empêcha d'une main. Elle la recula et activa la dite douche, faisant en sorte de ne pas se retrouver dessous. Un jet d'eau chaude en sortit, et inquiète, elle passa une main dessous, mais rien ne se produisit.

"Je pense qu'on peut y aller, lâcha Lanie en se plaçant sous un autre jet. Elle est super bonne."

Alexis fit de même et attrapant un tube à essais se savonna avec son contenu. Cinq minutes plus tard, elles étaient enveloppées dans leur serviette et se séchaient les cheveux rapidement. Elles revêtirent des vêtements propres placés non loin. Alexis en trouva à sa taille, mais Kate dût se contenter d'une chemise en jean deux fois trop grande pour elle. Elle la rentra comme elle pouvait dans son short gris, remonta ses manches et quand Lanie eut fini du s'habiller, elle ouvrit une autre porte dans le fond de la salle. Celle-ci donnait sur une sorte de salle à manger où la femme qui les avait guidé peu de temps à avant les attendait, les yeux rivés sur son calepin.

"Ça été ?" demanda-t-elle en relevant la tête.

Alexis acquiesça et elle leur fit signe de s'asseoir.

"Asseyez-vous", rajouta-t-elle en constatant qu'elles n'avaient pas bougé.

Elles prirent place autour de la table et la femme les ausculta succinctement chacune leur tour, puis elle se leva.

"Je m'appelle Clara. Si vous avez le moindre problème, c'est à moi qu'il faut que vous vous adressiez.
- Oui, en parlant de ça. Nous avons un problème, releva Kate. Nous avons été enlevé ! tonna-t-elle brusquement.
- Je sais ça Kate, mais je ne peux rien y faire, déclara Clara avec un sourire. Suivez-moi", ordonna-t-elle en quittant la salle.

Lanie fit les gros yeux à Kate et sa meilleure amie leva les mains, d'un air innocent.

"J'ai l'impression qu'on va rester ici un moment alors évite de nous faire des ennemis dans tous les coins", chuchota le médecin légiste au détour d'un couloir.

Kate leva les yeux au ciel et accéléra. Elles débouchèrent dans une minuscule salle et Clara les arrêta.

"Une seule à la fois, qui veut commencer ?
- J'y vais", déclara Kate.

La pression sur sa main s'accentua et elle tenta de rassurer Alexis d'un regard. Lanie dût retenir Alexis pour qu'elle n'empêche pas le lieutenant de la suivre.

"Ça va aller, murmura le médecin légiste d'une voix remplit d'inquiétude, ça va aller", répéta-t-elle tandis qu'Alexis retenait ses larmes dans ses bras.

La porte se referma sur Kate et Clara l'assit sur ce qui semblait être un fauteuil d'opération.

"Qu'allez-vous nous faire ? questionna la captive avec un regard suspicieux.
- Ce ne sera pas douloureux", rassura Clara alors qu'un homme en blouse blanche également s'approchait d'elle, une seringue à la main.

Avant qu'elle n'est pu dire quoique ce soit, Kate se retrouva ligotée au siège. L'homme la désinfecta et la piqua un haut du bras. Ce n'était évidemment pas agréable, mais à peine douloureux. Après quelques minutes, il recommença la même opération pour l'autre bras et Kate sentit son esprit s'embrumait et alors qu'elle comptait le nombre d'hommes présents pour un possible plan d'évasion, elle sombra.


"Alors ? questionna Castle tandis que le capitaine Montgomery sortait de l'accueil de l'aéroport.
- Un avion privé est bien parti d'ici samedi soir direction la pointe de la Floride, l'informa le capitaine.
- Qu'est ce qu'on attend ?! lâcha l'écrivain ravi d'avoir une piste.
- La liste des passagers et des billets d'avion, par contre il faudra les payer de votre poche.
- Ce n'est pas un problème ! s'énerva Castle alors qu'une hôtesse les rejoignait en courant.
- J'ai la liste monsieur ! s'écria cette dernière en tendant la feuille au capitaine Montgomery.
- Bien, il n'y avait que cinq passagers. Un certain Carl Mac-grover...
- C'est le PDG d'une compagnie d'hôtel de luxe, leur apprit Castle.
- Oui... Jean Palmade, Anthony Strapofsky et Luc Roger...
- Ces gardes du corps ! s'exclama la jeune femme.
- Vous avez fini de m'interrompre !" siffla le capitaine avec véhémence.

Aussitôt, les deux concernés baissèrent la tête, penauds.

"Ainsi qu'une hôtesse de l'air, reprit le capitaine. Qui était-ce ? questionna-t-il à l'attention de la jeune femme.

- Moi, déclara-t-elle. Monsieur Mac-grover a été adorable. En revanche, les trois autres n'ont pas prononcé un mot de tout le vol. Nous n'avons pas fait d'escale. Je les ai quitté à 23 heures, notre heure d'arrivée.
- Personne d'autre à bord ? demanda Ryan.
- Des bagages dans la soute. Des caisses énormes, mais elles n'ont pas été contrôlé.
- Bien, elles ont dû être droguées, conclut le capitaine.
- Notre avion décolle à deux heures, déclara Castle avec un air triomphant. Il faut partir maintenant. Aussi, Mac-grover n'a pas de casier, informa-t-il en regardant son portable.
- Tu as piraté nos données, réprimanda Ryan.
- Non, disons... empruntés, se justifia l'écrivain.
- Par contre, nous n'aurons pas d'autorité là-bas, informa le capitaine Montgomery.
- Le tout, c'est qu'on les retrouve", lâcha Esposito motivé.

Une heure plus tard, ils embarquaient dans un avion en direction de la Floride.