Bon-soir/-jour/appétit/nuit/etc...
Un peu plus d'une semaine après le premier chapitre, je poste celui-ci. C'est le dernier donc. J'ai tenté tant bien que mal de raccrocher mon histoire au canon du manga mais... enfin vous verrez bien ^^".
Oh et puis bon courage à tous ceux qui font leur rentrée (n'est-ce pas kohai ^^).
Comme d'habitude, Leyounette a gentiment/adorablement/saintement corrigé ce chapitre donc merci à elle (et pardon de n'avoir pas gardé toutes tes modifications ^^").
Personnages: Aizen Sosuke et Hirako Shinji
Guest stars: Hiyori et deux pauv' shinigamis de base qu'ont rien demandé à personne U.U et aussi un OC (enfin pour ce qu'elle apparait... rassurez vous vous la verrez même pas passer U.U)
Pairing: HirakoAizen (et puis un tout petit Hirako OC
Disclaimer: Les personnages et l'univers de Bleach appartiennent à Tite Kubo ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose (surtout au vu de ce que je fais avec ^^")
Rating: La fic est M mais ce chapitre-ci ne mérite pas ce rating j'en ai peur ^^"
Spoiler: Du vrai spoil pour une fois ^^", d'abord sur le tome 20 (mais qui n'a pas lu le tome 20 franchement ? xD) mais plus important sur les scans du manga japonais et l'arc "Turn back the Pendulum" qui commence donc au tome 36, chapitre 315 (mieux vaut avoir lu tout l'arc)
Je rappelle que l'histoire se passe avant "Turn Back The Pendulum" juste au cas où U.U.
J'ai inclus là-dedans tout un tas de théories à moi, je suis désolée si vous ne voyez pas les choses à ma façon et j'espère que vous ne serez pas trop déçus pour autant.
Cela faisait maintenant plusieurs mois que Sosuke Aizen et son capitaine entretenaient une relation « intime ». Ils se retrouvaient plus ou moins régulièrement dans l'appartement de l'un ou l'autre après leurs heures de services pour des parties de jambes en l'air enfiévrées. Il arrivait aussi quelques fois, lorsque Shinji était, selon ses propres mots, « en manque » ou qu'il trouvait Sosuke « trop mignon » — d'après ses critères personnels, manifestement étranges, car le brun ne pensait pas avoir jamais fait quelque chose qu'on puisse qualifier de « mignon » — que le capitaine se jette littéralement sur le plus jeune dans leur bureau et le prenne sauvagement contre une table ou à même le sol.
Si la domination d'Hirako l'avait d'abord irrité, Aizen trouvait finalement son compte dans leur « relation » chaotique. Après tout, se faire passer pour un éternel soumis s'accordait parfaitement avec le rôle de gentil garçon qu'il s'était donné et Shinji semblait moins se méfier de lui.
Le blond, lui, appréciait particulièrement ces rendez-vous car, contrairement à ses nombreuses fréquentations féminines, Sosuke n'avait pas besoin de cadeaux, de dîners romantiques ni de numéros de charme interminables pour le décider à coucher avec lui. Le brun ne lui demandait pas non plus d'être fidèle — ils n'étaient pas vraiment ensemble après tout — alors que ses autres conquêtes lui auraient fait un scandale monstrueux si jamais il avait osé les tromper, ne serait-ce qu'une fois… Ce qu'il ne faisait pas, bien sûr ! Enfin, sauf avec Sosuke, mais ça c'était une autre histoire…
Les deux officiers de la 5ème division avaient en quelque sorte passé un accord tacite : entre eux, il n'y avait que du sexe, rien d'autre. En dehors de ces moments intimes, rien n'avait — en apparence — changé dans leur relation.
Cependant, après ces quelques mois, pas mal de questions avaient germées dans l'esprit de Sosuke. Fantasmer sur son capitaine ne lui avait jamais posé problème, c'était purement physique, mais certains sentiments qui commençaient à poindre en lui lui semblaient bien plus gênant, voire dangereux ; la jalousie envers les multiples conquêtes qu'Hirako avait continué de collectionner par exemple.
La dernière en date avait même eu le culot de venir flirter avec son capitaine jusque dans leur bureau la veille.
« Vraiment, Shinji-kun, tu devrais couper tes cheveux. Tu serais très mignon avec les cheveux courts, avait-elle minaudé en se dandinant comme la dinde qu'elle était. »
Sosuke aurait voulu lui sauter à la gorge et l'étrangler ! A la place, il avait étiré ses lèvres en un sourire bienveillant et amusé en regardant son supérieur grimacer et gesticuler pour expliquer que sa chevelure lui plaisait telle qu'elle était. Le lieutenant n'avait pas pu s'empêcher de penser qu'il avait raison.
Aizen adorait les longs cheveux blonds qui glissaient sur son corps en mille caresses quand ils faisaient l'am… quand ils baisaient. Dieu, que ce terme lui paraissait sale et répugnant ! Mais c'était bien le seul qui correspondait à leur situation.
« Tu crois que je devrais raccourcir mes cheveux, Sosuke ? demanda soudain Hirako, planté devant un miroir.
- Je crois que vous devriez vous occupez de votre travail, capitaine, répondit le lieutenant d'un ton détaché en relevant à peine les yeux du rapport qu'il relisait.
- Tu ne réponds pas à ma question, reprocha Shinji. »
Aizen abandonna son travail — et ses réflexions sur le niveau intellectuel proche du zéro absolu des conquêtes de son supérieur — pour un instant et regarda son capitaine avec un soupir mi-las, mi-amusé. Les paroles de sa petite amie le dérangeaient apparemment plus qu'il ne voulait l'admettre.
« Je ne pense pas que vous devriez vous couper les cheveux, capitaine, déclara le brun d'une voix claire en regardant son interlocuteur dans les yeux. »
Hirako eut presque l'air soulagé mais il se reprit bien vite.
« Mais tu n'as aucun sens de l'esthétique, toi ! se lamenta théâtralement le blond. »
Sosuke sourit à la remarque. Son capitaine ne se couperait pas les cheveux.
« De toute façon vous n'allez pas rester longtemps avec elle, fit observer le lieutenant, de nouveau occupé de ses papiers.
- Qui ça ?
- Eh bien mais votre amie… Celle qui voulait que vous vous coupiez les cheveux… Je ne sais pas son nom, elle ne s'est pas présentée… »
Il réussit à effacer de sa voix tout le dédain et le mépris qui auraient dû s'y trouver en parlant de cette cruche. Comment son capitaine pouvait-il fréquenter des créatures aussi stupides et mal élevées ?
« Ah, elle ! se rappela Shinji d'un air blasé, comme si lui aussi avait déjà oublié le nom de la pauvre fille. Je l'ai larguée hier soir. »
Aucune émotion ne transparut sur le visage de Sosuke. Il n'interrompit pas ses gestes et sa main ne trembla pas. C'est à peine s'il cligna des yeux et pourtant cette information lui avait fait la plus grande impression. Sans sa merveilleuse maîtrise de soi, il aurait pu sourire victorieusement.
« Puis-je demander pourquoi ? Elle avait l'air plutôt gentille pourtant, enchaîna le lieutenant dans une parfaite représentation de l'hypocrisie faite shinigami. »
Son ton était resté parfaitement détaché alors qu'il proférait cet énorme mensonge. Il ne devait pas avoir l'air impliqué et il ne devait pas montrer que la seule chose qu'il ait trouvé chez cette fille, c'était de la bêtise.
« Oh, soupira le blond, je me suis lassé… »
A la vue de sa mine concentrée et neutre, Shinji, qui guettait la réaction de son lieutenant, crut comprendre que la nouvelle lui était indifférente et retourna s'asseoir, reportant son attention sur son bureau et les dossiers qui l'y attendaient.
Trouvant le travail administratif mortellement ennuyeux, Hirako leva la tête quelques minutes plus tard pour demander l'air de rien :
« Tu viens ce soir ? »
Sosuke lui fit l'honneur d'un peu d'attention.
« Ce n'était pas prévu, dit finalement le brun après un bref silence.
- Je sais mais j'ai besoin de… distraction, expliqua Shinji en haussant les épaules. J'étais censé voir Kimiko mais puisqu'on n'est plus ensemble…
- Oh je vois, poursuivit Sosuke. Je n'ai rien de prévu.
- Alors je compte sur toi à l'horaire habituel, conclut le capitaine. »
La conversation s'était déroulée sans que ni l'un, ni l'autre n'ait l'air plus concerné ou impliqué que si ils avaient parlé de la pluie et du beau temps et pourtant, tous deux attendaient désormais le soir avec impatience.
Malgré cela, le reste de la journée se passa tout à fait normalement — bien qu'avec une lenteur exaspérante.
La nuit tombée, Sosuke sortit de chez lui, ferma sa porte et se mit en route vers les quartiers de son capitaine, profitant du court trajet pour réfléchir à ses plans. Plus il fréquentait Hirako en privé, plus il l'appréciait et il finissait par se dire qu'à tout prendre, le blond pourrait s'avérer une agréable « distraction » pour lui aussi quand il se serait élever au rang de divinité et que le garder à portée de main n'était peut-être pas une si mauvaise idée que cela…
Aizen était encore plongé dans ses réflexions quand il arriva devant la porte de leur sujet, porte qu'il ouvrit sans gêne pour pénétrer dans le salon, puis dans la chambre où l'attendait le blond.
« Tu es en retard, lança le propriétaire des lieux avant de se jeter sur le brun sans plus de cérémonie. »
Plus tard, alors qu'il gémissait de plus en plus fort sous les assauts répétés de son capitaine, Sosuke nota dans un coin de son esprit qu'il lui fallait vraiment trouver un moyen de garder Hirako en vie et à ses côtés.
Plus tard, comme Sosuke s'accrochait vivement aux cheveux de son supérieur au moment de l'orgasme sans pour autant les lâcher après, Shinji lui murmura, moqueur :
« Tu les aimes tant que ça mes cheveux ?
- Je les adore, avoua le lieutenant à qui cette confession ne coûtait rien. »
Bien plus tard, tous deux retombèrent sur le lit, épuisés, et Sosuke s'endormit rapidement, passant pour la troisième fois la nuit chez son amant.
Le lendemain matin, Aizen se leva tôt, avant son capitaine et rentra chez lui pour se laver et se changer avant de se rendre à la capitainerie de sa division où l'attendaient les deux hommes qu'il devait superviser pour une excursion dans le monde humain pour la journée.
La mission se déroula sans encombre pour Sosuke, si ce n'est qu'il pensa plusieurs fois se débarrasser des shinigamis qui l'accompagnaient et qui étaient proprement insupportables. Au lieu de cela, il réussit à ce que l'un d'eux se fasse blessé alors que l'autre, censé assurer les arrières de son compagnon, n'avait pas pu voir venir le danger – Kyoka Suigetsu s'en était assuré. Bien sûr, ce fut finalement Sosuke lui-même qui sauva l'homme d'une mort prétendue certaine, lui administra les premiers soins refusa ses remerciements avec la plus grande modestie, pardonnant généreusement au deuxième soldat son incompétence.
« Si deux shinigamis avaient suffit, je n'aurais pas été envoyé avec vous, avait décrété le lieutenant. On ne peut pas toujours exécuter les ordres, ajouta-t-il avec un sourire bienveillant. »
Il rappelait ainsi volontairement à l'homme qu'il avait failli à son devoir pour éviter qu'il ne se sente absout. Pour augmenter encore son malaise, le brun exagéra de façon éhontée la gravité de la blessure du troisième combattant.
« Ne vous inquiétez pas, je ne dirai rien. Ce sera un banal accident, avait assuré l'officier. Je ne voudrais pas vous voir dégradé pour une faute d'inattention. »
Laissant sous-entendre qu'il sauvait, par son silence, la carrière du shinigami sain et sauf, Aizen se l'attachait par les liens de la culpabilité, de la reconnaissance et du secret. Quant au blessé, il semblait prêt à lui élever un autel par gratitude pour l'avoir sauvé d'une mort qu'il croyait avoir frôlée. Tous deux pensaient lui devoir leur vie.
Sosuke revenait donc à la Soul Society avec deux nouveaux admirateurs et en ayant brillamment accompli sa mission, ce qui le mettait somme toute de fort bonne humeur. Il se hâta vers sa division pour rédiger au plus vite son rapport et pouvoir le rendre le lendemain à la première heure. La rapidité de travail faisait partie de son rôle d'officier modèle aux yeux du Gotei 13.
Comme souvent, le capitaine Hirako s'était absenté un moment, sans doute pour rendre visite à l'un de ses amis. Le lieutenant de la 5ème division s'installa à sa table et rédigea son rapport en un temps record. Il apposait sa signature en bas de la dernière page quand son supérieur entra.
« Bonjour, capitaine, salua le brun.
- 'Lut, Sos'ke, grimaça le plus vieux qui tenait un mouchoir devant son nez.
- Puis-je savoir ce qu'il vous est arrivé ? demanda Aizen en désignant le nez qui saignait ou avait saigné assez abondamment à en juger par la couleur du mouchoir.
- Ai croisé Hiyori, expliqua brièvement Shinji en tâtant prudemment l'appendice blessé. »
Sosuke rit intérieurement de la bêtise de son capitaine. Pourquoi donc se laissait-il traiter ainsi par une « amie » qui plus est inférieure à lui ? C'était pathétique.
« Voilà mon rapport sur la mission d'aujourd'hui. Vous voudrez bien le lire et le signer ? demanda poliment le lieutenant en déposant le papier sur le bureau d'Hirako. »
Ce dernier acquiesça vaguement par une série de grognements entrecoupés de reniflements assez peu élégants.
« Dans ce cas, j'ai fini ma journée. A ce soir, capitaine. »
Sosuke s'apprêtait à partir quand la voix du blond l'arrêta.
« Inutile de venir ce soir. »
Un peu surpris, le plus jeune se retourna.
« Ni demain, ni aucun des jours qui suivront, ajouta Hirako sans regarder son subordonné. »
Le brun connaissait bien son capitaine ; c'était une rupture. Il analysa la situation en quelques secondes, faisant passer son silence pour de la stupéfaction, qui n'était d'ailleurs pas totalement jouée. Il n'y avait aucun sentiment dans leur relation, n'est ce pas ? Alors pas besoin de sentiments dans leur rupture non plus. Il n'avait pas besoin de jouer les amoureux transis ou les amants délaissés, pas de discours pathétique, pas de larme de désespoir, pas de haut cri…
« Puis-je demander pourquoi ? questionna Sosuke de son habituel ton poli.
- Que veux-tu, Sosuke ? Je me suis lassé, c'est tout, répondit Shinji, d'un air exagérément fatigué.
- Entendu, fut le seul mot du lieutenant à cette annonce. »
Sur ce, le jeune homme salua respectueusement, tourna les talons et sortit.
Hirako le regarda partir, se sentant le cœur un peu serré par le regret. Que lui en aurait-il coûté de le garder encore un peu ? Il secoua vivement la tête à cette pensée ; non, il ne devait pas se laisser aller à s'attacher à Sosuke et à devenir possessif : cela signifiait perdre sa très précieuse liberté. Il était hors de question de s'enchaîner à un homme — ou une femme, peu importait —, son vice-capitaine qui plus est, et le début de sentiments qu'il pouvait voir germer dans son cœur, associée au remord de laisser partir le brun ne faisait que lui confirmer qu'il avait fait le bon choix.
D'ailleurs, son comportement de l'avant-veille avec sa désormais « ex » petite-amie était également une preuve irréfutable s'il en est qu'il perdait la tête… En effet, s'il avait largué la jeune femme blonde, pourtant généreusement pourvue par la nature, ce n'était pas à cause d'une quelconque remarque sur ses cheveux mais parce qu'elle avait outrepassé ses droits en venant jusqu'à son bureau. Il interdisait à toutes ses conquêtes de venir le trouver sur son lieu de travail depuis qu'il avait commencé à « voir » Sosuke en privé. Dans l'esprit du blond, son lieutenant et ses multiples conquêtes n'appartenaient pas au même monde et il tenait à ce que l'un reste éloigné des autres. D'ailleurs, l'instauration de cette règle aurait dû lui mettre la puce à l'oreille quant à son affection pour le jeune homme…
C'est parce qu'il se surprenait parfois à penser qu'il avait l'air de garder jalousement le brun pour lui seul qu'il avait décidé de réagir. Le capitaine de la 5ème division détestait que son amant voie ses petites amies et se trouvait déjà bien embarrassé lorsqu'il croisait le brun dans la rue alors qu'une fille était accrochée à son bras. La jalousie n'avait pas sa place dans leur relation et si elle s'imposait alors cette relation n'avait plus de raison d'être…
Ce n'est qu'en rentrant chez lui que Sosuke s'aperçut que ses paumes saignaient presque tant il avait enfoncé ses ongles dedans. Comment son capitaine osait-il ? Le brun fit les cents pas dans son appartement pendant ce qui lui parut une éternité, cherchant une vengeance digne de lui… Soudain, il eut une illumination et se jeta sur le sol, soulevant un de ses tatamis dont la mobilité était dissimulée par une illusion de Kyoka Suigetsu. Le jeune homme extirpa de sa cachette une feuille sur laquelle figuraient les noms des shinigamis qui devaient lui servir de cobayes quand il en viendrait à tester ses méthodes sur des humains, dans quelques années. Parcourant rapidement la liste des yeux, il eut un sourire cruel, c'était des hommes dont il voulait se débarrasser car il pensait qu'ils pourraient entraver sa marche vers le pouvoir mais, en reconsidérant les choses, aucun d'eux ne représentait un réel danger. Personne ne représentait de réel danger pour lui, pour son intelligence, pour son génie ! Personne !
Le shinigami eut un sourire cruel puis brûla la liste à l'aide d'un sort de kidô. Il attrapa ensuite une feuille vierge et un pinceau et composa le début de sa nouvelle liste, trois noms : Hirako Shinji, Sakugaki Hiyori et Muguruma Kensei. Son capitaine et deux de ses meilleurs amis parmi lesquels en plus se trouvait le capitaine de la 9ème division, chargée des enquêtes, c'était parfait ! Un nouveau plan germait peu à peu dans son esprit… Il aurait besoin de temps… De plus de temps et d'entraînement qu'il ne l'avait initialement prévu, peut être même beaucoup plus, mais peu importait, il entrevoyait déjà le sommet vers lequel ce nouveau chemin l'emmènerait…
Satisfait, Sosuke déposa sa nouvelle liste à la place de l'ancienne après l'avoir très rapidement relue. Trois personnes c'était peu, mais d'autres viendraient s'ajouter au fur et à mesure et il y avait toujours des imprévus, des shinigamis dont il ne pouvait prévoir la présence — surtout autant à l'avance — mais ce n'était pas un problème : plus on est de fous plus on rit ! Un sourire mauvais s'installa sur son visage tandis qu'il refermait sa cachette et rajustait le tatami par dessus…
Les rapports entre le capitaine de la 5ème division et son lieutenant ne changèrent pas du tout aux yeux du reste du monde. L'un était poli et respectueux, l'autre moqueur et sarcastique. Cependant, eux-mêmes voyaient bien le tournant qu'avait pris leur relation. Ils étaient de plus en plus distants, Shinji faisant tout son possible pour entretenir ce froid entre eux. Moins il fréquentait Aizen, plus il se pensait protégé…
De son côté, Sosuke s'entraînait toujours plus dur pour amener ses illusions à la plus haute perfection en les rendant totalement indétectables. Hirako ne sut jamais quels progrès fulgurants il avait fait et se laissait berner par les mirages volontairement faibles que le lieutenant créait à son attention. Le blond se croyait donc toujours capable de repérer les tours de passes-passes de son subordonné jusqu'au jour où il perdit toute sa vie en une soirée, depuis son grade de capitaine jusqu'à sa nature humaine…
La première chose que fit Shinji, exilé sur terre et en proie avec un hollow féroce à l'intérieur de lui-même, dès qu'il put de nouveau se mouvoir correctement fut de couper rageusement avec son sabre ses longs cheveux dorés que Sosuke aimait tant et qui le lui rappelait beaucoup trop.
Fin. Désolée si certaines attendaient un happy ending mais ç'aurait été completement UA et le Ua pour moi c'est comme l'OOC: je l'aime chez les autres mais j'aime pas en faire ^^".
Sinon, je sais que ca peut paraitre bizarre que Sosuke ait une liste écrite de ses futures victimes (franchement, quel méchant manipulateur et traitre digne de ce nom laisserait des preuves pareilles chez lui alors qu'il sort ?) mais je suppose aussi qu'à cette époque il devait être moins mature qu'après et peut-être un peu moins prudent... non ? Non ? Bon bah alors malgré cette pathétique tentative de justification je dois encore vous présenter des excuses pour ce OOC chronique T.T.
J'espère que vous n'êtes pas trop déçues (remarque, après le premier chapitre... oui mais celui-là est pire U.U) et que vous voudrez bien me laisser une petite review quand même ^^... non? Bon bah tant pis alors T.T
